Je sais, je sais, j'ai fait vite pour publier le 3e chapitre ! J'ai même écrit le 4e chapitre au complet, c'est fou, non ?

Dans ce chapitre notre trio de jeunes sorciers retourne finalement à Poudlard pour une année tout ce qui a de plus normal (je n'en suis pas très convaincue !). J.K.R. serait très fière de moi, puisque le 1er Septembre de 1997 tombe parfaitement un lundi ! :D Je n'ai même pas eu à me casser la tête !

Nikolaus ? C'est qui, ça ? Serait-ce un nouvel enseignant ? Pour le savoir, il ne vous reste plus qu'à lire ! Bonne lecture et à TRÈS bientôt pour le quatrième chapitre !


Nikolaus

- CETTE SALOPE DE FOUINE ! JE VAIS LUI ENFONCER SA BAGUETTE DANS LE CUL TELLEMENT PROFOND QU'ELLE VA LUI RESSORTIR PAR LE NEZ !

Une bagarre à la manière des Moldus venait de s'achever sur le Chemin de Traverse, à Londres. Après avoir quitté le Chaudron Baveur pour rejoindre Mrs Weasley, les trois jeunes sorciers avaient croisé Malefoy. Celui-ci avait repris son apparence habituelle : l'année précédente, il avait maigri, ses yeux étaient cernés et son teint clair était plus pâle que jamais. Cette année cependant, il avait repris des couleurs et avait perdu les traces de fatigue sur son visage. Il avait même gagné un petit peu de masse musculaire – à peine plus qu'il n'en avait auparavant. Il avait rencontré ses acolytes Crabbe et Goyle sur le Chemin de Traverse pendant qu'il achetait des fournitures scolaires avec sa mère, qui n'était plus avec lui pour acheter ses manuels.

- Qui voilà ! avait-il dit. Si c'est pas Wistiti, l'abruti et la Sang-de-bourbe !

- Ha ! sétait exclamé Ron, se plaçant devant Hermione et faisant face à Malefoy. La fouine et ses deux brutes épaisses ! Qu'est-ce que vous foutez ici ?

- Aie un peu de respect quand tu t'adresses aux gens supérieurs à toi, Wistiti, avait répondu Malefoy sur un ton hautain.

- Sinon quoi ? Ton papa va sortir d'Azkaban pour me faire la fessée ?

- Ne parle pas de mon père ! s'était-il écrié, serrant sa main sur sa baguette. Espèce de minable ! Dit au juste, est-ce qu'Hermione aurait utilisé l'Amplificatum sur sa poitrine ? Ou entre-t-elle dans la puberté ? avait-il dit, sourire en coin, alors que Crabbe et Goyle riaient d'un ton idiot derrière lui.

- Ne parle pas comme ça d'Hermione ! s'était écrié Ron, empoignant le col du chandail de Malefoy qui avait les yeux écarquillés par l'étonnement. Il avait continué : ne l'approche plus, ne lui touche pas ou je t'arrache les bras, te brise les jambes et je te défonce le crâne !

- Enlève tes mains sales de moi ! s'était-il écrié d'une voix paniquée.

Crabbe et Goyle avaient finalement réagi et s'étaient dirigés sur Ron. Le rouquin lança Malefoy : il n'avait pas peur des deux brutes, lui aussi étant devenu assez fort.

Ron avait envoyé Crabbe au loin à l'aide d'un coup de pied pendant que Malefoy reculait lentement pour s'éloigner de la bagarre, toujours à terre. Ron avait esquivé un crochet de Goyle et l'avait frappé à pleine puissance à l'estomac, ce qui l'avait fait tomber au sol. Ron s'était rué sur lui pour le frapper au visage. S'étant relevé, Crabbe avait attrapé Ron et l'avait lancé contre un mur.

-Ron ! s'écria Hermione. Ron, laisse tomber, ils n'en valent pas la peine !

Hermione avait tenté de s'approcher de Ron mais celui-ci s'était levé, furax, vers Malefoy à qui il avait donné un coup qui lui brisa le nez. Harry s'était jeté sur Ron et avec l'aide d'Hermione, l'éloigna des Serpentards.

- ESPÈCE D'ORDURE ! s'était écrié Ron. Celui-ci se débattait pour que ses amis le laissent retourner se battre. Hermione s'était mise devant lui, près de son visage, et lui avait demandé doucement de ne plus se battre.

