Ceci est la version finale du chapitre 4. Ceux qui suivent mon histoire depuis le commencement et suivent donc les chapitres savent de quoi je parle. Les p'tits nouveaux, merci d'être là, mais vous ne connaîtrez jamais l'ancienne version de ce chapitre. Je l'ai réécrit à cause :
- des fautes (il doit y en avoir encore mais ça piquait franchement les yeux avant)
- de la taille (on passe de 700 mot à 1700)
- du style qui s'est amélioré au fur et à mesure des chapitres
Enfin bref, bonne lecture les p'tits moutons ;)
Lorsqu'il se réveilla le lendemain matin, bien que la chaleur du soleil emplissait déjà sa chambre depuis un petit moment, le Geek était mort de froid. Allongé au sol, recroquevillé sur lui même, seuls ses bras lui servant de couverture, il avait passé la nuit là son parvenir à rejoindre son lit où une couette chaude et un matelas moelleux l'attendait. Il fut réveillé par cette pointe de chaleur, ces quelques degrés de plus qui changeait du plancher gelé et poussiéreux.
Bien qu'il soit exténué, il n'arriva pas à se rendormir. Il n'y parvint pas et, agacé de sentir les grains de poussières entrer dans ses narines lorsqu'il respirait, il se leva. Il n'eut pas la force de se changer mais prit tout de même la peine d'enfiler un énorme sweat-shirt à capuche bien chaud. Puis il bailla et s'étira avant de sortir de sa chambre pour rejoindre la cuisine où le Panda et la Fille déjeunaient.
De son côté, dans son spacieux lit où des dizaines d'oreillers trônaient, le Patron se réveillait à peine. Il profitait d'avoir un jour de repos pour faire la grasse-matinée, n'allant pas aux bordels le dimanche. Torse nu, sa couverture, simple drap noir, lui arrivant aux hanches, il regardait le plafond avec des yeux grands ouverts. Malgré sa permission de faire une grasse-matinée, lorsqu'il s'était réveillé, il n'avait pas réussi à se rendormir. Mais il n'avait pas eu la volonté de se lever pour autant. Alors il continua de fixait le plafond en baillant par moment, clignant des yeux par d'autres.
Hier, il était rentré complètement ivre, il s'en souvenait très bien. C'était l'un des rares avantages à boire souvent comme il le faisait : il n'avait que très peu de black-out. Il se souvenait donc avoir critiqué la Fille, le Panda et le Prof, fait des avances suspectes au Geek puis prit de haut Mathieu. Pourtant, bien qu'il se creuse la tête, il ne se souvint pas de ce qu'il avait dit au Geek. Peut-être n'était-il que passé sans rien dire, au final. Alors il oublia vite cette histoire, les autres avaient l'habitude de toute façon, puis se lassa de cette pause.
Il se mit en tailleur sur son lit, passant une main dans ses cheveux pour leur redonner leur place naturelle, et s'étira longuement. Il se gratta l'arête du nez et remarqua une incohérence. Il tendit le bras jusqu'à sa table de chevet où il prit ses lunettes de soleil qu'il mit ensuite avant de les redresser en poussant la branche. Personne n'avait jamais vu ses yeux. Mais ce n'était pas aujourd'hui qu' il comptait les montrer.
De sa large main masculine, il tâta la partie vide de son lit, s'apprêtant à hurler à une catin de déguerpir en vitesse. Mais, une nouvelle fois, il n'avait remmené personne pour la nuit. Voilà près d'un mois que le Patron n'avait ramené personne. Non pas par obligation, car Mathieu l'interdisait de ramener du monde pendant les mauvaises périodes – des jours où la police avait des doutes et qu'il fallait faire profil bas par exemple –, mais parce qu'il n'en avait pas la volonté. Bien sûr que oui, s'il le voulait, il lui suffirait d'aller voir la première personne qu'il croiserait dans la rue et il pourrait la ramener ou la forcer en pleine rue s'il le fallait (il était arrivé plusieurs fois à ce stade). Non, il n'en avait plus l'envie, ce qui l'agaçait. Car, oh oui, c'était agaçant de ne plus avoir l'envie de coucher.
Mais peut-être était-ce cette absence de sexe qui le rendait ainsi… Qui sait ? Ce soir, il décida de se rendre à l'un des bordels et de passer une partie de la nuit avec l'une des prostituées. Il ferait comme il en avait l'habitude : baiser, se casser.
Il se leva et ne prit pas la peine de se vêtir un peu plus, agacé de songer à ses pulsions. Il sortit de sa chambre et descendit un premier étage. La porte du Geek était entrouverte. Il y jeta un coup d'œil, par simple pulsion perverse de l'emmerder de bon-matin, mais fut déçu lorsqu'il découvrit la chambre vide. Il grommela et continua de descendre ou oubliant cette pulsion rapidement.
