Bonjour! Je suis de retour !! Donc voici le chapitre 4, j'espère qu'il vous plaira! À partir de maintenant, ça mérite vraiment le rating T. En tout cas. Bonne lecture :D

Lorsque Charlie et Hermione arrivèrent au premier étage, le salon était presque entièrement vide. Il ne restait que Georges et Ginny, qui parlaient à voix basse, assis côte à côte sur le canapé.

Quand Hermione se laissa tomber sur le fauteuil en face d'eux, Ginny releva la tête.

-Elles dorment déjà?

-Oui. Grâce à Charlie.

-Les autres sont tous dehors, les informa Georges, l'air bizarrement malicieux. Vous devriez aller les rejoindre.

Hermione leva le regard vers Charlie, qui hocha imperceptiblement la tête. Georges et Ginny avaient probablement besoin d'un moment en tête à tête. Charlie mit sa veste, puis il aida Hermione à enfiler son manteau, en profitant pour caresser ses épaules et ses bras au passage. Hermione leva les yeux au ciel mais prit sa main et l'entraîna dehors à sa suite.

Oh. Visiblement, les autres étaient… bien occupés. Juste sous le charme de chaleur qui protégeait la table, Percy et Audrey étaient en train de se lécher les amygdales. Plus loin, les silhouettes de Bill et Fleur étaient visibles, si près l'un de l'autre que leurs ombres ne faisaient plus qu'une. Les autres couples étaient tous répartis un peu partout dans la cour et dans le jardin, presque tous en train de s'embrasser.

Hermione se tendit, et Charlie lui jeta un regard moqueur. Puis, il tira doucement sur son bras et l'entraîna plus loin dans la cour, jusqu'à ce que, quelques minutes plus tard, ils aient dépassé tous les autres couples. Il l'emmena jusqu'aux limites de leur terrain, près d'un arbre immense auquel Hermione n'avait jamais vraiment fait attention.

-Ils s'embrassèrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants?

La phrase eut le mérite de faire sourire Hermione. Elle répondit:

-Pour les enfants et le bonheur, j'ai des doutes. Mais je pense bien qu'on n'échappera pas au baiser.

Charlie lui sourit.

-Hum… Non. On peut y échapper, on est assez loin. On doit juste avoir l'air de s'embrasser.

Et puis, brusquement, il la plaqua contre l'écorce de l'arbre. Hermione lui jeta un regard interrogateur, auquel Charlie répondit par un sourire charmeur. Il posa sa main à côté de la tête d'Hermione, et se pencha lentement vers elle. Elle se tendit. Presque tout son corps était en contact avec celui de Charlie, qui se plaquait contre elle en la dévorant du regard. Leurs nez se touchaient presque et bientôt, leurs respirations se mélangeaient. La main de Charlie glissa, de son épaule à son bras, puis sur sa taille, pour finir par atterrir sur sa hanche. Elle dut se battre pour ne pas fermer les yeux. Il donna un léger coup de hanches, et les lèvres d'Hermione s'ouvrirent sous le choc, tandis qu'elle retenait un gémissement. Son cœur battait la chamade et sa respiration était devenue erratique. Charlie se rapprocha encore (Hermione n'aurait pas cru cela possible) et à ce moment, le moindre mouvement aurait mis leurs lèvres en contact.

À cette seconde précise, Hermione décida de se ficher des conséquences.

HGCW

Leur premier baiser n'était RIEN à comparer à celui-ci. Le premier était agréable, sans plus. Celui-là était complètement incroyable.

Charlie était incapable de penser. Ces lèvres, cette langue, cette bouche… Il lui semblait que le monde se limitait à ça. C'était le meilleur baiser de sa vie, littéralement.

Il aurait dû dominer le baiser. C'était ce qu'il faisait toujours -et puis franchement, si quelqu'un ici était en position de dominer, c'était bien lui, non? C'était son idée de faire cette blague stupide, et puis c'était lui qui l'avait plaquée contre cet arbre, lui qui, d'une simple main sur sa hanche et pression de son corps, avaient réussi à rendre ses yeux humides de désir. Alors pourquoi, par Merlin, était-ce elle qui l'embrassait aussi intensément, aussi violemment, aussi merveilleusement? Pourquoi était-ce elle qui visitait sa bouche de sa langue, elle qui caressait son palais, elle qui le faisait frissonner et réveillait son érection, elle qui le mettait à deux doigts de gémir?