- Malefoy est un lâche, avait-elle dit. S'il te plaît, arrête de te battre il n'en vaut pas la peine !

Ron se calma et desserra les poings.

- Ça ne se fini pas là ! s'écria Malefoy avant de se relever et de partir avec Crabbe et Goyle.

- Sa maman doit arriver, se moqua Harry. Ça va bien, Ron ?

- Ouais, ouais, répondit-il. Mais pas autant que si je lui avais casser la figure !

Ce n'est qu'à ce moment que Ron réalisa à quel point ses mains, son dos et sa tête étaient douloureux maintenant que le taux d'adrénaline dans son sang avait chuté. Hermione mit sa main sur son épaule et lui fit un sourire tendre, remerciant son ami d'avoir pris sa défense. Celui-ci rougit et marmonna « yapadkoi ». Se rendant chez Mme Guipure afin d'obtenir de nouveaux uniformes scolaires, ils rencontrèrent Neville qui observa rapidement le groupe d'amis avant de s'approcher.

- Bonjour, Neville ! s'exclama Harry. Comment vas-tu ?

- Salut ! Ça va… Mais qu'est-ce qu'il t'est arrivé, Ron ? Tu es dans un sale état, tu t'es battu contre un troll ?

- Non, 2 trolls et une fouine…

- 2 Trolls ? Une fouine ?

- Crabbe, Goyle et Malefoy, expliqua Harry. Ron leur a cassé la gueule ! Ses égratignures en valaient le spectacle !

Ron, fier, bomba le torse. Hermione roula les yeux, se disant « Ah ! Les garçons… » alors que Neville s'intéressait à la bagarre.

- Quels cours avez-vous choisi pour vos ASPIC ? demanda Neville après avoir écouté le récit de Ron.

- Défense contre les forces du mal, Potions, Métamorphose, Sortilèges et Botanique, répondit Harry.

- J'ai choisi les mêmes, dit ensuite Ron.

- Quant à moi, répondit Hermione, j'ai choisi de prendre les cours de Défense, Potions, Métamorphose, Sortilèges, Arithmancie et Étude des Runes. Je suppose que tu as entre autres choisi le cours de Botanique ? présuma-t-elle ensuite.

- Tu me connais bien, rougit Neville. J'ai aussi pris les cours de Défense, Potions, Sortilèges et Métamorphoses. Les mêmes que Harry et Ron, quoi. Vous rendez-vous compte qu'il s'agit là de notre dernière année d'études à Poudlard ?

- Et qu'il va nous falloir passer les ASPIC, ajouta Ron. Ça me glace le sang juste d'y penser…

- Ron, ne soit pas si pessimiste ! Maintenant que Voldemort a été détruit, nous n'avons rien d'autre à nous soucier que de nos études. Enfin, une année normale à Poudlard ! Vous ne pensez pas ? répliqua Hermione.

Harry fuit son regard et se racla la gorge. « Pas pour moi, songea-t-il. Ni pour Ginny et Neville. Et surtout pas pour Hermione et Ron, je ne le crains… ».

Personne ne semblait répondre, alors Neville prit la parole, visiblement conscient que l'année ne serait pas du gâteau :

- Avez-vous tout acheter ? demanda-t-il

- Nous nous rendions chez Madame Guipure, répondit la jeune sorcière. Nous allons y retrouver les parents de Ron ainsi que Ginny.

- Oh, je vois, souffla Neville. Je dois rejoindre ma grand-mère, elle est… Elle m'attend. On se voit dans le train, peut-être. Salut.

Neville quitta le trio si rapidement qu'ils n'eurent pas le temps de lui répondre « Au revoir » et les laissa sans voix. Ils continuèrent leur chemin et y rencontrèrent, tel que prévu, la famille Weasley. Ginny faisait réparer sa robe de sorcière. Mrs Weasley s'approcha d'eux et embrassa fortement son fils et ses deux amis avant de les saluer.

- À toi, dit-elle à Ron, il te faut un nouvel uniforme. Bon sang que tu as grandi ! C'est dommage que l'uniforme de Charlie ne soit pas à ta taille, cela m'aurait éviter d'avoir à en payer un nouveau.

- Ron a de si gros biceps, maman.

- Et de si gros pectoraux ! Ils feraient exploser l'habit de Charlie !

