La lune était haute dans le ciel noir, pas un nuage ne cachait les rayons laiteux de l'astre. Caché derrière des caisses de bois Okita surveillait les allés-venues d'individus louches. Il reconnu les hommes qu'il avait croisé sur la propriété des Tanaka.

Katsura était quand à lui à l'autre bout de la ville ou on lui avait rapporté une agitation suspecte.

Silencieux, il regardait les hommes faire rouler de lourds tonneaux jusqu'à un entrepôt délabré. Ils étaient assez nombreux mais rien qui puisse effrayer le capitaine de la première division du Shinsengumi. Avec Katsura, ils avaient déjà repéré cinq endroits comme celui-ci, le moment venu ils les arrêteraient sans qu'ils aient eu le temps de mettre leur plan à exécution. Ces lourds tonneaux contenaient de la poudre, Sougo en était sur, il y en avait assez pour déclencher d'énormes explosions et un feu destructeur.

Le jeune homme était particulièrement de mauvaise humeur et il aurait adoré couper en petit morceau les hommes face a lui. Franchement il avait soif de sang pour calmer ses nerfs.

Le petit manège des hommes dura plusieurs heures, une fois qu'ils eurent fini quatre gardes restèrent afin de protéger l'entrepôt.

Il était bien tard quand Sougo se dirigea vers son hôtel, tout de suite il compris que quelque chose clochait. Il n'y avait aucun bruit dans la petit ruelle conduisant à la porte arrière. En tendant l'oreille il eut l'impression d'entendre un souffle, vigilant il scruta les ténèbres, seul un lampion à la lumière rougeâtre éclairait faiblement au dessus de lui. Puis ils apparurent, six hommes armés aux regards sombres reflétant leurs envies de meurtre. Un sourire aux lèvres Okita dégaina son katana.

-Vous vous êtes perdu ? Demanda-t-il moqueur

- Fait tes prières gamin, rétorqua l'un des hommes alors que le bruit de lames sortant de leurs fourreaux emplissait la nuit étoilée.

- Six contre un... ce n'est pas très fair-play,

le jeune homme se mis en position de combat, excité par l'affrontement à venir, ça faisait trop longtemps qu'il n'avait pas tué un homme. En face de lui les individus parurent hésiter, ils ne s'attendaient pas à ce que leur victime les accueil avec le sourire aux lèvres.

- Alors on s'y mets, je suis crevé et j'aimerais aller me coucher, attaquez les premiers, je ne ferais que me défendre... continua Okita.

- Ferme la bâtard ! On va te découpé en morceau ! S'exclama un des agresseurs

- Ne t'inquiète pas tu n'auras pas le temps de souffrir, rajouta un deuxième.

Sougo se mis a bailler, attendant que les hommes mettent leurs menaces à exécution.

- Je ne vous rendrais pas la pareille, vous allez regretter de m'avoir défié. Leur lança le garçon un air sadique collé au visage.

Deux des hommes s'élancèrent, d'un rapide mouvement Okita les esquiva avant de plonger sa lame dans la poitrine de celui à sa gauche, il se pencha en avant pour éviter le sabre du second. Prenant appuis sur sa jambe droite il fit une rotation fulgurante décapitant le second assaillant. Le sang gicla, éclaboussant son visage au trait impassible.

- Plus que quatre, à votre place j'attaquerais ensemble... lança le garçon avec sa voix morne habituelle.

-Enfoiré !

Les assassins se jetèrent sur lui, Okita tua rapidement le premier, les trois autres méfiants reculèrent de quelques pas. Puisqu'il avait à faire à des peureux, le jeune homme décida de passer à l'attaque, lestement il sauta vers l'un des hommes qui leva son katana pour se protéger mais l'objectif du capitaine était l'homme derrière, son arme taillada sa poitrine, puis avec dextérité il retourna son sabre, embrochant l'homme encore hébété par la feinte de Sougo. En quelques instants il ne reste plus qu'un homme face à lui. Les yeux écarquillés, la main tenant fermement la tsuka de son katana, il ne comprend pas trop ce qui c'était passé. Logiquement c'était un simple mission de routine comme ils en avaient fait des centaines.

- Qui es-tu ? Demanda le dernier des agresseurs la voix légèrement tremblante.