Non, non et non! Ça ne marchait pas comme ça. Il était Charlie Weasley, par Merlin. Et aussi incroyable que soit ce baiser, il n'allait pas transformer Charlie Weasley en forme tremblante de désir.

Il se battit contre lui-même pour reprendre ses esprits, et réussit à reprendre le dessus pendant quelques secondes. Sauf que quand Hermione glissa sa main derrière sa tête et enroula sa taille de sa jambe, il perdit à nouveau le nord. Peut-être pour de bon, cette fois.

CWHG

Elle devait arrêter. Maintenant. C'était Charlie, par Merlin. Un des mecs qu'elle détestait le plus sur cette Terre. Le frère de son ex, et de trois de ses meilleurs amis. Et puis, tout ça n'était qu'une blague. Un jeu. Un mensonge. Elle ne pouvait PAS continuer à l'embrasser comme ça, comme ci sa vie en dépendait. Elle ne pouvait PAS s'accrocher à sa nuque comme si elle était désespérée. Elle ne pouvait CERTAINEMENT PAS entourer sa taille de ses jambes, le dos contre le tronc de l'arbre, et donner un coup de hanches vers l'avant. Elle pouvait encore MOINS gémir dans sa bouche.

Sauf qu'elle était absolument incapable de s'arrêter. Son cerveau s'était fait la malle, sa raison et son bon sens avec. Ne restait que ses hormones, son désir, son plaisir. Sa folie.

Pourquoi est-ce que lui ne mettait pas fin à ça, alors, hein? IL était celui qui avait eu cette idée stupide, et puis celui qui l'avait plaquée sur cet arbre, avec ce regard de… Bon d'accord, c'était elle qui avait commencé le baiser, mais il n'avait pas besoin de le continuer! Pas besoin de glisser ses mains sous ses fesses pour la soutenir, de les malaxer, pas besoin de gémir dans sa bouche, pas besoin de donner encore un coup de hanches, pas besoin de mettre une de ses mains sur un de ses seins…

Leurs bouches se séparèrent, et celle de Charlie glissa dans son cou. Hermione pencha la tête par en arrière, lui donnant un meilleur accès. Quelque chose, au fin fond de sa conscience, lui dit que maintenant que sa bouche était à nouveau libre, elle aurait dû s'en servir pour mettre fin à tout ça, pas pour gémir honteusement tandis que Charlie s'affairait à laisser un suçon sur la peau pâle de son cou… Mais elle ne pouvait pas. C'était juste beaucoup, beaucoup trop bon.

Ce n'est que lorsque la main de Charlie glissa sous sa robe, sur sa cuisse, puis dangereusement près de ses petites culottes, qu'elle retomba brutalement sur Terre. Au sens propre comme au figuré, puisque ses deux pieds atterrirent soudain sur le sol.

-Charlie, non!

Il la lâcha brusquement. Il était au moins aussi essoufflé et échevelé qu'elle, mais il avait l'air encore plus perdu. Il cligna des yeux quelques secondes, et puis soudain, il ouvrit la bouche d'un air horrifié.

-Oh, Merlin… Je suis désolé, Hermione… Je…

Il toussa, sans doute pour tenter d'éclaircir sa gorge et de rendre sa voix moins rauque. Hermione secoua la tête.

-Non non, ce n'est pas grave… C'est moi qui… Enfin, je suis désolée… On oublie, d'accord?

Charlie toussota, puis il hocha la tête, évitant son regard. Elle ne pouvait en être sûre puisqu'il faisait vraiment noir, mais ses joues semblaient cramoisies.

-D'accord, on oublie.

-Les autres ne sont plus là… On rentre?

-Oui, d'accord. Rentrons.

HGCW

Sur le chemin vers le Terrier, Charlie essaya de calmer à la fois son malaise et son excitation. Merlin… Il n'avait jamais vécu de baiser aussi délicieux de toute sa vie. Et, forcément, c'était avec Hermione Granger que ça devait arriver… La meilleure amie de son petit frère, la miss je-sais-tout, la gamine désagréable et arrogante…

Oh, putain. Plus jamais il ne pourrait la regarder dans les yeux. Ni la voir de la même manière qu'il la voyait avant. Qu'est-ce qui leur avait pris, par Merlin?

Quand ils arrivèrent devant la porte, Hermione se retourna vers lui. Contrairement à lui, elle semblait avoir repris complètement ses esprits et son calme. Son visage avait perdu ses rougeurs, et elle avait le même sourire doux qu'à l'habitude. Seule l'immense suçon laissé par Charlie dénonçait l'activité à laquelle ils s'étaient livrés quelques secondes plus tôt.

