Bien le bonjour, étant donné que c'était les vacances jusque-là, j'ai pu pas mal avancer dans l'histoire ! Bref, motivée !

Donc voilà la réponse au commentaire :

XoOnii : Ouiii ! Et encore il n'est pas le seul ! Je réserve plusieurs kilos de folie pour les chapitres suivants !

Monkey D. Elena : Coucou ! Eh bien, merci beaucoup pour ton commentaire ! Ravie de voir ton avis également ^^

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture !


Chapitre 4

« Mizuki…Kuroko ? » répéta le sixième joueur de la Génération des Miracles.

Il écarquilla les yeux, à la prononciation de son nouveau nom. Ses pupilles bleues, complètement dilatées, se figèrent.

« Exact » confirma son capitaine en restant stoïque.

« Bien trouvé » fit Midorima en remontant ses lunettes.

« Hein ? »

« Mizuki signifie « Lune » étymologiquement – celle-ci est uniquement visible la nuit, autrement dit, dans le noir – enfin dans l'ombre … un nom qui lui conviendrait parfaitement » poursuivit le meilleur shooter de leur collège « Bonne analyse cependant…. »

« CRACK ».

Un bruit l'interrompit. Plus précisément le corps de Kuroko qui blanchissait à vue d'œil, se fissurant petit à petit, comme un bloc de pierre brisé.

« KUROKOCCHI ? KUROKOCCHI ? TU M'ENTENDS » hurla Kise qui commençait à s'inquiéter.

Tout en continuant à hurler, il attrapa par le col et secoua son coéquipier tel un prunier. De légères rougeurs apparurent soudainement lorsqu'il se rendit compte qu'il avait touché à un endroit quelque peu embarassant.

Kuroko, quant à lui, se laissa tomber sur le lit, complètement vidé de son esprit.

« Je crois que son âme s'est envolé » conclut Akashi.

Les joueurs présents (et éveillés) se retournèrent rapidement vers Kuroko. Celui-ci avait désormais une apparence bien différente auquel ils s'étaient habitués durant ces années... Une femme. Ses yeux étaient pratiquement les mêmes, mis à part qu'ils étaient bordés de cils plus longs – sa tête était désormais couronnée d'une longue chevelure bleue ciel, et un visage était plus fin, plus raffiné. Sa taille était davantage plus fine tout comme les autres membres de son corps. Rapidement, sans qu'ils s'en rendent compte, ils ressentaient comme un sentiment affectueux envers sa nouvelle apparence - celle-ci ne leur déplaisaient pas.

Pour une fois, ils avaient une autre image de leur coéquipier et cela était valable pour toute l'équipe.

« Mizuki…Ça lui va plutôt bien…MAIS A QUOI JE PENSE BORDEL ? s'il m'entend je risque de me faire tuer » pensa intérieurement Aomine.

« Mizuki… Kurokocchi…? C'est à peine croyable… NON ! CE N'EST PAS CROYABLE…même si je dois avouer que… »

Des pensées sincères affluèrent dans leurs esprits, mais qu'ils n'oseraient prononcer à face :

« Ce nom lui correspond bien…»

Evidemment le principal concerné pensait à tout autre chose, sa vision de son nouveau prénom était pour lui, pire qu'insupportable, mais il s'y résigna de le dire.

« Akashi-san, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée… » commença-t-il par dire « par ailleurs, comment je pourrais aller au lycée dans cet état… ? »

Il termina sa phrase en se regardant de la tête aux pieds. jeune homme aux yeux vairons sourit à cette réflexion. Evidemment qu'il avait songé à cela. Il croisa les bras tout en secouant la tête.

«Tu me sous-estimes donc, Tetsuya ? »

Sa voix fut légèrement plus imposante que d'habitude, mais suffisante à faire alourdir l'atmosphère où tout le monde, Kuroko inclus, tremblait.

« Non euh, pas du tout. » répondit-il en détournant les yeux.

« Très bien » confirma immédiatement Akashi « donc, désormais, tu seras inscrit en tant que Mizuki Kuroko, je te laisse te débrouiller pour dire comment tu es arrivé à Teiko, et quant à vous autres » il détourna ses yeux tandis que les membres de ses interlocuteurs se raidirent « pas un mot »

« O..OUI ! » répondirent ses interlocuteurs de façon synchronisée.