- Je crois bien que je peux de dire mon nom étant donné que tu ne sortira jamais de cette ruelle, répondit mielleusement le jeune homme. Je suis Okita Sougo, capitaine de la première division du Shinsengumi.

A peine avait-il finis de parler qu'il s'élança sur l'homme qui para comme il pouvait les attaques puissant et meurtrière de son adversaire. Au bout de quelques minutes il se retrouva contre un mur, la lame du jeune homme lui transperça l'épaule le clouant sur place dans un cris de douleur.

- Maintenant tu vas me dire pour qui tu travailles,

- Pourquoi ? Tu vas me tuer de toute manière enfoiré, répondit l'homme les dents serrés par la douleur.

- Parce qu'il y a différente manière de mourir et je suis sure que tu préféras la façon douce et indolore, mais si tu veux résister je t'en prie.

Le regard du capitaine était effrayant, l'homme face à lui ne put réprimer un tremblement, alors que le sourire sadique du garçon s'élargissait.


Kagura repris peu à peu conscience, incapable de bouger, elle sentait un tissus rêche sur sa joue, elle était allongée sur un un tas de vieux tissus puants. Ses yeux refusaient de s'ouvrir mais elle pouvait entendre la voix de Mizuki à quelques centimètres d'elle. Elle discutait avec l'homme à la voix grave.

Le seul problème a était cet énorme chien répugnant, la voix de la femme était toujours aussi horripilante aux oreilles de la jeune femme

Oh, comment vous en êtes vous débarrassé ?

Il va dormir pendant de nombreuses heures, le tuer aurait éveillé les soupçons.

Le cœur de la jeune Yato se calma, un instant elle avait cru à la mort de Sadaharu, elle tenta à nouveau de bouger les jambes mais rien a faire. En se concentrant au maximum elle pouvait faire remuer vaguement ses doigts. Comment elle, un Yato, pouvait-elle être dans cet état à cause d'un poison humain, sa race avait une résistance bien plus élevée que les Hommes. Franchement la situation n'était pas des plus facile et qui allait pouvoir l'aider ? Gin-chan était un zombie, Shinpachi en vacances avec sa sœur et le sadique ne lèverait même pas le petit doigt pour elle.

- Je crois que notre petite invitée est réveillée, déclara l'homme

- Oh, vraiment ? La résistance des Yato est étonnante avec la dose qu'elle a avalé elle aurait dû être dans les vapes toute la journée...

- Hum, j'aimerais beaucoup tester l'innovation de votre père.

- Je vais le chercher, gardez un œil sur elle,

Kagura entendit les bruits de pas s'éloignant, dans un effort suprême elle cligna des yeux, sa vue était troublée, mais penché sur elle le visage de l'homme la fit sursauter.

- N'aie pas peur, nous allons faire de grande chose ensemble, murmura-t-il

la jeune fille aurait adoré lui présentait ses violents respect mais sa bouche refusait d'obéir. Sa vision commençait a s'améliorer, l'individu devait avoir l'age de Gin-chan, des cheveux blond très claire tombant sur un coté de son visage, des yeux gris froid et un visage élégant au nez droit et aux lèvres fines. Sous son œil visible un grain de beauté. L'homme avait de la prestance et un aura inquiétante, rien qu'a la façon dont il bougeait Kagura vit qu'elle avait affaire à un guerrier d'exception. Elle tenta une nouvelle fois de bouger, mais elle ne réussit qu'a se tortiller comme une limace.

- Tu vas faire partie du grand projet d'Hitokage-sama, tu devrais être fière, continua l'homme alors qu'il s'était levé, attrapant une corde sur l'établi contre le mur.

Kagura réussit a faire un pauvre grimace en réponse, espérant lui monter à quel point elle intéressait au projet de ce Hito-machin. L'homme lui sourit froidement avant de lui attacher les bras et les jambes.

- Que tu le veuilles ou non tu vas nous aider.

Après quelques minutes de silence Mizuki revient accompagné d'un homme d'age mur au nez proéminent et aux lèvres épaisses. Kagura en le voyant pensa tout de suite à un mérou, si c'était bien le père de la femme et bien ils n'avaient rien en commun, à sa place la jeune fille aurait posé des questions à sa femme. Sa force commençait à revenir mais déjà le vieil homme se pencha sur elle une aiguille à la main qu'il enfonça profondément dans son bras.

