Hop! Il fallait bien que la fic justifie son rating, et c'est là-dedans! J'espère que ce n'est pas trop mal, c'était mon premier essai! Eeeenjoy !
Chapitre #4 – For once in your lifetime, will you do what you want, not what you have to ?
Sherlock se traînait comme un petit enfant. Il n'avait visiblement pas envie de se coucher.
« J'ai passé deux ans à rêver de toi, laisse-moi profiter de ta présence ! »
« Je ne vais pas disparaître, Sherlock… Bon, regarde, je vais rester à côté de toi, assis sur le lit. Ça te va ? »
Sherlock se glissa tout habillé dans les draps propres du lit de Watson et murmura :
« Ça me va. »
« Tu vas dormir avec ta chemise et ton pantalon ? » demanda le médecin.
« Euh… Ah non, tiens. J'ai un peu trop chaud, quand même. »
Complètement dans la Lune, le pauvre. Il avait l'air tellement fatigué et perdu que Watson soupira et passa ses mains sous les draps.
« Bon je vais t'aider un peu, sinon tu vas passer des heures à te demander par quoi commencer. »
Il commença à déboutonner sa chemise et se sentit immédiatement très mal. Non non non, ne pense pas à…
« John, tu rougis ? »
« Pas du tout. Bon, aide-moi un peu, retire ton pantalon, je m'occupe de la chemise, c'est déjà bien assez… »
Il ôta deux boutons et sentit la main glacée de Sherlock se poser sur ses doigts.
« Ça me fait… des choses. »
« Ah… euh, on verra ça demain, hein ! »
Je dois être rouge comme une pivoine… Sherlock lui adressa un regard fiévreux et chuchota :
« John, reste ici… »
« Je t'ai dit que je passerais la nuit assis là, ne t'inquiète pas ! » le rassura Watson en déplaçant la main posée sur la sienne.
Il débarrassa Sherlock de sa chemise et la posa sur une chaise, et vit que le détective attendait patiemment qu'il ôte son pantalon. Non mais dites-moi que je rêve. Watson retira sa fermeture-éclair en rougissant comme jamais il n'avait rougi de sa vie entière, puis attrapa le pantalon de son ami au niveau de ses hanches et le baissa jusqu'en bas. Il le posa à son tour sur la chaise et remit le drap sur Sherlock, tout en passant près de sa taille et… Oh Seigneur, ne me dites pas que j'ai senti CE QUE J'AI SENTI. Son cœur se mit à battre la chamade et il murmura :
« Dis-moi, Sherlock, ça te rend joyeux à ce point que je te déshabille ? »
« Je ne comprends pas ce que je ressens, John. »
« Ah. C'est un problème. » dit Watson d'une voix blanche.
« Ça me brûle en bas, vraiment. »
Je n'arrive pas à déterminer si c'est mignon ou si je vais le plaquer contre un mur.
« Je pense que tu es euh… excité, Sherlock. »
« Remets tes mains sur mes hanches ! »
« Euh… alors ça, vois-tu, non ! s'exclama Watson en se levant précipitamment et en allant vers la porte. Bonne nuit ! »
« ATTENDS ! »
Le désespoir dans sa voix le força à se tourner vers lui. Sherlock s'était redressé, les draps tombant pour dévoiler son torse pâle et magnifique et Watson ne put détourner son regard. Exactement ce qu'il avait senti sous sa chemise en le déshabillant. Déshabillant, mon Dieu, John Watson, qu'est-ce qui t'a pris ? Son cœur se mit à battre de plus en plus vite et il s'approcha de lui, comme hypnotisé. Il se pencha vers lui et l'embrassa, simplement, sans pouvoir se retenir, une main posée sur son torse en le caressant doucement. Sherlock murmura entre deux baisers :
« John, j'ai envie de toi, je ne sais pas comment tout cela fonctionne, mais… Je crois que tu pourrais m'aider. »
« Ne dis pas des choses pareilles, la fatigue t'a fait dire n'importe quoi tout-à-l'heure, demain tu seras persuadé qu'on est seulement amis… »
« Je ne suis pas un simple d'esprit. » répliqua Sherlock en tirant si fort sur son col qu'il le fit tomber sur lui.
Watson se retrouva étalé sur son ami, le genou en contact avec son oh mon Dieu, il en a vraiment envie ! et ses lèvres se perdirent à nouveau sur celles de Sherlock. Il fit un mouvement involontaire du genou qui caressa l'entrejambe plus qu'intéressée du détective, qui poussa un gémissement affreusement excitant et fiévreux. Watson retint sa respiration, très gêné de la situation, mais il était impossible de faire marche arrière. Il avait vu Sherlock pantelant de désir, il ne pourrait plus jamais vivre sans ça. Le médecin poursuivit ses mouvements circulaires du genou en embrassant le détective dans le cou, chose qu'il paraissait apprécier plus que tout.
