Kikoooo

Grrr le site ne voulait pas de mes documents…. A mort ffnet !

Oups ! Toutes mes excuses ! Je croyais avoir déjà mis cette information sur Parkinson (vous verrez bien laquelle) dans l'ancien chapitre. Mais bon ce n'est pas grave ! lol. Pardonnez-moi !

Merci beaucoup pour les reviews ça fait hyper plaisir !! Je vous y réponds directement mais je tiens aussi ici à vous dire un grand merci : thanks à Kri, Octo, Hilary, Flo, 'tite mione, et jay ! Mais aussi à tous les lecteurs anonymes, et oui si j'écris ce n'est pas seulement (même si ça fait hyper plaisir et que je suis hystérique quand j'en reçois une) pour les reviews c'est aussi pour vous faire passer un bon moment.

Bon, j'arrête là. Aussi, ne vous inquiétez pas je continue aussi mes autres fics à côté ;-)

Place au chapitre !

Chapitre 4 : premier jour

Je vous demande de saluer votre nouveau professeur de DCFM : Mme Parkinson.

Un millier d'yeux se figèrent sur Pansy puis rapidement rejoinrent la gauche de leur directeur. Une figure fantomatique sortit alors du mur et alla s'asseoir à une chaise vide au côté des professeurs. Les élèves restèrent interdits sous le choc puis éclatèrent de rire.

« A mon avis, » dit Dean, « vu comment notre professeur commence l'année on va la retrouver six pieds sous terre ! »

« Dumbledore a engagé un fantôme ! » S'exclama Ginny. « Je croyais que ceux-ci choisissaient à leur mort le lieu qu'ils voulaient hanter puis ne pouvait plus changer d'endroit... on ne l'a jamais vu avant. Tu crois qu'elle est morte récemment ? » Demanda-t-elle à Hermione.

« Je ne sais pas, elle n'en a pas l'air. » Répondit-elle.

On apercevait à travers le voile blanc les traits tirés de leur nouveau professeur, elle devait avoir dans les 150 ans à sa mort. Ses yeux étaient perçants et glacials. Elle portait une robe classique très banale qui devait résister à toutes les époques.

« J'ai déjà lu », ajouta Hermione en se rendant compte qu'elle venait de dire qu'elle ne savait pas quelque chose, « qu'avec de puissants sorts on pouvait changer de maison un fantôme. »

« En tout cas j'aimerai bien savoir comment elle va partir d'ici un an » pouffa Ron.

Les plaisanteries allaient bon train, Pansy n'y échappait pas. Hermione jeta un coup d'œil sur la serpentarde, Malefoy semblait s'y donner à cœur joie.

Mme Parkinson arrêta ce remue-ménage d'une voix autoritaire et juste :

« Bonjour à tous. Cela fait à présent plusieurs siècles que j'ai consacré ma vie à l'éducation. Pour votre information je viens des Etats-Unis où j'enseignais dans une famille comme tutrice. Je suis au courant que vous avez eu de nombreux professeurs les années précédentes aux niveaux très variés... » elle laissa sa phrase en suspens « Cette année j'espère vous donner les bases suffisantes pour que vous puissiez convenablement vous défendre en ces heures sombres. Sans vouloir dénigrer les matières de mes collègues je dois dire que je considère cette matière comme primordiale, vous ne devrez en aucun cas la négliger. Nous en rediscuterons en cours. Passez tous une bonne nuit de sommeil. »

A ce que leur professeur venait de leur dire ils doutaient qu'il puisse y avoir le moindre lien de parenté entre elle et Pansy. En même temps la famille Parkinson était une très ancienne famille sorcière, tous ses membres n'avaient pas dû être mauvais.

ooOoo

Hermione conduisit les première année en leur récitant sur le trajet mot pour mot le règlement de Poudlard ce qui produisit une certaine pâleur chez les nouveaux venus. Puis elle se dirigea vers le bureau de Mc Gonagall.

Draco était déjà là affalé dans un fauteuil et semblait s'ennuyer à mourir. Elisa Gate était aussi présente et observait les boiseries d'un air distrait.

