CHAPITRE 3

Le lendemain après le petit-déjeuner qui avait lieu entre neuf et dix heures le week-end, ils partirent chercher leurs valises dans leurs chambres respectives. Puis ils dirent au revoir à Lisa, Thibault et à leurs autres camarades, en ignorant s'ils allaient les revoir un jour. A leur sortie de la gare et avant de monter dans la voiture M. Azerty leur banda les yeux comme d'habitude.

A leur arrivée, avant leur entretien avec le directeur, Fabien les fit visiter le camp. Juste à droite de l'entrée se trouvaient les bâtiment administratifs, les salles de contrôle, le réfectoire et les salles de cours. En continuant tout droit on se retrouvait devant le bâtiment junior, c'est-à-dire des agents ayant entre cinq et onze ans. Ils avaient un petit parc pour eux. Pas très loin du bâtiment junior il y avait le complexe sportif composé d'un stade olympique, deux dojos, d'un gymnase, d'une piscine, d'un spa et de deux courts de tennis. Alice adorait le tennis, elle pratiquait le tennis depuis ses cinq ans mais lorsqu'elle avait quitté Besançon elle n'avait plus pratiqué cette discipline. Elle avait perdu beaucoup de choses en quittant sa ville natale : elle avait dit adieu à sa belle maison et à son splendide jardin, adieu à la plupart de ses amis et adieu à la vie campagnarde. Tout ça à cause du cancer de sa mère. Elle détestait cette maladie. La jeune fille se rendit compte qu'elle n'avait pas pensé à sa mère depuis longtemps, elle en avait honte. Elle se réconforta en se rappelant que dans son terrible malheur, elle avait beaucoup de chance, SATURNE allait changer sa vie. Un peu plus reculé du camp, il y avait un centre équestre. Le bâtiment médical était à moins de cinquante mètres de là. Le jeune homme les présenta au Docteur Hamlish, un homme d'une quarantaine d'années aux cheveux roux et aux yeux marrons. Un peu plus loin, leur professeur leur montra l'endroit où ils allaient résider.

C'était un ensemble de trois bâtiment blancs. Fabien leur expliqua que le premier était dédié aux agents âgés de douze à quinze ans, le deuxième était réservé à ceux de seize à vingt ans et les agents adultes âgés de plus de vingt ans habitaient dans le dernier bâtiment.

Comme il restait encore un peu de temps avant le rendez-vous avec Romain Drayfus, leur professeur les fit visiter le camp. Alors qu'ils visitaient la partie des seize/vingt ans, Alice se figea d'un coup les yeux fixés sur un garçon d'environ dix-huit ans qui riait allègrement avec un autre jeune homme plus jeune que lui. Lorsque son regard croisa celui du plus grand, ce dernier cessa immédiatement de rire et se dirigea à grands pas vers la jeune fille. Alice qui semblait sortie de sa transe s'élança et se jeta dans les bras du jeune homme.

« -Alexou ! s'exclama-t-elle.

-Alice ! s'écria le dénommé Alexou. »

Tous ceux qui avaient assisté à la scène restèrent bouche bée excepté M. Azerty qui avait un sourire en coin. Alexou, Alexandre de son vrai nom, expliqua qu'Alice était sa demi-sœur et qu'ils ne s'étaient pas revus depuis la mort de sa mère il y a trois ans. Alexandre les présenta à ses amis qui étaient là. Celui avait qui il parlait s'appelait Jacques. Il n'était pas très grand, avait les yeux bleu acier et les cheveux châtain clair. Il y avait aussi un Steve.

Après ces retrouvailles, M. Azerty les ramena à l'entrée pour leur entretien avec le directeur. Ils durent attendre près de quinze minutes avant de pouvoir entrer dans le bureau du haut dirigeant de SATURNE.

« -Pourquoi vous ne m'avez pas dit que mon frère était ici ? explosa Alice dès leur entrée dans le bureau.

-Monsieur Alexandre Castellan ?

-Oui, qui d'autre !

-Je ne vous ai rien dit pour que rien n'influence votre décision, expliqua M. Drayfus.

-C'était idiot, si je peux me permettre, intervint Maxime.

-Vous pouvez trouver ça idiot, mais moi je trouve ça parfaitement logique. Vous ne m'en tiendrez pas rigueur j'espère.

-Non, c'est bon, râla Alice.

