Mais, qui est le père ?


Bonsoir,

Désolée pour le temps que ça prendra, je n'oublie pas mes fanfictions. IRL, je suis tellement prise que j'ai très peu de temps à consacrer à mes écris.

Voilà le chapitre 4,

Bonne lecture ! et désolée pour des fautes qui seraient passés entre les mailles de ma relecture.


Partie 4

.

Quinze jours avaient passé et Merlin était toujours au même point : pas de père connu pour le bébé ! En attendant de trouver son identité, il se sentait encore mal à l'aise vis-à-vis de Léon. Celui-ci n'avait pas pu s'assoir sur une chaise avant aujourd'hui. Il fallait dire que Merlin qui avait concocté une pommade pour accélérer l'apaisement l'avait honteusement raté : résultat, les fesses de Léon avait doublé en rougeur…

— Un coussin ? proposa-t-il en entrant dans la salle des chevaliers où trônait la table ronde.

Léon qui semblait méditer leva son visage vers lui et secoua la tête.

— Merlin, mes fesses vont bien après tout ce qu'elles ont subies ! grogna le chevalier, et non, je ne veux plus de tes… potions !

— Oui, je comprends,… mais, marmonna-t-il en s'avançant tout en serrant l'objet contre lui, ça doit être encore douloureux ?

— Ne t'inquiète pas, j'ai connu pire, lui répondit Léon en tentant de lui sourire. Bon et si on discutait du père ?

Merlin se renfrogna en déposant le coussin sur la table. Une vie grandissait en lui et il ignorait encore qui avait osé lui faire ça. Toutefois, il essayait de relativiser, après tout il allait être papa et puis, si sa magie se mettait à faire des siennes en fonction de ses humeurs, il allait blesser davantage de monde.

— Oh, euh, bafouilla-t-il d'une voix incertaine, je crois que je vais attendre que ma grossesse se termine…

— Pourquoi ? s'étonna le chevalier qui se leva pour le rejoindre. Tu ne veux pas savoir qui est le père ?

— Si, mais regarde ce que je t'ai fait ? Je ne contrôle pas ma magie…

— Ou, le coupa Léon, peut-être que c'est ton bébé qui fait des siens ?

Merlin n'y avait pas pensé. Soudain, il paniqua. Comment allait-il éduquer un sorcier s'il n'était pas capable de soigner une blessure ?

— Merlin ?

Comment sa mère s'y était prise avec lui ? Et s'il n'y arrivait pas ? Un bébé n'était pas un jouet et…

— Je dois rentrer chez moi, je…

— Merlin, redescends sur Terre ! le secoua le chevalier par les épaules.

— Tu ne comprends pas ? Guenièvre aussi attend un enfant, il est hors de question que je la mette en danger avec mes pouvoirs et…

— Je te connais Merlin. Jamais tu ne la blesseras et si, tu préfères attendre que le père se manifeste, je pourrai t'aider à aménager ta tour ?

Merlin baissa la tête vers son ventre à peine arrondi. Pour l'instant, personne ne l'avait remarqué à part Arthur. Ce dernier avait souligné qu'il n'était pas bon de manger n'importe quoi et à n'importe quelle heure. Sur le coup, Merlin avait d'un regard fait renverser le seau d'eau sale sur le parquet, mais le roi était agile et l'avait esquivé. Ce fut Léon qui, en le rejoignant devant la porte royale, avait glissé et était tombé violemment sur les fesses.

— Tu ne devrais pas, murmura Merlin gêné. Tu devrais t'éloigner de moi…

— Ecoute, lui dit-il d'une voix calme. Je ne t'en veux pas. Et puis, cela me donne l'occasion de mieux te connaître.

Merlin sourit. Il était vrai que Léon était un homme discret et qu'il ne savait pas grand-chose de lui.

— Et si je ne me trompe pas, reprit son interlocuteur, tu en es déjà à bientôt quatre mois ? Dans quelques jours, les gens se poseront des questions…

Merlin, les larmes aux yeux, hocha piteusement la tête et ravala bien vite sa peine.

— Je ne veux plus penser à ce père indigne ! grogna-t-il le cœur en morceau.

— Tu as bien raison ! Allez viens, j'ai une surprise pour toi !

Merlin ne s'attendit pas à ce que le chevalier le tire par la main et l'emmène chez le menuisier de la ville basse. En chemin, il croisa Gauvain qui, à sa déception, recula d'un pas en le voyant.

