Troisième chapitre! Désolée pour le retard mais avec tous ces problèmes de suppression de fics, j'ai un peu perdu le fil... J'espère donc que ce chapitre vous plairas et que mon histoire ne finira pas supprimée à son tour.

clemy potter met l'adresse dans la barre tout en haut, pas dans celle de google. En tout cas pour moi ça marche.

Comme toujours, rien ne m'appartient, et contrairement à ce que certain peuvent penser je ne fais aucun plagia, ni copyright! Tout ce qui est en gras appartient à J.K. Rowlings, en normal à Choices HP et en italique à jlmill9! Je ne suis qu'un traductrice!


Luna ouvrit le livre et lut de sa voix rêveuse, « Le Terrier, » lut Rose.

Ron ! chuchota Harry en se glissant près de la fenêtre.

Il souleva le panneau coulissant pour qu'ils puissent se parler à travers les barreaux.

Ron, comment t'as fait... qu'est-ce que... ?

Harry resta bouche bée lorsqu'il vit que Ron était penché à la fenêtre arrière d'une vieille voiture vert turquoise qui s'était immobilisée dans les airs.

« Fantastique! » crièrent James et Fred.

« Je pari que c'est celle que papa et oncle Ron ont utilisé pour voler jusqu'à l'école, » dit James (l'histoire de la voiture volante était toujours l'une des histoires les plus racontées à Poudlard).

« Cool! » firent James et Sirius.

A l'avant de la voiture, Fred et George, les deux frères jumeaux de Ron, lui souriaient.

« Naturellement. Ils font quelque chose de hautement dangereux et possiblement illégal, » rit Fred.

Ça va, Harry ?

Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda Ron. Pourquoi tu n'as pas répondu à mes lettres ?

« Donc, la réponse de papa à ça est d'utiliser une voiture volante jusqu'à chez oncle Harry, » dit Rose en secouant la tête.

« Il sauve papa, » fit Lily. « C'est une bonne chose. »

« Oh, je sais, et je suis soulagée qu'il l'ait fait, » dit Rose. « Je dis juste que ce n'est pas ce que la plupart des gens ferait. »

« Et c'est pourquoi papa est fantastique! » cria Hugo.

Je t'ai invité à venir chez nous une bonne douzaine de fois et là-dessus, Papa rentre à la maison et nous raconte que tu as reçu un avertissement pour avoir fait de la magie devant des Moldus.

« Comment est-ce qu'il sait? » demanda Sirius.

« Je crois qu'Arthur travaille au Ministère. Quelque chose comme le Détournement de l'Artisanat Moldu, » sourit Frank et tout le monde rit.

« C'est exact, » rit Rose, avec tout le monde. « Et il serait le pire contrevenant s'il décidait de faire une perquisition chez lui. »

« Pour être honnête, la plupart des choses que faisaient grand-père n'étaient pas illégales, » dit Victoire.

« Seulement parce qu'il s'est assuré qu'elles ne le soient pas quand il a écrit la loi sur elles, » fit Rose en riant à nouveau.

Ce n'était pas moi. Et d'abord, comment l'a-t-il su ?

Il travaille au ministère, répondit Ron. Et tu sais très bien qu'on n'a pas le droit de faire de magie en dehors de l'école...

Ça te va bien de dire ça, répliqua Harry en montrant la voiture volante.

« La voiture avait déjà les sortilèges sur elle, ils ne les ont pas vraiment jeter, » sourit Teddy.

« Et bien ça ne compte pas. Je suis sûre que ce n'est pas eux qui les ont jeté, » dit Remus.

« Ça ne semble pas juste, » dit Lily.

« Oui, les Nés-Moldus n'ont pas la possibilité de faire, encore moins d'être entouré de magie, » s'indigna Hermione.

Oh, ça ne compte pas, dit Ron, on n'a fait que l'emprunter. Elle est à Papa, ce n'est pas nous qui l'avons trafiquée. Mais faire de la magie sous le nez des Moldus chez qui tu habites...

Ce n'était pas moi, je te dis. Mais ce serait trop long à expliquer. Ecoute-moi, est-ce que tu pourrais dire à Poudlard que les Dursley m'ont enfermé et qu'ils refusent de me laisser retourner à l'école ?

« Qu'est-ce qu'il veut dire «dire à Poudlard»? » fit James en secouant la tête. « Il ne réalise pas que papa et les jumeaux sont venus le sauver? »

« Non, » rit Teddy. « Il peut être vraiment lent à assimiler quelque chose. »

Je ne peux pas me sortir de là par une formule magique, sinon le ministère de la Magie dirait que c'est la deuxième fois en trois jours que j'enfreins le règlement, alors...

« Pourquoi es-tu stupide? Ils ne vont pas te laisser là, » dit Sirius.

« Ne traites pas mon fils de stupide! » lé réprimanda Lily.

« Désolé, » bouda Sirius sous le regard noir de Lily.

« Et bien, il était assez stupide, » rit James.

Arrête tes bavardages, dit Ron. On est venus te chercher pour t'emmener à la maison.

Mais toi non plus, tu n'as pas le droit de me délivrer par une formule magique...

« Est-ce qu'il est sérieux? » demanda James avec un expression très déçue. « Comme si les jumeaux laisseraient ça les arrêter. »

« C'est aussi un peu triste qu'il ne sache pas comment forcer une serrure, » dit Fred.

« C'est vrai, mais il n'a jamais vraiment été en contact avec des gens capables de lui apprendre. Je peux laisser ça passer, » dit James.

On n'en aura pas besoin, assura Ron en montrant ses deux frères d'un signe de tête. Tu oublies qui m'accompagne !

« Oh, ça devrait être bon, » sourit Sirius.

Attache ça aux barreaux, dit Fred qui lança à Harry l'extrémité d'une corde.

« Brutal, mais efficace, » sourit Fred.

Si les Dursley se réveillent, je suis mort, dit Harry en nouant solidement la corde autour des barreaux tandis que Fred donnait de grands coups d'accélérateur.

T'inquiète pas, dit Fred, et recule un peu.

Harry recula près de la cage d'Hedwige qui observait la scène en silence. Elle semblait avoir compris qu'il se passait quelque chose d'important.

« Intelligente chouette, » dit Rose.

« Coq n'aurait jamais fait ça, » rit Hugo.

Le moteur de la voiture s'emballa et soudain, il y eut un grand bruit : Fred avait foncé tout droit dans les airs et les barreaux de la fenêtre avaient été arrachés net. Harry se précipita et vit les barreaux qui pendaient au bout de la corde, à moins d'un mètre du sol. Le souffle court, Ron les hissa à l'intérieur de la voiture. Inquiet, Harry tendit l'oreille, mais aucun son ne provenait de la chambre des Dursley.

Fred fit alors une marche arrière pour se rapprocher le plus près possible de la fenêtre de Harry.

Allez, monte, dit Ron.

Il faut que j'emporte mes affaires, dit Harry. Ma baguette magique, mon balai...

« Ils ont enfermé sa baguette!» fit Rose. « Mais alors pourquoi est-ce qu'ils avaient tellement peur qu'il utilise la magie sur eux? »

« Ils n'ont pas dû réaliser qu'il en aurait besoin, » dit Teddy. « Surtout qu'il a fait de la magie accidentelle sans ça auparavant. »

Où elles sont ?

Dans un placard sous l'escalier et la porte de ma chambre est fermée à clé.

Pas de problème, dit Georges qui était assis à côté de Fred. Laisse-nous passer.