Harry et Hermione se retournèrent pour faire face aux deux jumeaux qui venaient d'entrer dans la boutique, y ayant aperçu leur famille.

- Fred ! George ! s'exclama leur mère en les étreignant. Que faites vous ici ?

- Nous sommes venus nous assurer que tout allait bien à la boutique, expliqua George.

- Et que Ron trouverait un uniforme assez grand pour contenir toute cette énormissime masse de muscles ! se moqua Fred.

Ron rougit et se mit les mains dans ses poches. Hermione l'observait, se demandant : « Il est réellement plus bâti que Charlie ? ». Elle se remémora la scène du Quidditch et eut un frisson, affichant un sourire en coin qui intrigua Harry.

Après que la robe de Ginny fut réparée et que Mme Guipure en conçut une à la taille de Ron – « Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas utilisé autant de tissus pour un uniforme de Poudlard ! Tu es bien grand et bâti, mon garçon » s'était-elle exclamée – ils regagnèrent le Terrier. En soirée, après le dîner, ils allèrent à la tente où ils recommencèrent de boire. Ce soir-là, par contre, ils ne furent que les trois pour célébrer : George avait un rendez-vous avec Angelina et Fred avait préféré passer la soirée avec leur employée, Verity – qui semblait bien lui plaire. Bien qu'ils n'étaient que les trois, Hermione but autant que la veille. Cependant, Ron, étant beaucoup moins ivre que la veille, remarqua à quel point son amie buvait.

Hermione, qui se préparait un nouveau verre, trébucha sur une bouteille de bière couchée sur le sol et tomba sur Ron qui se trouvait derrière elle. Celui-ci, malgré l'impact, n'oscilla pas d'un seul centimètre et réussit d'attraper son amie, l'agrippant toutefois par un de ses seins. Celui-ci se senti embarrassé de cet acte, bien qu'il fut involontaire. Il s'attendait à recevoir une gifle monumentale de son amie lorsqu'elle se remettrait en équilibre sur ses jambes, mais celle-ci se mit simplement à rire.

- Ron ! s'était-elle exclamée, riant aux éclats. Espèce de petit pervers ! Je ne te connaissais pas comme ça !

Elle lui attrapa une fesse à pleine main et tituba jusqu'au divan blanc où elle dit à Harry, ricanant : « Tu as vu ça ? Ron m'a pris un sein ! ». Le rouquin, quant à lui, avait un sourire en coin, tant surpris par la réaction de son amie que par le fait qu'elle avait mis sa main sur sa fesse. Aucune fille – hormis sa mère – n'avait touché cette partie de son corps. Il se demanda si c'était à cause des effets de l'alcool que ce geste lui avait fait de l'effet. Harry, lui, avait vu toute la scène, du trébuchage d'Hermione au changement d'expression sur le visage de Ron. « Ils en sont presque ridicules » pensa-t-il.

Ce fut cependant un épisode qu'Hermione oublia dès le lendemain – mais que Ron se remémora longtemps. Le restant de la semaine se déroula à peu près de la même manière, mais avec Fred et George comme invités supplémentaires. Saoulerie après saoulerie, dégât après dégât, gaffe après gaffe – car ce n'est pas sans dire qu'un Ron ivre est d'autant plus maladroit avec les filles – la semaine passa tellement vite que les jumeaux en oublièrent presque leur retour au travail. Quittant tôt le matin du dimanche, les trois jeunes ne fêtèrent qu'ensemble jusqu'au samedi suivant, veille du jour du départ pour Poudlard.

Ayant bu plus que jamais pour clouer les vacances, les trois sorciers se préparèrent chacun un grand verre de Postsatullus dont les effets furent immédiats. Ils se levèrent très tôt pour avoir le temps de tout ranger et de terminer de se préparer pour aller prendre le train. Lorsqu'ils furent tous enfin prêts, avec Ginny et les parents de Ron, ils se rendirent à la gare pour prendre le Poudlard-Express. Après les nombreux avertissements de Mrs Weasley – « Ne faites pas de bêtises, cette année ! Étudiez fort pour vos ASPIC ! » etc. – ils purent passer entre les Quais 9 et 10 pour atteindre, comme à chaque année, le Quai 9 ¾ où se trouve leur train. De là, ils durent se séparer, Hermione devant rejoindre le compartiment des Préfets. Harry et Ron décidèrent cette année de joindre Seamus et Neville dans leur compartiment. Après les avoir salués, Harry s'assit face à Seamus à qui il fit un sourire et Ron se plaça en face de Neville. Étant tous des garçons, leurs sujets de conversation étaient très masculins.

