Ben, re-bonjour...

Hé oui, je suis à nouveau là. J'ai bien la forme aujourd'hui, et je me suis décidée de poster ce quatrième chapitre (ça en fait pas deux ou trois en une journée, ça ? x_x) ; je vous préviens : CE SERA LE DERNIER POUR AUJOURD'HUI, non mais ! Mes yeux sont devenus tout petits, et tout rouges. Je sais que c'est les vacances, mais bon...

Tout d'abord, les reviews ! Et merci à tous, il y en a de plus en plus !

MandyNormande : Hé, mais ça va pas d'arrêter d'écrire ta fic pour venir lire ? On crève de savoir, nous ! Et t'inquiètes, je crois que Kristina nous rend tous (ou plutôt toutes) malpolis. Hum. Oui, tu as totalement le droit de la tuer, et de la ressuciter pour la re-tuer, et de recommencer encore et encore... Je m'égare. Pour la gifle de Jane, je laisse faire Lisbon. Mouahmouahmouah. Mais tu n'as pas à me remercier, ton statut est laaaaargement mérité (que ce soit au niveau longueur d'histoire ou génialité totale de l'histoire) ! C'est surtout merci à toi pour tes reviews toujours aussi gentilles !

Sweetylove30 : Hightower est une vraie fouteuse de merde dans mon histoire, haha. Dans la série, ça va encore, parce qu'elle a tiré les vers du nez à Jane quant à ce qu'il pense de Lisbon, et a apporté un peu de Jisbon... Même si elle pousse Jane dans les bras de Kristina là aussi. Tu te rapproches de la réponse à "Pourquoi Teresa souffre autant ?" dans ce chapitre, en fait, je pense que tu comprendras quasiment tout ici, et le prochain clarifiera certaines choses. Faire apparaître Kristina dans une fic peut être vraiment utile pour faire évoluer la relation Jisbon, enfin, ce n'est que mon point de vue...

ponou : Et voilà, j'espère que tu te sens mieux !

ShaiArg : Hé oui, Jane est totalement bigleu quand ça le touche de trop. On a pu constater ça avec Red John... C'est clair que Kristina ressemble plus à une poubelle qu'à Nicole Kidman, je suis totalement d'accord avec toi.

Enjoy !


Teresa Lisbon se trouvait encore et toujours au même endroit ; depuis combien de temps, elle n'en avait aucune idée. Cela pouvait bien faire une vingtaine de minutes comme trois heures, elle n'avait plus aucune notion du temps. Très sincèrement, elle se foutait complètement du temps. Elle voulait juste rester là, continuer de réfléchir, et crever appuyée à ce foutu mur, son verre lui étant tombé des mains et jonchant maintenant à ses pieds.

Elle savait qu'il avait dû se passer autre chose. C'était impossible qu'elle, Teresa Lisbon, aussi forte qu'elle fut, se soit laissée dépasser par de la jalousie. Et de la déception. De la colère, aussi. Un désespoir plus grand que tout également. Bon, ça faisait beaucoup, mais elle était sûre qu'il y avait autre chose. Il y avait autre chose, mais quoi ? Si seulement elle pouvait encore creuser dans sa mémoire, dans ses souvenirs afin de savoir... Mais elle avait trop réfléchi, elle avait trop ressassé ces évènements lourds, si lourds à porter ; elle avait trop forcé son esprit, et maintenant elle était incapable de penser. Elle resta donc dans la douce pénombre de sa chambre, malgré le jour qui tapait son plein, les volets fermés lui permettant le calme que l'obscurité lui avait toujours procuré. Elle fixait le mur en face d'elle, ses yeux vagabondant de temps à autre sur son armoire, sa table de chevet, son lit. Sur son lit, une lumière brillait. Une sonnerie parvenait difficilement à ses oreilles bourdonnantes, retentissant depuis un moment. Après quelques instants à fixer cette lumière, elle réalisa que c'était son téléphone portable. Elle avait fait l'erreur de le rallumer. Sûrement le boulot. Ou Jane. Décidément, elle n'allait pas décrocher. Elle finit par s'endormir un peu plus tard, peut-être cinq minutes, peut-être deux heures ; toujours est-il qu'elle s'était endormie, et que son téléphone portable sonnait toujours dans le vide, perdu entre les draps du lit.