Le Prof sortit de la chambre du Panda au même moment, tout juste habiller d'un pantalon qu'il n'avait pas fermé et de sa blouse blanche grossièrement ajustée sur son torse nu où l'on devinait des suçons. Le nœud de papillon bicolore défait, pendant d'un côté de la blouse, les lunettes mal mises et les yeux fatigués mais brillants, le Patron n'avait pas besoin d'un dessin pour savoir ce qu'avait fait le scientifique la nuit dernière. Et cela l'énerva d'autant plus de savoir que la vie sexuelle d'une pédale ( comme il aimait les appeler) était meilleure que la sienne.
- Salut, dit-il en s'étirant, délivrant un peu plus les divers marques que lui avait fait son amant.
Le Patron ne répondit pas et recommença à descendre les marches de l'escalier pour aller prendre son café matinal, continuant de grogner avec cette idée de vie sexuelle en tête. Mais le Prof l'arrêta :
- Tu comptes sortir, aujourd'hui ?
- Pourquoi ? Tu comptes me suivre ?
Il arbora un sourire en se retournant, oubliant la sexualité de l'autre le temps de faire son fameux sourire. Un sourire qui était plein de sous-entendu, dont celui d'une visite de l'un des bordels. Le Prof ne décocha pas et haussa un sourcil, presque blasé. Il inspira grandement par la bouche avant d'annoncer d'un air indifférent, ne cherchant même pas à capter son regard :
- Non, mais je vais avoir besoin de toi aujourd'hui.
- C'est une demande ?
Le Prof se baissa pour avoir le visage face à celui de l'homme en noir qui était quelques marches plus bas et il chuchota d'un air sérieux :
- Non, c'est un ordre.
Il y eut quelques secondes de silence avant que lee Patron n'explosa de rire, se tordant , et il dut se tenir à la rambarde en bois pour ne pas tomber en arrière. Le scientifique fit les boutons de sa chemise, lentement, puis croisa les bras et levant les yeux au ciel.
- Et pourquoi je devrais venir ? rit le Patron avec un sourire mesquin. T'as qu'à demander aux autres !
- Ah oui ? Et qui ?
Le Patron haussa les épaules et sortit un paquet de cigarette de sa poche. Il en sortit une qu'il mit en bouche.
- Qui tu veux, m'en fous ! Le gosse, le bouffeur de soja, le drogué.
D'un air faussement amical, il tendit le paquet au scientifique qu'il savait non-fumeur. Le Prof prit tout de même le paquet blanc et rouge en le lui retirant des mains de force. Il l'inspecta quelques instants sous toutes ses facettes puis le balança à l'intérieur de son laboratoire d'un simple geste sec. Le paquet glissa un peu sur le sol lisse du labo puis s'immobilisa dans l'ombre.
- Le Panda ne prend pas le moindre gramme de drogue, et grand bien lui fasse, je ne peux pas en donner au Geek, mineur, non plus. Pour ce qui est du Hippie, le premier test de ma pilule a eu des effets désastreux : il était dans un manque de sexe maladif, tellement que Mathieu a dû l'emmener hier soir, tard dans la nuit, après ton arrivé, au bordel le plus proche et ils n'en sont pas revenus. Tu es mon dernier choix.
- Rends mon paquet de clope.
Le Prof regarda l'intérieur de son laboratoire pour le moment dans l'ombre et dit simplement avec une moue décidée :
- Vas le chercher, tu en profiteras pour prendre l'une des pilules.
Le Patron grogna à l'idée de perdre quinze clopes comme ça : il n'avait aucune intention d'aller chercher son paquet. Il recommença à descendre les marches, mains dans les poches, soufflant des volutes de fumée grisâtres, l'air indifférent malgré ses nombreuses déception de la matinée.
- Je ne toucherais pas à tes pilules, scientifique de mes deux… grommela-t-il
Le Prof perdit son air sérieux et calme. Il prit le Patron par le col, le força à reculer jusqu'au palier où il le fit se retourner. Il le poussa avec violence à l'intérieur du laboratoire où il tituba avant de prendre appui sur le plan de travail, laissant sa cigarette tomber sur le carrelage.
- Le problème, c'est que tu n'as pas le choix, dit le Prof en fermant la porte derrière lui…
Bon, je n'ai pas réussi à grandement le rallonger. Disons surtout que ce chapitre n'a pas grand contenu. J'ai donc fait comme j'ai pu et j'ai réussi à ajouter 450 mots, ce qui est pas mal, tout de même !
Ceux qui lisent ce chapitre pour la première fois ne doivent rien comprendre XD Bref, j'espère qu'il vous a plu, rendez-vous aux chapitres suivants, bonne lecture à vous )
PS : il est prévu que d'autres chapitres soient réécrits tel que le 2, 5, peut-être 7 (que je trouve mal engagé) et je verrais pour la suite. Je corrigerais également TOUS les chapitres.