« Oh, John… Non, pas ça, c'est trop d'un seul coup ! »
« Est-ce que tu veux que j'aille plus loin ou pas ? Je peux m'arrêter… »
« N'y pense même pas ! » répliqua le détective en gémissant de plus belle.
Watson se redressa, assis sur les jambes de son ami, et se mit à caresser son ventre. Sherlock se détendit en respirant de plus en plus lentement, le sourire aux lèvres. Le médecin ne l'avait jamais vu sourire pour autre chose que le comportement en société et la culpabilité, et il se sentit immédiatement presque supérieur et surpuissant. Sherlock Holmes était à lui.
Il poursuivit ses caresses de plus en plus bas, et Sherlock leva les hanches précipitamment avec un soupir d'aise. Pour ça, seulement ? Eh ben, il risque d'être surpris de la suite... Les doigts tremblants de Watson atteignirent son caleçon et se posèrent sur l'érection du détective. Il prit une grande inspiration en sentant Sherlock trembler et respirer de plus en plus fort et rapidement, et se mit à le caresser doucement à travers le tissu. Le détective plaqua une main contre sa bouche et gémit bruyamment, le son à peine étouffé par sa paume.
« Jooohn… Ah… »
« Détends-toi, le meilleur est à venir ! » répondit Watson avec un sourire en coin.
« Je vais exploser, c'est trop, je n'ai jamais… »
« Je sais. »
Est-ce que quelqu'un, qui que ce soit, pourrait m'expliquer CE QUE JE SUIS EN TRAIN DE FAIRE ? Watson stoppa totalement ses caresses, soudainement foudroyé par une confusion indescriptible. Il ferma les yeux et secoua la tête.
« Pourquoi ? Pourquoi est-ce que je suis en train de faire ça, Sherlock ? »
« Hein ? » souffla le détective, encore tout retourné par ce qu'il venait de vivre.
« J'ai dû perdre l'esprit, je… » bafouilla le médecin en cachant son visage dans ses mains.
« John. »
Sherlock lui prit les poignets et le força à le regarder. Son regard était embrumé mais alerte.
« Tu fais toujours des choses que tu veux sincèrement, même si c'est inconscient. Je ne t'ai jamais vu agir contre ton gré, John, alors ne t'inquiète pas. Quoi que tu fasses, tu le veux… »
« Je ne suis pas sûr de vouloir avoir des relations de ce genre avec toi, murmura Watson. Je ne veux pas avoir l'impression de me servir de ta faiblesse… »
« Qui est faible ? » répliqua Sherlock en se redressant précipitamment.
Il était maintenant contre Watson et le serrait dans ses bras. Le médecin frissonna en sentant le torse nu de son ami contre son pull, et posa ses lèvres sur l'épaule du détective.
« Je ne suis pas faible, John, je t'assure. J'ai peut-être l'air fatigué et affamé, mais tout est très clair dans ma tête… »
« Tu étais tellement perdu avec tes sentiments, tout-à-l'heure… »
« Et ça devrait te mettre la puce à l'oreille : je n'ai que très rarement des sentiments, et c'est encore plus rare que je ne sache pas comment les étouffer. »
Et soudain, Watson se peignit toute la scène en accéléré. Sherlock avait dû être un enfant puis un adolescent terriblement seul et malheureux. Pas de copine, pas d'amis, pas de sentiments, l'impression d'être un monstre, de ne jamais pouvoir trouver sa place, la décision de vivre seul puis l'espoir, le minuscule espoir lorsqu'il l'avait rencontré, sa demande désespérée de venir habiter en colocation avec lui, son application à ne rien montrer de ses nouveaux sentiments par peur de le perdre… Il avait passé tout ce temps à faire semblant d'être un monstre froid sans émotions, lui avait fait croire qu'il était un imposteur et un mythomane avant de se suicider virtuellement pendant deux ans pour lui sauver la vie… Les larmes du médecin n'avaient-elles pas suffi ? Etait-il possible qu'il doute une seule seconde de la raison de ses pleurs, tous les jours, lorsqu'il déposait sur sa tombe de ridicules gâteaux qui avaient fait survivre son ami pendant deux ans ?
