Chapitre 4 : Le camping ! :

Merci Alianor pour ta review ! Ton commentaire me fait très plaisir, et tu vas en apprendre plus sur mon personnage, mais patience ! J'espère que ce chapitre te plaira, bonne lecture!


Le lendemain au lycée, toute la classe est rassemblée dans l'amphithéâtre. Une salle immense aux sièges rouges et aux murs noirs. Une grande estrade sert pour différentes activités (théâtre, concerts…) le mur derrière l'estrade est tout blanc.

Je suis placée entre Bakura et Anzu. La directrice arriva sur la grande estrade et son « bonjour à tous » et surtout son « silence ! » firent taire tout les élèves.

« Eh c'est quand qu'elle se change ct'e meuf ?! » Cria un des élèves qui fut aussitôt renvoyé de la salle par un professeur.

En effet, notre directrice porte encore son tailleur rose bonbon. Ses longs cheveux noirs sont toujours relevés en chignon et ses yeux bleus sont cachés derrière de petites lunettes rondes.

« Mes chers élèves, votre classe a été choisie pour un événement tout particulier et très enrichissant.

- Je crains le pire… Murmura Jôno-Uchi.

- Sachez qu'avec vos professeurs de sciences, de sport et d'histoire, vous allez tous partir en sortie pendant plusieurs jours…

Des cris d'enthousiasme retentirent dans la salle, coupant la parole de la directrice.

« Et ben tu vois ce n'est pas si terrible. » Dit Honda à Jôno-Uchi.

La directrice hurla aux élèves « Silence ! » et nous voilà tous effrayés !

« Comme je le disais, le lycée va organiser dans moins d'une semaine une sortie en camping ! »

Ah… Maintenant on a perdu toute la classe.

Personne n'avait l'air enthousiaste. Les élèves sont tous choqués, et j'entends même quelques « quoi ? » et « Hein ? ».

La directrice reprit :

« Vous serez en bord de mer et vous aurez la forêt derrière vous. Je laisse maintenant la place à vos professeurs. »

Manque de chance, le professeur de sport qui sera avec nous est celui des garçons, monsieur Karita. Un homme qui possède quelques cheveux noirs, des yeux marron, et d'imposants sourcils.

« Bonjour jeunes sportifs. Commence t-il à dire de sa grosse voix. Comme vous vous en doutez, vous allez découvrir différents sports tels que le surf, la plongée, l'escalade, la randonnée. Et d'autres que vous connaissez déjà tels que le volley, le foot, le basket…

- Ohlà, il ne s'arrête plus lui ! Murmure Jôno-Uchi.

- Je rêve, il se croit où là ! » Dit Honda.

« Et vous devez impérativement ramener : maillots de bain, shorts, baskets, chaussettes, joggings… »

Le professeur continue son énumération de choses inutiles. Anzu finit par soupirer. Le seul qui reste calme et souriant est Bakura. Je comprends maintenant pourquoi les garçons se plaignent des cours de sports.

Les deux autres professeurs échangent un regard fatigué, et le professeur de sciences finit par intervenir. Madame Lyne est une femme très gentille aux longs cheveux noirs et aux yeux noisette.

Elle explique alors son programme, et le professeur d'histoire, monsieur Luth, un brun aux yeux bleus explique ensuite le sien.

Enfin, la séance est levée, nous laissant tous faire nos commentaires.

« La poisse ! Fit Jôno-Uchi.

- Mais non ça va être super ! Dit Anzu avec un sourire franc.

- Nous faire venir un samedi matin pour ça… Poursuit le blond.

- Tu n'as pas une heure de colle toi ?

- Merci de me le rappeler Honda…

- Eh on pourra être à deux par tente ! Dit Anzu.

- Parce qu'en plus on sera dans des tentes ! Crie Jôno-Uchi en écarquillant les yeux.

- Mais bien sûr, puisque c'est un camping. » Dit Bakura.

Le blond panique à l'idée de se retrouver avec Kaiba.

« On se mettra ensemble Yûki, si cela sera possible ? Demanda Anzu.

- Si tu veux oui. »

Bakura me fixa d'un air triste. Jôno-Uchi en profita.

« Désolé pour toi Bakura, mais les filles ne seront pas dans la même tente que les garçons.

- Mais ce n'est pas ça le problème ! Répond l'albinos.

- Ben c'est quoi alors ? Tu parais bizarre.

- Je… » Puis il se mit à courir en direction de la cour.

On s'échangea tous un regard surpris.

« J'y vais… » Dis-je, puis je suis le chemin du garçon. Il est assit sur un banc la tête entre les bras.