« Miss Gate vous attendrez ici et laisserez entrer miss Bone » dit la directrice des griffondor, « le temps que je présente à ces deux jeunes gens leurs nouveaux quartiers. Vous deux, suivez-moi. »

Ils arpentèrent les couloirs, passèrent devant le bureau de Dumbledore puis tournèrent à gauche au niveau d'une armure, au bout de quelques pas ils s'arrêtèrent devant un tableau sur leur droite montrant un paysage hivernal avec une pie sur un arbre.

« Hiver mentholé. »

La pie tira sur une branche et un passage s'ouvrit.

La salle principale était assez grande. Sur leur droite en trouvait un coin repas avec une table et quatre chaises. Sur leur gauche il y avait une cheminée entourée d'un canapé et de deux fauteuils, un rouge et un vert ; À coté on trouvait un bureau face à une large fenêtre.

Le tout était très boisé, dans l'esprit de Poudlard. Deux portes faisaient face à la porte d'entrée : la boiserie de la porte de gauche représentait un serpent, celle de droite un lion.

« Vos affaires ont déjà été installées dans vos chambres » précisa Mc Gonagall.

Hermione éprouva une pointe d'amertume à l'idée que ses lourdes valises aient été portées par ces pauvres elfes de maison.

Le professeur Mc Gonagall se planta devant eux le visage sévère :

« J'espère que cette année vous apprendra le respect et la tolérance ! Alors ne vous entretuez pas ! Et je vous rappelle que les tours de garde sont OBLIGATOIRES, et OBLIGATOIREMENT FAITS A DEUX ! Un rapport aura lieu tous les mois avec les autres préfets-en-chef, vous organiserez aussi les fêtes, et aurez la responsabilité de vos maisons en cas... d'attaque. De plus je précise, même si c'est j'en suis certaine d'une totale évidence, que ces locaux sont les vôtres, et non pas des dortoirs de seconde zone pour vos camarades. Les visites fortuites sont autorisées tant qu'elles restent rares et ne dérangent pas votre voisin. »

Elle jeta un regard noir à Draco et repartit.

Hermione et Draco ne s'adressèrent pas un mot et allèrent directement s'enfermer dans leurs chambres respectives.

Hermione fut éblouie par sa beauté. Sa chambre n'avait rien à voir avec le style victorien du château, c'était une pièce au style épuré de Stark, son décorateur préféré. C'était tout simplement bouleversant de beauté, d'ordre et de simplicité.

Il y avait l'essentiel vital sous leurs lignes les plus pures et stylisées, un lit, trois murs de bibliothèque qui se fondaient parfaitement dans le décor, un bureau, et une grande armoire blanche qui supportait tout juste sa masse de vêtements. Sur la droite il y avait une porte à demi transparente qui donnait sur la salle de bain digne d'un hôtel 5 étoiles.

Hermione se souvint soudain d'avoir déjà vu plusieurs années auparavant cette salle de bain dans un livre d'architecture moderne et elle se demanda comment ils avaient rendu ces lieux si proche de son idéal.

Elle se demanda aussi vaguement si la chambre de Draco était pleine d'objets de torture, de bocaux formolés et de photos de filles nues ; mélange intéressant.

Elle s'allongea dans son lit -deux places évidemment, sinon ça ne serait pas drôle- et respira profondément la douce odeur de lilas des draps. Il était déjà tard, elle s'endormit aussitôt.

ooOoo

Le lendemain matin, 6h.

Hermione se réveilla d'excellente humeur. Comme d'habitude Pattenrond miaula avidement, elle lui donna sa boîte de Ron-Ron et de l'eau fraîche.

Elle avait presque oublié que son pire ennemi vivait dans le même lieu lorsqu'elle ouvrit la porte pour sortir manger. Ses yeux balayèrent la salle du regard : pas de Malefoy.

Il doit encore dormir. C'était vraiment une journée parfaite.

Elle descendit dans la salle commune où Ginny était la première arrivée de la bande. Elle lui raconta en détail sa chambre et Ginny lui fit promettre de l'emmener la voir un de ces jours.

