Merci pour les reviews, ça me fait vraiment plaisir que ça vous plaise :D. I'm so happy!
Il n'y a que toi qui sait me perdre comme ça.
Toi.
Retrouve moi.
Elle était dans le vague. Depuis combien de temps cela durait - il? Combien de temps c'était écoulé depuis qu'il la détestait encore d'avantage?
Elle ouvrit les yeux. Un mal de crâne lui rapela qu'elle ne dormait plus quelque part au fond de sa tête. Elle regarda autour d'elle et reconnu quelque chose. Le plafond blanc. " Me voilà à l'infirmerie" soupira Hermione. Elle tenta maladroitement de s'asseoir bien qu'il lui sembla qu'elle allait vomir si elle bougeait. Madame Pomfresh fit son entrée avant même qu'Hermione ait pû se redresser contre son oreiller. Elle regarda en direction de la jeune fille puis commença a s'affairer auprès d'elle en diluant diverses potions dans un récipient qui ressemblait vaguement à un verre. Un mélange de couleur violette et une étrange odeur de chou fleur envahirent bientôt la pièce.
"Comment allez - vous? Demanda madame Pomfresh en haussant un sourcil pendant qu'elle préparait la potion.
- Ca va, Merci. Répondit Hermione d'une voix rauque.
- Je ne comprend pas, tempêta - t - elle en faisant de grands gestes au dessus de la potion violette avec sa baguette, que les professeurs ne se rendent pas compte de l'état d'un élève lorsque celui - ci est aussi déplorable!"
Elle agita sa baguette d'un coup sec vers la droite et des étincelles vertes vinrent faire briller le liquide un instant. Etrangement, Hermione n'avait pas envie de se débattre, pas envie de partir de l'infirmerie. elle voulait rester là. Peut - être pour toujours. Comme ça, elle ne verrait plus Drago. Plus jamais.
Elle fût tirée de sa rêverie par les mamornnement de l'infirmière qui tennait à présent le verre rempli d'un liquide orange. Elle se tourna vers Hermione et lui tendit le verre avec fureur.
"Et je ne comprend pas non plus, affirma - t - elle avec un air plus désolé que faché, pourquoi des élèves se laissent mourir de faim. Tu sais que tu as besoin de manger."
Hermione ne répondit pas et se contenta de boire la potion que lui avait donné madame Pomfresh. La potion n'avait pas le goût qu'elle semblait avoir car elle n'eu pas l'impression de boire du jus de chou fleur mais plutôt de boire une bièrraubeurre particulièrement beurrée. Elle sentit une drôle de chaleur dans son ventre et eu à cet instant une intense sensation de faim.
"C'est une potion de gavage... Murmura Hermione pour elle - même plus que pour madame pomfresh.
- Bien joué Granger..." Lui répondit une voix traînante.
Elle tourna la tête si vite qu'elle se fit mal dans le cou. Malefoy était là, adossé nonchalement contre le mur de l'infirmerie, ses cheveux devant les yeux, sont sourire goguenard planté sur ses lèvres. Une posture qui dominait Hermione de toute sa taille. Elle eu un moment d'immobilité totale avant de faire tomber son verre qui se brisa avec un fracas qui la sortit entièrement de sa torpeur.
"Reparo, marmonna madame Pomfresh en pointant sa baguette sur le lieu du désastre. Mon garçon, grinça - t- elle, je pense que votre présence ici n'est pas bénéfique pour ma patiente.
- Juste un instant!" Intervint Drago sans cesser de fixer Hermione.
Madame Pomfresh le regarda d'un air mécontent mais quitta la pièce en tirant le rideau derrière elle, sans omettre d'affirmer à haute et intelligible voix qu'elle "serait de retour dans dix minutes".
Hermione et Drago étaient seuls. Il s' approcha du lit d' Hermione avec une lenteur désespérante. Dans sa tête défilaient une centaine de pensées toutes plus denses les unes que les autres sans lui laisser un instant de répis. Elle immaginait toutes les raisons qui auraient pu le pousser à venir ici, à venir la voir elle et personne d'autre. Elle ne voulait pas penser à trop de choses de peur d'être déçue à en disparaître. Hermione tremblait de tous ses membres sans parvenir à s'arrêter.
Qu'est ce que tu m'as fait?
Le regard de Drago était impassible. Il était impossible de savoir ce qu'il pensait, ce qu'il ressentait ou ce qu'il avait l'intention de dire. Son visage fermé défiait Hermione et lui coupait le souffle. On entendait plus à présent que le souffle court de la jeune fille et le bruit de la cape de Drago frôlant le sol. Puis il arriva à sa hauteur et lui saisi le poignet avec force. Une grande douleur irradia dans son corps sans qu'elle sache si elle venait de la souffrance d'avoir son poignet si serré ou de la présence du garçon si près d'elle.
Il approcha son visage du sien, si près qu'elle pû sentir son souffle courir sur son visage. Elle n'avait plus mal à présent mais son coeur battait si fort qu'elle l'entendait résonner dans ses oreilles. Elle se demanda comment, par quel miracle, il n'entendait pas le battement irrègulier qui emplissait l'air.
"Granger, commença - t- il à murmurer en plongeant son regard métallique dans le sien, Granger si tu recommence quelque chose de ce genre, il t'arrivera des choses bien pires que celles que tu pourrais immaginer subir, tu m'entends? Je pourrais te faire vraiment beaucoup de mal."
Sans s'immaginer l'impact de ses paroles sur Hermione à présent plus blanche que les draps, il se recula vivement. Elle comprit qu'il s'était rapproché d'elle pour éviter que madame Pomfresh n'entendent ses menaces. Elle avait tellement mal à cet instant qu'elle aurait voulu le frapper de toutes ses forces jusqu'à ce qu'il finisse par ressentir une douleur qui ressemblait à la sienne rien qu'un instant, pour qu'elle ne se sentent plus aussi seule devant la seule personne capable de la faire aimer.
Le sourire de Drago s'élargit, un sourire violent qui lui arracha quelque chose à l'intérieur. Hermione avait la bouche sèche, mais elle ne prononça aucun mot. Elle ne pouvait plus rien dire. Drago sembla un moment surpris de n'avoir aucune réaction de sa part. Ses yeux eurent un éclair interrogateur qui contrastat avec sa fureur précédente.
La bouche grande ouverte, Hermione le regarda se pencher sur elle une nouvelle fois. Puis sa main effleura son cou. Elle ferma la bouche.
"Granger si tu meures, je vais m'ennuyer" Souffla - t- il, à deux centimètres de sa bouche.
A cet instant la seule chose qu'elle aurait désiré était qu'il l' embrasse. Elle sentait ses entrailles se tordre tant sa présence lui broyait le coeur.
Pas si près de moi. Vas - t -en.
Pour la deuxième fois il s'écarta, mais cette fois beaucoup plus loin. Il eu un sourire narquois, acide, puis se retourna, marcha en direction de la porte, et sans un regard, la claqua derière lui.