- Savez-vous qui a tâté la poitrine d'Hermione ? se moqua Harry.

- Tu n'as pas osé ! dit Seamus à l'adresse de Ron.

- Ce n'était pas mon intention, dit-il, rougissant. Elle est tombée sur moi et je l'ai rattrapée, continua-t-il, sentant le besoin de s'expliquer

- Je suis certain que tu as adoré, petit pervers ! dit ensuite Seamus. Bien qu'ils n'aient jamais été particulièrement énormes, ajouta-t-il.

- Oh, tu serais surpris, rétorqua Harry. La main de Ron était à peu près assez grande pour tout enrober !

- Vous pouvez bien vous moquer ! réagit Ron. Je suis certain que vous n'avez jamais touché d'autres seins que ceux de vos mères !

Tous restèrent silencieux, paraissant soudainement honteux ou aillant l'air de cacher un secret. Ron s'étira et reprit, fièrement :

- Qu'est-ce que je disais !

Ne voulant pas aller plus loin dans le sujet, Harry changea la direction de la conversation. Ils en vinrent alors à parler du changement de look de Ron.

- Depuis quand as-tu les cheveux longs ? lui demanda Neville.

- J'ai demandé à Fred et George de l'aider à se créer un style, expliqua Harry. Pour que Hermione le trouve plus attirant, si vous voyez ce que je veux dire. Il ressemble pas mal à son frère Bill, comme ça.

- Est-ce qu'ils ont aussi fait quelque chose pour tes bras ? demanda Seamus.

- Non, rougit Ron, repensant aux moqueries de ses frères deux semaines plus tôt. C'est dû à mon entraînement au Quidditch, expliqua-t-il.

Pendant ce temps, Hermione découvrit quel étudiant, serait, avec elle, Préfet-en-chef cette année à Poudlard. Elle tressauta lorsqu'elle vit Drago Malefoy dans le compartiment.

- Ne me dis pas que tu es Préfète-en-Chef, la Sang-de-Bourbe, ou je…

- Ou tu quoi ? Tu vas m'enlever des points, peut-être ? Ne rêve pas trop, je suis autant Préfète-en-chef que toi. Nous allons devoir travailler en équipe, que tu le veuilles ou non. Si tu n'es pas content, tu iras voir McGonagall et tu lui demanderas de céder ta place.

Malefoy grommela et les autres Préfets entrèrent dans le compartiment où la Gryffondor et le Serpentard durent leur expliquer le rôle des Préfets. Ce fut en général Hermione qui prenait la parole, bien qu'elle fut coupée à plusieurs reprises par Malefoy qui fit plusieurs commentaires sur son discours. Parmi les Préfets de 6e année, se trouvait Luna Lovegood qui, comme à son habitude, avait le regard lointain. Pour la brunette, le trajet de cette année ne fut pas aisé.

Lorsque les élèves furent arrivés à la gare de Pré-au-Lard, les nouveaux élèves prirent les barques en compagnie de Hagrid qui les mena par le lac jusqu'au château. Parmi eux, Hermione aperçu un jeune homme qui devait avoir son âge. « Un nouvel étudiant ? » se demanda-t-elle. Elle ne se rappela pas l'avoir déjà vu et vit que Hagrid s'adressait à lui, comme s'il s'attendait de l'arrivée d'un étudiant plus âgé que les première année. Elle entendit une voix masculine l'appeler et, détournant son regard, vit que ses deux amis l'appelaient, à son grand bonheur

- Je suis contente de vous voir ! s'écria-t-elle. J'ai passé tout le trajet avec cette plaie de Malefoy. Vous rendez-vous compte ? McGonagall l'a nommé Préfet-en-chef, même si c'est lui qui a fait entrer les Mangemorts à Poudlard !

- Sérieusement ? s'exclama Harry. Elle devait avoir ses raisons, peut-être est-ce Dumbledore qui l'avait demandé ou peut-être qu'elle espère qu'il s'assagisse…

- Tu as sûrement raison, avoua Hermione. Et Luna a été nommée Préfète, cette année. Je trouve que c'est plutôt comique, ajouta-elle.