Fred et George se glissèrent alors avec précaution par la fenêtre de la chambre.

Il valait mieux les laisser faire, pensa Harry en voyant George sortir de sa poche une simple épingle à cheveux avec laquelle il entreprit de forcer la serrure.

« Où a t-il apprit ça? » demanda Scorpius.

« Oncle Bill leur a apprit, » dit Fred.

« Quoi? » fit Victoire en secouant la tête. « Comment est-ce que tu sais ça? »

« Papa me l'a dit quand il m'a apprit à le faire, » répondit Fred en haussant les épaules. « Il a dit que son oncle Fabian lui avait apprit avant de... avant de mourir. »

« Savoir essentiel à tout faiseur de méfaits accompli, » sourit Sirius de même que James, Remus, Ron et Ginny.

« Tu es aussi une farceuse? » demanda James à Ginny, amusé.

« Oui, » fit tout le monde.

« Et elle est vraiment mauvaise à ça.. ou douée, ça dépend de comment tu vois ça, » dit Rose.

« Douée, » firent James avec un grand sourire.

« Ne laisse pas son innocente apparence innocente te tromper... Elle est presque aussi mauvaise que les jumeaux, » dit Ron.

« Je suis vraiment fier de toi, fils, » sourit James. « Belle et espiègle, il n'y a pas de plus beau mélange. »

Harry et Ginny rougirent à ça.

Les sorciers pensent que c'est une perte de temps d'apprendre les astuces des Moldus, dit Fred, mais ils ont des techniques qui valent la peine d'être connues, même si elles sont un peu lentes.

Il y eut un déclic et la porte de la chambre s'ouvrit.

Bon, on va chercher ta valise, pendant ce temps-là, prends tout ce qui peut t'être utile et passe-le à Ron, chuchota George.

Faites attention à la dernière marche, elle craque, chuchota Harry aux jumeaux qui s'enfonçaient dans les ténèbres de l'escalier.

Harry fit rapidement le tour de sa chambre en rassemblant ses affaires qu'il passa à Ron par la fenêtre. Puis il alla aider Fred et George à hisser sa grosse valise en haut de l'escalier. Harry entendit l'oncle Vernon tousser.

Hors d'haleine, ils atteignirent enfin le palier du premier étage et transportèrent la lourde valise jusqu'à la fenêtre. Fred remonta dans la voiture pour aider Ron à la tirer à l'intérieur tandis que Harry et George la poussaient de l'autre côté. Centimètre par centimètre, la valise glissa à travers la fenêtre de la voiture.

L'oncle Vernon toussa à nouveau.

« J'espère que l'idiot se réveille, » dit Fred. « J'aimerais je voir essayer de les arrêter. »

Encore un peu, dit Fred, tout essoufflé. Poussez un bon coup...

Harry et George pesèrent de tout leur poids contre la valise qui bascula enfin sur la banquette arrière de la voiture.

O. K., on y va, chuchota George.

« Tu as pris Hedwige? » demanda Lily. La chouette n'avait pas été mentionnée.

« Heu... » fi Harry en souriant d'un air penaud.

« Je ne peux pas le croire! Pas la oubliée! » fit Lily, stupéfaite.

« Tu as oublié ta chouette! » s'exclama Lily, stupéfaite.

Mais au moment où Harry grimpait sur le rebord de la fenêtre, un cri aigu retentit derrière lui, suivi par la voix tonitruante de l'oncle Vernon.

« Ah, bien, » sourit Fred.

CETTE FICHUE CHOUETTE !

J'ai oublié Hedwige !

Harry retourna aussitôt à l'intérieur de la chambre. Au même moment la lumière du couloir s'alluma. Il attrapa la cage d'Hedwige, se rua vers la fenêtre, passa la cage à Ron et remonta sur le rebord à l'instant où l'oncle Vernon tambourinait à la porte... qui s'ouvrit à la volée.

Pendant une fraction de seconde, l'oncle Vernon resta pétrifié à l'entrée de la chambre; puis il laissa échapper un beuglement de taureau furieux et plongea sur Harry en le saisissant par une cheville.

« Pourquoi foutrement diable veut-il autant t'arrêter? » demanda Sirius avec incrédulité.

« Heu, c'est une bonne question, » dit Teddy.

« Il aime juste torturer oncle Harry beaucoup trop pour le laisser partir, » fit Victoire en fronçant les sourcils.

« Sirius, ne jures pas, » fit Lily avant d'ajouter, « mais tu as raison. Je penserais qu'il serait heureux que partes. »

« Je ne sais pas. Peut-être qu'il ne voulait pas que je retourne à Poudlard où je pourrais en apprendre plus, » fit Harry en haussant les épaules.

« Stupide idiot, » marmonna Sirius.

Ron, Fred et George empoignèrent Harry par les bras et le tirèrent vers eux de toutes leurs forces.

Pétunia ! rugit l'oncle Vernon. Il s'échappe ! IL EST EN TRAIN DE S'ENFUIR !

D'un même mouvement, les frères Weasley tirèrent Harry si fort que sa cheville glissa des mains de l'oncle Vernon.

Pied au plancher, Fred ! hurla Ron dès que Harry fut dans la voiture et qu'il eut claqué la portière.

« Super! » fit James en cognant le poing de Fred.

La voiture s'élança alors vers la lune.

« Oui... Au revoir les Dursley! » acclama Sirius et les autres ne purent s'empêcher de sourire.

Harry avait du mal à le croire : il était libre ! Il baissa la vitre, le vent de la nuit ébouriffa ses cheveux, et il regarda les toits des maisons de Privet Drive s'éloigner derrière lui. Les yeux ronds et la bouche grande ouverte, l'oncle Vernon, la tante Pétunia et le gros Dudley, tous trois penchés à la fenêtre de la chambre, regardaient la voiture s'élever dans les airs.

A l'été prochain ! leur cria Harry.

« Argh... ne nous le rappelle pas, » grogna Lily.

Les Weasley éclatèrent de rire et Harry s'installa confortablement sur la banquette en souriant d'une oreille à l'autre.

Laisse sortir Hedwige, dit-il à Ron. Elle volera derrière nous. Il y a un temps fou qu'elle n'a pas eu l'occasion de se dégourdir les ailes.

« Donc tu sais aussi forcer les serrures, » sourit Sirius.

« Comme tu l'as dit, c'est essentiel, » dit Ron en lui rendant son sourire.

« Tu vois, ton père le sait, Hugo. Tu devrais vraiment apprendre, » dit Fred.

« Je ne crois pas, » dit Hugo en haussant les épaules tandis que Rose foudroyait Fred du regard.

« Laisse-le tranquille, » fit-elle sèchement.

« En plus, il n'a pas besoin de savoir. Je peux le faire et c'est tout ce qui importe, » sourit Lily.

« N'importe quoi, » fit Fred en haussant les épaules.

George donna à Ron l'épingle à cheveux et un instant plus tard, Hedwige s'élançait avec bonheur par la fenêtre de la voiture qu'elle accompagna en planant comme un fantôme.

Alors... Raconte, Harry, dit Ron avec impatience. Qu'est-ce qui s'est passé ?

Harry leur raconta l'histoire de Dobby, l'avertissement qu'il lui avait donné et le triste sort du gâteau aux violettes. Un long silence stupéfait suivit son récit.

Vraiment louche, tout ça, dit enfin Ron.

Tout ce qu'il y a de plus bizarre, approuva George. Il ne t'a même pas dit qui est derrière ce complot ?