— Comment vas-tu Merlin ? lui demanda ce dernier.

— Je te fais peur ? s'inquiéta-t-il en le dévisageant.

— Non, lui répondit Gauvain. C'est juste que… enfin, tu n'es plus en colère ?

— Non, dit-il en le regardant s'approcher de lui et de se laisser blottir contre lui.

— Pardon, Merlin, lui murmura son ami qui s'écarta subitement de lui tout en contemplant le ciel d'un regard affolé.

— Qu'est-ce qui passe Gauvain ? intervint Léon.

— Vous n'entendez pas ?

— Entendre quoi ? demanda Merlin subitement nerveux.

— Des éclats de rire de bébés…

À ce moment-là, Merlin sentit une étrange douleur dans l'abdomen. Se pliant en deux, les chevaliers le soutinrent et l'emmenèrent chez Gaius.

.

.

.

Léon était inquiet. Merlin était entre les mains de Gaius et Gauvain semblait lever, tourner et baisser son visage dans tous les sens.

— Tu n'entends pas Léon ? s'écria celui-ci.

— Non, mais toi, tu devrais en parler à Gaius…

— Je suis sûr qu'il se passe un truc bizarre avec Merlin…

— Ou, supposa Léon d'un air intrigué par ce comportement, serais-tu le père ?

— Le père de qui ?

— Du bébé de merlin !

— Je quoi ? Hein ? Comment ça un bébé ?

.

Gauvain venait de monter dans les aigus. Comment son ami Léon pouvait-il lui dire cela alors que Merlin était un homme ?

— Pourquoi entendrais-tu des bébés si tu n'es pas le père ? rétorqua Léon.

— Mais non ! Ça ne peut pas être moi ! J'étais tellement bourré à cette beuverie que je me suis réveillé dans une alcôve ! Comment j'aurai pu… coucher avec lui dans cet état ?!

— Raison de plus ! Tu devrais avoir honte et prendre tes responsabilités !

Gauvain vit que sa réponse ne le convainquait pas. Il allait poursuivre quand la porte de l'ancienne chambre de Merlin s'ouvrit à la volée et que Gaius en sortit très rapidement.

.

— Merlin ! s'écria Léon qui arriva devant la pièce. C'est Gauvain le père !

Il eut à peine dit ses mots qu'il se prit brutalement coup sur coup deux oreillers sur la gueule et tomba sur les fesses. Léon tentait de ne pas haïr la magie de Merlin, mais un jour, celui-ci allait devoir en subir les conséquences ! Léon resta assis sur le plancher pendant que Gaius jeta un regard noir à Gauvain.

— C'est vrai ?! hurla la voix pleine de colère de Merlin.

Gauvain, blanc comme un linge, commença à comprendre tout ce qui s'était précédemment passé et posa ses yeux sur le ventre du sorcier. Etait-il le père ? Gauvain en doutait…

— Oui, je suis le père, ne put-il seulement répondre en croisant les yeux larmoyant du sorcier.

Loin d'avoir peur, Gauvain s'approcha de lui et s'assit au bord du lit. Lorsque Merlin prit sa main pour la poser sur l'abdomen, il sut qu'il ne pouvait plus reculer. Il adorait le sorcier comme un frère et pour ne plus lire la peine dans ces beaux yeux bleu, il murmura :

— Je suis sûr que c'est un petit gars !

.

Léon qui observait la scène en se levant soupira en découvrant combien Merlin ou sa magie s'étaient calmés au contact du jeune chevalier. De jalousie ou de déception, il s'en alla sans rien dire.

— Sire ? chuchota-t-il en croisant le roi dans les couloirs.

— Comment va Merlin ? Est-il en état de reprendre ses cours ?

— Allez donc le voir, je crois qu'il a une bonne nouvelle à vous annoncer.

.

Arthur entra et aperçut Gaius à l'entrée de la petite pièce. Intrigué par l'annonce, il s'avança et ce fut en écoutant les derniers mots de Merlin qu'il écarquilla ses yeux.

— On attend deux bébés…

— Merlin ! coupa Arthur. Tu,… tu…

Le roi qui comprit enfin la situation s'effondra sur le plancher en imaginant deux mini-Merlin jeter des sorts à tout va dans le royaume.

.

À suivre

J'espère que ça vous a plu...