Je vous l'avais bien dit qu'il était superbe le chapitre de WJ, mais court, c'est vrai.

Tu as raison PBG, c'est la déesse de la réplique ^_^

coco, Dilinzzo, Haerys, Kimbera, love FMA, Bones, Clorefyll : Merci pour vos coms !

Et bien évidemment, bonne lecture !

En espérant que vous éviterez la crise d'AIPM à la fin...


Chapitre par : Gwenetsi

Prochain chapitre par : Washington-Jones


Chapitre 4 - Coupables

.

L'agent avait commencé sa phrase, mais était bien en peine de la finir. Gibbs s'en chargea à sa place.

- Le prince est mort, annonça-t-il gravement.

Le vieil homme se figea.

- Papa, commença son fils sans vraiment savoir comment il finirait sa phrase.

- Ça va Junior, coupa-t-il d'une voix étranglée. Ça va.

Ziva et Tim s'étaient déjà emparés de leurs affaires. Tony leur jeta un regard avant de reporter son attention sur son père.

- Vas-y, déclara ce dernier en s'approchant de lui.

Il obéit et attrapa ses affaires, prêt à suivre le reste de l'équipe, avant de s'arrêter. Senior s'était assis à sa place, le visage pâle. Tony le regarda indécis. L'homme se força à sourire.

- Ne t'en fais pas pour moi, j'ai de la lecture !

Il brandissait d'une main le roman qu'il lisait à son arrivée. L'agent ne put retenir un sourire en voyant de quel ouvrage il s'agissait. Décidément le livre du bleu faisait des émules. Voir son père lire « Deep Six » n'était vraiment pas une chose à laquelle il s'attendait.

- Conseil d'Abby, glissa Senior avec un clin d'œil.

Avant de penser à la réaction qu'aurait son père une fois sa lecture terminée, il s'élança à la suite des autres vers l'ascenseur. Il trouverait bien sur le trajet toute une série de remarques à faire au grand Thom E. Gemcity. Ça l'occuperait.


La marée était basse. C'est la première chose qu'ils constatèrent en arrivant au port. Vint ensuite l'attroupement autour du container sur les docks un peu plus loin.

En une poignée de secondes et un dérapage contrôlé, Gibbs stoppa leur véhicule. Quelques minutes plus tard, tous s'affairaient sur la scène de crime.

Le prince gisait sur le sol métallique du container, lequel se trouvait non loin d'un entrepôt et d'une machine de levage. Vêtu de sa tenue traditionnelle, l'homme paraissait dormir. Les yeux fermés, une main sur le cœur, tout le laissait croire. Cependant la tâche rougeâtre en partie dissimulée par sa paume ne laissait planer aucun doute sur ce qu'il en était en réalité.

- La balle a traversé le cœur, expliquait Ducky à un Gibbs particulièrement attentif. C'est vraisemblablement ce qui a entraîné la mort. Bien évidemment, je t'en dirais plus une fois l'autopsie pratiquée.

L'appareil photo en main, Tony mitraillait la victime et l'espace, totalement vide. Il jeta un regard à Ziva. Armée d'un bloc et d'un crayon, celle-ci faisait un croquis de la scène. Leurs regards se croisèrent, pour se détacher aussitôt. Cet d'endroit leur rappelait des souvenirs. Il n'était pas certain que se fusse une bonne chose.

Après un dernier cliché, il passa dehors. Le bleu rapportait au patron les témoignages recueillis. Le prince Omar avait été découvert quelques heures auparavant par des dockers. Ducky avait déclaré que la mort remontait aux alentours de deux heures cette nuit. Apparemment personne ne pourrait leur fournir d'informations à ce sujet, le meurtrier excepté.


De retour au NCIS, ils constatèrent la disparition de DiNozzo Senior. Tony soupira et décrocha son téléphone. Moins d'une minute plus tard, il le raccrochait en lâchant les mots « ravitaillement CafPow » et se mettait au travail.

Les recherches entreprises donnèrent de rapides résultats dans la mesure où elles n'aboutirent à rien de concluant. Le jet privé du prince était arrivé sur le tarmac d'un petit aéroclub non loin de Norfolk et de la scène de crime sur les coups de minuit. L'endroit était pratiquement désert et ne bénéficiait d'aucune surveillance vidéo. Le choix du lieu d'atterrissage était étrange et laissait supposer la volonté du prince de dissimuler sa venue aux États-Unis. En effet, personne n'était apparemment au courant, exception faite une nouvelle fois du coupable.

Ce n'était que le début de l'enquête, mais cela ne laissait présager rien de bon. Un prince qui pose le pied sur le sol américain sans mettre au courant personne et sans raison apparente, une absence de témoins, d'indices et de mobile sur son meurtre, cela n'était pas une bonne chose.

Ils achevaient de faire le bilan de leurs informations quand Senior refit son apparition.

- Je croyais que tu allais simplement chercher la boisson favorite d'Abby, l'interpella son fils dès qu'il les eut rejoint. C'était il y plus de deux heures. Tu t'es perdu en route ?