Ils se dirigèrent par la suite vers les diligences où ils prirent place avec Seamus qui s'assit à côté de Harry, mettant ainsi Hermione et Ron un à côté de l'autre. Ron remarqua que Seamus avait jeté un coup d'œil à la poitrine d'Hermione. D'un hochement de tête subtil, il affirma à Harry et Ron leurs dires, ce qui mit mal à l'aise le rouquin qui tourna la tête vers la forêt défilant lentement de chaque côté du sentier.

Parmi les quatre, Ron était le plus heureux d'arriver à la Grande Salle. Celui-ci était tellement affamé qu'il aurait pu chasser un dragon et le manger en entier. Lorsqu'ils furent assis à la table des Gryffondors, ils observèrent la table de professeurs où ils y virent deux nouveaux enseignants. Harry donna un coup de coude dans les côtes de Ron et attira l'attention de Hermione, après quoi ils se regardèrent avec un grand sourire accroché aux lèvres. Après la chanson du Choixpeau, McGonagall prit la parole pour annoncer la bienvenue aux élèves.

- Bonsoir à tous et bienvenue à Poudlard, commença-t-elle d'une forte voix. Comme vous le savez tous, je serai celle qui sera à la direction de l'école à partir de cette année, suite au décès de notre bien aimé directeur, le Professeur Dumbledore. J'espère être digne de succéder à un aussi grand sorcier qu'il le fut. Tout d'abord, j'aimerais souhaiter la bienvenue à nos nouveaux enseignants en Défense contre les forces du mal et Métamorphoses, les professeurs Lupin et Tonks. Le Professeur Lupin réintègre donc son poste d'il y a 4 ans et hérite de mon ancien poste à la direction de la maison de Gryffondor.

Une vague d'applaudissement et d'acclamations diverses retentirent de la table des Gryffondors, Serdaigles et Poufsouffles, alors qu'il n'y eut que quelques applaudissements modestes venant de la table des Serpentards. McGonagall leva la main en signe de silence, après quoi elle continua son discours :

- Je dois aussi ajouter que le Professeur Rogue retourne à son poste de Professeur de Potions.

Pour la première fois, tous les élèves de toutes les maisons l'acclamèrent, connaissant tous le récit du Professeur et sa fidélité pour le Professeur Dumbledore. Celui-ci se contenta d'afficher un léger sourire en coin, semblant ne pas se soucier de la popularité qu'il avait soudainement acquise.

- Je tiens aussi à souligner l'arriver d'un nouvel étudiant de septième année en provenance d'Allemagne parmi nous. Tout comme les première année, il aura à passer l'épreuve de la répartition et sera placé dans une maison dans laquelle il demeurera jusqu'à la fin de ses études. J'invite donc nos nouveaux élèves à venir devant moi. Lorsque je nommerai votre nom, je vous demanderais de vous asseoir sur ce banc où j'y déposerai le Choixpeau Magique.

Après que tous les première année furent répartis dans leurs maisons respectives, ce fut au tour du septième année.

- Nikolaus Engel ! s'écria-t-elle.

Un grand brun s'approcha du siège où il s'assit. De loin, les trois jeunes amis ne purent voir les détails de son apparence. Il semblait toutefois être assez séduisant. Le Choixpeau s'écria :

- Serdaigle !

La table des Serdaigles l'applaudirent et accueillirent leur nouvel étudiant étranger. Ce fut alors que la directrice annonça « Bon appétit à tous ! » et que les plats apparurent sous le nez des élèves affamés. Ron, les yeux bien ronds, ne savait pas par quoi commencer. Il mangea un peu de tout très rapidement, sous le regard légèrement dégoûté de son amie.

- Quand vas-tu apprendre à savourer un repas ? lui demanda-t-elle.

- Pas quand je suis aussi affamé, en tout cas, répondit simplement Ron.

- Je me demande sérieusement où tu trouves autant de place dans ton estomac pour tout y mettre ce que tu engloutis, ajouta-t-elle.

- Il faut bien entretenir ce corps d'athlète ! s'exclama-t-il avant de mordre dans une cuisse de poulet. Si je ne mange pas, comment veux-tu que je garde la forme ?