Tandis que ses coéquipiers crièrent en chœur, la peau de Kuroko devint de plus en plus livide.

« Kurokocchi…ça va ? » s'inquiéta Kise qui avait remarqué son comportement en premier.

« Kuroko ? »

« Kuro-shin ? »

« Oy Tetsu ? »

« Tet-kun ! »

« Qu'il y a t-il Tetsuya ? »

Même leur capitaine commençait à s'inquiéter, celui-ci, gardant habituellement son sang-froid.

« Glups » était la seule réponse qu'ils reçurent.

Le jeune homme tourna ensuite, très lentement, tel un mouvement de robot sa tête, celle-ci devant de plus en plus livide :

« J'ai… »

Il hésita puis avala sa salive.

« J'ai envie d'aller aux toilettes… »

Il y eut un craquement général. Un long silence au point d'entendre une mouche voler.

Evidemment étant donné qu'il était désormais une fille, il fallait faire quelque chose pour cela. Et évidemment, personne n'y avait pensé, même pas Akashi.

Celui-ci prit une légère inspiration avant de proférer cette phrase, pleine de sang-froid malgré son contenu :

« Satsuki, je compte sur vous pour lui apprendre. Et aussi pour les autres choses, si tu vois où je veux en venir… »

Il finit ses derniers mots en rougissant et en évitant son regard.

« QUOI ?! »

La jeune manageuse eut du mal à reprendre ses esprits déjà, son bien-aimé était devenue une femme mais aussi, elle devait lui apprendre les bases nécessaires afin d'en devenir une. De plus, elle le/la trouvait à la fois mignonne et séduisante et ses sentiments envers elle/lui se mélangeait désormais entre amitié, affection petite soeur et amour.

Elle secoua vivement la tête avant de s'adresser à lui, ou plutôt à la « nouvelle venue » :

« Bon, ça sera sans doute difficile mais je ferais de mon mieux... Tet, je veux dire Mizuki, on va faire quelques courses, pour… »

« Pour … » répéta t-elle.

Son cœur, comme ceux de ses coéquipiers, rata un battement. Mise à part elle, tous, avaient les yeux écarquillés.

« Enfin pour ton intimité » dit-elle maladroitement avant de baisser les yeux, rouge pivoine.

Saignement de nez général, du moins, presque.

« QUOI ?! VOUS ALLEZ ACHETEZ DES SOUTIFS ? » hurla Aomine, un flot de sang sortant de son nez.

Bouches béantes et rougissements d'embarras.

« MAIS TAIS-TOI DONC ! » hurla Midorima qui, sous l'émotion, cassa son crayon.

« Aomine...Daiki. » soupira Akashi.

« Attends Satsuki » fit l'As en saisissant son amie d'enfance par les épaules « Ne me dis pas que tu vas l'emmener dans cet endroit

« Qu'est-ce que tu veux dire par là ? » répondit la manageuse embarrassée «Nous allons juste faire quelques courses.. »

« Quelques courses ? » répéta Aomine « Quoi, tu l'emmènes acheter des serviettes hygiéniques ? »

Une chaussure flanqua sa tête, un coup suffisamment fort pour le faire tituber.

« AOMINE AIKI ! En tant que collégien, ce mot n'est pas censé faire partie de ton vocabulaire ! » hurla la manageuse qui perdait son sang-froid.

« C'est quoi des serviettes hygiéniques ? On s'en sert une fois qu'on a terminé de manger ? » demanda naïvement Murazakibara "Si c'est le cas, pas la peine de s'éner..."

« SÛREMENT PAS »

« C'est assez… spécial »

« Kurokocchiii…. » fit Kise en le plaignant des yeux.

Celui-ci ne sut pas trop quoi dire, enfin, il n'avait tout simplement rien entendu – son esprit avait cessé d'écouter aux mots « SERVIETTES HYGIENIQUES » qui l'avait littéralement estomaqué et laissé la bouche béante. S'imaginer, lui, juste en face du rayon intime des filles, suffisait à le faire évanouir. Sans compter lorsqu'il subira le moment fatidique : les changer.

« Oui, évidemment » fit Momoi en essayant de reprendre son calme « Je vais m'occuper des autres choses comme tu le dis, Aka-kun »

L'attitude rarissime de Momoi fit immédiatement calmer l'atmosphère et revenir Kuroko à lui.

