Bonjour ! Après une longue absence, je me décide enfin à reposter cette fiction, vous allez en apprendre un peu plus sur Tara et sur son enfance. Je vous souhaite une bonne lecture !


Le lendemain matin elle se réveilla en dernier ou plutôt Fili la réveilla, à ses risques et périls … Il faut dire que Tara n'était pas très docile au réveil, il fallait y aller avec prudence. Fili s'approcha de Tara puis secoua son épaule encore une fois doucement pour ne pas trop la brusquer. Mais, la jeune femme mit un coup de poing au nain qui, eut un mouvement de recul en se tenant le nez.

« - Hey, ce n'était pas la peine de me frapper !

- Oh, pardon j'ai le sommeil on va dire agité !

-C'est bon, ce n'est rien, mettons-nous en route, nous vous attendons.

-Allons-y alors ! Fit l'intéressée tout en se redressant vivement. »

Ils reprirent la route sous des torrents de pluie, n'aidant pas les nains à avancer. Tara quant à elle était habituée à l'eau, elle avait grandit avec elle, cela l'importunait peu.

Elle était tout le contraire des nains, habitués à l'humidité des mines de la Moria mais pas à rester sous la pluie pendant un bon moment.

« - Dites, monsieur Gandalf, ne pouvez-vous rien faire contre ce déluge ? Se plaignit Dori qui était trempé.

- Il pleut maître Dori, et il continuera de pleuvoir jusqu'à ce que la pluie cesse. Si vous voulez que le temps change, il vous faut trouver un autre magicien ! Rétorqua habilement le magicien.

- Sage réponse Gandalf ! S'exclama Tara dans un éclat de rire. Vous les nains vous êtes habitués à l'humidité des mines de la Moria mais nous, les marins nous sommes habitués à tous les temps ! Dit la jeune femme pas peu fière d'elle.

- C'est vrai ? S'interrogea Fili

-Et bien oui, nous n'attendons pas que la pluie cesse, nous naviguons en pleine mer, nous devons faire avec les caprices de la nature !

-Oui, c'est vrai. Dit Fili avant d'esquisser un léger sourire. »

Ils continuèrent leur route, traversant la forêt mystérieuse qui semblait souffrir d'un mal inconnu. La jeune femme était sensible à la nature. Son éducation était basée sur le respect de la mer et de la nature en général. On lui avait toujours dit qu'en donnant à la mer, elle donnait en retour. En regardant les étoiles étincelant dans la nuit, en étant attentive aux courants marins, sa seconde mère lui donnait. Elle lui donnait la direction où aller en dialoguant secrètement avec les astres de la nuit . Ils traversaient les grandes plaines entourées de roches qui semblaient veiller sur la compagnie. Puis, Thorin décida de s'arrêter devant une maison en ruine.

« - Nous passerons la nuit ici ! Ordonna-t-il. Fili, Kili,Tara occupez-vous des poneys ! Et surtout restez prêts d'eux.

- Un fermier et sa famille vivaient ici. Dit Gandalf désolé devant les ruines de la petite maison. Je crois qu'il serait plus sage de nous remettre en route, nous pourrions aller à la Vallée Cachée.

- Je vous l'ai déjà dit, je ne m'approcherai pas de cet endroit.

- Pourquoi ? Les elfes nous aideraient, nous aurions à manger, un lit, des conseils.

- Je n'ai que faire de leurs conseils, regardez, je vous ai fait confiance pour cette aventure et vous nous amenez quoi ? Une fille totalement dépravée, alcoolique et qui a laissé la moitié de son équipage se faire tuer !

- C'est parce que je n'avais pas le choix, maître nain. Alors, avant de parler dans mon dos, vous feriez mieux de vous regardez d'abord !

- Et de plus, nous avions une carte que nous pouvons lire ! Le seigneur Elrond peut nous aider.

- C'est vrai, à quoi sert une carte si on ne peut pas la lire !

- Vous, je ne vous ai rien demandé ! Un dragon attaque Erebor, quelle aide avons-nous reçue des Elfes ? Des Orques pillent la Moria, profanent nos salles sacrées, les Elfes regardent et ne font rien. Et je devrez aller voir ceux-là même qui ont trahis mon grand-père ?

- Ecoutez Gandalf, je l'ai plusieurs fois écouté dans des situations critiques, donnez sa chance au seigneur Elrond, il se peut qu'il ne soit pas comme ses ancêtres. Conseilla la jeune femme.

- Et vous n'êtes ni votre père, ni votre grand-père, je ne vous ai pas donnez cette carte et cette clé pour que vous ressassiez le passé.

- J'ignorai qu'elles vous appartenaient ! Et vous Tara, je suis sûr qu'une fois les portes des mines ouvertes, vous vous empresseraient de voler les richesses de mon peuple !

- Oui, si vous le dites. Répliqua Tara avec un sourire moqueur.

- Bon, ça suffit vous deux ! Hurla le magicien.

Gandalf s'éloigna des deux individus qui continuaient à se traiter de noms d'oiseaux. Tara parlait dans sa langue natale et Thorin dans la sienne, ce qui donnait un mélange tout à fait incompréhensible pour les autres nains et le hobbit. Quand ils s'arrêtèrent enfin, Gandalf était parti, mécontent des comportements des deux compères.

« - Mais, où est Gandalf ? Demanda Tara.

- Il est partit, il nous a laissé. Dit Bilbo d'un ton grave et triste.

- Mais pourquoi ? Questionna Thorin

-Il a dit que la seule personne censée ici était lui puis, il est partit.

