Note : Merci pour vos encouragements!

RAR :

Yuya777 : Merci pour ta review!! Oui, je tiens à ce que mes lemons soient tous consentis, merci beaucoup ça me touche que tu penses ça! T'as pas encore tout vu de Siri ;)

Bon pour le BDSM (bondage, discipline, domination, soumission, sadomasochisme) (et ceci s'adresse à tous les lecteurs) il s'agit de relations amoureuses Maître Soumis. Le Maître s'occupe, et prend toutes les descisions pour son soumis qui lui appartient corps et âme (bien sûr tout cela est consenti) le Maître guide et sait ce qui est bon pour son soumis, tandis que le soumis fait honneur à celui qu'il aime. Ce ne sont pas forcément des fouets, des insultes ou quoi, juste une position hiérarchique par rapport à une autre et un total abandon de soi. Cela va aussi dans la relation sexuelle, très souvent. Il s'agit en fait d'une relation de totale confiance.


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Chapitre IV / Le pion isolé.

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Note : le pion isolé ne peut plus être protégé par un autre pion. Ici, je dirais que le pion à des cheveux gris et un air timide sur le visage...

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Remus respirait doucement, dans un monde de brumes, entre le rêve et la réalité. Il percevait plus ou moins ce qu'il lui arrivait, et là tout de suite, il aurait préféré que ce ne soit pas un moment de lucidité. Il était allongé sur un lit et Lucius le déshabillait avec soin et douceur. Mais n'empêche il le déshabillait. Il parvint à articuler.

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- Non, Lucius, s'il te plaît.

- Tu es brûlant de fièvre, Remus. Je ne vais pas te laisser mourir de chaud.

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Le Serpentard riait intérieurement. La petite poudre de fièvre avait parfaitement fonctionné. Remus serait malade quelques heures, juste de quoi le laisser s'occuper de lui. Il gardait toujours de cette poudre sur lui quand il ne voulait pas que Draco ou lui aillent à une mission trop dangereuse. Ses effets pouvaient être différents, variant d'un simple rhume à la crampe d'estomac selon la dose versée. Très pratique, en somme. Il prit le loup-garou nu dans ses bras et le cala entre ses cuisses, lui-même torse nu.

C'est à ce moment là que son jeu commença. La course de glaçons.

Remus avait un ventre très plat, finement musclé, et là, il était penché à cause du mangemort qui le soutenait. Lucius avait préparé plusieurs petites choses, dont un bol rempli de glaçons.

Il en prit trois dans sa main, et les posa en haut du torse de Remus. Geste qui réveilla totalement le loup-garou brûlant. Et il laissa les petits cubes glisser en fondant. Le cube du milieu fut le seul à rester sur le corps frissonnant de Remus et à atteindre la ligne d'arrivée imaginaire. Lucius gagna trois galions fictifs. Et Lupin ouvrit encore la bouche.

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- Qu'est-ce que tu fais...

- Je fais descendre la température, dit-il en passant les doigts dans ses cheveux. Il prit un autre glaçon et les passa sur la bouche du Gryffondor qui apprécia le geste. Il avait les lèvres sèches.

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Et le blond prit le pot de glace au chocolat. Et cuillère par cuillère, il fit manger le loup-garou qui appréciait beaucoup apparemment. Il était parvenu à apprivoiser le louveteau. Les effets de la poudre commençaient à s'estomper, et la glace faisait office. Le lycanthrope se sentit un peu mieux, assez pour se redresser et être face au beau blond. Ses yeux pétillèrent devant la dernière cuillère de glace.

Il ouvrit machinalement la bouche, estimant instinctivement qu'il y avait droit, mais Lucius ne le voyait pas ainsi. Avec un sourire que Remus ne remarqua pas, trop attentif au bout de glace marron, il lui dit.

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- Viens la chercher.

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Il passa la cuillère sur sa langue, laissant le monticule de crème glacée sur le bout de chair rose. C'est mal se dit Lupin. Très très mal. Il ne pouvait pas. Déjà que la situation est bizarre il ne pouvait simplement pas céder aux avances aussi bassement faites de Lucius. Se dit-il alors qu'il suçait avidement la langue du Serpentard.