« D'accord mais qu'une fois, on n'a pas le droit d'emmener du monde normalement. »

« Décoince-toi Hermione, ce n'est pas pour rien qu'il y a quatre chaises. »

ooOoo

Leur premier cours fut des plus ennuyeux, Binns ne lâchait pas ses gobelins et semblait plus mort que jamais. Harry et Ron s'accrochaient tant bien que mal pour ne pas s'endormir tandis que Seamus ronflait déjà. Victoria ne lâchait pas Binns des yeux comme hypnotisée : Hermione la soupçonna de dormir les yeux ouverts.

Au cours suivant Mc Gonagall les harcela avec les ASPICS qui approchaient à grand pas, leur conseilla une dizaine de livres (aussi gros que des encyclopédies) sur les métamorphoses à lire avant Noël et leur donna trois parchemins à rédiger pour la semaine prochaine. Hermione se remercia d'avoir déjà lu tous les livres, à part un qui lui avait échappé ! De leur coté Harry et Ron furent effondrés devant la masse de travail que leur avait donné cette « vieille sorcière » selon leurs mots.

« Ne vous inquiétez pas, » dit la préfète-en-chef, « ce n'est pas si compliqué le dualisme astrale cantalien ! »

Harry et Ron se regardèrent dépités.

Hermione perdit sa bonne humeur au repas de midi, comme tous les griffondors. Leur prochain cours était double cours de potion avec le professeur Rogue. (Niark niark niark)

ooOoo

Rogue agrippa la griffondor par le col et la traîna deux rangées plus bas :

« Non Melle Granger, vous allez vous mettre avec monsieur Longdubat. »

Neville rougit fortement et n'osa pas regarder Hermione ce qui n'aidait pas à la préparation de la potion dont la formule et les instructions venaient de s'écrire au tableau.

« Mais Neville !! » S'écria-t-elle. « C'est marqué 2 pincées de godure haché, pas 2 poignées !! »

« P... Pardon. »

En moins de 3 minutes la potion était fichue. Rogue choisit justement ce moment-là pour se pencher sur leur chaudron.

« Miss Granger vous pouvez me dire de quelle couleur est votre « mixture ». »

« Rose monsieur. »

« Et quelle est selon vous la couleur qu'elle devrait avoir ? »

« Verte. » Répondit-elle verte de rage.

« Il s'avère qu'un semblant de votre intelligence ne se soit pas envolé avec vos cheveux. » Sangla le maître des cachots.

Les serpentards bouffèrent de rire.

« Cinq points de moins pour Griffondor. »

Ca aurait pu être pire. Le reste du cours passa avec les sarcasmes habituels et 20 points de moins pour griffondor. Les élèves ne se firent pas prier pour sortir de classe.

« Tu vas où Hermione ? » demanda Harry.

« A la bibliothèque. »

Ca la tracassait de ne pas avoir lu un des livres, comment avait-il pu lui échapper ? Mme Pince le lui prêta et elle s'installa à sa place habituelle dans la bibliothèque.

Ces lieux généralement vides, surtout le premier jour de classe, s'étaient aujourd'hui garnis d'une éparse faune masculine dont la raison de la venue ne laissait aucun doute vu leurs regards insistants sur la jeune fille.

Lorsqu'au bout de cinq minutes l'un d'entre eux se dirigea vers elle, poussé par ses camarades, elle s'en alla fatiguée de leurs manèges.

Elle décida donc de lire au coin du feu dans sa salle personnelle... enfin presque personnelle. Malefoy était déjà là en train de lire un des autres livres conseillés par Mc Gonagall que les serpentards avaient eu en première heure de cours. Elle s'assit alors sur le fauteuil à ses couleurs en face du sien et commença sa lecture.

Elle ne put s'empêcher de l'observer quelques instants. Il portait un pantalon large noir du genre de ceux en karaté et un tee-shirt en lin blanc. Il était affalé les jambes en tailleur sur son fauteuil, les cheveux légèrement en bataille.

« T'arrêtes un peu de me reluquer ? »

« Hein QUOI ? Mais je ne te reluque pas du tout ! » Répondit Hermione.