Watson recula de quelques centimètres et prit le visage de Sherlock entre ses mains. Il le regarda quelques secondes puis se jeta littéralement sur lui, attrapant sauvagement ses lèvres avec les siennes et se serrant le plus fort possible contre lui. Il sentit le cœur de son ami battre de plus en plus vite contre sa poitrine, et une autre partie de son anatomie qui prenait de plus en plus d'ampleur contre son pantalon. Un immense frisson parcouru chaque parcelle de sa peau lorsqu'il sentit les mains froides de Sherlock se glisser sous son pull puis sous son t-shirt, un frisson comme jamais il n'aurait cru en ressentir depuis bien plus d'une décennie. Sa bouche se sépara de celle du détective haletant, et il souffla :
« Je t'aime, Sherlock, je t'interdis de partir, je t'interdis de parler, écoute-moi, je t'aime… »
« John ! » s'exclama simplement le détective, et c'était presque un gémissement, ce qui galvanisa totalement Watson.
Le médecin n'arrivait pas à se serrer plus fort contre son ami, et il se mit à presque suffoquer. Il avait beaucoup trop envie de Sherlock, son cœur ne pouvait plus supporter une seule seconde supplémentaire d'être si proche et si loin de lui à la fois. Watson glissa en arrière pour ne plus être assis sur Sherlock, et il se remit à caresser son érection qui devait être douloureuse, à présent. Le détective rejeta la tête en arrière, la bouche entrouverte, un long râle s'échappant de ses lèvres. Seigneur, faites que je puisse voir ça jusqu'à la fin de ma vie…
Il prit une longue inspiration en poursuivant ses caresses, finalement rassuré : ils savaient tous les deux ce qu'ils étaient en train de faire, et en étaient extrêmement heureux. Ça ne s'arrêtera jamais, jamais… Il reprit contact avec la réalité en se rendant compte que Sherlock devenait complètement fou sous ses doigts. Il gémissait comme jamais Watson n'aurait osé l'imaginer, son torse se soulevait de manière totalement aléatoire, et il se cachait les yeux d'une main. De ses doigts libres, le médecin écarta sa paume pour voir les prunelles du détective et constata qu'il pleurait.
« Sh… Sherlock ? » murmura-t-il en essuyant une larme qui traçait son chemin jusqu'à son oreille.
« Ah… Imbécile ! grogna le détective en entrouvrant les yeux. Plus fort ! »
Watson secoua la tête avec un petit sourire, soulagé, et s'affaira à ôter les sous-vêtements de son ami. Celui-ci marmonna quelque chose d'incompréhensible en sentant que le médecin avait arrêté de le caresser, puis il rougit légèrement en comprenant ce qu'il était en train de mijoter. Watson se racla légèrement la gorge, signe qu'il était plutôt embarrassé. Il se tordit les doigts pendant quelques secondes, incapable de trouver le courage de poser sa main sur… Oh mon dieu, là c'est plus que réel… Il vit alors Sherlock se redresser, et le détective lui prit la main.
« Ça va aller, John. »
« Je n'ose pas vraiment, euh… » bafouilla-t-il en piquant un fard.
« Regarde. »
Sherlock mena doucement la main du médecin jusqu'à son sexe, les doigts tremblants et le geste mal assuré, et Watson regarda avec gêne sur le côté. Il ne trouvait pas assez de volonté en lui pour oser regarder la virilité de Sherlock, car après tout il s'avait jamais eu à voir celle d'un autre homme – du moins, pas dans cette situation, c'était bien différent dans les douches de l'armée. Son cœur battait assez fort pour lui faire très mal, impatient mais incroyablement froussard à la fois. C'était totalement autre chose de toucher quoi que ce soit sans tissu au-dessus…
« Sherlock, je crois que… »
« Mais si, ça va aller, répéta le détective. C'est presque bon. »
Son souffle était court et ses joues rosies, ce qui rappela à Watson que Sherlock n'avait jamais ressenti de telles émotions de toute sa vie. Le médecin se mordit la lèvre inférieure et rassembla le peu de courage qui lui restait – John Hamish Watson, soldat, terrorisé par un pénis, pathétique ! – avant de passer doucement ses doigts autour du sexe du détective. C'est bon, on reste calme, c'est fait, ça va bien se passer ! Il sentit la main de Sherlock se serrer sur la sienne. Watson leva les yeux vers lui. Son visage n'était qu'à quelques centimètres du sien, et il se pencha pour l'embrasser doucement tout en entamant un lent mouvement de va-et-vient avec sa main. Sherlock poussa un gémissement étouffé entre ses lèvres et frissonna. Le médecin se sentit galvanisé et caressa plus vite le détective, savourant ses exclamations de surprise. Sherlock ferma les yeux en serrant les dents.