« Bakura ? »

Pas de réponse. Je m'assieds à côté de lui et lui touche les cheveux. Il se relève les larmes aux yeux. Ayant quand même un peu de pitié, je lui demande ce qu'il ne va pas.

« Tu me fais tellement penser à Amane…

- Qui ?

- Ma petite sœur… Tu es aussi douce et gentille qu'elle avec moi, elle me manque tellement. » Il se remit à sangloter.

Même si je n'ai pas l'habitude de réconforter les gens, j'ouvre la bouche pour le réconforter, mais il parle avant moi.

« Prends moi pour un fou si tu veux, mais je te confesse qu'il m'arrive de lui écrire des lettres…

- A ta sœur ?!

- Oui, j'écris pour elle alors qu'en réalité je me parle à moi-même. Tu peux me dire que c'est pathétique ou que je suis fou, on me l'a souvent dit.

- Mais je ne te dirai jamais cela, Bakura ! »

Le jeune garçon a les yeux tout rouges à cause de ses larmes. D'un coup, ses yeux deviennent plus sévères, son visage plus dur, et ses cheveux en bataille.

« Bakura ? Tout va bien ? »

Il ne répond pas. Il est complètement différent. Il fait presque peur. Il attrape une mèche de mes longs cheveux détachés et me fixe avec insistance. Moi qui n'ai peur de rien, je ne peux m'empêcher d'avoir un frisson qui me parcourt le corps.

Mais où est passé le jeune homme qui pleurait il y'a un instant ? Et pourquoi a-t-il ce sourire sadique dans un moment pareil ? Le jeune homme se rapproche de moi.

« Bakura ! Arrête ça ! »

Le garçon met sa tête entre ses mains comme pour se ressaisir. Il ouvre ses grands yeux et retrouve son visage innocent. Il me sourit tristement comme si rien de cela n'était arrivé.

« Bakura… » Mais un surveillent vient nous voir pour nous demander de bien vouloir rentrer chez nous.

Une fois chez moi, je décide de m'allonger sur mon lit. Je jette un coup d'œil à la liste de ce qu'il faut ramener pour le camping. Après avoir sortit une grosse valise couleur bordeaux, la sonnette de ma maison retentit. Je descends les escaliers pour ouvrir à Anzu qui me dit avec un grand sourire :

« Coucou, je passe juste pour t'aider à faire ta valise.

- C'est gentil Anzu, mais je peux me débrouiller toute seule… Oh et puis si, rentre. »

On arrive alors dans ma chambre, et Anzu ne peut s'empêcher d'admirer la pièce. En effet, il s'agit d'une grande salle avec plusieurs posters d'animaux et de chanteurs accrochés aux murs. Un lit est positionné le long du mur. Un grand bureau, une étagère de livres, et une grande armoire sont aussi contre les murs. Sans oublier l'ordinateur, une petite télévision et une porte menant à une salle de bain privée ! Il y a même un petit balcon derrière la fenêtre.

« J'adore ta chambre ! » Dit la jeune fille.

Anzu ouvre la porte de mon armoire et me dit :

« Sort les vêtements que tu veux prendre et je vais choisir ce qui te convient le mieux. »

Nous avons mis une bonne heure à tout ranger dans la valise, entre les maillots de bain, les vêtements etc… La valise est plutôt bien remplie. Je suis tout de même contente qu'Anzu soit venue m'aider.

« Merci Anzu, mais pourquoi fais-tu tout cela pour moi ? Tu as aussi ta valise à préparer.

- Et bien… » La jeune fille s'assit sur mon lit qui possède une couverture dans les tons orangé avec un chat noir dessus. « En vérité, je n'ai pas d'amies « filles ». Enfin si, mais pas à Domino. Je passe surtout mon temps avec les garçons, alors les autres filles me fuient. Elles me considèrent comme étant un garçon manqué et donc, quelqu'un de peu fréquentable.

- Je comprends, à force d'être avec des garçons, tu voudrais être entre filles.

- Mais toi, pourtant tu n'es pas totalement comme moi, alors pourquoi penses-tu que les autres te fuient ?

- Je ne sais pas trop… » Dis-je en m'asseyant à côté d'elle. « J'ai toujours eu cette impression, que les gens m'évitaient. Au collège comme dans mon ancien lycée. J'ai l'impression de les effrayer, d'avoir quelque chose de vraiment laid en moi. Et lorsque les autres restent avec moi, ils profitent de ma générosité… Je ne sais pas dire non. Mais cela va changer ! » Dis-je en me levant brusquement.

Voyant l'expression de surprise sur le visage d'Anzu, je me remets à côté d'elle, prenant mon petit chat tricolore dans les bras. Les ronronnements de ma petite Koshka* suffisent pour m'apaiser.