Draco continua sa lecture un sourire sardonique au coin des lèvres.

« Toujours aussi suffisant Malefoy ! Si tu crois être l'homme le plus beau de la Terre, faut redescendre de ton petit nuage d'enfant pourri gâté ! »

« C'est pas moi qui te matait. Et d'ailleurs ça ne risque pas d'arriver, je ne goûte pas aux sangs-de-bourbe ! »

Hermione était rouge de colère. Son sang bouillonnait littéralement.

« On se demande bien ce que tu fais à Poudlard ! » Brailla-t-elle. « Pourquoi ne vas-tu pas rejoindre papa chéri et embrasser les jupons de ton maître, sale mangemort ! »

« Tu ferais mieux de surveiller tes paroles, Granger ! »

« Qu'est-ce que tu vas me faire ? Me tuer ? » Défia-t-elle.

« J'ai mieux à faire que de me salir les mains avec ton sang impur. »

« GRRRRH !! »

Elle partit dans sa chambre trop tentée de démolir sa petite face de rat.

« Et ramène ton horrible sac orange avec toi ! » Siffla Draco.

Hermione entrouvrit la porte et Pattenrond la rejoignit les oreilles dressées.

Cette imbécile est irrécupérable.

Elle laissa sa colère diminuer dans la lecture. Attendant d'entendre Malefoy partir, elle alla manger à son tour. Elle rentra ensuite directement dans sa chambre.

Deux heures plus tard quelqu'un frappa à sa porte.

« Qui est-ce ? » Demanda-t-elle méfiante.

« A ton avis ! » Répondit la voix de Draco.

« Qu'est-ce que tu veux ? »

« Je te rappelle qu'on a un tour de garde d'une heure à faire tous les soirs et je n'ai pas que ça à faire ! Ramène-toi. »

Hermione était tout aussi pressée de se débarrasser de cette corvée. Elle ne tint pas compte de son ton autoritaire sachant que ça ne ferait qu'envenimer les choses.

« Je remets ma tenue de sorcier et j'arrive. » Répondit-elle.

Leur tour de garde fut plus mouvementé que ce que Hermione avait prévu, non pas à cause de Malefoy qui gardait le silence, mais du nombre impressionnant d'élèves dans les couloirs qui tentaient d'atteindre leurs copains et petites amies d'autres maisons, sans compter les première année soi-disant perdus et Peeves qui leur courait après avec des seaux d'eau.

« Je n'en peux plus ! » Geignit Hermione. « Qu'est-ce que c'est tous ces élèves qui traînent dans les couloirs à cette heure ?! »

« Il faudrait que tu sois sociale pour comprendre. » Rétorqua Draco.

« Si ça t'amuse de leur courir après. »

Draco regarda la montre à son poignet, elle était épaisse en argent et finement ciselée.

« On rentre ? Je suis épuisé. » Soupira-t-il.

« Bonne idée. »

Draco et elle ne se jetèrent plus un regard jusqu'à leur arrivée dans leurs chambres respectives. Parvenue là, Hermione se doucha longuement et soupçonna Peeves de ne pas leur avoir envoyé que de l'eau.

Elle enfila son pyjama et s'allongea dans le lit.

Il était déjà minuit et il lui restait deux parchemins à faire pour la semaine prochaine, la rentrée commençait mal.

Elle était en train de se demander si elle n'allait pas se remettre au travail avant de dormir quand elle entendit quelqu'un frapper à la porte d'entrée de la salle.

Qui ça peut bien être ?

Elle entendit des bruits de pas sortir de la chambre de Malefoy et ouvrir la porte :

« Qu'est-ce que tu veux ? » Demanda Malefoy la voix dure.

« Tu me laisses toute seule c'est pas gentil... » Couina la voix féminine.

« Fous le camp Pansy ! Tu ne vois pas que je veux dormir ! »

« Moi j'arrive pas à dormir... «

« Qu'est-ce que ça peut bien me foutre ? » Demanda Malefoy de toute évidence de plus en plus énervé. « Mais lâche-moi !! T'es un vrai pot de colle !! »

« S'il te plait.. ». supplia la voix.