« Est-ce qu'ils croient que Dobby a tout inventé? » demanda Rose en fronçant les sourcils.

« On dirait, » dit Fred. « Mais pour être honnête, c'est étrange pour un elfe de maison de se montrer comme ça chez quelqu'un sans en être ordonné... même de nos jours. »

« J'imagine, » soupira Rose.

Je pense qu'il lui était impossible de le dire, répondit Harry. Chaque fois qu'il était sur le point de laisser échapper quelque chose, il se cognait la tête contre le mur.

Il vit Fred et George échanger un regard.

Vous croyez qu'il m'a raconté des histoires ? dit-il.

« Non, je ne pense pas, » dit Frank. « Et pas seulement parce que Harry le défend, même si c'est un très gros indice. Il semblait honnêtement vouloir t'aider. »

Les elfes de maison ont de grands pouvoirs magiques, répondit Fred, mais d'habitude, ils n'ont pas le droit de s'en servir sans l'autorisation de leurs maîtres. J'imagine que Dobby a été envoyé par quelqu'un pour essayer de t'empêcher de revenir à Poudlard. Quelqu'un qui voulait te faire une mauvaise farce. Tu ne vois pas qui pourrait t'en vouloir, à l'école ?

« Argh, » grogna Scorpius.

« Je suppose qu'il voit bien une personne, » fit James avec un sourire narquois.

Oh, si, répondirent Harry et Ron d'une même voix.

Drago Malefoy, dit Harry. Il me déteste.

« Tu vois, ils sont d'accord avec moi, » rayonna Sirius.

« Oui, mais ils pensaient aussi que Rogue essayait de voler la Pierre l'année dernière. Et nous savons tous comment ça a marché, » dit James.

« Oui et bien, les instincts de Harry devraient s'améliorer avec chaque livre, donc je ne le questionnerais pas trop rapidement, » dit Teddy.

Drago Malefoy ? dit George en se tournant vers lui. Ce ne serait pas le fils de Lucius Malefoy ?

Scorpius frissonna à ça. Il n'aimait vraiment pas son grand-père et le sentiment était plus que réciproque.

« Lucius, » fit Sirius avec le plus de hargne qu'il pouvait avoir.

Si, probablement. Ce n'est pas un nom très courant. Pourquoi ?

J'ai entendu Papa parler de ce type-là, dit George. C'était un des plus proches partisans de Tu-Sais-Qui.

« Un de ses plus proches conseillers, » marmonna Scorpius.

Et quand Tu-Sais-Qui a disparu, ajouta Fred en se tordant le cou pour regarder Harry, Lucius Malefoy est revenu en disant qu'il n'avait jamais voulu tout ça. Tu parles ! D'après Papa, il faisait partie des intimes de Tu-Sais-Qui.

« Bien sûr qu'il faisait partie de ses intimes! Je pari qu'il les a payé pour éviter Azkaban! » dit Sirius.

« Ouais, il l'a fait, » cracha amèrement Scorpius.

« Plus d'une fois, » ajouta sombrement Teddy. Après que la guerre soit réellement terminée, les Malfoy avaient utilisé tout ce qu'ils avaient pour éviter la prison, utilisant techniquement (surtout dans le cas de Lucius) beaucoup d'argent pour le faire.

Frank fronça les sourcils à ça. Il savait que Sirius avait probablement raison et que le Ministère les personnes pour lesquelles il travaillait, laisseraient un criminel, un foutu Mangemort, simplement s'échapper parce qu'il avait de l'argent.

« C'est inacceptable, » siffla Rose.

« Ouais, » soupira Scorpius.

Harry avait déjà entendu les rumeurs qui circulaient sur la famille de Malefoy et il n'en était pas surpris. A côté de Drago Malefoy, Dudley Dursley était un modèle de gentillesse, de sensibilité et de prévenance !

Je ne sais pas si les Malefoy ont un elfe de maison, dit Harry.

En tout cas, les maîtres de Dobby appartiennent sûrement à une vieille famille de sorciers et ils doivent être riches, dit Fred.

Maman a toujours eu envie d'avoir un elfe de maison pour s'occuper du repassage, dit George.

« Est-ce que c'est pour ça que Triny va chez grand-mère tous les jeudi? » demanda Lily.

« Probablement, » dit Rose. « Je ne comprends toujours pas comment maman peut être d'accord avec ça. »

« Papa dit que Triny s'est pratiquement tuée quand il lui a proposé de la libérer, » dit Al. « Tante Hermione était présente, ce jour là et elle a essayé de lui dire qu'elle n'avait pas besoin d'être esclave... qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait. Mais Triny pensait juste que papa était mécontent d'elle... elle voulait se punir pour ne pas l'avoir trouvé plus tôt et l'avoir mieux servit. De toute façon, elle déteste que maman et papa ne lui donne jamais assez à faire, et vu que grand-mère a besoin d'aide, c'est un bon compromis. »

Mais tout ce qu'on a, c'est une vieille goule pouilleuse dans le grenier Mais tout ce qu'on a, c'est une vieille goule pouilleuse dans le grenier et des gnomes qui envahissent le jardin. Les elfes de maison, on les trouve dans les vieux manoirs ou les châteaux, aucune chance d'en voir un chez nous...

Harry resta silencieux. Drago Malefoy avait toujours tout ce qu'il voulait, sa famille devait rouler sur l'or.

« Plus tellement, maintenant, » dit Scorpius.

« La rétribution d'avoir à corrompre les gens trop souvent, » dit sombrement Teddy. « Mais vous êtes toujours une des plus riches familles existantes. »

Il imaginait très bien Malefoy se pavanant dans un vaste manoir. Et il était parfaitement capable d'envoyer un domestique pour essayer d'empêcher Harry de retourner à Poudlard. Harry avait été idiot de prendre Dobby au sérieux.

« Non, mais je pari que papa l'aurait fait s'il y avait pensé, » soupira Scorpius.

En tout cas, je suis content qu'on soit venus te chercher, dit Ron. Je commençais à m'inquiéter sérieusement en voyant que tu ne répondais pas à mes lettres. Au début, j'ai cru que c'était la faute d'Errol...

« Errol? » demanda Fred.

« Ça doit être leur hibou, » dit Teddy en haussant les épaules.

Errol ?

C'est notre hibou. Il est très vieux. Ce n'aurait pas été la première fois qu'il se serait évanoui d'épuisement en allant porter le courrier. Alors, j'ai essayé d'emprunter Hermès.

Qui ça ?

Le hibou que mes parents ont offert à Percy quand il a été nommé préfet à Poudlard, dit Fred.

Mais Percy a refusé de me le prêter, dit Ron. Il a prétendu qu'il en avait besoin.

« Idiot, » dit Sirius. « Est-ce que aider Harry n'est pas plus important que tout? »

« Si, » dit Al.

« Mais oncle Percy ne le penserait probablement pas, » dit Fred. « Il a probablement besoin de son hibou pour faire davantage de règles ou quelque chose comme ça. »

« Pas pour Percy, » dit Ron.

« Ron, » fit Ginny en lançant un regard à son frère. Ils avaient convenu qu'ils avaient besoin de pardonner leur frère pour avoir tourné le dos à leur famille (après tout, ils avaient tous besoin de se soutenir, maintenant).

Tout le monde fronça les sourcils à ça, sachant qu'il avait choisi le Ministère avant sa famille, mais était revenu avant la fin de la guerre.