-Très bien, si il veut partir, qu'il parte ! Dépêche-toi Bombur, on a faim ! Ordonna Thorin au nain. »

Les nains s'afférèrent alors à faire un feu pour commencer à préparer à manger. Tara quant à elle avait rejoins Fili et Kili pour surveiller les poneys comme l'avait demander Thorin. Les deux neveux avaient l'air un peu plus joyeux que leur oncle en ce moment qui, n'arrêtait pas de vociférer des insultes à l'égard des elfes.

« - Oh, au fait, nous n'avons pas eu le temps de faire votre connaissance. Réalisa Kili. D'où venez-vous exactement ?

- Je suis née sur une île s'appelant Aramo, j'ai passé une partie de mon enfance dans une petite maison placée sur une falaise où l'on pouvait sentir les embruns et l'air iodé vous parvenir au visage.

- Vu comme vous en parlez, cela doit être sacrément une belle île. Rêva Kili.

-Oui, elle était jusqu'à ce que les marcheurs noirs ne détruisent tout sur leur passage.

- Mais qui sont-ils ?

- Des spectres noirs, on ne peut les tuer mais eux le peuvent. Ils viennent des profondeurs de l'océan, ce sont des âmes perdues qui n'ont pas su trouver le chemin menant vers le Bien. Après l'attaque des spectres je fus recueillie par un mercenaire qu'on nommait Dunon, il possédait un navire, la Perle Blanche dont j'ai hérité. Cet homme m'a considéré comme sa fille. Il m'a appris à voler, mentir et tricher et cela m'a bien servie dans certaines situations ! Et vous ? Je raconte mon enfance mais je ne connais pas la vôtre.

- Oui, alors, par où commencer ? Hmm … Ah oui ! Nous sommes deux frères et … Commença Fili.

-Oui mais ça, je le sais déjà ! Plaisanta la jeune femme.

- Euh oui, pardonnez-moi. Nous savons juste que nos deux pères sont morts au combat pour défendre nos mines. Nous avons été adopté par notre oncle Thorin, et plus tard, nous hériterons du royaume des nains que Thorin rebâtira.

- Alors comme cela vous êtes les héritiers du royaume des Nains. C'est très bien, oh, Bilbo arrive avec notre souper !

- Ca tombe bien, j'ai faim, je pourrai avaler un troll des cavernes ! S'exclama Kili.

- Je te déconseillerai, ça doit avoir mauvais goût ! Plaisanta Fili. »

Tara s'éloigna alors pour donner à manger aux poneys. Mais, il en manquait deux … Aussitôt qu'elle le vit, elle alla alerter les deux frères qui discutaient tranquillement avec le hobbit.

« - Euh, les garçons.

- Oui ?

-Il y a un petit problème …

- Ah oui ?

- Oui, nous avions 16 poneys, nous n'en avons plus que 14 maintenant … Que fait-on ?

- Nous n'allons pas prévenir Thorin, ça va l'inquiéter. Mais, en tant que cambrioleur, vous pourriez étudier la question.

- Heu … oui, quelque chose de gros a déraciner ces arbres, de très gros et de potentiellement très dangereux.

-Oui mais ça, tout le monde peut le voir maître hobbit, avec la taille de ces empreintes, ce n'est pas un homme ! Conclua Tara.

- Ce sont des Trolls. Dit Kili.

Mais Tara n'avait pas eu le temps de commencer sa phrase qu'ils étaient déjà partis avec le hobbit voir qui avait bien pu les poneys. Elle se retrouva seule, donc elle décida de ramasser du bois pour le feu du campement qui en avait bien besoin. Tara retourna donc au campement avec les brindilles de bois mais, personne. Elle décida d'attendre un instant, ils allaient bien revenir à un moment ou à un autre ces nains ! Pour passer le temps elle entama une chanson que lui chantait souvent Dunen, le mercenaire qui l'avait recueillie et pris soin d'elle comme sa fille.

« - Depuis que je suis tout petit ma mère m'a répété
Petit fais attention, tu n'es pas très futé
Ton père était comme toi, il est mort à la guerre
En chantant des chansons et en buvant de la bière
À tous ceux qui m'accusent de faire pleurer maman
Parce que j'ai pris la route le jour de mes seize ans
À ceux-là je réponds que je pourrais faire pire
Je pourrais regretter et penser à revenir

Lève ton verre mon ami, le jour n'est pas fini
Le soleil brille encore sur nos sombres remords
Et partout où qu'on aille sur cette terre des hommes
Il n'y a qu'une vérité : Tous les chemins mènent au rhum

Une nuit dans une ruelle, j'ai croisé un vieillard
Des cornes ornaient son front et ses yeux étaient noirs
Il m'a montré un pacte que je devais signer
Je pris la plume et sans vouloir, renversai l'encrier
À tous ceux qui m'accusent d'avoir mon âme au diable vendue
Quand il a vu qui j'étais, même lui n'en a pas voulu
Il m'a dit qu'il n'avait que faire de l'âme des crétins
Il m'a dit garde ton âme, pousse tes fesses et reprend ton chemin. »


Et voilà ! Pour info : Aramo veut dire tranquille en celte et Dunon veut dire fort. La chanson est de Corrigan Fest et s'intitule ; "Tous les chemins mènent au rhum" Voilà j'espère que ça vous a plu ! A bientôt pour le prochain chapitre !N'oubliez pas de laisser une petit review ça fait toujours plaisir merci !