Après avoir mangé autant qu'il le pouvait, Ron se flatta le ventre, repu. Avant de quitter la salle pour gagner les dortoirs, le Professeur McGonagall reprit la parole.

- Il y a du changement, cette année, dans les activités parascolaires à Poudlard. Suite à quelques demandes, vous pourrez participer à des activités culturelles d'origines moldues. La liste des activités se trouve dans la Salle Commune de chaque maison. Si vous voulez vous y inscrire ou avoir de plus amples informations sur ces activités, vous devrez vous informer auprès du directeur de votre maison.

- C'est le genre à mon père d'avoir proposé ça, commenta Ron à ses amis.

- Il se fait maintenant tard, continua la directrice. Je demanderais aux Préfets de bien vouloir guider les première année ainsi que notre nouvel élève de septième vers les dortoirs. Sur ce, bonne nuit, termina-t-elle.

Pendant que les nouveaux se plaçaient en file devant les Préfets, les plus vieux prirent leur temps pour quitter la table. Ron, se levant, s'étira de tout son corps.

- Une grosse nuit de sommeil, ça ne me ferait pas de mal, avait-il dit. Avec tout ce que nous avons bu hier, continua-t-il.

- Petite nature ! se moqua Hermione. Je crois qu'en tant que Préfete-en-chef, je devrais souhaiter la bienvenue au nouvel élève.

- Sans moi ! s'exclama Ron. Je le verrai bien lorsque j'aurai un cours commun avec lui.

- Sur ce, bonne nuit les garçons !

Alors qu'Harry et Ron quittèrent la Grande Salle pour se rendre à leur dortoir, Hermione alla rejoindre le groupe de Serdaigles et observa le nouvel étudiant. Physiquement, il était assez séduisant – moins que Cédric Diggory, mais plus que la majorité des élèves à Poudlard. Il avait des yeux verts aussi sombres que la forêt interdite au crépuscule, des cheveux bruns comme du chocolat noir, un visage carré et de petites fossettes sur chaque joue. Il devait dépasser Hermione d'une quinzaine de centimètres et était plutôt mince, légèrement musclé.

- Bonsoir, Nikolaus, c'est bien ça ? demanda-t-elle.

- Oui, je m'appelle Nikolaus, dit-il d'un français parfait. Vous êtes ?

- Tu peux me tutoyer ! répondit Hermione, rougissant. Je me présente : Hermione Granger, je suis Préfete-en-chef cette année à Poudlard. Je suis à la maison de Gryffondor. Tout d'abord, bienvenue au château, commença-t-elle.

- Merci beaucoup, répondit-il. Cette école me semble magnifique.

- Oui, c'est une école fantastique, accorda-t-elle. Ensuite, si tu as des questions concernant les règlements à Poudlard, tu peux te référer aux membres de ta maison. Si tu veux t'adresser à moi, sache que je suis toujours disponible pour répondre à tes questions, finit-elle. Ça ne doit pas être facile de changer d'école en septi

- Merci énormément, ça me va droit au cœur de voir que les autres élèves se soucient de mon intégration. J'espère te revoir bientôt, Mlle Granger, termina-t-il.

- Appelle-moi juste Hermione, dit-elle, embarrassée. Passe une belle fin de soirée et dors bien !

- Très bien, Hermione. Bonne nuit à toi aussi !

Il suivit donc les Serdaigles en première année vers leur Salle Commune. Hermione pensa : « Comme il est poli ! Et pour un Allemand fraîchement arrivé, il parle très bien le Français. Mieux que Ron, parfois… »

Elle se dirigea ensuite vers les dortoirs de Gryffondor, songeant à son horaire de cours et à ses ASPIC. Avec ses nombreux cours et son nouveau rôle de Préfete-en-chef, elle devrait trouver de la place dans son horaire pour avoir le temps d'étudier et de faire tous ses devoirs. Elle devrait aussi trouver de la place pour s'amuser…

Lorsqu'elle passa le portrait de la grosse dame à l'aide du nouveau mot de passe, une horde de sorcière bondit sur elle.

- Comment il est ? demanda une.

- Il est gentil ? interrogea une autre.

- De qui parlez-vous ? demanda Hermione, perdue.

- De l'Allemand, bien entendu ! dit Romilda Vane. Nous t'avons vue aller lui parler. Alors, comment est-il ?

