Tout d'abord, un grand merci aux personnes qui prennent le temps de me lire et de me laisser une review, c'est motivant !

Cette fiction est née d'un One-shot que j'avais écris après avoir vu le premier film. Cette fiction se situe dans l'univers de Divergent sans Tris mais dans lequel les Divergents existent. Par ailleurs, il y aura un conflit majeur mais ce sera une menace extérieure qui vient de l'extérieur de la ville. Il y aura bien un Quatre/OC et non un Quatre/Tris et un Eric/OC…

J'espère publie chapitres par semaine car sinon j'ai tendance à abandonner l'écriture.

Quand je me relis je trouve que la fiction manque de contenance et de rythme donc je vais essayer de corriger tout cela…

Bonne lecture !


La première semaine d'initiation fut particulièrement éprouvante et mon corps tout entier semblait être passé sous un camion. Après une semaine, j'étais obligée de combattre avec des bandes autour des mains tant mes doigts saignaient. Mais je compris rapidement que la douleur physique n'était rien comparé à la pression que Tori et Max nous mettaient quotidiennement et après l'euphorie de ma victoire sur Molly, les doutes étaient revenus au galop et je semblais parfaitement incapable de gagner le moindre combat même contre Marlene. Au bout de sept jours, je constatais que mon nom continuait de descendre dans le classement et je me haïssais pour cela.

Ce soir-là, tous les initiés étaient partis fêter la fin de notre première semaine, tous sauf moi. Uriah avait insisté pour que je vienne mais j'avais prétexté une énorme fatigue pour pouvoir rester confinée dans le dortoir. J'avais dû me battre contre un colosse prénommé David quelques heures auparavant et cette énième défaite m'avait complètement abattue. Seule dans le dortoir, assise sur mon lit, je contemplais mes doigts tuméfiés.

« Tu vas devoir redoubler d'effort si tu veux ête sélectionnée pour l'étape suivante », la voix de Quatre me fit sursauter.

Je le regardais, les yeux sûrement encore rouges d'avoir pleuré un peu plus tôt sous la douche. Quatre me regardait avec compassion, son visage n'était pas aussi fermé que d'habitude.

« Je ne vais jamais y arriver, Quatre », ma voix tremblait et un voile de larmes teintait ma vision, « Je ne suis pas Hayley », je me mordais la lèvre pour ne pas pleurer devant lui mais c'était déjà trop tard. J'étais tellement perdue que j'en venais à me confier à une personne qui était presqu'un inconnu pour moi.

Quatre s'assit à côté de moi, « non, tu n'es pas Hayley ou ta mère mais cela ne signifie pas que tu ne peux pas réussir », sa voix et sa présence avaient quelque chose de profondément rassurantes.

« Crois-moi, je vais me planter Quatre, tu ne m'as pas vu combattre puisque tu es trop occupé avec tes transferts mais ça vaut le détour et pas dans le bon sens du terme », sans le vouloir cela sonnait plus comme un reproche que comme un simple constat

« J'ai toujours un œil sur toi, princesse », il prit ma main dans la sienne et regarda mes doigts.

« Oui, parce qu'Hayley t'a obligée », lâchais-je avec amertume en repensant à ce que m'avait dit ma sœur avant mon initiation, "sans ça tu ne serais même pas là".

« Non, parce que j'ai toujours un œil sur toi peu importe ce que ta sœur me demande », il parlait d'une voix à peine audible comme si cette confession lui coûtait. Oh. Je l'avais pas vu venir celle-là.

Aussi touchant que soit ses paroles, je n'avais qu'une chose en tête, « pourquoi ? Parce que tu t'es dit que si tu jouais les protecteurs avec moi tu réussirais à t'attirer les faveurs de ma sœur ?! ». Jalousie quand tu nous tiens.

Quatre me dévisagea un long moment comme s'il réfléchissait à ce qu'il allait me dire puis il rompu le silence, « Tu veux vraiment que je te fasse la liste de ce que je préfère chez toi ? ».

« Tu m'ignores quasi tout le temps », fis-je remarquer. Du coup ce n'est pas une évidence.

« J'avais juste besoin du bon moment », son sourire avec quelque chose de touchant et sincère.