Il ne se rendit compte des mains sur lui et du baiser langoureux qu'il échangeait que lorsque tout le chocolat eut disparu. Il se donna une baffe mentale. Le chocolat le perdra. Ce qui ne l'empêcha pas d'apprécier le traitement. Il sentit les mains puissantes du blond le faire basculer, puis son corps svelte se mettre en ses cuisses. Pas bien, se dit-il une dernière fois pour se donner bonne conscience.

Il n'était pas habitué à se lâcher, même devant Sirius avec qui il avait partagé ses premières fois. Il préférait qu'on le prenne de dos, pour qu'on ne voie pas son visage rougit par l'excitation. Ni son sexe honteusement dressé d'ailleurs. Là, il n'avait aucun moyen de se cacher, alors il n'avait que tourné la tête de côté, les joues rouges. Lucius passait sa main sur son torse, effleurant à peine la peau blanche et fine de Lupin, et se pencha à son oreille.

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- Touche-moi.

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Remus eut un léger sursaut, et fermant hermétiquement les yeux, il posa d'abord ses mains à plat sur le torse parfait du Serpentard, et puis descendit lentement, appréciant la douceur de la peau, la dureté du muscle. La voix suave résonna encore à son oreille.

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- Plus bas, Remus.

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Il était maintenant certain qu'on pouvait faire cuire un œuf sur son visage. Sa main droite descendit, un peu maladroite, et passa sur le pantalon déformé du blond. Il retint un hoquet, et descendit ses doigts par dessus le tissu le long de la verge durcie. Il remonta tout aussi lentement, ne se rendant même pas compte qu'il haletait lui-même.

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- Retire ces vêtements inutiles. Je veux sentir tes mains sur moi.

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Lui, ouvrir un habit? Mais d'habitude c'était Sirius qui faisait tout! Lui il écartait les cuisses et attendait que le plaisir vienne sans lever le petit doigt! Déglutissant, il se battit quand même contre le bouton et la braguette, avant de faire descendre pantalon et boxer. Lucius s'en débarrassa d'un mouvement souple avant de se mettre presque totalement sur le lycanthrope. Leurs érections se touchaient parfois furtivement, mélangeant leurs fluides, se caressant l'espace d'une seconde. Électrisante sensation.

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- Caresse-moi.

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Alors la douce main de Lupin descendit encore entre les deux bassins perlés de sueur, et il prit à pleine main l'érection du blond, chaude, douce, excitante. Il touchait sans le vouloir son propre sexe alors qu'il entamait une masturbation sur l'autre, en prenant toutes les précautions possibles pour bien faire. À force de frotter contre sa verge, il allait atteindre le point de non retour. Son poignet était déjà humide de sa propre pré-semence. Malefoy parut s'en rendre compte, et avec un sourire, il enchaîna.

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- Regarde-moi. Les yeux d'or plongèrent dans l'acier en fusion. Il était vraiment troublé. Dis-moi ce que tu veux, là, maintenant, Remus.

- Je... Il déglutit, et rougit encore plus si c'était possible. Toi.

- Dis le en entier.

- Viens. Toi, Lucius. Viens en moi.

- À tes ordres, dit-il en plongeant vers sa bouche tremblante.

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Lupin sentit les doigts de son dominant entrer en lui, et ne put s'empêcher de gémir. Lucius savait s'y prendre pour que ce ne soit qu'un pur bonheur dès le départ. Le Serpentard avait abandonné sa bouche, et Remus gémissait doucement, pendant que son cou était dévoré.

Les doigts mimaient un sexe, variaient la cadence, fouillant les zones sensibles, écartant sensuellement les chairs. Et Alors que Remus perdait le contrôle de son cœur et de son corps, prêt à jouir, le blond se retira, et mit sa propre verge à l'entrée du lycanthrope. D'une poussée il fut en lui, leur arrachant à tous les deux un cri, et Remus du se cambrer sous l'effet du plaisir trop fort. La gorge offerte, les yeux révulsés, Lucius ne résista pas. Il entama les vas-et-vient, trop excité lui-même pour prendre un rythme doux, poussant les hanches du Gryffondor à chaque coup de reins.

