Disclaimer: Ces personnages sont ceux de la bbc et de Conan Doyle


The truth and nothing but the truth…

Lorsque il se réveilla, il crut devoir vivre encore la mort de Sherlock, mais en ouvrant les yeux, il découvrit l'homme penché au-dessus de lui. Il eut un soubresaut et tenta de se rappeler ce qu'il venait de se passer. Lestrade, le cercueil vide, Mycroft et Sherlock… Sherlock ? SHERLOCK ?

- Pour l'amour de Dieu, Sherlock, dit John en se levant d'un bond.

- Oui, John ?

- Comment ça « Oui, John » ? Vous êtes un…un…

- Je sais.

- NOM DE DIEU !

John laissa partir son poing et cogna Sherlock sous le menton. Celui-ci partir en arrière et tomba sur les fesses à côté de la table de verre basse de Mycroft.

- ESPÈCE D'ENFOIRÉ ! hurlait John.

- John, je sais, je suis désolé, je…

- Tu n'es peut-être pas mort, mais je te jure que je vais te tuer !

John leva le poing pour l'abattre sur la tête de Sherlock, mais quelqu'un le tira en arrière. Il s'agissait de Mycroft.

- John, arrêtez, dit-il.

- JE L'AI CRU MORT !

- Je le sais, mais calmez-vous et laissez-nous vous expliquer.

Et Mycroft lui expliqua comment Sherlock avait maquiller sa mort avec l'aide du médecin légiste, mais surtout, il lui expliqua pourquoi il avait sauté et dut faire croire à sa propre mort.

- Pour vous sauver, finit Mycroft.

- Pour me quoi ?

- Si je ne sautais pas, intervint Sherlock, des snipers se seraient charger de te tuer toi et les autres.

- Mais pourquoi ?

- Une ruse de Moriarti. Si je ne sautais pas, il descendait tous ceux à qui je tiens et toi en particulier, John.

Le détective s'agenouilla devant le canapé sur lequel John était assis.

- Je ne pouvais imaginer vivre sans toi. Te savoir mort…

- Et moi ? Je ne pouvais être mis dans la confidence ?

- Non. Personne ne devait l'être. Je suis désolé si je t'ai fait souffrir, mais je ne pouvais pas supporter de…

Sherlock s'interrompit et lança un regard en coin à son frère qui quitta la pièce sans un mot de plus.

- Tu es tout ce que je possède, John. Ce sentiment n'est même pas justifiable d'un point de vue purement théorique, puisque je suis un…et que tu es un…aussi, mais c'est ce que je ressens. Je ne pourrais supporter l'idée de te voir allongé sur un lit à la morgue avec une balle dans la tête. Je ne peux même t'imaginer disparaître tut court ! C'est au-dessus de mes forces.

- Et moi ? Tu crois que je ne suis pas moins fort que toi ? Tu t'imagines que de vivre ta mort a été une réjouissance ? Tu ne sais pas ce que tu as fait ! Je te jure que j'ai envie de te démolir !

- J'imagine, oui, répondit Sherlock en baissant les yeux. Mais ce que tu ne sais pas, c'est que chaque fois que tu venais voir ma tombe, je pleurais presque avec toi ! Chaque mot que tu as prononcé je l'ai entendu. Et il en va de même pour ceux que tu n'as pas dits.

Il plongea la main dans sa poche et en ressorti la lettre que John avait écrite.

- Ma lettre ? Je l'ai lue et relue cent fois, John…

- Mais alors tu sais pour mes…sentiments ?

- Oui.

- Et tu ne m'en veux pas ?

- Non. Devrais-je ?

John rougit violement. Il n'avait pas pensé que Sherlock puisse 1) être en vie et 2) lirait sa lettre. C'était impensable sur le coup…

- John, dit Sherlock en posant sa main sur le genou de celui-ci, je n'avais pas besoin d'une lettre pour le savoir. Je suis observateur…

- Ça je le sais, grommela Watson.

Mais s'il avait « grommeler », c'était surtout parce que la chaleur de la main de Sherlock sur son genou se répandait dans tout son corps et que cela lui donnait des idées…disons déplacée à l'encontre de cet homme.

- John, dit-il, tu ne devrais pas fantasmer sur ton colocataire à peine revenu du pays des morts.

Ce trait d'humour ne rassura pas John, et eut un effet étrange sur lui. Il leva la tête qu'il avait baissée, sans s'en rendre compte, sur la main du détective et posa son regard ambré sur les prunelles bleues de Sherlock. Il posa doucement sa main sur la mâchoire de ce-dernier comme il rêvait de le faire depuis si longtemps et la suivie jusqu'à la base du cou.

Sherlock ne quittait pas John des yeux. Il ne voulait pas rater le moindre des sentiments qui passait dans ses yeux. Ce fut lui qui passa sa main derrière la nuque de John et l'attira vers lui.

Watson n'aurait pu dire si Sherlock avait déjà embrassé quelqu'un – bien qu'il en doutât – et fut surpris de sa dextérité. Ce baiser commença comme une caresse. Il ne s'agissait que de lèvres qui se frôlaient, se testaient. Puis, il devint fougueux et désespéré. John déversa dans ce baiser toute sa douleur, toute sa frustration et son agonie de ces derniers mois. Sherlock, quant à lui, ajouta aux sentiments de John sa propre frénésie, son propre désir muselé depuis longtemps déjà.

La vérité, c'est que tous deux ne pouvaient plus se retenir. Il y avait trop de souffrance et de doutes qui les avaient séparé, et là, tout sortait d'un seul coup, comme une explosion. John et Sherlock ne faisaient plus qu'un et ils sentaient enfin complets.


Voilà. cette fanfiction est finie. J'espère qu'elle aura plus à certains d'entre vous!