« ... ... Bon très bien, entre. Et ne va pas réveiller le bouledogue ! »

C'est moi qu'il traite de bouledogue ?? S'insurgea Hermione.

Par bonheur les chambres étaient mieux insonorisées que la salle principale. Elle entendait tout de même de temps à autres des gémissements venant de la chambre à coté mais elle tenta de ne pas y faire attention.

ooOoo

Le lendemain (mardi), 7h.

Les griffondors ne commençaient qu'à 9h. Hermione en fut bien contente car elle avait vraiment mal dormi.

Une agréable odeur de croissants et cafés chatouilla ses narines, elle sortit de la salle principale et vit la table remplie de croissants, gâteaux, thé, café, brioche et marmelade.

Un petit mot signait « de la part de Dobby pour sa gentille maîtresse ». Le mot 'maîtresse' titilla Hermione mais bon, les elfes aussi avaient le droit de faire des cadeaux.

Elle prit tranquillement son petit déjeuner en lisant la Gazette du sorcier.

Draco choisit ce moment pour sortir de sa chambre, avec son même pantalon noir, manifestement pas très bien réveillé.

« Sympa le petit déj, fallait pas te donner cette peine pour moi ! » Lui dit-il sarcastiquement.

Elle ne tint pas compte de la remarque et Draco s'installa en face d'elle.

Pansy sortit en débardeur et culotte. Hermione sentait Malefoy qui cherchait, amusé, dans son regard ou son allure une pointe de gêne, elle ne lui fit pas ce plaisir.

Pansy tira une des chaises pour s'asseoir à côté de Malefoy.

« Qui t'a dit que tu pouvais rester ? » Dit calmement le serpentard.

« Mais... »

Draco lui réserva son regard le plus noir et elle retourna dans la chambre de celui-ci s'habiller. Hermione attendit qu'elle soit partie pour lui dire :

« Et qui t'a invité TOI à MA table ? »

« C'est aussi la mienne »

« Ce repas ne t'est pas destiné. »

Draco lut le mot de Dobby.

« Tu sors avec les elfes de maison maintenant. Je ne croyais pas que tu pouvais tomber aussi bas. » Sourit-il. « Dobby, mais quel incapable celui-là, Potter a bien fait de m'en débarrasser. »

Hermione ne répondit rien sentant qu'un mot de plus les ferait finir à Azkaban. Elle se calma dans sa brioche marmeladée, puis but lentement son café savourant chaque gorgée de ce délicieux nectar.

Elle ne comprenait pas cette passion pour le jus de citrouille des sorciers. Sans café elle n'était rien. Elle se sentait revivre à chaque tasse.

Elle reposa doucement le récipient à moitié vide devant elle et se lécha la lèvre supérieure. Elle ramena la tasse à sa bouche et dit en même temps le plus simplement du monde :

« Malefoy, arrête de me mater. »

Malefoy cessa la contemplation de son cou et répliqua :

« Depuis quand t'es aussi belle ? »

Aaaaaargh... Hermione avala de travers.

« Je plaisante Granger ; évite de t'étouffer, on m'accuserait de t'avoir assassiné. »

Hermione se sentait étrange, elle adorait être complimentée mais ne supportait pas que ce soit par Malefoy, et même acceptait difficilement les compliments des autres. Même si ça faisait déjà un moment qu'elle avait changé de look elle se sentait toujours, et même plus que jamais, la Miss-je-sais-tout aux cheveux indressables.

« Tu diras à ta copine d'arrêter de « couiner » la nuit, ça me dérange. » Dit-elle placidement.

« C'est pas ma copine. »

« Appelle 'ça' comme tu veux. »

ooOoo

Leurs deux premières heures de cours avec Mme Parkinson ne rassurèrent pas Hermione. Mais ils enchantèrent la plupart des élèves.

Leur nouveau professeur, bien que fantôme, gardait la fâcheuse habitude de tout oublier. Elle refit donc deux fois le même cours avant que Victoria ne lui fasse remarquer qu'il avait déjà été traité. Elle-même fut fortement traitée par la suite.