Remus griffait les draps, les yeux dans le vague, la bouche ouverte en un cri muet, ne demandant que sa libération. Encore un peu, il en était si près. Son sperme se déversa sur son ventre alors que Lucius se crispait en lui dans sa propre jouissance.

Il se sentit embrassé, pendant que le Serpentard se retirait doucement pour se caler dans son dos. Ce n'était pas au goût de Lupin qui se retourna immédiatement pour trouver la chaleur du torse encore humide.

Il embrassa le front du trop adorable professeur de DCFM avant de sombrer lui aussi dans le sommeil.

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...

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Severus rentra dans ses appartements, épuisé. À peine la porte fermée que vague noire fondit sur lui, le faisant tomber à terre. Il allait se mettre à hurler quand il vit Sirius enlacer amoureusement ses cuisses, sa tête frottant dessus, ses cheveux éparpillés tout autour de lui comme un soleil noir.

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- Je suppose que tu me diras bonjour de cette manière maintenant. J'ai des nouvelles de Harry.

Le visage de Sirius se leva à la vitesse éclair pour se trouver à un centimètre à peine de celui de l'animagus.

- Il va bien. Il ne semble pas malheureux, du moins quand on regarde la situation dans laquelle il se trouve. Draco fait bien son travail.

Une langue sur sa joue lui répondit. Il poussa la tête de Sirius avec le plat de sa main.

- Arrêtes ça, c'est dégoûtant. J'espère sincèrement que tu ne te lèches pas l'anus comme les vrais chiens. Maintenant je sens la salive, c'est malin!

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Severus s'arrêta en pleine action. Mais il se passait quoi, là? Ils étaient en pleine guerre, il avait un Lord sur le dos et il jouait au chien et au Maître avec ce crétin de Black? Il regarda le visage joyeux et interrogatif à la fois du Gryffondor. Non, il ne jouait pas, non il n'oubliait pas. Il avait juste trouvé une bulle pour ne pas devenir vieux avant l'âge. C'était ainsi que Sirius avait résisté douze ans aux détraqueurs. Il avait du se constituer un monde à lui, et aujourd'hui, il lui permettait d'avoir le sien pour rester lucide et fort. Il eut un sourire, et tapota la tête de son chien.

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- Ce soir tu dors dans le sofa. Si je te trouve dans mon lit tu le sentira passer.

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Il partit se rafraichir le visage, et envoya un message à Lucius. La journée avait été rude. Il fit une rapide toilette, et un elfe lui apporta une infusion. Il n'avait besoin de rien de plus pour ce soir. Il s'enferma avec dans son laboratoire de potions, et lorsque la lune était déjà haute, en sortit pour espérer trouver un peu de repos. Il se laissa tomber et sombra dans le sommeil.

Le soleil le trouva nu, sous ses draps, Sirius collé à lui. Évidement, il était un chien, alors il réagissait comme tel. Il n'obéissait que quand ça l'arrangeait. Alors le terrible maître des cachots philosopha, et caressa la tête de Sirius qui sourit et chercha plus. Passer d'un extrême à l'autre ne lui ferait pas faire de vieux os, se dit-il en démêlant les longs cheveux noirs de ses doigts fins.

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- Sirius. Bientôt il va falloir que je te prenne avec moi. Les mangemorts se poseront des questions si je te laisse chez moi en permanence. Tu va devoir faire tout ce que je te dirais sans broncher.

Sirius se colla encore plus à lui en signe de réponse. Severus continua.

- Il y aura tout le monde, et beaucoup que tu ne connais pas. Tu verras Harry aux pieds de Voldemort probablement attaché, mais il faudra que tu te taises. Tu verras Remus dans la même situation mais tu ne devras rien dire.

Sirius regarda son « maître ». Il parlait maintenant, les yeux fixant un point imaginaire, comme s'il ne lui parlait plus vraiment, ses doigts caressant toujours les longs cheveux noirs.

- Je devrais probablement te « prêter » à certains pour montrer à quel point je te hais. Et sourire si je te vois souffrir. Mais tu ne mourras pas, car...