-Maintenant que ce petit différent est réglé, avez-vous réfléchi à vos noms ? demanda le directeur.

-Oui, moi j'aimerais m'appeler Maxime Dan...

-Attend ! Ce n'est pas à moi qu'il faut dire tout ça, c'est Fabien qui s'occupe de cela, l'interrompit Romain Drayfus. Xavier va vous amener à son bureau. Bonne journée !

-Allez les enfants on y va, les pressa Xavier Azerty, au revoir M. le directeur. »

Leur professeur les mena au bureau de Fabien, qui les accueillit avec un grand et franc sourire. M. Azerty les laissa en disant qu'il devait retourner à l'internat.

« - Bonjour les jeunes ! les salua Fabien. Je vais d'abord vous expliquer l'organisation hiérarchique de SATURNE. Les nouveaux arrivants, après des tests préliminaires, sont placés dans deux catégories différentes en fonction de leur âge. Ceux qui ont moins de onze ans vivent au bâtiment junior et portent le foulard blanc. Ceux qui ont plus de onze ans vont dans le bâtiment des douze/quinze ans. Ils ont le foulard vert pomme et après deux mois de cours et d'entraînement, ils doivent faire une mission de routine afin de prouver qu'ils sont aptes à rejoindre nos rangs. Cette mission s'appelle le Stage. Une fois cette épreuve passée, vous obtenez le rang d'agent de terrain. A ce stade, on vous donne le foulard orange. Vous avez ensuite différents foulards en fonction du nombre et de la difficulté des missions accomplies. Lorsque vous vous atteignez vos vingt-et-un, vous avez deux choix. Soit vous partez de SATURNE, avec bien évidemment l'interdiction d'en parler à quiconque, et vous faites votre vie à côté et grâce au niveau scolaire de l'organisation vous pourrez intégrer les meilleures universités d'Europe et du monde. Ou alors, ce que choisit la plupart des agents, vous pouvez continuer votre carrière d'agent au sein de SATURNE. Vous deviendrez alors des agents adultes ou des membres actifs de SATURNE comme les surveillants ou les professeurs. Le directeur est élu pour dix ans par tous les membres et les agents de SATURNE ayant obtenu le foulard noir, le plus haut que l'on puisse avoir.

-Ouah ! Ça fait beaucoup d'informations d'un seul coup, déclara Maxime. M. le Directeur m'a dit que c'était à vous que nous devions dire nos noms.

-En effet c'est à moi. Je vous écoute.

-Alors moi, je voudrais m'appeler Maxime Daniel Clément Dubois.

-Attend, je note. Et toi Alice ?

-Euh... Alice Emma Castellan, comme mon grand frère.

-Très bien. Maintenant dites-moi ce que vous voulez suivre comme cours. Vous pouvez choisir jusqu'à cinq langues vivantes et prendre le latin et/ou le grec et jusqu'à deux matières en plus entre sciences intensives, géographie-stratégie, littérature du monde, médiatique, économie...

-Moi, je vais prendre l'anglais, l'italien, le japonais, le russe et des cours de géographie-stratégie, répondit Maxime.

-Et moi je choisis l'anglais, l'espagnol, le russe, le grec moderne, le latin-grec et les sciences intensives. »

-Très bien, parfait j'ai tout noté, finit Fabien. »

Quand Fabien leur annonça qu'ils ne seraient pas dans la même classe, ils furent un peu déçus. En revanche, quand il leur annonça qu'ils allaient manger avec les autres pensionnaires tous les deux sourirent, ravis. Fabien les emmena en voiture jusqu'au bâtiment des onze/quinze ans.

« -Allez les gamins on y est ! Vous êtes chez vous, déclara Fabien lorsque le véhicule se stationna devant blanc avec des balcons en bois. Ils sortirent de la voiture et le trentenaire ajouta

-Vos valises sont dans vos chambres respectives, je vous souhaite bonne chance. Il jeta un œil a sa montre. Je déteste cet emploi du temps ! On se reverra lors de la réunion concernant votre scolarité ici et les options que vous souhaitez prendre, s'écria-t-il avant de monter dans sa citroën C3 et de foncer dans la petite allée qui menait au parc.

-Tu sais ou sont nos chambres toi ? Demanda Alice

-Non , pas du tout . Il avait parlé de cartes d'accès non ? Il ne nous a pas donné nos cartes ! répondit son camarade.