Percy est très bizarre depuis le début des vacances, dit George en fronçant les sourcils. Il envoie beaucoup de courrier et il reste presque tout le temps enfermé dans sa chambre... Mais on ne peut quand même pas passer toutes ses journées à astiquer son insigne de préfet... Tu vas un peu trop loin vers l'ouest, Fred, ajouta George en montrant la boussole fixée au tableau de bord.

Fred tourna légèrement le volant.

« Peut-être qu'il a une petite amie, » dit James.

« Qui voudrait sortir avec lui? » se moqua Sirius.

James et Fred ricanèrent.

« Arrêter, j'aime tante Audrey, » dit Rose.

« Ouais, elle est bien, » dit Fred. Il aimait sa tante qui, même si elle était réservée, riait facilement aux blagues. « Mais ils ne se sont pas rencontré avant qu'il ne travaille au Ministère, donc ça ne serait pas elle si il a une petite amie. »

« Je ne sais pas mais je pari que c'est la raison, » fit James avec confiance

« Trois Gallions. Impossible, » dit Sirius.

« D'accord, » sourit James.

Et votre père, il sait que vous avez pris la voiture ? demanda Harry.

« Oui, je suis sûre qu'il leur a simplement tendu les clés, » dit Lily.

« Je ne serais pas trop surpris s'il l'avait fait, » rit Fred. « Grand-père peut-être assez malicieux quand il veut. »

Heu... non, répondit Ron. Il devait rester travailler au ministère hier soir. Mais heureusement, on sera rentrés à la maison avant que Maman ait pu s'apercevoir qu'on a emprunté la voiture.

« Il ne peut pas être aussi bête, » se moqua Fred.

« Apparemment, si, » rit Rose.

« Aucune chance, » rit Sirius.

« Ouais, les mères savent toujours les choses comme ça, » ajouta James.

Qu'est-ce qu'il fait, au ministère de la Magie, votre père ?

Il travaille dans le bureau le plus ennuyeux, dit Ron. Le service des Détournements de l'Artisanat moldu.

Le quoi ?

Ça concerne tous les objets fabriqués par les Moldus et qui ont été ensorcelés. Il faut s'occuper de les neutraliser si jamais ils reviennent dans des magasins ou des maisons de Moldus. Par exemple, l'année dernière, une vieille sorcière est morte et son service à thé a été vendu à un brocanteur. Une Moldue l'a acheté, l'a emporté chez elle et a essayé de servir le thé à des amis. Ça s'est transformé en cauchemar. Papa a dû faire des heures supplémentaires pendant des semaines.

Fred et James ricanèrent à ça rien qu'en imaginant ce qui s'était passé.

Qu'est-ce qui s'est passé?

La théière a piqué une crise et a commencé à verser du thé partout dans la maison. Un homme a fini à l'hôpital avec une pince à sucre coincée dans le nez.

Maintenant, tous les garçons dans la pièce étaient en train de rire.

Papa a eu un travail fou ce jour-là. Ils ne sont que deux au bureau, lui et un vieux sorcier du nom de Perkins. Ils ont passé la soirée à jeter des sortilèges d'amnésie et des trucs comme ça pour que personne ne se souvienne de rien...

Mais... cette voiture... c'est ton père qui...

Tout le monde rit à ça.

Fred éclata de rire.

Papa adore tout ce que fabriquent les Moldus. Il a un garage plein de ces machins-là. Il les démonte, leur fait subir un tas de sortilèges et les remonte. S'il devait faire une perquisition dans sa propre maison, il serait obligé de se mettre lui-même en prison. Ça rend ma mère folle de rage.

« Bon vieux Arthur, il n'a as l'air d'avoir changé, » rit Remus qui ne connaissait pas Arthur aussi bien que Molly mais toujours pensé qu'il était un homme bon.

« Et bien, c'est parce qu'il l'est, » sourit Teddy.

Voilà la grande route, dit George en regardant à travers le pare-brise. On sera arrivés dans dix minutes. Il est temps, le jour commence à se lever.

Une faible lueur rosé se dessinait en effet à l'horizon.

La voiture perdit de l'altitude et Harry aperçut une mosaïque de champs et de bosquets.

On est tout près du village, dit George. Ça s'appelle Loutry Ste Chaspoule.

La voiture volante se rapprocha du sol. Un soleil rouge et brillant commençait à luire à travers les arbres.

Atterrissage ! annonça Fred.

Ils touchèrent le sol avec un léger soubresaut et s'immobilisèrent à proximité d'un garage délabré qui s'élevait au milieu d'une petite cour. Harry vit alors pour la première fois la maison de Ron.

On aurait dit une vaste porcherie qui aurait été agrandie au fil du temps. Haute de plusieurs étages, la maison paraissait si bancale qu'elle ne semblait tenir que par magie (ce qui était probablement le cas, songea Harry). Quatre ou cinq cheminées se dressaient sur le toit rouge et un écriteau tordu, planté près de l'entrée, portait le nom de la maison : « Le Terrier. » Des bottes entassées en désordre et un vieux chaudron rouillé encadraient la porte. Quelques gros poulets bien gras picoraient dans la cour.

« Ça me donne envie d'y aller, » sourit Lily.

« Et bien nous y serons dans deux jours, » dit Teddy en lui rendant son sourire.

« C'est très confortable, » sourit Remus qui y avait été une ou deux fois. « Ça te fait simplement te détendre quand tu y est. »

Ce n'est pas très luxueux, dit Ron.

C'est merveilleux, tu veux dire ! s'exclama Harry d'un ton ravi en repensant à Privet Drive.

Ils sortirent de la voiture.

Maintenant, on va monter là-haut sans faire de bruit, dit Fred, et on attendra que Maman nous appelle pour le petit déjeuner. A ce moment-là, Ron, tu te précipites dans la cuisine en criant : « Maman, regarde qui est arrivé cette nuit ! » Elle sera ravie de voir Harry et personne ne saura jamais qu'on a emprunté la voiture.

« Est-ce qu'ils croyaient vraiment que grand-mère serait aussi stupide? » se moqua Rose.

« Non, mais elle serait probablement distraite par le fait que Harry soit là, » rit Teddy. « Tu sais à quel point elle l'adore. »

« Je ne peux pas croire qu'ils pensaient que ça marcherait, » rit James. « Ça sonne presque aussi mauvais que ce que Sirius pourrait inventer. »

D'accord, dit Ron. Viens, Harry, ma chambre est...

Ron s'interrompit. Ses yeux se fixèrent sur la maison et son visage prit soudain une teinte verdâtre. Les trois autres firent aussitôt volte-face.

« Je me demande quel est son degré de colère, » sourit Fred.

« Je ne sais pas, mais ça devrait être bon, » rit James.

« Et entre Molly, » fit dramatiquement Remus.

« Et entre la colère d'une mère, » sourit James.

« Ça devrait être bon, » sourit Sirius.

Mrs Weasley traversa la cour à grands pas, provoquant la panique parmi les poulets. La petite femme replète au visage bienveillant semblait s'être brusquement transformée en une tigresse redoutable.

« Ah, très en colère, alors, » rit Fred.

« Elle est vraiment terrifiante quand elle est en colère, » tressaillit Remus. Il n'avait été la cible de la colère de Molly qu'une seule fois, mais c'était suffisant pour savoir qu'il ne voulait plus jamais que ça se reproduise.