-Merlin, lança-t-elle d'un ton moqueur. Ne fais pas cette tête-là. Je t'avais prévenu qu'il valait mieux ne pas jouer à ça avec moi.

Charlie se retint de grimacer. Alors comme ça, elle prétendait que tout ça était prémédité? Calculé? Volontaire?

N'importe quoi. Il avait bien vu la panique dans ses yeux, quelques minutes plus tôt. Il ne l'avait pas imaginée.

…Pas vrai?

-On oublie ça, je t'ai dit. Prends ma main et souris, maintenant. On ne veut pas que ta famille s'aperçoive que tout ça n'est qu'une mauvaise blague, pas vrai?

Charlie fit ce qu'on lui disait de faire, trop sonné par le soudain pincement au cœur qu'il ressentait pour faire autre chose. Que lui arrivait-il, Merlin?

CWHG

Au moment où Hermione entra dans la maison, elle se rendit compte qu'elle aurait dû vérifier son apparence avant. Ses cheveux devaient être horriblement ébouriffés, ses yeux encore embués, ses joues rouges…

Ce n'est que quand Georges jeta un regard moqueur à son cou, entièrement découvert par sa robe, qu'elle se rendit compte d'un autre détail, bien plus important encore. Elle avait encore là un suçon laissé par Charlie, qui devait être vraiment énorme, si on se fiait au sourire immense de Georges.

Et, merde.

-Alors, vous vous êtes bien amusés?

Parfois, Hermione détestait Georges.

-Oh que oui, répondit Charlie, qui avait retrouvé son sourire mielleux et son air assuré.

Parfois, Hermione détestait Charlie aussi.

Heu, non, c'est vrai. Ça, c'était toujours.

-Tu viens, Amour?

Hermione hocha la tête et se laissa entraîner dans le salon, où il ne restait plus que la moitié de la famille. Ginny, Percy, Audrey, Ron, Luna, Bill et Fleur étaient déjà montés dans leurs chambres. Hermione s'empressa de lâcher la main de Charlie pour aller s'assoir près de Harry, mais elle eut à peine le temps de le faire que Molly se leva en s'étirant et annonça:

-Bon, moi, je vais me coucher. Charlie, Hermione, chéris, voudriez-vous venir avec moi? On doit voir comment on arrange la chambre de Charlie pour que vous y ayez assez de place pour deux.

Hermione hocha la tête et s'extirpa du divan pour suivre Molly et Charlie à l'étage. Elle proposerait sans doute à Charlie de séparer le lit en deux tout à l'heure, mais elle n'allait quand même pas dire ça à Molly.

-Je suis désolée, Hermione, c'est assez petit… Mais je suppose que vous avez l'habitude de dormir collés, de toute façon, non?

Oh, Merlin. Ce n'était pas petit; c'était MINUSCULE. Hermione n'était même pas sûre qu'il y ait assez de place pour un lit double, là-dedans. Et chaque centimètre carré de plancher qui n'était pas occupé par le lit simple était actuellement recouvert d'une variété assez impressionnante d'objets de toutes sortes: vêtements sales, objets divers en provenance de magasins de farces et attrapes, équipement de Quidditch, un balai, de la nourriture pour hibou, une cage vide… Et, au grand étonnement d'Hermione, sur la table de nuit, une grosse pile de bouquins.

-Bienvenue dans mon palace, rigola Charlie.

-Merlin, s'énerva Molly. Tu es ici depuis à peine 48 heures, et c'est déjà dans cet état?

-On dirait bien.

Molly jeta rapidement quelques sorts informulés, qui devaient être des sorts de nettoyage si on se fiait au déplacement des objets, qui se retrouvèrent tous à peu près rangés quelques secondes plus tard. D'un autre sort informulé, Molly agrandit le lit, qui atteint une taille un peu plus respectable, bien qu'encore plus petite qu'un lit double en temps normal.

-Bon… C'est le mieux que je puisse faire. Ça vous va, les enfants?

Charlie et Hermione échangèrent un regard, puis ils hochèrent tous les deux la tête silencieusement. Molly sourit, leur souhaita une bonne nuit et quitta la pièce. Dès que la porte se referma sur elle, Hermione se laissa tomber sur le sol.

-Oh, Merlin.