-Ni nos foulards. Entrons dans le bâtiment peut être que quelqu'un pourra nous aider, » proposa Alice. Maxime entra dans le bâtiment précédé d'Alice : c'était une pièce rectangulaire où un bureau en bois et en verre avait été installé, un petit panneau indiquait ACCUEIL. La réceptionniste, une femme d'une vingtaine d'années aux cheveux blonds, était au téléphone. Les deux nouvelles recrues s'assirent sur un banc en attendant que la jeune femme aie terminé.

Une femme déboula d'un couloir situé a droite de l'accueil , elle s'avança vers et dit :

« -Bonjour. Je m'appelle Célia et je suis officier de contrôle des opération spéciales, ou OCOS, » expliqua-t-elle.

Maxime et Alice reconnurent cette voix et dirent en cœur :

« -Je me souviens. »

Ils se regardèrent puis explosèrent de rire. Une fois calmés, Célia reprit :

« -Ce bon vieux Fabien à quelques trous de mémoires on dirait. Elle leur tendit un foulard de couleur vert pomme et un badge chacun. Le foulard permet de vous identifiez en tant que recrues, continua-t-elle. Et le badge vous permet d'entrer dans les bâtiments et de manger à la cantine. »

Alice et Maxime contemplèrent leurs nouveaux attributs, ils étaient impressionnés, cette organisation avait préparé leur arrivée comme s'ils avaient eu une intuition.

« -Ah ! Et voilà les clés de vos chambres, c'est un peu comme à l'hôtel sauf que c'est là que vous allez vivre jusqu'à ce que vous nous quittiez, » finit la jeune femme.

Sans même prendre le temps de dire merci ou au revoir ils se précipitèrent dans l'ascenseur. Derrière le badge il y avait un petit plan du camp et un plus précis du bâtiment. Les deux amis avaient repéré leurs chambres. Alice appuya sur le bouton trois et son ami sur le deux. Ils restèrent silencieux durant l'ascension puis les portes s'ouvrirent sur le deuxième étage.

« -C'est ici que nos chemins se séparent, déclara Maxime.

-A toute suite, » lui répondit Alice.

Les portes se refermèrent.

Le couloir sentait la lavande, en effet il avait été nettoyé ce matin même, en revanche une atmosphère y régnait. Deux adolescents poursuivaient une petite fille qui leur avait volé leurs chaussons. Mais ce qui choqua le plus Maxime c'était deux jeunes filles qui se livraient un combat sans merci : l'une avait plaqué la deuxième contre un mur et lui broyait les côtes et la deuxième essayait en vain de se libérer de l'emprise de sa camarade. Il pénétra très vite dans la chambre 159. C'était une vaste pièce qui paraissait vide car elle était très peu meublée, seul un matelas était posé sur le sol. Il y avait aussi un petite table, une vieille chaise dans un coin et une petite armoire. Il s'avança et posa son sac à côté du matelas poussiéreux. Le reste de ses affaires était posé près de la petite table. Il se demanda dans quel internat il avait pu atterrir. Il écarta les rideaux jaune canari. Il se tourna vers la droite et vit une porte, il l'ouvrit et découvrit une superbe salle de bain. Une grande baignoire gris mat se trouvait dans un coin, il y avait aussi un pommeau de douche accroché au mur. Deux lavabos gris anthracite était sur le pan de mur en face de la baignoire. Il y avait bien évidemment des WC. Sur une étagère étaient alignés des gels douches et des serviettes étaient pendues. Il déposa sa brosse à dents dans le pot prévu à cet effet puis commença à placer ses affaires dans l'armoire. On toqua à sa porte.

Il avança et ouvrit la porte. Un pensionnaire se tenait devant sa porte, il était habillé de noir de la tête aux pieds, seul le foulard qui était à son cou ne l'était pas.

« -Bonjour, je m'appelle Régis, commença-t-il. Je suis ici depuis mes sept ans et je suis fan de jeux vidéos. Tu es nouveau ?

- Oui, répondit Maxime. Je m'appelle Maxime, Maxime Dubois. C'est normal qu'il y ait qu'un matelas sur le sol de ma chambre ? »


Une fois que Maxime eut quitté l'ascenseur, la cabine fut plongée dans un calme inquiétant, seul le ronronnement de la machine troublait ce silence. Arrivée au troisième étage, l'ascenseur s'ouvrit sur un couloir remplit de jeunes filles âgées de douze à quinze ans. Dès qu'Alice eut mis le pied dans le couloir, une fille au teint mat, avec des cheveux noirs, raides et coupés au carré, vint à sa rencontre.