Ron, Ginny, Harry, Hermione et Neville hochèrent la tête. Ils étaient d'accord. Neville, pour sa part, n'avait été témoins de la colère de Molly que lorsqu'elle avait affronté Bellatrix Lestrange. Il serait à jamais reconnaissant envers Molly pour s'être enfin débarrasser de cette maléfique sorcière une fois pour toute, même si une part de lui aurait souhaité être celui vengeant ses parents.

Il n'y eut aucune surprise. Qui avait tué le second être le plus maléfique et puissant (après Voldemort, bien sûr) était bien connu.

Aïe ! dit Fred.

Hou, là, là, dit George.

Mrs Weasley vint se planter devant eux, les mains sur les hanches, regardant alternativement chacun de ses trois fils qui baissaient la tête d'un air coupable. Elle portait un tablier à fleurs avec une poche d'où dépassait une baguette magique.

Alors ? dit-elle.

Bonjour, M'man, dit George en s'efforçant, sans grand succès, d'adopter un ton joyeux et conquérant.

« Comme si ça allait marcher, » rit Sirius.

« Bien sûr que non, mais tu es obligé d'essayer, » rit Fred.

Est-ce que vous vous rendez compte que j'étais morte d'inquiétude ? dit Mrs Weasley dans un murmure impressionnant.

Désolé, M'man, mais tu sais, il fallait que...

Chacun des trois fils de Mrs Weasley était plus grand qu'elle, mais ils semblèrent se ratatiner sur place lorsque sa rage explosa.

« Je ne crois pas qu'il existe une personne vivante qui ne se ratatine pas devant la rage de grand-mère Weasley, » rit Teddy.

« Je ne crois pas qu'il existe une personne vivante qui ne se ratatine pas devant sa rage, » dit Remus.

Les lits vides ! Pas le moindre mot ! La voiture disparue... auriez pu avoir un accident... folle d'inquiétude... vous en fichez ?... jamais vu ça... attendez que votre père soit rentré ! Jamais Bill, Charles ou Percy ne nous ont causé autant de soucis...

Le préfet Percy... marmonna Fred.

« Ça ne va pas aider, » fit James en levant les yeux au ciel.

TOI, TU FERAIS BIEN DE T'INSPIRER DE PERCY UN PEU PLUS SOUVENT ! s'écria Mrs Weasley en enfonçant l'index dans la poitrine de Fred. Vous auriez pu vous tuer, vous auriez pu vous faire repérer par les Moldus, vous auriez pu faire perdre son travail à votre père !...

Elle sembla hurler ainsi pendant des heures. Enfin, lorsqu'elle se fut cassé la voix, elle se tourna vers Harry qui eut un mouvement de recul.

« Comme si elle allait lui hurler dessus, » fit Al en levant les yeux au ciel. « Je ne suis même pas sûr qu'elle l'ait jamais fait. »

« Ne t'inquiètes pas Harry. Elle est une mère naturelle, elle ne te blâmera pas, » dit Remus.

Je suis vraiment très contente de te voir, Harry, dit-elle. Viens donc manger quelque chose, tu dois avoir faim.

Elle tourna sur ses talons et rentra dans la maison. Harry lança un regard inquiet à Ron qui lui fit un signe de tête pour l'encourager à la suivre.

« Je ne peux pas croire que tu avais toujours peur d'elle, » dit Ron.

« Ron, elle venait tout juste de hurler violemment à tes frères et toi, » fit Harry exaspéré. « De plus, j'étais habitué à ce qu'on me hurle dessus. C'était une toute nouvelle expérience d'être traité avec attention. »

« Oh, » soupira Lily, et tout le monde fut attristé par ce qu'il avait dit.

La cuisine était petite et encombrée. Une table et des chaise en bois brut occupaient le centre de la pièce. Harry s'assit sur le bord d'une chaise en regardant autour de lui. C'était la première fois qu'il pénétrait dans une maison de sorciers.

La pendule accrochée au mur, en face de lui, n'avait qu'une seule aiguille et aucun chiffre. Tout autour du cadran on pouvait lire diverses inscriptions : « Heure du thé », « Heure de nourrir les poulets », ou « Tu es en retard. »

« J'aimerais tellement avoir une horloge comme ça, » soupira Scorpius. Il en avait vu une comme ça chez les Potter (Arthur en avait fait une pour chacun de ses enfants) et ça l'avait vraiment fasciné.

« Ça a l'air d'être une horloge intéressante, » dit Lily.

« Ouais, c'est vraiment cool. Papa l'a fait pour maman après que Bill ait obtenu sont travail en Égypte. »

« Elle était toujours en train de s'inquiéter et de se demander s'il allait bien, alors papa la lui a fabriquée, dans l'espoir que ça apaise ses inquiétudes et n'écrirai plus à Bill presque tous les jours, » ajouta Ginny.

« Est-ce que ça a marché? » demanda Remus avec un sourire entendu.

« E bien, je pense qu'elle était un petit peu moins inquiète, mais elle a continué à beaucoup lui écrire, » sourit Ginny.

Tout le monde rit à ça.

Trois rangées de livres s'alignaient sur le manteau de la cheminée. Harry lut quelques-uns des titres : Comment ensorceler son fromage, La Pâtisserie magique, Festin minute en un coup de baguette. Une vieille radio posée à côté de l'évier annonça l'émission « Salut les Sorciers » avec la célèbre chanteuse Célestina Moldubec.

Dans un cliquetis de vaisselle, Mrs Weasley s'occupait à préparer le petit déjeuner avec de grands gestes désordonnés, jetant des saucisses dans la poêle et des regards furieux à ses trois fils. De temps en temps elle marmonnait quelque chose : « Je me demande ce que vous avez dans la tête », ou « Jamais je n'aurais pensé une chose pareille. »

« J'adore quand grand-mère cuisine en étant en colère, » dit Fred. « La nourriture est un petit peu plus épicée que d'habitude. »

« Donc, c'est pour ça que tu causes toujours des problèmes avant que grand-mère cuisine? » demanda Victoire.

« Non. Il aime simplement causer des problèmes, » dit Rose. « Il n'a pas besoin de raison. »

« C'est vrai, » convint Victoire.

Toi, tu n'y es pour rien, mon pauvre chéri, dit-elle à Harry en remplissant son assiette d'un gros tas de saucisses.

« Bien. Tu as besoin d'un bon repas, » fit Lily.

« Oui, et grand-mère te fera manger beaucoup en peu de temps, » dit Lily.

Arthur et moi, nous nous faisions du souci à ton sujet. Hier soir encore, nous nous sommes dit que nous irions te chercher nous-mêmes si vendredi tu n'avais pas répondu à Ron. Mais quand même (elle rajouta trois œufs au plat sur le tas de saucisses), traverser la moitié du pays dans une voiture volante totalement interdite ! N'importe qui aurait pu vous voir...

Elle agita machinalement sa baguette magique en direction de l'évier où la vaisselle entassée commença à se laver toute seule.

Il y avait des nuages, M'man ! dit Fred.

Toi, tu ne parles pas la bouche pleine ! répliqua sèchement Mrs Weasley.

Mais, M'man, ils ne lui donnaient rien à manger ! dit George.

« Je pari que ça l'a radoucie, » dit Remus.

« Naturellement, » sourit Fred. « C'est pour ça qu'il l'a dit. »

Toi aussi, tu te tais !

Mrs Weasley paraissait un peu calmée lorsqu'elle coupa du pain qu'elle se mit à beurrer pour le donner à Harry.

« C'était la première fois que quelqu'un me maternait, » sourit Harry, et Ginny lui prit la main.

