Titre : Fraternité
Auteur : ylg/malurette
Base : Versailles no Bara (Lady Oscar)
Personnages/Couple : Oscar de Jarjayes & André Grandier
Genre : léger angst
Gradation : PG / K-plus
Légalité : propriété d'Ikeda Riyoko, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : « Famille » d'après 31 jours (14 juillet ' )
Continuité/Spoil éventuel : jusqu'à la fin de la série
Nombre de mots : 404
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Oscar a grandi solitaire, malgré cinq sœurs aînées pour l'entourer. La première était déjà presque grande à sa naissance, la plus jeune avait une paire d'années de plus. Très vite, passé le temps des langes, leurs parents ont séparé la fratrie pour leur donner une éducation différente. Oscar, disposant d'un précepteur particulier, apprenant des choses différentes de celles enseignées par la gouvernante à ces demoiselles de Jarjayes, jouait fort peu avec ses sœurs ; les enfants passaient fort peu de temps avec leurs parents et les voyaient surtout aux repas.
Il y avait bien quelques cousins lointains, rencontrés de temps à autre, qui émaillaient parfois sa solitude, mais aucun n'est jamais devenu un compagnon de jeux. Même les enfants des domestiques étaient trop vieux, assez pour entrer à leur tour en service. Les Jarjayes n'avaient plus de grands-parents depuis longtemps. Celle que tout le monde appelait Grand-Mère était servante depuis des générations. Elle a couvé comme une poule ses poussins tantes, cousins, sœurs, et regrettent que ces demoiselles s'en aillent se marier ailleurs et mettre leurs futurs petits en nourrice chez d'autres.
Sa longue expérience lui permettait une familiarité poussée avec la famille entière de ses maîtres malgré la différence de rangs.
Et c'est ainsi qu'à l'âge de douze ans, elle amena son petit-fils, André, au service particulier d'Oscar : il était son compagnon de jeux désormais !
De là, Oscar finit son enfance et entra dans l'âge adulte en grandissant avec André, comme deux amis, pas tout à fait des frères. Il était peut-être une sorte de cousin ?
Il n'y avait entre eux pas de liens de sang, même pas celui versé pour accompagner un serment, seulement des écorchures récoltées ensemble en faisant mille bêtise. Ils eurent la chance de ne jamais récolter de blessure grave au passage.
Enfin, avec André, Oscar a grandi, mûri, partagé mille aventures, quelques déconvenues et même des larmes. Leur chemin ensemble, malheureusement, menait à une impasse…
À la fin, ils n'auraient jamais pu devenir mari et femme et fonder peut-être ensemble une nouvelle famille. Ils se firent époux pourtant, loin des regards des hommes comme de Dieu, rejetant la différence de rang qui n'avait plus lieu d'être dans ce monde nouveau de fraternité et d'égalité entre tous. Pour une nuit seulement et le reste de leur courte vie, la finissant sans regret, encore à leur bonheur secret et à la certitude de faire leur devoir patriotique.