« Mais avant …»

Momoi s'approcha d'un grand pas et prit soudainement Kuroko par le bras.

« Changes-toi »

« Hein » fit-il tous comme ses coéquipers.

« Kuroko tu restes ici, et vous, DEHORS »

Elle finit sa phrase en hurlant tout en leur lançant un regard noir. En moins de quelques secondes, la Génération des Miracles avait déserté la chambre de Kuroko, le laissant seul avec sa manageuse.


« Je me demande ce qu'ils font… enfin ce qu'elles font » fit Kise en attendant leur sortie.

Sous un flot de pensée, deux légères rougeurs apparurent sur ses joues. Il baissa nerveusement les yeux à ce qu'il venait de songer.

« A votre avis, vous croyez qu'elle va l'emmenez dans les endroits cochons ? Enfin je veux dire par là, rayon Lingerie...» fit Aomine l'air de rien.

« AOMINECCHI ?»

« Aomine, est-ce que ton esprit n'est composé que de cela ou quoi ?! »

« J'aimerais bien savoir ce que c'est moi, les serviettes « spéciales » comme tu dis… » bouda Murazakibara.

Pour une fois, Akashi n'intervenait pas.

« Cette équipe est sans espoir » soupira-t-il désespérément « Pourvu que Kuroko redevienne comme avant »

Un gémissement intense interrompu soudainement la respiration de chacun d'entre eux. Ils détournèrent leurs regards vers la provenance du bruit… qui n'était autre que la chambre de la fameuse patiente tant attendue.

« C'était… quoi ça ? » fit Aomine en baissant les yeux.

La phrase « ENDROITS COCHONS » de l'As remonta à la surface.

Des gouttes de sueurs roulèrent le long de son cou.

« Mais qu'est-ce qu'elles foutent » ragea Aomine rouge jusqu'aux oreilles.

« Au fait ce cri… »

« Oui… »

« C'était Kuroko si je ne me trompe pas ? » fit Kise.

Il reçut un hochement de tête général en guise de réponse.

« Heeeeeeeeeeeeee ? »

Mais tous avaient une arrière-pensée assez étrange, qu'ils devaient et voulaient par-dessus tout garder secrète, et en songeant à cela, ils pouvaient sentir leurs corps s'enflammer.

« Ce cri…c'était…c'était…»


« Tet-kun, relâches-toi »

La jeune adolescente eut beau connaitre la force mentale du jeune homme, c'était pour une fois, inimaginable de pouvoir le maîtriser.

« Je… je n'y arrive pas Momoi-san, je n'y arriverais jamais… »

A bout de souffle, le bleuté désespérait, et un frisson lui parcourra son dos tel un éclair. Il voulait absolument se libérer de cela.

« Momoi-san, c'est bon, je peux le faire seul… » fit-il hors d'haleine.

« Tet-kun, tiens bon, ne t'en fais pas, je ne regarde pas »

Il essaya de se dégager mais c'était impossible. Cela serrait de plus en plus. Il poussa quelques halètements tandis que quelques gouttes de sueurs perlaient son visage. Le jeune homme avait désormais une voix extrêmement féminine, rougissant même d'embarras, à l'entente de celle-ci.

Momoi, quant à elle, était plutôt satisfaite de son travail. Elle se releva avec un énorme sourire, passant sa main sous front dû à la lourde tâche.

« Voilà, ton soutien-gorge est mis ! » claironna-t-elle.

« Ça serre…un peu… non beaucoup »

Pour lui, c'était une véritable torture. Il avait l'impression que sa cage thoracique était littéralement enfermée dans une espèce de barre de fer. Comme si son torse... sa poitrine était comprimée. Ce n'était pas faux d'ailleurs.

« Ça serre toujours un peu, c'est le cas pour toutes les femmes Tet-kun. Et je refuse de détendre, ta poitrine est toute nouvelle…c'est du C…n'est-ce pas »

Sur cette phrase, elle saisit de ses deux mains la poitrine de Kuroko, qui virait au rouge tomate à grande vitesse tout en poussant des gémissements extrêmement embarrassants :

« Mo…MOMOI-SAN ?! Peux-tu…arrêter ? » suffoqua-t-il.