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Sa voix se coupa alors que Sirius se calait entre ses jambes pour dormir de tout son long sur Severus. L'espion avait tout supporté sans rien dire, et l'animagus était le premier à entendre ce qu'il avait vraiment sur le cœur. Subir Voldemort sans dire un seul mot, obéir toujours et encore, tuer pour son compte, baisser les yeux. Et attendre comme un lâche que son règne se termine enfin.

Sirius blottit sa tête dans le creux du cou de Severus, et le mangemort passa longuement ses doigts dans l'eau noire et douce, apaisante. Quelques minutes plus tard, calmé, il put partir un peu plus fort pour donner son traitement à Voldemort. Juste avant d'ouvrir sa porte, le sourire sur les lèvres il lança.

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- Sois sage en mon absence.

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...

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Draco avait prit place sur le coussin avec Harry. Il avait eut le droit de garder ses habits de nuit, à savoir une simple chemise et un boxer. L'énorme pouf pouvait facilement les contenir tous les deux, et il se mirent l'un en face de l'autre. Timidement, Draco avisa le brun qui dormait, et lia ses doigts aux siens, pour avoir moins froid. Et Harry resserra les siens, faisant sourire le Serpentard.

Leurs cœurs battaient un peu vite, et le blond sentit ses joues se colorer quand les deux émeraudes furent découvertes. Elles brillaient encore plus dans la pénombre. Et puis le Gryffondor se rapprocha encore, et se cala dans les bras du Serpentard, se sentant protégé ainsi.

Draco embrassa la naissance du front, puis la cicatrice. Et alors qu'il allait donner un dernier baiser, Harry releva la tête et reçu ses lèvres. Le baiser était mouillé, maladroit, les dents s'entrechoquèrent. Mais c'était chaud, doux et bon. Ils s'embrassèrent longtemps, et ni l'un ni l'autre ne sut à quel moment le sommeil les avait pris.

Voldemort s'éveilla d'une humeur égale à ses autres jours. Il vit les deux adolescents entrelacés, et eut presque envie de sourire. Harry allait apprendre aujourd'hui où était sa vraie place.

Severus entra à sept heures précises comme à son habitude, et laissa la potion. Mais Voldemort lui intima d'un souffle de rester, et de s'asseoir dans le siège à côté de lui. Il se lança un sort de silence et but la potion, arrachant pratiquement les accoudoirs sous le coup de la douleur. Au bout d'une longue minute durant laquelle Severus avait essayé de rester stoïque, Voldemort redevenu jeune et beau leva le sort d'un mouvement souple du poignet. Et il attendit.

Et puis Harry bougea un peu, comme un chiot qu'on sort trop tôt du sommeil, et les instincts de Draco firent effet. Ses instincts de survie. Il fut debout en trois secondes, faisant sursauter le Gryffondor pour le coup. Et le brun vit à nouveau le démon de beauté dans son fauteuil. Il respirait le sadisme et la cruauté, il n'avait rien d'angélique. Il était purement fait de sexe et de feu. Et à côté, Severus.

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- Viens, Draco. Emmène la chose avec toi.

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Le blond ne dit pas un mot, et détacha la longue chaine de Harry du mur, avant de le traîner derrière lui. Harry n'avait même pas froid, Voldemort semblant aimer qu'il fasse presque chaud dans ses appartements. Voldemort invoqua une simple couverture sur le sol.

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- À quatre pattes la dessus, Potter.

Le jeune homme obéit. Draco allait lui faire des choses devant lui, et Severus. Rien d'anormal, donc.

- Draco. Derrière lui. Tu dois t'apprendre à toi même qui est le maître. Son corps est à toi.

Harry anticipait. Il savait qu'il valait mieux prendre ça comme un plaisir plutôt que se rétracter et avoir mal.

- Prépare-le.

- Oui, Maître.

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Il inséra doucement deux doigts en lui, et toucha directement la prostate. Harry réagissait déjà, son corps devait être très sensible. Il écarta de son mieux l'anneau de chair, et continua sous le regard brûlant de son maître, alors que son boxer devenait serré. Harry avait déjà baissé son torse, ne se tenant que sur ses coudes, le visage rouge.