« Au fait, je trouve que Bakura a un comportement étrange… Dis-je pour changer de sujet.

- Oh tu sais, Bakura est un garçon très timide et sensible, il garde tout pour lui, je suppose qu'il a dû craquer d'un coup. Lui aussi a peu de gens qui le comprennent.

- Je ne parlais pas de cela Anzu. A vrai dire, lorsque je suis allée le consoler il était très étrange. Son expression faciale a changé si vite… Il est passé du visage d'un doux garçon en larmes à celui d'un… comment dire, son regard était plus froid, ses cheveux plus ébouriffés, ses yeux plus profonds. Il avait même un sourire sadique. J'ai même eu l'impression qu'il était possédé par un Démon, surtout lorsqu'il s'est rapproché de mon visage. J'en ai eu des frissons, moi qui n'ai peur de rien. »

Anzu écoute mon récit, attentive. Elle ne sait pas quoi répondre. Elle ne semble pas étonnée, étrange… Que sait-elle ?

« Yûki, dis-moi, crois-tu aux forces de la « magie » ?

- Qu'appelles-tu magie ?

- Toutes sortes de choses, crois-tu à ce qui te parait irréel, impossible d'arriver, quelque chose de plus puissant qu'un simple jeu ? »

Je ne comprends pas ce qu'elle entend par là. Me cache-t-elle quelque chose ?

« Je crois en beaucoup de choses Anzu. Je t'ai parlé de Démon c'est vrai. Mais je ne suis pas naïve. Si je vois quelque chose d'étrange, j'y croirai. »

Anzu me sourit et me dit que c'était une blague, qu'elle cherchait juste à m'effrayer un peu. Pourtant elle paraissait si sincère.

Après avoir discuté de choses et d'autres, Anzu regagne la porte d'entrée pour préparer ses affaires.

Le jour J arrive enfin et nous voici tous dans un grand car. Jôno-Uchi et Honda discutent à propos des différentes filles de la classe :

«Moi, je trouve que Miho Nosaka est la plus jolie ! Fit Honda.

- Tu plaisantes j'espère ! Je préfère largement la fille qui est en terminale B ! Dit le blond. Et d'ailleurs, c'est une chance que Miho ne soit plus amoureuse de Bakura, pas vrai… » Le blond n'a pas le temps de finir sa phrase car Anzu lui a donné un coup sur la tête.

«Chut ! » Fit-elle en me jetant un coup d'œil.

En parlant du jeune albinos, celui-ci dort sur mon épaule droite. Nous n'avons pas reparlé de la dernière fois, mais je compte bien découvrir pourquoi Bakura a changé d'un coup.

Nous voici arrivés dans une grande forêt, avec une plage et la mer tout près.

En descendant du car, la plupart des jeunes accourent vers le petit bout de plage visible à travers les arbres.

«Oh, doucement bande de chacals ! Hurle le professeur de sport. Vous devez d'abord monter vos tentes ! Allez au travail tas de fainéants ! »

Anzu et moi dormons dans la même tente. Jôno-Uchi et Honda ont fini de monter la leur qui s'effondre aussitôt, provoquant une assemblée de rires. Pendant ce temps, Yûgi et Bakura s'en sortent plutôt bien.

Quelques instants plus tard, on se met tous en maillot de bain, et on courre vers la plage.

« Mais ce n'est pas vrai ! Eh, ils ne nous ont même pas demandé l'autorisation ces gosses ! S'indigne le professeur de sport.

- Laissez-les un peu s'amuser. » Dit calmement le professeur de sciences.

Une grande plage s'étend devant nous avec une mer d'un bleu très clair et aussi une température suffisamment chaude.

« Le dernier dans l'eau est un coq ! » S'écrie Jôno-Uchi, en maillot de bain noir, qui se précipite dans l'eau suivi du groupe.

« Ha bah c'est kaiba ! » Dit-il tout fier en montrant du doigt le jeune homme qui le regarde froidement.

« Je ne vais pas me rabaisser à ce genre de petit jeu puéril. » Dit-il en nous tournant le dos. Il porte aussi un maillot de bain noir qui laisse paraitre son corps musclé.

« Arrête de baver sur Kaiba, Yûki ! » Me fait remarquer le blond.

Anzu porte un bikini rose clair, Yûgi un maillot violet, Honda un marron et Bakura un bleu clair. Quant à moi, j'ai le même qu'Anzu mais en violet.

Nous en profitons ensuite pour faire une partie de volley, mais le pauvre Bakura est la cible de certains qui s'amusent à viser sa tête avec la balle. Et c'est à ce moment là que je souhaite vraiment voir le visage froid qu'il avait il y a quelques jours. Je me rends compte que j'aimerais même le faire apparaître. C'est pour cela que pour une fois je ne prends pas sa défense. Le jeune garçon aux longs cheveux blancs regarde le sol avec des yeux tristes et va s'asseoir plus loin.