Watson se pencha légèrement pour l'embrasser dans le cou, ce qui provoqua des expressions indéchiffrables de son ami, tout en le faisant à nouveau pleurer. Trop d'émotions. Voyant que le bassin de Sherlock se soulevait de manière désorganisée, violente et pleine de désir, Watson le poussa en arrière afin d'avoir une meilleure prise avant de le caresser encore plus rapidement. Le détective se mit alors à crier sans parvenir à se contenir, sanglotant au milieu de ses exclamations de plaisir, et Watson sut qu'il était très proche de l'orgasme.
« Sherlock… Je t'aime… »
« Hmpf… Ah ! »
Visiblement, cette simple phrase avait eu un effet dévastateur sur le détective. Tout son corps se cambra, et il se mordit la main en cachant ses yeux. Watson sourit et attrapa un mouchoir sur la table de chevet avant de le tendre à Sherlock. Son corps tremblait encore, et il n'avait jamais été aussi magnifique qu'à cet instant précis. Le médecin eut un petit froncement de sourcils en voyant à quel point il était beaucoup trop maigre à son goût, mais plus rien n'avait d'importance. Demain, ils iraient au restaurant, non, en fait, ils iraient tout le temps au restaurant, puisqu'il était là, c'était réel, réel. En posant ses yeux sur le détective allongé et épuisé de plaisir, il ressentit une immense fatigue, comme s'il venait de prendre des somnifères. Il avait juste envie de se mettre près de lui et de s'endormir.
« John, tu ne veux pas que… ? »
« Sommeil… » marmonna Watson en se glissant sous les couvertures.
Il posa sa main sur le torse de son ami et enfouit sa tête au creux de son cou. Le détective frissonna en sentant le nez du médecin toucher sa peau, et il se serra contre lui.
« Dis-moi que tu ne partiras jamais… » supplia Watson en fermant les yeux pour réprimer ses larmes.
« Je ne partirai pas. »
« Dis-le encore… »
« Je ne… »
La lente respiration du détective qui lui parvint aux oreilles lui fit comprendre qu'il s'était endormi en plein milieu de sa phrase. Souriant, Watson tomba à son tour dans les bras de Morphée.
La chambre était plongée dans le noir quand le médecin ouvrit les yeux. Il se sentait plus fatigué que jamais, jusqu'à ce qu'il se souvienne que Sherlock était en vie. En vie. Il n'avait pas rêvé, la place près de lui était encore chaude. Le détective avait dû se lever depuis très peu de temps, et Watson enfila en vitesse des vêtements propres avant de se rendre dans le salon.
Personne.
Son cœur se mit à battre de plus en plus vite, mais il se força à garder son calme. Sherlock était forcément ici, car il y avait des preuves partout : un verre de lait vide, sûrement bu au réveil, une écharpe de rechange négligemment laissée sur un dossier de chaise, une expérience commencée sur un coin de table. Il aperçut un post-it sur le frigo et s'en empara, les doigts tremblants.
Message d'un soi-disant ami de Moriarty. Veut se venger. Tenterai de revenir vivant. Ne m'en veux pas. SH
Le sang de Watson se glaça. Il est encore parti. ENCORE. La vue du médecin se brouilla. Quel ami de Moriarty ? Son sniper, cet homme qu'ils n'avaient jamais réussi à apercevoir ? Il secoua la tête, les larmes aux yeux. Sherlock l'avait abandonné une deuxième fois, quelques heures après lui avoir promis qu'il ne partirait plus. Contre un sniper, en plus, un sniper. Et… tenterai de revenir vivant ? Watson sentit une fureur sans précédent s'épanouir au creux de son estomac. Sherlock n'avait aucune chance contre un sniper, il allait se faire abattre comme un lapin ! Le médecin devait le retrouver et empêcher cette confrontation, c'était une question de vie ou de mort.
Il essuya ses larmes et repéra son ordinateur portable, simplement posé de travers sur un fauteuil. Il fronça les sourcils et le prit dans ses mains. Ça ne ressemblait pas à Sherlock de lui laisser des indices… Il avait dû partir en catastrophe. Peut-être pour revenir sans que Watson n'ait remarqué son absence… Une adresse était affichée à l'écran avec un itinéraire. Une zone industrielle à Brighton ? C'est parti.
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Alooors ? Vous devez voir de qui je veux parler ! Indice : les fans de MorMor se sentiront concernés…