« -Salut ! s'exclama-t-elle. Je suis Chloé. Et toi ?

-Moi, c'est Alice.

-T'es nouvelle ?

-Ouais. Tu saurais pas où est la chambre 313 ?

-Si ! C'est la chambre juste à côté de la mienne. Viens je vais te montrer ! »

Et elle tira Alice par le bras, manquant de la faire tomber. Quand elle ouvrit la porte, Alice eut un hoquet de surprise. Dans la chambre, il n'y avait qu'un simple lit de camp, une petite commode et un petit bureau. Le bureau, qui se trouvait dans le coin gauche de la pièce, était en bois blanc et, dessus, trônait une petite lampe de bureau. Elle s'avança dans la pièce et découvrit une salle de bain dans les tons bleu turquoise et blancs : une douche se trouvait dans le coin droite de la salle d'eau, un lavabo bleu était accroché au mur et un grand miroir le surplombait. A gauche, une petite étagère en plastique servait de rangement.

« -Alors ? Ça te plaît ? demanda Chloé.

-C'est mieux qu'à l'internat pour la taille mais pour le ameublement, c'est normal qu'il y ait si peu de choses ?

-C'est à peu près comme ça dans toutes les chambres des nouveaux pensionnaires : parfois tu en a plus, parfois tu en as moins. Après, une fois que tu est bien installé, avec l'argent de poche que te donne SATURNE tous les mois et avec l'héritage de ta famille, tu peux t'acheter de nouveaux meubles, des livres, des jeux-vidéos...

-Ah, ok. Et on a combien d'argent de poche par mois ?

-Ça dépend, les petits ont quinze euros par mois et les plus grand peuvent avoir jusqu'à trente euros par mois.

-C' est beaucoup !

-Ouais. Tu veux de l'aide pour ranger tes affaires ? »

Alice répondit à l'affirmative, et Chloé et elle rangèrent ses affaires dans la petite commode. Ensuite, Chloé la présenta à ses meilleures amies Blandine, une fille un peu folle avec des cheveux châtains en pétard et les yeux verts pétillants de malice et Pénéloppe, une fille de quatorze ans qui était bien brune et qui avait les yeux bleu marine. Elle avait deux grands-frères à SATURNE, William, âgé de quinze ans, et Lucas qui avait seize ans.

Le lendemain matin, Alice se réveilla dans son lit de camp avec un horrible mal de dos à cause de ce lit inconfortable. Un agent d'une trentaine accompagné d'un Maxime, très mal réveillé, avec son fameux épi à l'arrière de la tête, fit irruption dans la pièce.

« -Bonjour Alice, salua l'agent. Lève-toi vite et prépare toi vite : une grosse journée nous attend ! »

Sur ces mots, l'agent et Maxime sortirent de la pièce et allèrent attendre Alice dans le couloir. Alice sauta sur ses pieds, pris sa douche en trois minutes montre en main, enfila un jean, un tee-shirt blanc et mit son foulard, puis elle sortit rejoindre Maxime et l'agent. L'agent, qui s'appelait Paul, emmena les deux adolescent au réfectoire. Là, ils s'essayèrent avec Régis, Chloé, Pénéloppe et ses deux frères et des amis de Régis. A 7h53 précisément, Alice, Maxime et leurs nouveaux amis montèrent se préparer et à huit heure pile, ils se trouvaient tous devant leur salle de classe respectives. Alice, Chloé et Lucas commençaient par mathématiques avec monsieur Pierre Dagouh alors que Maxime, Régis et Pénéloppe avait géographie-stratégie de huit heures à dix heures avec d le professeur Alain Dufour.

Après une dure matinée de cours, tous les jeunes agents se retrouvèrent au réfectoire pour un bon déjeuner composé de macédoine en entrée, de pâtes carbonara en plat de résistance, d'un yaourt aux fruits, que Maxime donna à Alice, et d'une pomme. L'après-midi, la classe de Maxime et Régis avait sciences de la vie et de la terre, puis une heure d'espagnol, et celle d'Alice et Chloé avait deux heures de grec, puis une heure de français.

