Philipe leur raconta la Capitole, le système des sponsors, l'histoire des Hunger Games, qu'Ondine connaissait déjà trop. Le district 4 n'avait pas de mentor, car jamais il n'avait eut de gagnant, Philipe serait donc leur seule et unique aide et appuis. Il fallut 4 jours de train pour rejoindre le Capitole, et malgré la richesse luxueuse de chaque wagon, la présence d'Aloys gâchait le peu d'admiration qu'Ondine pouvait avoir pour le décor. Elle passait son temps à lire, assise sur sa couche, ne mangeant qu'a heure décalé pour s'évité la face horrible d'Aloys, et les yeux plein de paillette de l'hôte.

Ondine n'avait dans sa tête quand elle ne s'occupait pas avec sa lecture, que la liste des anciens tributs des jeux qu'elle avait regardé, tous était mort de manière horrible, quoique, toute les morts sont horribles au fond songeât finalement la jeune fille. Son raisonnement la poussé à être fataliste, après tout, malgré ce qu'elle avait dit à sa mère, elle savait qu'elle avait vraiment très peu de chance d'en sortir vivante. Il fallait rester censé.

L'arrivé au Capitole, Ondine la vécut comme une scène surréaliste, elle s'était parée, sur les conseils de son hôte, de ses plus beaux atouts. Dans sa robe de mousseline turquoise à demi transparente, les bras parés de gants long couleur fond d'océan et son chignon structuré, elle s'assortissait dans la foule venu les accueillir, certain l'admirée au-delà du raisonnable, et elle finit par comprendre qu'elle remplissait le rôle qu'on attendait d'elle être éblouissante pour divertir, les faire rêves, leur donner du spectacle, c'était le prix de sa survie.

Elle pensât fortement : « ils veulent du spectacle ? Je vais leur en donner ».

Pensée solitaire, perdu entre deux sentences fatalistes. Elle se disait qu'elle ne les ferais pas rêver longtemps, tant que personne ne savais son inaptitude au combat elle était merveilleuse, mais quand ils verraient son niveau, ils en aimeront un ou une autre.

Puis se fut l'affront de la mise en beauté, hormis l'épilation, elle ne subit rien qu'elle n'avait connus, mais fut énervé des chuchotements de l'équipe censé la préparé. On n'approuvait pas son corps elle avait les épaules et des jambes un peu trop athlétique, une poitrine trop mince et un visage jugé trop masculin pour correspondre aux canons de beauté.

On l'a laissa attendre sa styliste dans une salle impersonnelle, froide et lugubrement chirurgicale. Une femme sans âge entra enfin, elle se présenta comme étant Juliette, et demanda à Ondine de se lever.

Une fois debout, au milieu de la salle, encore dans le peignoir de satinette grise dont on l'avait vêtit, Ondine vit entré trois personne, et ce faire ôter son dernier vêtement.

-Annulé tout ! Cria Juliette à ses sous-fifres. Cette gamine n'est pas comme ces prédécesseurs une vulgaire morue, une femme pirate ou une algue prise dans un filet ! C'est une sirène, et elle doit révéler son charme et son corps de déesse dès aujourd'hui ! Pour l'autre par contre, on garde la tenue de marin !

On prit ces mesures, et les sensations des mains sur sa peau donnèrent des frissons de dégout à la jeune femme, mais elle se laissa manipuler certainement car Juliette avait les yeux océan comme sa mère, et que les assistantes étaient certes encombrante mais délicates et attentionnés.

La robe crée à ses mesures était provocante mais très belle, une jupe longue et moulante porté de sous sa poitrine, collant sur son corps moult écailles, paillettes et autre sequins. Ses seins étaient à peine voilés d'un morceau de filet de pêche, et dans cheveux relevé, on avait clissé quelques algues caressantes, des nombreux coquillages en pierre précieuse et fleurs d'eau. Debout sur son char en forme de coquillage, tiré par deux juments couleur bué, elle était divine, Aloys faisait clairement pâle figure.

En attendant le départ, Ondine obstrua sa peur en regardant les costumes parfois ridicule des autres tributs. Les Districts 1 et 12 en tenaient vraiment une couche, les premiers parés de plumes chics, de pierre précieuse, de textile rare, mais coupé à la dernière mode, c'est-à-dire de manière asymétrique et d'un fuchsia éclatant, les derniers portaient leurs traditionnelles tenues de mineurs, la gueule noire de poussière de charbon, et sentais clairement le coup de grisou.

Mais le district 2 avait mis le paquet, transformant avantageusement son image de creuseur de granit et de fournisseur officielle de l'armé de pacificateur, en un Dieu ouvrant le sol sur demande et chef de guerre, et si la fille était effrayante dans son armure de métal frappé, le jeune homme était envoutant, un Dieu sur Terre, grand et fort, avec un regard vert émeraude percent et des traits virils.

Le défilé commençât et Ondine remplit tout les espoirs, charmante et magnifique, elle souffrit malheureusement de son partenaire, qui visage fermé et bouche pincé n'acceptait guère qu'on lui préféra son homologue, après tout, dans le district 4, c'est lui qu'on aimait, et non elle.

Mais on n'aime pas les arrogants boudeurs, et il s'attira les mauvaises grâces des sponsors, sa côte au pari s'effondra, Juliette, elle vantait au autre styliste les atouts de sa création et de la jeune femme qui portait celle-ci, usant de mots si flatteur qu'Ondine en aurait rougis.