- J'ai appelé quelques connaissances suite à la mort du prince Omar.

- Tu as fait quoi ?

- Calme-toi, Junior ! Ce n'est pas la fin du monde !

Seulement, ce n'était pas le seul à qui cette annonce posait problème. Gibbs n'en était pas non plus ravi. Il s'approcha du patriarche DiNozzo avec un regard noir. Celui-ci anticipa les questions qui allaient fuser.

- Je sais pourquoi le prince est venu ici, dit-il, à Washington je veux dire.

La précision avait de l'importance. Tous le comprirent aussitôt et aucun d'eux ne l'apprécia.

- Papa ? s'enquit Tony en venant se mettre face à lui.

- Il était là pour moi, Junior. Il venait me voir moi. Il savait que j'étais à Washington.

- Qu'est-ce-que tu en sais ? Et pourquoi voulait-il te voir ?

- Son fils me l'a confirmé. J'ai eu du mal à le joindre et lui apprendre la funeste nouvelle a été terrible, mais il n'avait pas l'air surpris, comme si il s'y était préparé.

- C'est à dire ?

- Omar était là pour me prévenir. Quelqu'un cherche à nous tuer.

- Qui ?

- Une personne que nous pensions tous morte il y a des années.

- Je t'ai demandé qui !

- Un industriel avec qui nous avons été en affaire, Omar, Walter Stevens et moi-même. Il s'appelait Jerry Connolly. Il a fait plusieurs placements frauduleux et a été découvert. Il a alors tout perdu en bourse et s'est retrouvé en prison où il s'est suicidé. Omar a reçu un message signé de sa part où disait que nous l'avions dénoncé et que nous devions payer pour ça. Walter étant mort il y a déjà plusieurs années, il s'est rabattu sur nous.

- Les morts n'envoient pas de messages, Papa !

- Je sais, je pense qu'il s'agit de son fils. Il doit avoir à peu près ton âge.

- Et il veut venger la mort de son père ?

- C'est cela.

- Tu ne m'as jamais dit que tu avais reçu des menaces.

- Parce que ce n'est pas le cas. J'étais prêt à embarquer pour rentrer à New-York lorsque le NCIS m'a appelé au sujet de problèmes de comptabilité qu'il me fallait régler.

- C'était hier ! Où as-tu dormi ?

- J'ai encore quelques connaissances à Washington, Junior ! Et je sais me débrouiller tout seul !

- Ce Connolly, coupa Gibbs que la digression agaçait, vous l'avez dénoncé ?

- Jamais de la vie ! Ni Omar, ni moi n'en sommes responsable.

- Et ce Walter Stevens ?

- C'est possible. Jerry et lui ne s'entendaient absolument pas.

- Patron ? appela McGee.

- Quoi ?

- Je viens de faire une recherche sur Walter Stevens.

- Et ?

- Il est effectivement mort il y a sept ans. Il était père de trois enfants, deux garçons et une fille. Son fils aîné a été retrouvé mort pas très loin de son lieu de travail il y a deux jours. Le rapport de police mentionne qu'il a été tué d'une balle en plein cœur.

Gibbs toisa un instant Senior du regard, puis se détourna.

- Faites une recherche sur Jerry Connolly, ordonna-t-il à l'informaticien.

Il ne fallut que quelques secondes pour que les résultats s'affichent sur l'écran plasma.

- Jerry Connolly, commenta McGee, mort il y a quatorze ans.

- Chercher son fils, demanda Senior.

Le chef d'équipe lui jeta un regard signifiant de ne plus ouvrir la bouche sans son accord. D'un signe de tête, il confirma ensuite à l'agent de faire ce qu'il demandait.

- Damon Connelly, annonça Tim, trente-huit ans, fils de Jerry Connolly. Il vient d'être libéré de prison.

- Qu'a-t-il fait ?

- Meurtre. Il a tué un homme qui l'avait regardé de travers. C'est ce qu'il a déclaré en tout cas. Condamné à quinze ans, il vient de sortir.

- Il comptait sur l'influence de son père pour sortir plus tôt, expliqua Senior.

- Mais un an après son emprisonnement, ils ont été compagnons de cellule, poursuivit McGee. C'est Damon qui a découvert son père pendu.

- Et il vous en juge responsable, termina Gibbs en s'adressant à Senior.

L'homme acquiesça.

- Oui, il veut me tuer. Je suis le dernier sur sa liste.

- Mais si il a tué le fils de Walter Stevens alors que celui-ci était mort, remarqua Ziva, cela veut dire qu'il peut s'en prendre à Tony aussi, non ?

Elle avait raison. Contrairement au fils du prince qui ne risquait rien car vivant de l'autre côté de l'Atlantique et dont le père avait déjà subi la vengeance, Anthony DiNozzo Junior était une parfaite cible pour Connolly. Cependant, rien n'indiquait qu'il préférerait tuer l'un plutôt que l'autre DiNozzo.

Jethro considéra le père et le fils. Pas question de prendre le risque. Ce qu'il fallait, c'était donc...