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- Prends-le.

Draco baissa simplement son boxer, faisant abstraction de la présence de son parrain dans la salle et s'enfonça très facilement. Il allait commencer les vas-et-viens que Voldemort parla encore.

- Assieds-toi. Je veux que Severus voie à quel point ce qu'il a tenté de protéger est une chienne en chaleur.

Draco obéit, et les fit tous les deux pivoter, en tenant le torse de Harry. Le brun était assis sur lui, face aux deux autres Serpentard.

- Écartes ses cuisses.

Avec une honte compréhensible, Draco obéit encore. Et Harry, rouge tomate, fermant les yeux se retrouva exposé plus qu'il ne l'aurait pensé, le sexe dressé, les fesses écartées, appuyé sur les cuisses de Draco.

- Possède-le.

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Alors le blond souleva lentement Harry, et commença à le prendre. Le Gryffondor retombait lourdement, faisant claquer ses fesses sur les hanches du brun en gémissant sans pouvoir se retenir. La situation était horrible. Elle aurait du l'être. Mais Harry ne pouvait s'empêcher d'aimer être vu ainsi. Severus voyait absolument tout. Jusqu'à la verge enflée de Draco qui entrait et sortait de l'intimité du brun de plus en plus rapidement, alors que le sexe de Harry se trempait de lui même, et bougeait au rythme des soulevées.

C'était excitant, et il s'en voulait d'aimer ce spectacle.

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- Regarde Severus à quel point ce petit « survivant » est un dépravé. Il n'a même pas la dignité de rester frigide.

- Je le vois, Maître.

- Plus vite Draco, dit Voldemort avec une voix tout à fait mesurée.

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Et Draco d'aller plus vite, plus fort, et de cacher son visage dans le cou du brun. Et son esprit fut envahit de l'image de Harry gémissant et rouge se faisant prendre par lui. Voldemort lui transmettait la vision qu'il avait lui même. C'en fut trop, et le blond ne put s'empêcher de jouir. Il voulu continuer, alors que Harry gémissait de plus en plus fort, mais le Lord parla.

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- Stop. Laisse-le dans cet état.

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Le jeune Serpentard se retira, poussant doucement Harry à se mettre à quatre pattes pour qu'il puisse se lever, voyant que le brun avait déjà passé le point de non retour. Il ne retenait plus rien et retomba assis, excité comme jamais, les yeux voilés.

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- Viens, Harry Potter. Viens à moi.

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Le survivant se leva difficilement, et fit les deux pas qui le séparait du Maître, les jambes tremblantes. Presque violemment, Voldemort prit son sexe et y appliqua deux mouvement de va-et-vient, avec un sourire sadique. Un long jet de sperme atterrit sur le sol alors que le brun rejetait sa tête en arrière en gémissant. Voldemort le poussa sans forcer, et Harry tomba simplement sur la couverture, épuisé.

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- Une chienne en chaleur, redit Voldemort amusé devant Severus.

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Draco s'était levé et rhabillé et attendait, tout simplement. Le maître des potions regarda le corps alangui et essoufflé de Potter sur la couverture. Il était un jouet, il n'était pas battu, en revanche, une relation vraiment étrange s'était instaurée. Le survivant était tombé au plus bas de la dépravation. Mais était-ce un sort pire que les doloris à répétition dans la trop petite cave du manoir? Et quand le Lord en donna l'ordre, il vit le blond soulever doucement le corps brun en tirant sur la laisse en fer, et l'espace d'une seconde, il cru voir un sourire sur les lèvres de l'élu.

Un... sourire?

Draco mit encore le sort d'intimité, et retira le collier. Immédiatement, le brun se jeta sur ses lèvres, et le blond répondit fiévreusement au baiser, entourant le Gryffondor de ses bras. Ils se séparèrent presque brusquement, un sourire aux lèvres.

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- Je suis...

- Non, dit Harry. Tout va bien. Vraiment. Allé, sinon IL va devoir attendre, et ce n'est jamais bon quand IL attend.

- Oui, fit Draco qui comprenait bien au delà des mots du brun.