« Par Osiris, mais pourquoi il ne se défend pas ? Dis-je.

- Il a peut-être peur d'être trop violent. Dit Jôno-Uchi.

- Bakura violent ? Tu crois que cela est possible ? »

Voyant mon visage surpris il dit, en se touchant la nuque, gêné :

« Oh, je dis ça comme ça ! C'était juste une supposition ! »

Honda et Yûgi lui lancent un regard étrange. Cette fois-ci c'est sûr ! Je veux savoir ce que cache Bakura !

Je m'approche de l'albinos et m'assit à côté de lui.

« Bakura, j'aimerai te parler de quelque chose.

- je t'écoute.

- Tu te souviens de lorsque tu m'as dit que je ressemblais à ta sœur ? Et bien ce jour là tu as eu une expression froide tout à coup, tu avais complètement changé, et tu t'es rapproché de moi et… »

Je me rends compte à quel point je suis maladroite. Le garçon me regarde, la bouche grande ouverte.

« Yûki… Comment pourrais-je être ainsi alors que je te parlais de ma sœur ?!

- P-pardon Baku' mais j'ai eu peur pour toi… » Même si cela n'est pas totalement faux, j'ai peur de le contrarier et de le faire pleurer. Il passe alors sa main dans mes cheveux.

« C'est gentil… Et tu es bien la première personne à me donner un surnom mignon. » Dit-il en rougissant un peu.

La nuit tomba et après avoir regardé les garçons s'empiffrer comme des goinfres, surtout Jôno-Uchi, Honda et Bakura, nous nous couchons dans nos tentes.

« Bon, les enfants, je ne veux aucun bruit ! » Dit le professeur de sport en allant se promener.

Et là, c'est le drame, impossible de dormir. Pourquoi ? Pour cela :

« Hiii ! S'écrie une jeune fille dans sa tente. Il y a un serpent dans mes draps !

- Serpent d'avril ! Ricane un garçon fier de sa blague.

- La ferme ! Hurle un autre.

- Toi la ferme Kaiba ! Crie Jôno-Uchi.

- Laisse-moi en dehors de cela ! Répond froidement Seto kaiba qui n'avait rien dit.

- J'ai peur, je suis sûre qu'Honda va venir dans ma tente ! Crie Miho.

- Et moi je suis sûre que Yûki ira dans celle de tous les garçons ! Dit Alicia.

- Taisez-vous ! Hurle le professeur de sport revenu de sa ballade.

- Laisse Yûki tranquille ! Tente bakura qui n'a pas entendu le professeur de sport.

- Bakura Ryô, tu veux finir suspendu à un arbre ? » Fit le professeur.

Le garçon se figea, déglutit et ne dit plus rien.

Avant de m'endormir, je ne pense plus qu'à une chose : Bakura ! Je me rends compte que le jeune garçon a complètement détourné le sujet.

Je ne devrais peut-être pas me préoccuper de cela, mais… J'aimerais tellement vivre un jour une aventure incroyable ! Ne plus avoir une vie banale, et vivre des choses extraordinaires et inimaginables, c'est ce dont j'ai toujours rêvé. Peut-être qu'à cause de cela je deviens paranoïaque ? J'ai peut-être « imaginé » ce Bakura différent, dans l'espoir qu'il m'arrive quelque chose d'incroyable et de surnaturel. Non. Inutile de rêver. Ma vie banale et sans intérêt ne deviendra jamais comme celle des héros de mon enfance…

J'aimerais tout de même essayer grâce aux duels, grâce à mes nouveaux amis, mais comment ? Nous n'avons pas de pouvoirs magiques, c'est comme ça… Pourtant ils ont l'air de me cacher tant de choses ! Là encore je dois probablement me l'imaginer.

Je tombe alors dans le sommeil. J'aimerais y retrouver le garçon ressemblant à Bakura dont j'ai rêvé. Mais il ne m'apparaît pas. Il ne viendra peut-être plus jamais…


*(1) : « Koshka » signifie « chat » en Russe.

* Note concernant le prénom de mon personnage : Je me suis trompée sur la signification du mot « Yûki » orthographié ainsi. En effet, « Yûki » avec un chapeau sur le « u » signifie « courage », alors que « Yuki » sans l'accent signifie « neige ». Du coup je me suis emmêlée dans le chapitre 1 (désolée !). Mais je vais laisser son prénom écrit comme je l'ai fait dés le début car « courage » s'accorde bien avec le caractère de mon personnage.