Lily regarda tristement son fils. Elle ne pourrait jamais remercier suffisamment Molly pour accepter son fils comme elle l'avait de toute évidence accepté. Mais elle souhaitait toujours qu'elle puisse être là, que cela puisse être elle qui maternait son fils.

Au même moment, une petite silhouette aux cheveux roux, vêtue d'une chemise de nuit, apparut dans la cuisine, poussa un cri et ressortit en courant.

« Maman, » firent tous les Potter en riant... en fait tout le monde riait.

« Ah, te voilà, Ginny, » sourit Harry. Il lui donna un léger coup joueur dans les côtes, amenant tous les garçons à ricaner.

« Bravo papa! Tu as vraiment du cran! » applaudit James.

« La ferme, toi, » fit Ginny, complètement rouge en lui frappant (pas si légèrement) le bras. « Et le reste d'entre vous devriez arrêter ce ricanement si vous ne voulez pas avoir mal. »

« J'espère qu'ils ne l'écoute pas, » dit James, sachant que sa mère était sérieuse quand elle avait dit ce qu'elle avait dit. Les autres auraient des ennuis s'ils la mettaient en colère.

C'est Ginny, dit Ron à voix basse en se tournant vers Harry. Ma soeur. Elle a passé l'été à nous parler de toi.

« Juste ce que tante Ginny voulait entendre, » fit Victoire.

« Tu te souviens que tu rougissais aussi quand Teddy venait à la maison? » fit Lily.

« Oui, mais je ne pensais pas que toi, tu t'en souviendrais, » dit Victoire.

« Oh, je ne m'en souviens pas. C'est maman qui me l'a dit, » sourit Lily.

« Ron, je ne peux pas croire que tu lui ait dit ça, » dit Ginny en rougissant encore plus.

« Quoi? C'est vrai, » sourit Ron.

« Andouille, » siffla Ginny et Ron lui tira la langue.

Tout le monde rit à ça.

Elle veut ton autographe, Harry, dit Fred avec un sourire.

« Stupide idiot, » marmonna tristement Ginny. Ce stupide idiot lui manquait vraiment.

Il croisa alors le regard de sa mère et baissa la tête sans ajouter un mot. Le silence régna jusqu'à ce que les quatre assiettes aient été vidées, ce qui ne mit guère de temps.

Hou, là, là, je suis fatigué, dit Fred dans un bâillement en posant enfin son couteau et sa fourchette. Je crois que je vais aller me coucher et...

« Bien sûr... » sourit Sirius.

« Il y a peu de chance que ça arrive, » ajouta James.

« Aucune chance, plutôt, » fit Fred avec un petit rire.

Certainement pas ! dit sèchement Mrs Weasley. C'est entièrement ta faute si tu as passé la nuit sans dormir. Tu vas immédiatement aller dégnomer le jardin. Ces horribles créatures ont encore tout envahi.

Oh, M'man...

Et vous deux, vous allez l'aider, reprit-elle en jetant un regard furibond à Ron et à George. Toi, tu peux aller te coucher, mon chéri, ajouta-t-elle à l'adresse de Harry. Ce n'est pas toi qui leur as demandé de prendre cette maudite voiture.

Mais Harry n'avait pas du tout sommeil.

Je préférerais aider Ron, dit-il précipitamment. Je n'ai jamais vu dégnomer un jardin...

« C'est un travail très ennuyeux, » dit Sirius.

« J'aime bien ça, » sourit James.

« Non, c'est ennuyeux, » dit Al.

« Mais j'aime bien voir jusqu'où je peux les envoyer, » dit James.

C'est très gentil à toi, mon chéri, mais c'est un travail très ennuyeux. Voyons un peu ce que Lockhart dit à ce sujet.

« Lockhart... est-ce que ce n'est pas ce balourd quatre années derrière nous qui répandait toujours les histoires les plus ridicules sur lui-même? » demanda James.

« Ouais.. et se regardait toujours das un miroir, » rit Sirius.

« Comme si tu ne te regardais pas tout le temps dans un miroir, » se moqua Lily.

« Hmph, » fit Sirius en croisant ses bras.

« Ce qui veut dire que c'est vrai, » rit James.

« Tu n'aurais peut-être dû dire ça... vu que c'est ton passe-temps... excepté le Quidditch, bien sûr, » dit Rose.

« Hmph, » fit James.

Elle prit un gros volume sur la cheminée. George poussa un grognement.

M'man, on sait très bien dégnomer un jardin.

Harry jeta un coup d'oeil à la couverture du livre. Ecrit en lettres d'or, il lut : Gilderoy Lockhart Le Guide des créatures nuisibles. Au-dessous, une grande photo montrait un sorcier au visage séduisant avec des cheveux blonds ondulés et des yeux bleu clair. Comme toujours dans le monde des sorciers, la photo était animée : Gilderoy Lockhart ne cessait de lancer des clins d'oeil coquins autour de lui.

Le visage de Mrs Weasley rayonnait.

Il est tellement merveilleux, dit-elle. Il sait tout sur les nuisibles, c'est un livre remarquable...

M'man a un faible pour lui, dit Fred dans un murmure parfaitement audible pour tout le monde.

Tout le monde se mit à rire et Ron marmonna de façon à ce que seuls les ados du futur puissent entendre: « Elle n'était pas la seule. » Ce qui fit rougir Hermione et foudroyer son petit ami du regard.

« Oh, on dirait que maman à l'air d'avoir eut le béguin pour lui, elle aussi, » sourit Rose. « Ça devrait être intéressant. »

Allons, Fred, ne sois pas ridicule, protesta Mrs Weasley, les joues rosissantes. Si vous pensez que vous en savez plus que Lockhart,

« Tout le monde en sait plus que Lockhart, » se moqua silencieusement Remus.

« Mais les informations sont probablement de quelqu'un qui sait vraiment comment le faire, donc ce sont probablement les bonnes instructions, » dit Hermione.

Ron la regarda d'un air incrédule.

« Je ne suis pas en train de le défendre, Ronald, je dis juste... Oh, peu importe. »

Tout le monde ricana à ça.

allez-y, débrouillez-vous, mais gare à vous si je trouve le moindre gnome dans le jardin quand j'irai faire mon inspection. "

Bâillant et ronchonnant, les frères Weasley sortirent d'un pas traînant, suivis par Harry. Le jardin était grand et correspondait exactement à l'idée que Harry se faisait d'un jardin. Les Dursley ne l'auraient pas aimé du tout—il était envahi de mauvaises herbes et la pelouse avait grand besoin d'être tondue—mais Harry était émerveillé par les arbres noueux plantés le long des murs et les massifs débordant de plantes et de fleurs qu'il n'avait encore jamais vues, sans compter la grande mare verte remplie de grenouilles.

« J'adore vraiment le Terrier, » sourit Harry.

« Moi aussi, » fit tout le monde sauf Scorpius (qui n'y avait pas encore été).

Les Moldus aussi ont des gnomes dans leurs jardins, dit Harry à Ron.

« Vraiment ? » demanda Fred.

« En quelque sorte. Mais ils ne sont pas réels et ils ne bougent pas, » répondit Rose en haussant les épaules.

Oui, j'en ai vu, dit Ron, penché sur un massif de pivoines. Mais ce ne sont pas de vrais gnomes, on dirait des petits pères Noël grassouillets avec des brouettes et des cannes à pêche...

