Note de l'Auteur : Et voilà le chapitre 4 !!
Pour la question de Sandrine : Non, j'avoue ne pas avoir mis les autres maraudeurs. C'est parce que j'avais vraiment envie de ne me concentrer que sur le couple de Lily et James, et puis bon, j'avoue, j'ai aussi préféré ne pas les mettre parce que je n'aime pas les mettre comme personnages figuratifs (je préfère parler d'eux dans une fic, que quand ils font des actions importantes pour le récit … xD).
Sinon, bien entendu, je remercie également petitefilledusud, Tibouchina et Puky pour vos reviews qui ne cesse de me faire plaisir, et de me donner l'envie de vous écrire des fics !! :D
Voilà !
Bonne Lecture !
Un retour brutal
Le lendemain matin, je fus secouée, et jetée à terre par une personne, probablement un homme de main de Potter.
Que ce passait-il ? Qu'avais-je fait ?
J'ouvrais difficilement les yeux, le corps endoloris par se réveil douloureux, tandis qu'on me traînait vers la sortie de la chambre.
Il me fit traverser je ne sais combien de couloir, d'escalier, et de pièce en tout genre, ne se souciant pas de quelle manière il me tenait ; résultat, je dégringolais plus que je descendais les escaliers, atterrissait lourdement contre le carrelage et le plancher de différentes pièces, et me cognais aux murs et aux angles des couloirs.
Lorsque nous atteignîmes enfin la salle où j'étais demandée, je soupirais de soulagement, m'empêchant de geindre tant la douleur dans tout mon corps était vive. J'avais l'impression d'avoir était piétinée par un troupeau de taureaux en colère.
On ne me laissa pas de répit pour autant et je fus assise de force sur une chaise. L'idée de prendre la fuite germa dans ma tête, mais mon garde eût la présence d'esprit de ma rappeler à l'ordre avant tout mouvement de ma part.
« Et n'essaye pas de t'enfuir, sinon … », il laissa la fin de sa phrase en suspens, écartant légèrement les pans de sa veste pour me laisser découvrir un revolver et un couteau, qui devait être doté d'une longue lame si je prenais en compte la taille de l'étui.
Il devait se dire que sa refroidirait mes envies d'escapades, et il avait mit dans le mille !
A présent, j'étais comme pétrifié, mes yeux ne pouvant s'empêcher de détailler les armes avec admiration et crainte à la fois. Je ne l'avouerai jamais, mais ces armes me fascinaient, de part leurs lignes dures et froides, et la puissance et la domination qu'elles inspiraient.
Mais quand l'utilisation de ces armes vous sont destinées, leur attrait est bien moins visible.
Au bout de quelques minutes, la porte de la pièce se rouvrit bruyamment, et deux personnes entrèrent, parmi lesquelles je reconnue Potter.
Potter me détailla du regard, de son regard si dur, si glacial … J'en avais froid dans le dos.
« Pourquoi m'avez-vous fait venir ici ?, m'écriai-je.
_ Tu vas te taire petite insolente !, cria mon garde en me menaçant de ça main.
_ Nan ! C'est bon ! Elle peut très bien être au courant !, affirma Potter d'une voix calme et posée comme à son habitude.
_ …
_ Tu es là car tu me va me servir de moyen de pression sur deux de mes chers collaborateurs …
_ Et qui est-ce ?, lui demandais-je d'une voix aigüe.
_ Tes chers tante et oncle ; Elizabeth et Gabriel Evans, répondit-il.
_ Vous me faites une blague, c'est ça ?, m'exclamais-je horrifié par ce que voulaient dire ses paroles.
_ Non, mais si vous ne me croyez pas, vous pourrez toujours leur parler lorsque nous irons leur rendre une petite visite … à condition qu'ils respectent ce que nous avions prévu, sinon, j'ai bien peur de devoir vous dire que vous n'adresserez plus jamais la parole à qui que ce soit …
_ Mais, quel est le lien entre ma tante, mon oncle et vous ?, demandais-je la voix rendu chevrotante par la peur.
_ Votre oncle et votre tante font partis du même réseau que vos parents …
_ Non !, criai-je en voulant sauvegarder mes certitudes qui n'étaient vraisemblablement que des utopies.
_ Vous avez tout-à fait le droit de nier la vérité, mais ne pensez pas que je vais gaspiller du temps pour vous convaincre, ce n'est pas dans mes projets !, gronda-t-il, le regard soudain brûlant.
_ Pff … parce que vous pensez que vos projets m'intéresse, sifflais-je prétentieusement sans réfléchir aux conséquences.
A peine le temps que les mots aient franchis la barrière de mes lèvres, qu'une main fouetta l'air avant de cingler mon visage avec une puissance incroyable.
Il me fallu quelques minutes pour me remettre de la violence du coup. La joue endoloris et le sang palpitant à l'intérieur, je relevais difficilement le visage pour chercher la personne qui m'avait frappé. Je savais que ce n'était pas Potter puisqu'il était face à moi, et que je n'avais pas vu le coup venir.
J'aperçu pour la première fois, une femme aux longs cheveux noir frisés et très volumineux, un air démoniaque défigurant ses traits.
Sans aucun doute, elle devait faire partie de ces femmes, sachant se faire respecter par les hommes sans difficultés.
Rien que son maintien et son air supérieur plaquée sur le visage imposaient de suite le respect à quiconque lui adressait la parole.
Elle me faisait peur. visuellement déjà, une telle puissance se dégageait d'elle, et physiquement, elle m'avait prouvé qu'elle avait beaucoup de force et qu'elle savait faire mal.
Devant moi, Potter était en grande discussion avec cette femme.
Tandis qu'elle bouillonnait de colère et lui crachait les mots à la figure, Potter restait indéfiniment calme, et lui répondait posément, le visage neutre.
Je ne comprenais pas comment il pouvait rester dans un calme olympien alors qu'elle usait de tout le pouvoir qu'elle avait pour le faire sortir de ses gonds.
Inconsciemment, je ressentais un grand respect pour lui ; à sa place, je lui aurais déjà sauté à la gorge, mais là, tout de suite, ce n'était pas le meilleur moment pour faire parler de moi.
« Lestrange ! Ramène-là dans sa chambre, et veilles devant la porte ! », Ordonna Potter à mon garde.
Alors qu'il me traînait derrière lui et que je me démenais pour maintenir la cadence de son pas soutenu, je réfléchissais.
Alors comme ça, le nom de famille de mon garde est Lestrange … j'ai déjà entendu ce nom quelques part …
Travaillerai-t-il également dans le même réseau que ma famille ? Probablement !
J'avais enfin atteint ma chambre, le garde ouvrit la porte et me poussa brusquement, me propulsant plusieurs mètres en avant, avant de claquer la porte derrière moi.
Décidemment, j'étais vraiment mal barrée.