« Et tu t'es dit, bingo, c'est le moment, elle ne sera bientôt plus là », lâchais-je d'un ton sarcastique.

« Non, parce que je ne supporte pas de te voir comme ça et que tu vas réussir ton initiation », il dégagea une mèche de cheveux de mon visage.

« Tu viendras me redire ça quand je serai chez les sans-factions », murmurais-je en regardant le sol.

« Je ne vais pas te laisser te saboter, Jo », il pressa ses lèvres contre mes tempes et je fermais les yeux en respirant son odeur, « je vais t'aider à t'entraîner ».

Le sentir si proche de moi me procurait un sentiment profondément rassurant.

« Pourquoi ? », je parlais doucement en me détestant d'être aussi vulnérable et de manquer autant de confiance en moi.

Quatre appuya son front contre le mien, « Jo », soupira-t-il.

Ce qui fut sans doute le moment le plus romantique de toute ma vie fut interrompu par le brouhaha de plusieurs initiés qui regagnaient le dortoir visiblement très éméchés.

« Rejoins-moi dans la salle d'entrainement demain à 6h00 », Quatre se leva et me regarda longuement avant de prendre la direction de la sortie.

Les trois initiés qui venaient d'arriver le saluèrent respectueusement sans se poser plus de question. On voit qu'on est pas chez les Erudits.

Cette nuit-là, je m'endormis avec le sentiment de flotter sur un petit nuage. Je me repassais sans cesse les quelques minutes passées avec Quatre comme un moment doux et euphorisant même si j'avais naïvement le sentiment que ce n'était pas réel. Comment peut-il me préférer à ma sœur.

C'est sans difficulté et sur la pointe des pieds que je sortais de mon lit à 5h30.

Il devait être 5h55 lorsque je sortis en catimini du dortoir en priant pour que personne ne me voit. Il faisait encore plus sombre que d'habitude et il était particulièrement bizarre de promener dans les couloirs vides et silencieux. Je ne pouvais pas m'empêcher d'avoir une boule au ventre. Et si il ne venait pas.

Lorsque je pénétrais dans la salle, Quatre était déjà là. Je pris un moment pour l'observer. J'avais toujours su qu'il était beau mais jamais auparavant je ne m'étais attardée sur la perfection de ses traits. Lorsqu'il m'entendit, il leva la tête et nos regards se croisèrent. Il ne sourit pas mais il y avait une chaleur inhabituel dans ses yeux.

« Tu es prête ? », me demanda-t-il sur un ton formel.

J'acquiesçais tandis qu'il se rapprochait de moi en silence.

« Il faut que tu utilises ta vitesse et ta petite taille à ton avantage », Ma petite taille ? Il est sérieux lui ? !

« Je ne suis pas petite », marmonnais-je mais Quatre me lança un regard qui suffit à me faire taire.

Pendant près d'une heure, mon instructeur me montra diverses parades pour éviter mon adversaire. Il était particulièrement difficile de rester concentrée en particulier quand Quatre plaçait ses mains sur mes hanches pour me montrer comment me positionner.

A la fin de notre entraînement, mon entraineur secret me tendit une bouteille d'eau.

« C'est pas mal, tu comprends vite », et encore, je suis pas au max de ma concentration, « tu devrais te dépêcher d'aller au réfectoire avant que quelqu'un ne nous surprenne ».

« Oui », fis-je gênée en contemplant mes doigts, c'est fou ce que c'est fascinant des phalanges, « merci, Quatre ».

Je commençais à m'éloigner quand Quatre me retint par le bras.

« Jo, on doit vraiment rester particulièrement discret, tu ne dois en parler à personne, même pas à Hayley, ok ? », il était incroyablement sérieux, comme si notre vie en dépendait et cela me fit mal.

« Bien sûre », murmurais-je avant de reprendre la direction de la cafétéria.

Perdue dans mes pensées, je ne vis pas Eric et Max qui arrivaient en face de moi dans un couloir particulièrement étroit.

« Hey Marshall, on peut savoir d'où tu viens ! », la voix tonitruante du jeune leader me fit revenir rapidement à la réalité.

« De la salle d'entraînement », fis-je comme si il s'agissait d'une évidence.

« Tu t'es levée à l'aube pour t'entraîner seule », demanda-t-il sur un ton neutre. Aïe. Je hochais la tête en serrant les lèvres.