Il y eut soudain une grande agitation dans les pivoines qui se mirent à remuer en tous sens et Ron se redressa en tenant une créature à la main.

Ça, c'est un vrai gnome, dit-il d'un air sombre.

Fishmoilapaix ! Fishmoilapaix ! couina le gnome.

Il n'avait en effet rien à voir avec un père Noël. Il était petit avec une peau comme du cuir, et une grosse tête chauve couverte de verrues qui ressemblait à s'y méprendre à une pomme de terre. Ron le tenait à bout de bras tandis que la créature essayait de lui donner des coups de ses petits pieds noueux. Ron l'attrapa par les chevilles et le retourna la tête en bas.

C'est comme ça qu'il faut s'y prendre, dit-il.

Il leva le gnome au-dessus de sa tête (« Fishmoilapaix ! ») et le fit tourner comme un lasso.

En voyant l'expression choquée de Harry, Ron expliqua :

Ça ne leur fait pas mal. Simplement, il faut leur donner le tournis pour qu'ils ne retrouvent plus le chemin de leurs trous à gnomes.

« Ça n'a pas l'air très gentil, » dit Lily. Elle n'avait jamais vu un dégnomage avant.

« Ça ne leur fait pas vraiment mal, » dit James.

« Oui, je pense même qu'ils aiment ça, » sourit Teddy. « C'est pour ça qu'ils te courent toujours après pour que tu les jettes au loin. »

Il lâcha les chevilles de la créature : celle-ci fit alors un vol plané de plusieurs mètres et atterrit avec un bruit sourd dans le champ qui s'étendait de l'autre côté de la haie.

« Argh... c'est rien, » se moqua James.

Ridicule ! dit Fred. Je te parie que j'arrive à lancer le mien plus loin que la souche d'arbre, là-bas.

Harry apprit très vite à ne pas trop éprouver de pitié pour les gnomes. Il décida de laisser simplement tomber de l'autre côté de la haie le premier qu'il attrapa, mais le gnome, sentant une faiblesse de sa part, lui planta dans le doigt ses dents tranchantes comme un rasoir et Harry dut secouer frénétiquement sa main pour essayer de lui faire lâcher prise jusqu'à ce que...

Bravo, Harry ! Tu l'as lancé au moins à quinze mètres.

« Heu... c'est mieux, » dit James.

« Tu sais que tu n'en a jamais jeté un aussi loin, » dit Lily.

« Oui, mais maintenant tu connais la clé pour les lancer plus loins.. les laisser te mordre, » rit Al.

Bientôt, les gnomes se mirent à voler en tous sens.

Ils ne sont pas très malins, dit George qui en avait attrapé cinq ou six d'un coup. Dès qu'il s'aperçoivent que le dégnomage a commencé, ils sortent de leurs trous pour regarder ce qui se passe. Depuis le temps, on pensait qu'ils auraient appris à se cacher.

La foule des gnomes qui avaient atterri dans le champ s'éloignait en désordre, le dos rond, la démarche incertaine.

Ils reviendront, dit Ron en les regardant disparaître dans la haie, à l'autre bout du champ. Ils adorent venir ici... Papa est trop gentil avec eux, il les trouve drôles.

« C'est parce qu'ils le sont, » sourit James.

Au même instant, la porte de la maison claqua.

Il est revenu ! dit George. Papa est rentré !

« Ouais! Grand-mère! » cria presque tout le monde.

Ils traversèrent le jardin en courant et retournèrent à l'intérieur de la maison.

Mr Weasley était affalé sur une chaise de la cuisine. Il avait enlevé ses lunettes et fermé les yeux. Il était mince et presque chauve mais les quelques cheveux qui lui restaient étaient aussi roux que ceux de ses enfants. Mr Weasley était vêtu d'une longue robe verte de sorcier, couverte de poussière et usée par les longs voyages.

Quelle nuit, marmonna-t-il en attrapant la théière à tâtons.

Tout le monde s'assit autour de la table.

Neuf interventions ! s'exclama Mr Weasley. Neuf ! Un certain Mondingus Fletcher a essayé de me jeter un sort pendant que j'avais le dos tourné.

« Je me demande combien de personnes sont mentionnées à travers ces livres avant qu'on réalise qui elles sont, » songea Harry.

« Qui est Mondingus Fletcher? » demanda James.

« Je ne sais pas, mais on dirait que nous finirons par le savoir, » répondit Teddy en haussant les épaules.

« J'en ferais la liste, » dit Hermione.

« Hermione, ce n'est pas si... » commença Harry.

« Je suis curieuse, moi aussi, » fit Hermione en haussant les épaules.

Il avala une longue gorgée de thé et poussa un profond soupir.

Tu as trouvé quelque chose, Papa ? demanda Fred avec intérêt.

Oh, quelques clés rétrécissantes et une bouilloire mordeuse, répondit Mr Weasley en bâillant. Il y a eu pas mal de sales histoires qui ne relevaient pas de mon département. Mortlake a dû répondre à quelques questions concernant des furets très étranges mais c'est du ressort de la Commission des Sortilèges Expérimentaux, Dieu merci...

Qui est-ce qui s'amuse à fabriquer des clés rétrécissantes ? s'étonna George.

« Vous ne trouvez pas ça bizarre que oncle George demande ça quand il est le plus susceptible de faire quelque chose comme ça, » rit Rose.

« Papa ne tromperait jamais des Moldus comme ça, » dit Fred avec colère.

« Je ne voulais pas dire ça comme ça, » fit Rose, exaspérée. « Je voulais dire, comme blague. »

Oh, c'est un simple attrape-Moldus, soupira Mr Weasley. Ils leur vendent des clés qui finissent par disparaître à force de rétrécir, et les Moldus n'arrivent plus à remettre la main dessus... Bien sûr, il est très difficile de faire condamner qui que ce soit, aucun Moldu ne voudra jamais admettre que ses clés rétrécissent. Ils sont persuadés qu'ils les ont perdues. Heureusement, ils sont prêts à croire n'importe quoi quand il s'agit de nier la magie, même lorsqu'elle leur crève les yeux... mais c'est fou le nombre d'objets que les sorciers s'amusent à transformer...

LES VOITURES PAR EXEMPLE ?

Tout le monde éclata de rire à ça (la plupart d'entre eux avait eu du mal à contenir leurs rires durant le discours d'Arthur, sachant ce qui allait arrive ensuite).

« Oh, il est en plein dedans, maintenant, » rit James.

Mrs Weasley venait d'apparaître dans la cuisine. Elle tenait à la main un long tisonnier qu'elle brandissait comme une épée. Mr Weasley ouvrit soudain des yeux ronds et regarda sa femme d'un air coupable.

Les... les voitures, ma chérie ?

Parfaitement, Arthur, les voitures, dit Mrs Weasley, les yeux flamboyants. Imagine un sorcier qui achèterait une vieille voiture rouillée en disant à sa femme qu'il veut simplement la démonter pour voir comment c'est fait, alors qu'en réalité il s'amuse à la trafiquer pour la faire voler.

« Grand-père, » fit Rose en levant les yeux au ciel, riant avec tout le monde.

Tout le monde riait à ça, surtout Ron et Ginny. C'était tellement comme papa.

« C'est vrai, » rit James.

Mr Weasley cligna des yeux.

Tu sais, ma chérie, un sorcier qui ferait ça ne violerait pas la loi, même si... il aurait dû dire la vérité à... sa femme. Il y a une lacune dans la loi quand on y regarde de près... du moment qu'il n'a pas l'intention de faire voler la voiture, le fait qu'elle puisse voler ne...