Le discours du président, elle l'écouta à peine, elle se surprit d'ailleurs, de part sa distance vis-à-vis des discourt et autre tirade, trop de mots pour peu dire, c'était bien ce qu'elle détesté chez ceux du Capitole, chez tous en fait.

On l'a mena à sa suite, elle oublia totalement son homologue masculin et pris possession d'une large chambre, au quatrième étage. La suite luxueuse avait pour thème l'eau, une fontaine trônait au milieu du séjour, entouré de canapé moelleux. On mangeât dans des assiettes d'argents, avec des couverts au manche en ivoire, puis on se sépara, la nuit allait être courte, l'entrainement commençant aux première lueurs du jour.

Elle se leva d'elle-même en pleine nuit, et mangeât du poisson cuit en guise de petite déjeuné. Dans l'uniforme des apprentis, elle partit avant même que Aloys ne se leva. Arrivé en avance, elle pensait avoir le temps de réfléchir, de faire autre chose que paraitre et plaire. Mais quelqu'un était déjà devant la porte des salles d'entrainement. Le garçon du 11.

Il n'avait pas une mauvaise tête bien au contraire, mais sa carrure, presque aussi importante que celle des carrières rendait Ondine méfiante, elle se savait sans talent pour le combat, et bien peu pour la survie.

Les exercices confirmèrent ses soupons, elle était rapide, la plus rapide de toute, avait une bonne endurance, mais n'avait aucune aisance avec les armes, peiné en escalade, n'avait aucune connaissance en botanique, ne savait pas chasser, mais pêcher oui, heureusement, elle était rusé, mais n'avait pas droit à une deuxième chance, ces pièges devaient rendre son adversaire incapable de s'en prendre à elle, étant en désavantage au corps à corps.

Les autres tribus s'en trouvait rassurés, mêmes les plus jeunes avaient clairement leurs chances face à elle, et la fille du District 2 rêvait déjà de la tuer, d'en faire qu'une seule bouché. Aloys y aller de son petit commentaire, et il était clair que grâce a ses talents dans le lancer de couteau, il allait intégrer la traditionnelle alliance des carrières. Il manœuvrait en se sens depuis le premier matin. Ondine espérait surtout ne pas se faire plus d'ennemie qu'elle n'en avait déjà, et gardait un air neutre malgré ces échecs à répétitions. Echecs qui la faisait pleurer dans sa chambre mais jamais devant les autres tributs, cela leurs ferrez bien trop plaisir.

A la fin du troisième jour, Philipe, qui ne savait rien de l'évolution de leurs talents de survie et de combat, gazouilla que le lendemain serait le jour des évaluations.

Le tour d'Ondine arriva trop tôt a son gout, et elle se retrouva, avec un arc dans les mains, face à une cible, sans vraiment savoir comment s'en sortir elle était plus que mauvaise au tir a distance, encor plus qu'au corps à corps. Elle usa ces six flèches sans même toucher la cible, le producteur lui posa quelque questions, mais Ondine ne se souvenait de rien, ni comment faire du feu, ni quel plante appliqué sur une blessure un trou noir avait aspiré toutes ses connaissances.

Quand vient l'heure de notes, Ondine se fit peur, et s'imaginât morte au bout de quelques secondes dans l'arène.

Les deux du District 1 avait décrochait un 10, ainsi que la fille du District 2, le garçon du même District, qu'elle avait admiré au défilé, décroché un magnifique 11. Deux 7 pour la District 3. Aloys se pris d'orgueils quand son 9 apparut en plein écran. La note d'Ondine apparut, et ce fut la consternation la plus totale, jamais dans l'Histoire quoique courte des Huger Games, un tribut avait reçut la note de 0. La bulle de la Sirène, qui mit Ondine dans une panique encore plus forte. Elle n'aurait même pas le temps de descendre du piédestal avant de mourir. Hormis elle, la note la plus basse était un 6, la gamine du District 12.

Ondine s'enferma dans sa chambre, refusant de s'entrainer avant le début des jeux « de toute façon, cela ne me servira à rien. »

Quand Philipe vient la chercher pour l'interview pré-jeux, Ondine s'était donné pour devoir d'être la plus éblouissante que possible, avant sa mort toute proche. Sa robe était courte, dos nus, extrêmement décolleté, composé que d'écaille bleu vertes qui scintillait comme de l'argent lustré, pieds nus, les cheveux humide et savamment travaillé de coquillage et pierre, elle était prête pour sa dernière révérence.

Les applaudissements ne commencèrent que quand elle apparut sur scène, son seul nom ne donnait lieu qu'a un silence, mais sa tenue raviva des flammes.

Assise face au monde, elle répondit avec intelligence, humour et gaité, qui aurais pus croire qu'elle avait la mort dans l'âme ? Personne.

Elle s'assit dans le grand hall, face au écran géant pour voir ce que répondrais Aloys.

-Et qu'as-tu promis à tes amis, avant de partir pour le Capitole.

-je leur ai promis… que je tuerais le démon rouge, souffla-t-il au monde, mystérieux.

Ondine eut des frissons de dégout et de peur. Voilà donc à quoi il pensait jour et nuit, la tuer, pas même gagner, non ! Juste la tuer elle ! Même la fille du District 2 fit une grimace de dégout à cette annonce. Mais si les tributs savaient qui était ce fameux démon rouge, ce n'était pas le cas du public, qui s'intéressa tout particulièrement a ce mystérieux taciturne.