Voyant la réaction du jeune homme (pou plutôt de la jeune fille), elle s'arrêta nette, la regardant d'un air compatissant. Il suffoquait mais désormais, la chaleur lui montait au nez.

« Ah... tu es sensible ? Je me demande ce qu'il fera quand il le fera... C'est normal, ne t'en fais pas, tu t'y habitueras » fit-elle en tentant de le consoler.

« Et je dois porter cela » fit le joueur en se regardant de la tête au pied.

« Oui ! » répondit-elle immédiatement « maintenant viens, les autres nous attendent ».

Sur cette dernière phrase elle saisit la main de l'équipier puis l'entraîna précipitamment vers la sortie.


A peine la porte ouverte que les membres de l'équipe de Teiko se jetèrent immédiatement sur les nouvelles arrivantes... Avant de se figer comme des piquets à la vue de la personne située dans l'encadrement de la porte.

« Kurokocchi ? C'est bien toi ? »

Tête baissé et le regard fuyant, le nouvel arrivant traversa timidement l'embrasure de la porte, ralentissant lentement ses pas.

« Kuro-shin ? Ouaaaaaah » fit sincèrement Murazakibara tout émerveillé.

« Kuroko ? »

« Alors voilà…Mizuki ?

« Evidemment que c'est lui, enfin elle maintenant… ça lui va bien n'est-ce pas ? » fit Momoi le sourire plein de fierté

« Ouais… »

De longs cheveux bleus ciels ondulaient son dos - sa taille était devenue plus fine et plus cintrée grâce à la ceinture de sa robe jaune pâle qu'il portait. Celle-ci lui donnait un air horriblement mignon, et les joueurs de la Génération des Miracles le pensaient sincèrement - ils n'en étaient d'ailleurs pas indifférents. Il avait cependant gardé cet air complètement impassible, les yeux vides d'émotion, comme à son habitude, qui lui donnait ainsi une aura assez froide.

Sans plus attendre, la manageuse saisi la main de celui-ci en l'emmenant vers la sortie :

« Vous tous, je l'emmène acheter quelques vêtements, on se revoit lundi d'accord ? »

« Attends »

Elle s'arrêta, passant la tête derrière son épaule. C'était Kise.

« Etant donné que je travaille dans une agence de mannequinat, je me demandais... enfin je pense que je peux demander quelques vêtements pour lui… » il se gratta la tête légèrement gêné à l'idée que son ancien instructeur était devenu une femme. « enfin pour elle… et puis ça sera gratuit… » finit-il maladroitement.

Momoi sourit sous ces mots. le mot GRATUIT était l'un de ses préférés. Pas question de rater l'occasion.

« Bien sûr ! »

Ces mots dits, elle poussa Kuroko vers Kise en s'écriant :

« Je compte sur toi alors ! » elle se retourna puis reprit son chemin tout en disant « Je m'occupe des autres choses si tu vois ce que je veux dire ! »

La manageuse disparaissant peu à peu de sa vue, le blond baissa les yeux, et recula en poussant un cri de stupeur lorsqu'il se rendit compte de ce qu'il tenait dans les bras. Pour lui, mais aussi pour sa vie, sentant une aura meurtrière se répandre derrière son corps.

« On t'accompagne, Ryouta ? » fit Akashi en souriant sadiquement tout en taillant ses ciseaux.

« Ouais… tu le dois bien ! » poursuivit Aomine en lui adressant un sourire rageur.

« Moi, je veux être avec Kuro-shin » confia Murazakibara

« Bien sûr qu'on l'accompagne » approuva Midorima qui venait de sortir un nouveau crayon chanceux « n'est-ce pas…Kise ? »

Le jeune homme déglutit, puis finit par répondre d'un pauvre hochement de tête.

« Pourquoi ça tombe toujours sur moi ? »

A suivre…


Ça été assez difficile de garder la présence de tout le monde mais je crois que je me suis éclatée à écrire ce petit chapitre… Aaah… quel idiot ce Ahomine, mais quel idiot ! Donc, j'espère que ce chapitre vous a plu… pour l'instant, l'histoire est assez introductive et je sens qu'elle va devenir assez longue… bref bref, assez parler, j'espère vous revoir au prochain chapitre et qu'il vous plaira !