Néanmoins ses cours de DCFM étaient intéressants et pleins de bons conseils.

Mme Parkinson utilisait sa baguette pour leur montrer les mouvements à faire avec pour les formules. Elle ne pouvait bien évidemment pas s'en servir pour jeter le dit sort mais la démonstration suffisait. Et pour l'aider à garder son autorité dans la classe, sa voix et l'aide d'un elfe de maison suffisaient.

« Sachez qu'il ne faut jamais se mettre à dos un elfe de maison les enfants. Ceux-ci, même sans baguette, peuvent faire de votre vie un enfer ! »

Harry acquiesça les yeux sombres.

« On aurait dû avoir ce cours l'an dernier » murmura Ron, « ça nous aurait évité de fâcher Kreattur. »

« Je vous avais prévenue ! » Rappela Hermione. « Mais on ne m'écoute jamais ! Et d'ailleurs ne t'en veux pas Harry, Kreattur nous aurait de toute manière trahis, ça n'aurait sûrement rien changé... »

« Miss Grenier ! Veuillez vous taire ! » Prévint le professeur.

ooOoo

Les deux semaines qui suivirent furent des plus normales : trois tonnes de boulot (ce que Hermione adorait), les petites réflexions de Rogue, les insultes de Malefoy, Harry et Ron et le Quidditch (une grande histoire d'amour), et les potins avec Ginny qui étaient depuis peu aussi avec Parvati et Lavande. Celles-ci étaient devenues légèrement moins immatures à moins que ce soit Hermione qui ait régressée.

Elles se donnèrent rendez-vous vendredi soir dans la salle des préfets-en-chef de 6ème année pour une soirée entre filles. Hermione avait réussi pour l'occasion à faire fonctionner son lecteur CD par énergie magique. Sa seule crainte était que Malefoy gâche la soirée, et pire encore qu'il ramène Pansy. Sa non-petite-amie était revenue deux fois durant les deux semaines.

Ce qui étonnait le plus la griffondor était de voir si souvent le serpentard travailler. Elle avait beaucoup de mal à l'imaginer bon en classe. Souvent ils révisaient au coin du feu chacun de leur côté sans s'échanger un mot.

ooOoo

C'était déjà vendredi matin.

Comme à son habitude, Draco était devant la cheminée en train de faire des abdos. Hermione était persuadée qu'il aurait pu les faire dans sa chambre mais se pavanait ici pour faire son petit coq. Elle avait parfaitement raison. Draco aimait plaire, ça se voyait, et ce même aux personnes qu'il détestait.

La griffondor resta longuement devant lui, elle hésitait.

« T'as une raison particulière de rester là à respirer mon air ? » Siffla Draco.

Hermione se mordit la lèvre inférieure.

« Hm ? » Cilla Draco.

Hermione se jeta d'une traite sans respirer :

« Ce soir y a Parvati, Lavande et Ginny. Je ne t'ai jamais fait d'histoires pour Parkinson alors... ne gâche pas ma soirée... s'il te plait. »

Ces derniers mots lui coûtaient beaucoup. Draco lui lança un sourire mauvais.

« Malefoy ! » Récrimina-t-elle.

« Ok ok, fais-la ta fête. Mais ne ramène pas Saint Potter et la belette !! »

« Pas de soucis. »

« Et je reste là bosser. »

Hermione leva un sourcil puis se pencha vers lui.

« Bien Malefoy, tu peux rester. Tant que tu ne dis rien tu peux bien mater autant que tu veux, ça m'est égal. »

Elle s'en alla le sourire aux lèvres sans attendre la réaction du serpentard.

A suivre...

ooOoo

Fin du chapitre 4 ! Oui !!

Plus de 9 pages, je m'étonne moi-même. J'interdis tout reviewer de me dire que c'est trop court lol. Alors vous avez aimé ? N'hésitez pas à critiquer, en bien comme en mal. Je dois dire que mon prochain chapitre est un de mes préférés, la fête va être inoubliable je vous le promets.

Pleins de bisous,

Witchia.