Désolée d'avoir mis si longtemps à écrire et poster la suite de cette fic, mais les révisions du bac et d'autres choses encore

Désolée d'avoir mis si longtemps à écrire et poster la suite de cette fic, mais les révisions du bac et d'autres choses encore m'ont laissés trop peu de temps pour ça. Je profiterai des vacances pour me rattraper ;)

Le colonel se tenait debout immobile, silencieux et pensif. Devant lui s'élevait une porte, la porte des quartiers du Docteur Weir, restés inoccupés et inchangés.

Il était venus plusieurs fois déjà, pour se retrouver seul avec ses souvenirs d'Elizabeth.Mais comme à chaque fois il hésitait un moment avant d'oser entrer, sachant que cet endroit ne ferais qu'accentuer la douleur qui ne le quittait plus, mais aussi qu'il en avait besoin pour pouvoir l'accepter.

Il ouvrit la porte, et entra. Comme chaque fois, il balaya la pièce des yeux, motivé par le désir irréaliste de voir apparaître la diplomate.

La pièce était parfaitement ordonnée, le lit était fait, chaque objet était à sa place, laissant la poussière des derniers jours libre de s'y accumuler.

Comme chaque fois, il s'assit sur son lit, et inspira longuement tout en fermant les yeux. Il laissait son esprit vagabonder au gré des souvenirs que cette pièce lui inspirait.

Il s'allongea alors sur le lit, posa sa tête sur l'oreiller de la dirigeante. L'odeur de celle-ci y émanait encore, s'encrant dans les pensées du colonel.

Les souvenirs qui peuplaient sa mémoire revinrent doucement devant lui, les journées de travail où il observait discrètement la dirigeant, assise à son bureau, les rares moments où ils se croisaient sur un balcon, au calme, loin de tout. Ses images se formaient dans son esprit, puis repartaient doucement pour laisser la place aux prochaines, telle une chorégraphie où chaque danseur ferait quelques pas, puis s'évaporerait pour qu'un autre prenne le devant de la scène.

Certains souvenirs faisaient se dessiner un sourire blessé sur ses lèvres, et d'autre voyaient des embryons de larme perler à ses yeux.

Venir dans cet endroit lui faisait mal, mais il savait pertinemment qu'il en avait besoin pour ne pas sombrer totalement, pour être fort, et pour vivre, vivre pour elle.

Il tourna la tête vers la table de chevet, et ses yeux se posèrent sur un médaillon en argent composé de deux spirales qui formaient un cœur. Il se rappela l'avoir vu à son cou quelques fois, au début de leur séjour sur Atlantis. Il se demanda vaguement pourquoi elle ne l'avait plus porté ensuite, et le pris dans ses mains.

Il l'observa longuement en le faisant tourner dans ses mains, plus jamais il ne le verrait orner le cou de la jeune femme, jamais. Il n'avait plus que ses souvenirs, et rien d'autre. Il sentit la colère monter en lui, non pas envers la jeune femme, mais envers la vie, simplement.

Pourquoi fallait-il que cela arrive ? Pourquoi ne pouvais il pas oublier tout, ne plus rien ressentir ? Pourquoi ne pouvait-il pas choisir de ne ressentir aucune peine ?

La rage lui fit perdre le contrôle de lui-même, et il jeta le médaillon à travers la pièce, avec toute la force dont il était encore capable.

Il y eu un bruit sourd lorsqu'il atteignit le mur, puis le sol, et puis plus rien. Le silence, et c'est tout.

Le colonel baissa les yeux, la tête entre ses mains, et pleura. La douleur le déchirait. Il en avait assez, assez de devoir se battre, assez d'avoir de faux espoirs, assez de tout, simplement.