Le regard d'acier d'Eric me détailla sous toutes les coutures.

« Ce n'est pas un luxe », mais l'expression de son visage indiquait qu'il ne me croyait qu'à moitié. Lui, il a conservé deux trois caractéristiques d'Erudit.

Max et Eric s'écartèrent pour me laisser passer et je hâtais le pas en espérant qu'aucun des deux ne croise Quatre sortant de la salle d'entrainement.

En arrivant à la cafétéria, Marlene m'attendait de pied ferme.

« Tu étais où ? », bonjour à toi aussi.

« Je m'entrainais », je pris un plateau tout en lui répondant.

« Seule ? », mais qu'est-ce qu'ils ont tous avec ça !

« Oui, seule et là je suis affamée », Marlene me dévisagea un long moment mais n'ajouta rien.

Uriah me regarda à son tour comme si un troisième œil était apparu durant la nuit.

« Tu t'es levée à quelle heure ? », demanda-il la bouche pleine.

« A 5h30 », je levais les yeux au ciel.

« T'as de la fièvre », hein ?!

« Evidemment que non ! J'ai juste intérêt à me bouger si je ne veux pas finir sans faction », voilà c'est plus ou moins la vérité à un gros détail prêt.

« Tu m'étonnes », lâcha Uriah avant de reporter toute son attention sur son bacon et heureusement car si un regard pouvait tuer, il serait mort à cet instant.

A environ vingt mètres de nous, ma sœur venait de faire son entrée, Quatre à ses côtés. Le duo prit place à une table vide à proximité de nous.

Marlene suivit mon regard et ne put s'empêcher de mettre les pieds dans le plat, « Ta sœur a un nouveau copain », demanda-t-elle un sourire placardé sur ses lèvres.

La remarque de mon amie me fit l'effet d'un poignard dans le cœur et je me demandais un instant si elle ne se vengeait pas pour l'autre jour.

« Bien sûre que non, ils sont amis », lâchais-je comme si de rien n'était.

« Je t'en prie Jo, Quatre n'a pas vraiment d'amis et ils passent beaucoup de temps ensemble en patrouille et en dehors et ça m'étonnerait qu'ils jouent aux échecs », la remarque d'Uriah était si évidente qu'elle me percuta comme une brique en plein visage.

« Vois le bon côté des choses, ça te laisse le champ libre pour te taper ton leader favori », me balança Marlene. Ce qui est bien, c'est qu'elle n'est pas rancunière.

En temps normal, je l'aurais envoyé promener mais là, j'étais trop occupée à observer la complicité évidente entre ma sœur et celui dont j'avais rêvé toute la nuit. Quatre parlait et souriait avec et quand on connaissait l'oiseau, c'était suffisamment rare pour être souligné. Hayley posa sa main délicate sur l'épaule de Quatre et lui murmura quelques choses avant que le duo n'échange un sourire entendu. C'est un cauchemar.

« Franchement ils iraient bien ensemble », je me tournais vers Marlene qui venait de prononcer cette phase comme si il s'agissait d'une évidence.

« Pas du tout ! », m'exclamais-je.

« Tu plaisantes », Uriah, qui ne pouvait jamais louper une occasion de se taire semblait impatient de nous faire partager son avis, « même moi je voudrais les voir ensemble en tout cas ». Ok, ce mec est une vraie nana.

Quatre tourna la tête dans notre direction, conscient que j'étais en train de le fixer. Son regard était redevenu froid et impassible. On se fixa pendant ce qui semblait être une éternité avant d'être sauvée par l'homme qui semblait toujours tomber à pic ces derniers temps, Eric Coulter en personne.

« Marshall, Max et moi avons décidé de t'intégrer au groupe des transferts vu ton niveau, cela t'évitera bien des humiliations », il affichait un sourire sadique et particulièrement satisfait. Achevez-moi tout de suite. Je cherchais instinctivement de l'aide du côté de ma sœur mais elle était repartie dans ses messes-basses avec Quatre.

« D'accord », fis-je froidement tout en fusillant Eric du regard avant de me lever et de sortir de la cafétéria en prenant bien soin de pousser le jeune leader dont la masse ne bougea pas d'un centimètre.