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Alors qu'ils se frottaient l'un l'autre, Harry accepta. Il y avait été forcé. Voldemort lui avait ouvert les yeux au couteau, mais il comprenait à présent. Il n'avait pas perdu au moment où Voldemort l'avait eu entre ses griffes. Il avait perdu dès sa naissance. Il n'était là que depuis trois jours. Trois jours où on ne lui demandait rien d'autre que de se soumettre aux assauts de Draco, chose à laquelle il s'y prêtait avec bonne grâce.

On ne lui demandait pas de sacrifier sa vie pour tuer un Lord, pas d'avoir le poids du monde sur les épaules, pas même de faire honneur au sacrifice de sa défunte mère. Il était la chose de Voldemort. Il était là, et c'était suffisant. Il avait presque besoin d'un Maître sur qui se reposer, qui ferait tout à sa place. Il en avait marre de prendre sur lui. Et Voldemort le lui offrait d'une certaine façon. Il était traité plus bas que terre mais il s'en foutait royalement. Et il aimait se faire dominer de cette manière.

Il aimait cela.

Et Voldemort le savait déjà.

Son corps, son âme lui avaient appartenu le jour ou le Lord l'avait comprit. Il était dépendant de Voldemort. (1)

Quand ils revinrent, le Lord déjeunait tranquillement avec Severus. Un plat et un fauteuil bas avait été placé pour Draco, et à droit du fauteuil du Maître, entre Voldemort et Snape, un coussin pour Harry. Il avait pardonné. Le brun se mit docilement à sa place, et les doigts coururent dans sa chevelure douce.

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- Tout le monde sera présent cet après midi, en l'honneur de l'anniversaire de Salazar Serpentard. Je veux que tu y soit, Draco. Severus, tu y emmènera Blaise. Il doit voir comment cela se passe.

- Bien Maître. Il remarqua la main du lord glisser un bout de viennoiserie dans la bouche du Gryffondor qui ouvrit docilement les lèvres.

- Oui, mon Maître, dit Draco, content que le brun ne soit pas plus puni que ça.

- Je veux y voir vos chiens, je ne veux pas d'elfes impurs à ce rassemblement. Tu prépareras Harry, Draco, selon mes instructions. Il posa une jatte de lait sur le sol, un sourire pervers sur le visage.

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Severus se retira en baissant le regard respectueusement, pendant que Voldemort se levait pour donner ses leçons à Draco. Il vit Harry se coucher sur son coussin, et laper, tel un chat, le liquide nourrissant, avec précautions.

Draco exécutait le sortilège pour la vingtième fois sans succès. Il était en sueur, et très énervé. Plus loin, vers la table basse il voyait Harry qui somnolait, et enviait presque son sort. Il n'avait pas à maintenir un niveau, lui! La vie de chien avait du bon.

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- Sois plus attentif, siffla Voldemort. Le sort de permutation est simple, celui de fusion tout autant alors pourquoi ne parviens-tu pas à faire ceci?

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Il leva sa baguette, et d'un informulé, deux liquides, l'un bleu l'autre rouge, lévitèrent et tournèrent l'un autour de l'autre dans une sphère parfaite, tel le Yin poursuivant éternellement le Yang.

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- Je suis désolé, Maître. Le dernier mouvement...

- N'est pas plus compliqué que les autres, dit encore le Lord. La maîtrise des liquides est un art qui ouvre beaucoup de portes, Draco. Savoir contrôler le sang de ton adversaire peut être salutaire. Recommence.

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Et Draco de refaire encore l'enchainement gestuel. Cette fois-ci, les deux liquides restèrent suspendus une seconde avant de retourner dans leurs vases, au lieu de tomber à terre. Le Lord parut satisfait et eut un faible sourire. C'est à ce moment que le blond réalisa. La potion avait de réels effets à long terme. La forme et la jeunesse qu'ils retrouvait chaque matin étaient en réalité ce qu'il deviendrait au dernier terme de sa transformation. Et là, son nez, qui avait été réduit à deux fentes, avait réapparut, fin, droit. Même si la couleur de sa peau restait pâle et grise, son visage était plus humain.