« Je pari qu'il a écrit cette loi, » dit Frank avec un petit rire. Il avait toujours apprécié Arthur.

« Bien deviné, » sourit Teddy.

Arthur Weasley, c'est toi qui t'es arrangé pour qu'il y ait une lacune dans la loi lorsque tu l'as rédigée ! s'écria Mrs Weasley. Simplement pour que tu puisses continuer tes bricolages avec tous ces machins de Moldus qu'il y a dans ton garage ! Et pour ton information personnelle, je te signale que Harry est arrivé ce matin dans la voiture que tu n'avais pas l'intention de faire voler !

Harry ? dit Mr Weasley sans comprendre. Harry qui ?

« Harry qui? Quel autre Harry connait-il? » demanda Sirius.

« Il y a Harry... heu... vous savez, je ne peux penser à aucun, » dit Fred en riant.

Il regarda autour de lui et sursauta en voyant enfin Harry.

Dieu du ciel ! C'est Harry Potter ? Ravi de faire ta connaissance ! Ron nous a tellement parlé de toi...

Tes fils sont allés chercher Harry chez lui dans cette voiture volante ! s'exclama Mrs Weasley. Alors, qu'est-ce que tu dis de ça ?

« Ça devrait être bon, » rit Frank, sachant à quel point Arthur pouvait être excité à propos de ses... bricolages.

Vraiment, vous l'avez fait voler ? dit Mr Weasley, très intéressé. Et elle a bien marché ? Je... je veux dire...

Tout le monde éclata d'une nouvelle vague de rire.

« J'adore grand-père, » rit James.

balbutia-t-il en voyant les yeux de sa femme lancer des éclairs, c'est... c'est très mal, les enfants... Vraiment très mal...

Tout le monde éclata de rire.

Viens, il vaut mieux les laisser, chuchota Ron à l'oreille de Harry, tandis que Mrs Weasley enflait comme un crapaud-buffle. Je vais te montrer ma chambre.

Ils se glissèrent hors de la cuisine et suivirent un couloir étroit jusqu'à un escalier aux marches bancales qui montait en zigzag dans les étages. Au deuxième, une porte était entrouverte. Harry eut le temps d'apercevoir des yeux brillants qui le regardaient puis la porte se referma en claquant.

« Ce n'est pas très gentil, maman, » rit James.

Ginny, dit Ron. C'est vraiment bizarre qu'elle soit si timide, d'habitude, on n'arrive pas à la faire taire.

« Tu as vraiment une andouille, Ron, » fit Ginny en lui frappant le bras.

« Aïe... Ginny, j'ai dit ça il y a trois ans, » dit Ron en massant son épaule.

« Comme si tu ne dirais pas ça maintenant, » fit Ginny en le foudroyant du regard.

« Très juste, » fit Ron en haussant les épaules, un rictus naissant presque sur ses lèvres.

« Ils n'ont vraiment pas beaucoup changé, » sourit Teddy.

« Non. Papa est toujours une andouille, » rit Rose.

« Et maman le frappe toujours pour ça, » ajouta Lily en riant elle aussi.

Ils montèrent encore deux volées de marches avant d'arriver devant une porte à la peinture écaillée sur laquelle était écrit : « Chambre de Ronald. »

Harry entra dans la pièce. Sa tête touchait presque le plafond incliné qui épousait la forme du toit. Ébloui, il cligna des yeux. Il avait l'impression d'avoir pénétré dans une fournaise : Presque tout dans la chambre de Ron semblait être une nuance d'orange violents:

« Évidemment, » dit Hugo. « C'est une merveilleuse couleur. »

« C'est hideux, » dit Rose en plissant son nez.

« C'est vrai, tu es un fan des Canons, » fit joyeusement Sirius.

« Ouais, et alors? » demanda Ron, sur la défensive. Personne ne pouvait dénigrer les Canons en sa présence, peu importe qu'ils soient derniers en ligue.

« Toi et papa êtes complètement ridicules à propos de ça, » fit Rose en secouant la tête.

« Ils sont incroyables, n'est-ce pas? » sourit Sirius.

« Si tu croies que tu es drôle... » fit Ron en lui lançant un regard noir.

« Non, j'adore vraiment les Canons, » dit Sirius, toujours en souriant.

« Oh, » sourit Ron. « Ouais, ils sont incroyable. »

« Tu vois, quelqu'un d'autre pense aussi qu'ils sont incroyables, » fit Hugo en souriant lui aussi.

« Oui et bien, c'est un idiot aussi, » dit Rose.

le couvre-lit, les murs, même au plafond. presque tout, dans la chambre de Ron, avait une couleur orange clair : le couvre-lit, les murs, et même le plafond. Harry remarqua alors que Ron avait presque entièrement recouvert le papier miteux des murs avec des affiches représentant sept mages et sorcières, toujours les mêmes, tous vêtus de robes orange et tenant à la main des balais qu'ils brandissaient avec énergie.

C'est ton équipe de Quidditch préférée ? demanda Harry.

« Non, il aime juste le orange, » se moqua Fred.

Les Canons de Chudley, dit Ron en montrant le couvre-lit orange brodé de deux grands « C » et d'un boulet de canon. Ils sont neuvièmes au championnat.

Les livres de magie de Ron étaient entassés en désordre à côté d'une pile de B. D. qui semblaient toutes avoir pour héros Martin Miggs, le Moldu fou.

« Ce sont mes préférées, » sourit Hugo.

« Mais tu ne ressembles pas du tout à papa, » fit sarcastiquement Rose.

« Il n'y a rien de mal à ça, » protesta Hugo.

La baguette magique de Ron était posée sur un aquarium rempli de têtards, installé sur le rebord de la fenêtre, à côté de Croûtard, son gros rat gris qui somnolait dans un rayon de soleil.

Harry enjamba un jeu de cartes « auto-battantes » étalées sur le sol et regarda à travers la minuscule fenêtre. Dans le champ, tout en bas, il aperçut une bande de gnomes qui se glissaient un par un à travers la haie du jardin des Weasley. Il se tourna ensuite vers Ron qui le regardait d'un air anxieux, comme s'il attendait son opinion.

C'est un peu petit, dit précipitamment Ron. Pas comme la chambre que tu avais chez les Moldus. Et je suis juste sous le grenier où habite la goule. Elle n'arrête pas de taper sur les tuyaux et de grogner...

Mais Harry eut un large sourire.

C'est la plus belle maison que j'aie jamais vue, dit-il.

Les oreilles de Ron prirent alors une couleur rosé vif.

« Tu en disais pas juste ça pour dire ça, j'espère? » demanda Ron.

« S'il te plait papa, tu dois savoir que oncle Harry adore le Terrier, » grogna Rose.

« Tu plaisantes? J'aime tout dans ta maison, » dit Harry avec un grand sourire. « C'est un endroit où on vis vraiment. »

Après un moment de silence, tout le monde regard Luna dans l'attente qu'elle continue, mais elle ne sembla pas remarquer.

« Heu... Luna? Vas-tu continuer à lire? » demanda Hermione.

« Oh, je croyais que je n'étais supposé lire qu'un seul chapitre, » dit Luna.

« Tu as finit alors? » demanda Ginny et la fille rêveuse hocha la tête.

« J'adore tante Luna, » rit James.

« C'était la fin du chapitre, » dit Rose en passant le livre à Al.


Alors? Reviews! S'ils vous plait!