Quand elle se réveilla, elle décida de se relever. D'aller de l'avant. Elle s'appuya donc avec peine au mur, et se mit sur ses deux jambes flageolantes. Elle se dirigea vers le lit, et prit son téléphone. Vingt-huit appels manqués, dont treize de Rigsby, dix de Cho et deux de Van Pelt. Il avait vraiment dû se passer quelque chose de grave. Elle composa le numéro de Rigsby, qui l'avait le plus appelée. Il décrocha au bout d'à peine une sonnerie :

« Boss, c'est vous ?

- Salut Rigsby.

- Dieu merci, vous êtes vivante ! On a vraiment eu peur, vous savez ?

- Merci, mais tout va bien. J'avais juste... besoin de sommeil.

- Bon, si ce n'est que ça !

- Je suppose que tu ne m'as pas appelée treize fois pour rien ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Euh, boss... Vous savez ce qui s'est passé, vous étiez la première à savoir...

- Bien sûr que non, ou je serais avec vous ! Dis-moi !

- Ben, je... C'est pas des choses qui s'annoncent au téléphone...

- Vous êtes où ?

- Au Sutter Hospital, bloc de réa.

- Euh oui, d'accord, j'arrive. »

Teresa était pour le moins déboussolée : que faisaient-il à l'hôpital ? Au service de réanimation, en plus ? Etait-il arrivé quelque chose à l'un d'entre eux ?

Elle ne prit pas le temps de chercher des réponse, attrapa sa veste et ses clés, et démarra en trombe sa voiture.

Une fois arrivée à l'hôpital, elle courut jusqu'au service de réanimation, ne prenant pas même le temps de s'arrêter à l'accueil. Elle reconnut très vite de loin ses trois agents, et s'avança vers eux ; ils étaient tous là, aucun n'était blessé. Qui était donc en réanimation ?

« Alors, quelqu'un veut bien me dire ce qui se passe ? »

Les trois jeunes se regardèrent, visiblement gênés. Ce fut Cho qui prit la tâche apparemment pénible de lui parler :

« C'est John le Rouge, boss.

- John le Rouge en réanimation, tu veux dire ?

- Non. Le carnage, c'est John le Rouge.

- Mais... »

Lisbon s'arrêta net. Elle se rappelait de ce qui s'était passé, un autre fragment lui était revenu.


C'était la nuit, ou plutôt très tôt dans la matinée dans les bureaux du CBI. Teresa Lisbon n'était pas encore rentrée chez elle ; ils avaient eu encore une autre affaire, et elle avait quelque peu traîné sur le rapport. Il fallait dire qu'elle n'avait pas la tête au boulot, dernièrement.

Elle s'apprêtait enfin à partir quand le téléphone de son bureau sonna. Elle décrocha dans la seconde, décidée à en finir, exténuée :

« Lisbon. […] Oui, je le connais... […] Oh, je... Oh mon Dieu. […] Je la connais aussi, oui. […] C'est impossible. Non, c'est impossible. Vous dites n'importe quoi ! […] Merci... D'avoir appelé. Au revoir. »

C'était le service des urgences. Ils venaient de trouver Jane et Kristina en très sale état, dans une ruelle près du restaurant où ils étaient allés dîner, ce soir-là.

Teresa prit appui contre son bureau. Elle n'arrivait pas à y croire. Elle se dépêcha de prendre sa voiture, mais changea vite d'avis : elle n'avait plus rien à voir avec eux. Avec lui. A cette pensée, elle se sentit mal, et rentra chez elle. Elle prit un verre de vin, et monta dans sa chambre, s'écroulant sur son lit. Elle éteignit son téléphone portable, voulant être seule.


Maintenant, elle était au service de réanimation du Sutter General Hospital de Sacramento, toute l'histoire lui revenant d'un seul coup comme une énorme claque. Elle regarda Cho, qui l'observait. Elle demanda :

« Lequel des deux est le plus blessé ?

- Il y a un mort, boss. Il n'en reste plus qu'un, ici. »