A dix-sept heures trente, heure à laquelle tous les cours se terminaient, Alice, Maxime et leurs amis allèrent directement en salle d'études pour faire leurs devoirs.

« -Ces profs sont fous ! s'exclama Maxime. C'est notre première journée de cours dans ce bahut et on a déjà une tonne de devoirs !

-Calme-toi. Tu vas pas en mourir, se moqua Alice.

-Ça tu peux pas savoir, répondit Régis, c'est ta première journée ici. Y en a qu'on a jamais revu.

-Ah bon ?! commença à paniquer Maxime.

-Mais non idiot. Régis, arrête de le faire flipper c'est un nouveau. Sois sympa avec lui, déclara Chloé.

-T'es bête Maxime quand même, continua Alice.

-Toi ça va hein ! Tu te fiches toujours de moi. C'est pas sympa ! se vexa Maxime.

-Te vexes pas. Tu connais le proverbe ; qui aime bien, châtie bien, expliqua Alice.

-Tu m'aimes bien ? Demanda Maxime avec un sourire niais lui barrant le visage.

-Tu sais très bien que tu es mon meilleur ami, répliqua Alice avec un sourire gêné.

-T'as pas répondu à ma question, précisa le jeune homme.

-Bon les amoureux, vous arrêtez. Y en a qui aimerait bien travailler ici ! déclara Lucas. »

A ces mots, Maxime et Alice devinrent rouge soutenu et les autres éclatèrent de rire. Alexandre qui se trouvait à quelques tables de là; délaissa ses amis Steve et Jacques pour venir voir se qui se passait. Après avoir pris connaissance du récent incident, Alexandre explosa d'un rire franc et profita pour se moquer un peu plus du pseudo-couple.

A la suite de ce malentendu, les agents retournèrent dans leur chambre. Alice et Maxime était allés à IKEA avec Régis, Chloé et Paul pour aménager leur chambre. Alice s'était acheté un canapé-lit gris anthracite, un grand bureau en bois blanc ainsi qu'une grande bibliothèque et une table de chevet de même couleur. Elle avait aussi pris un siège de bureau à roulettes et deux lampes, une de chevet et une de bureau. Toutes les deux étaient blanche. Elle avait aussi pu s'acheter une télé écran plat ainsi qu'un ordinateur portable blanc. Elle avait également récupérer sa console de jeux.

Son lit se trouvait maintenant à droite au fond de sa chambre, avec la télé en face. Elle décida de mettre son nouveau bureau sous la fenêtre avec la grande bibliothèque à sa gauche. La commode se trouvait maintenant juste à droite de l'entrée. Alice mit l'ancienne bibliothèque dans la salle de bain pour servir de porte-serviette et y ranger ses affaires de toilettes. Quant au lit de camp, elle le plia et le rangea entre la bibliothèque et le mur, cela pouvait toujours être utile.

La chambre de Maxime, elle paraissait plus petite maintenant qu'elle était meublée. Il avait acheté un lit deux places en bois de sapin ainsi qu'une petite table de nuit où il pourrait déposer ses livres. Il avait également fait l'acquisition d'un bureau en chêne où il avait disposé dans les tiroirs ses cahiers. La législation voulait qu'un mineur ne touche pas d'argent gagné par le travail ou par héritage mais le directeur de SATURNE débloqua une partie de l'argent du compte de Maxime afin qu'il puisse acheter le nécessaire et même un peu plus. Ainsi, à l'aide de Régis, il fixa sa télévision écran plasma au mur et configura son Mac Book Pro qui lui avaient coûté assez cher même s'il en était satisfait.

A l'heure du dîner, tout le monde redescendit au réfectoire pour un repas beaucoup moins bon que celui du midi. Au menu, chou rouge, endives au jambon et un dessert qui sauva le dîner, un crumble aux pommes fait maison, par le cuisinier Jean Bond.

Maxime ne se coucha qu'à minuit passé, après avoir rempli son mini-frigo de différents sodas et construit, tant bien que mal, son armoire qui dominerait sa chambre. Il allait fermer les yeux lorsqu'il se rendit compte qu'il avait acheté deux gros pots de peinture jaune clair qui trônaient fièrement devant la porte de la salle de bain.

« -Merde ! s'exclama-t-il. J'ai oublié la peinture ! »

Et il s'endormit.