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- Fais une pose. Nous reprendrons plus tard.

- Oui, Maître.

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Draco reprit son souffle, et arrangea ses cheveux, collés sur son front. Voldemort partit dans sa bibliothèque, probablement l'affaire d'une heure ou deux. Le blond s'approcha de Harry, et prit son siège habituel avant de l'appeler.

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- Eh, Potty!

- Mmh?

- Tu oses dormir dans un moment pareil?

- Je ne mange pas beaucoup, alors je suis fatigué. Tu as l'air de bien t'en sortir, Draco.

- Pas trop mal. Mais toi, ça va?

- J'ai connu mieux, et je pensais pas qu'un jour je dirais que je suis habitué à être à poil dans le manoir Malefoy devant toi et Lui.

- Y'a un début à tout, dit Draco avec un sourire un peu gêné.

- Au fait Draco. Je n'en ai jamais parlé, mais je ne savais pas que tu préférais les hommes.

- Ce n'est pas une préférence. C'est comme ça. Je suis aussi bien avec une fille qu'un homme. Et puis même si j'étais gay, et que je devait faire perdurer la lignée des Malefoy, c'est pas comme si les grossesses chez les hommes étaient impossibles.

- ... Pardon?!

- Tu le savais pas? Le corps d'un homme peut recevoir un embryon, même chez les moldus, le problème, c'est qu'il bouffe tout ce qu'il y a autour. Avec une potion, on peu régler ce problème, et rendre un sorcier enceint. Eh tu vas bien? Tu es tout pâle! (2)

- Oui... ça va. Je crois. Mais juste... ça entre et ça sort par où?

- Ça entre par... le seul trou que les hommes aient pour faire ça, et la magie interne trouve elle même un lieu pour la nidation vers le nombril. Et pour sortir, chirurgie magique, la plupart du temps. Sinon la magie innée fait son travail, et le ventre présente une ouverture permettant d'extraire le bébé, qui se referme ensuite.

- Merlin...

- Comme tu dis. Au fait... Je... Je suis désolé.

- Pourquoi? Le brun s'était redressé.

- Toutes ces années, les duels, les coups bas...

- Je t'ai au moins rendu tout ce que tu m'as fait. Laisse tomber ça. L'important c'est que tu n'aie plus cette haine maintenant je veux dire. J'aurais vraiment été mal.

Le silence s'installa de longues secondes, avant que Draco, tête baissée ne murmure.

- Si c'était à refaire... Tu irais encore dans cette forêt?

- Oui, souffla le survivant.

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Le sourire que Draco affichait, mi-résolut, mi-soulagé lui répondit. Lui aussi l'aurait refait.


Il était dépendant de Voldemort... (1) : Vous allez me dire : Ah mais c'est super rapide, Harry est déjà soumis etc... Oui, mais oui mais non. C'est une fic basée sur le BDSM (pas forcément les croix de saint André, les fouets ou le cuir), les relations de Maître à soumis. Un vrai soumis se sent immédiatement à sa place lorsqu'il est sous la tutelle d'un Maître qui sait comment le diriger, même s'il ignore lui-même qu'il est soumis. Je voulais que Harry soit un parfait soumis sinon, toute ma fic aurait été considérée comme un viol à peine consentit. Cela peut paraître étrange, mais j'essaye de donner es sensations qu'il est sensé avoir, la sécurité, se sentir protégé d'une certaine manière, et fier d'appartenir à quelqu'un.

Le corps d'un homme peut recevoir un embryon, même chez les moldus... (2) : Si, c'est possible. De nombreuses expériences ont été menées, en implantant des embryons dans le gras du bide de singes mâles. L'embryon se développait tout à fait normalement, mais comme il n'y a pas d'utérus, l'embryon se met à bouffer toute la graisse, puis les muscles présent dans son entourage, et finit par tuer son hôte. Oui, ça ressemble à Alien, et ça prouve à quel point la paroi de l'utérus est résistante!


Honte à moi j'avais oublié ma note de fin!!

J'espère que vous avez aimé!! Dans le prochain chapitre? du citron évidemment! xD

Merci pour les reviews!