Elle détestait les piqûres ! Ils allaient payer, comment osaient-ils lui faire ça ! La colère monta en elle mais en quelque seconde elle disparu. Une drôle de sensation s'empara d'elle, une impression de vide terrifiante. Elle avait le sentiment que son cœur se dessécher complètement, effrayée elle se réfugia au plus profond d'elle même pour empêcher son effacement. Puis lorsque l'homme blond parla sa voix résonna dans tout son être.

- Qui es ton maître petite Yato ?

Épouvantée, la jeune fille sentit son corps se tendre, sa bouche s'ouvrir et répondre d'une voix encore étouffée par le poison :

- Vous.

Un air satisfait se dessina sur les traits de l'homme, il posa sa main sur le haut de la tête de la jeune fille comme si elle était un chien :

-Tu m'appelleras Shimada-sama, compris ?

- Oui Shimada-sama,

il détacha les liens aux jambes, lui ordonnant de se lever, chose qu'elle exécuta tout de suite, bien qu'encore vaguement consciente Kagura ne pouvait lutter contre les ordres de l'homme. Son corps obéissait sans qu'elle ne puisse rien faire. C'était tellement frustrant, à l'intérieur elle hurlait, elle n'avait même pas la possibilité de fondre en larme. Qu'allaient-ils faire d'elle ? En quoi allait-elle les aider ?

- Combien de temps cela dur ? Questionna l'homme blond en se tournant vers la face de mérou.

- Je ne sais pas, c'est expérimental, on devrait la mettre en observation.

- Hum, faites, mais j'aimerais qu'elle soit prête d'ici deux jours...

- C'est un délais très court Shimada-dono

- Je paye pour ça, n'est-ce pas Tanaka-dono, la voix de l'homme avait pris des accents inquiétant.

Le teint du vieil homme vira au blême, il sortit un vieux mouchoir en tissus de son hakama, s'épongeant généreusement le front.

- Bien sur, ça sera fait.

- Que dois-je faire au sujet de Shiroyasha ? Lança Mizuki changeant de sujet.

- Dans deux jours ramenez le ici, je m'en occuperais personnellement, il devra parler.

- Je comprends, je vous donnerais des flasques d'antidote, il ne faudrait pas qu'il meurt avant.

On conduisit Kagura dans un espèce de cage fait de plexiglas épais, puis on l'y enferma, l'ordonnant de rester debout. Le problème était que la jeune fille avait vraiment très envie d'aller aux toilettes, elle avait toujours envie au réveil. Lorsqu'elle voulu poser la question aucun son ne s'échappa de sa bouche. Si on ne lui adressait pas la parole elle ne pouvait pas parler. Elle allait mourir d'une infection urinaire. elle imaginait la tête du sadique lorsqu'il la découvrirait morte dans une marre d'urine.

La jeune fille décida de tourner ses pensées sur autres choses que sa vessie. Premièrement la femme avait parlé d'antidote et de ramener Gin-chan ici. Elle devait absolument faire quelque chose. Ces enfoirés ne savait pas combien de temps le produit qu'ils lui avaient injecté allait tenir, le plus simple était de fausser leur expérimentation en faisant croire que l'effet était plus long que la réalité. Elle allait devoir rester debout un long, très long moment. Elle se mis a compter pour savoir combien de temps elle était incapable de bouger.

Il c'était écoulé deux mille sept cent soixante secondes lorsqu'elle put enfin bouger un orteil. Au bout d'une heure elle éprouva une grande fatigue, comprenant que c'était le contre coup du poison elle ne laissa rien paraître, mais elle savait que cela ne durerai pas. Elle sentait que son corps allait la lâcher. Concentrée au maximum elle ne bougea pas d'un centimètre. Au bout d'une heure trente, n'en pouvant plus, elle s'écroula. Elle savait qu'ils allaient lui faire passer d'autres tests mais elle devait absolument tenir, peut-être qu'en les trompant elle pourrait sauver Gin-chan dans deux jours.

- Oy, j'ai besoin de pisser bande de bâtard ! Maugréa-t-elle le visage contre le sol de sa cellule.