- Il est très poli et il me semble être très gentil, dit-elle simplement. Il parle très bien le Français. Vous en avez fait votre nouvelle cible ? se moqua-t-elle avant de quitter le troupeau de sorcières avides et de se diriger vers son propre dortoir.

Elle soupira face à l'exubérance des autres sorcières de sa maison. « Elles sont pathétique, pensa-t-elle. Il est très séduisant, certes, mais ce n'est pas qu'un être de chair » songea-t-elle avant de réfléchir à l'horaire qu'elle recevrait le lendemain.

Elle se demanda d'abord comment l'horaire des septième année était fait. Elle avait entendu dire qu'il était différent des autres années et que les cours étaient beaucoup plus intenses. La direction exigeait d'eux qu'ils choissent entre 5 et 7 cours et leur suggérait de prendre ceux qui seraient le plus bénéfique pour leur choix de carrière. « J'espère que je vais pouvoir placer des heures d'études dans mon horaire », pensa-t-elle finalement avant de sombrer dans un sommeil profond.

Le lendemain, avant de se rendre pour le petit-déjeuner, tous les trois reçurent leurs horaires et, dès le premier coup d'œil, en furent terrifiés.

- Deux cours de Métamorphose cet après-midi ? Deux cours de Potions demain matin ? s'exclama Ron. Bon sang, heureusement que nous n'avons pas de cours vendredi !

- Après le deuxième cours de Métamorphose, nous avons 45 minutes réservées aux devoirs et aux travaux. Je pense que c'est bien, comme horaire. Je vais pouvoir placer suffisamment de périodes d'étude.

- Serais-tu tombée sur la tête ? s'écria Ron. Une matinée complète avec Rogue ! C'est la mort !

- Vois ça du bon côté, Ron, rétorqua Hermione. Tu ne le verras plus du reste de la semaine et tu vas avoir une semaine entière pour faire tes devoirs.

Le ventre de Ron gronda et ils comprirent donc tous qu'ils devaient se rendre à la Grande Salle où ils pourraient continuer de discuter de leurs horaires tout en mangeant. Ils s'assirent entre Ginny et Seamus . Au même moment, Nikolaus passa seul les portes pour rejoindre la table de sa maison. Ginny se pencha vers Hermione.

- Comment tu trouves le nouveau ? lui demanda-t-elle. Personnellement, je le trouve craquant !

- Il est séduisant et il est très poli, affirma Hermione.

« Séduisant ? songea Ron, bouillonnant de jalousie. Elle n'a jamais dit ça de moi ! À moins qu'elle en parle à ses amies ? »

Harry observait son ami qui fixait intensément son assiette. Il espérait que ses émotions ne prendraient pas le dessus, cette fois-ci. Pendant que Ginny et Hermione tenaient une conversation avec les autres filles de la table, Harry se pencha vers Ron et Seamus, intrigué, finit par se joindre à leur conversation.

- Vous les entendez parler de ce Nikolaus ? Comme si ce gamin pouvait être parfait ! Qu'est-ce qu'il fait ici, d'ailleurs ? A-t-il été renvoyé de sa propre école en Russie ?

- C'est un Allemand, Ron, rétorqua Harry.

- Serais-tu jaloux, Ron ? se moqua Seamus.

- Jaloux ? Moi ? Bien sûr que… Bien sûr que oui ! chuchota-t-il, la tête baissée. Non mais vous l'avez vu ? Il a l'air d'attirer les filles comme une bouse de dragon attire les mouches ! continua-t-il. Je serais prêt à parier qu'il est doué dans tout ! Et comme Krum, il va s'enticher d'Hermione… qui voudrait de Ron quand quelqu'un comme lui est dans les parages ? se plaignit-il.

- Là, tu dramatises, Ron, marmona Harry. Si ça se trouve, aucun des deux n'a d'attirance pour l'autre.

- Mais lui, au moins, ne doit pas gaffer autant que moi ! Si seulement je comprenais les filles !

- Tu en as beaucoup à apprendre, vieux, répondit Seamus.

- Si seulement elles étaient accompagnées d'un manuel d'instructions ! continua Ron. Si seulement je pouvais être une fille une seule journée pour comprendre ce que c'est ! Si je pouvais lire dans les pensées d'Hermione, tout m'apparaîtrait plus clairement…

- Ça, c'est une idée ! s'exclama Harry, sous les regards surpris de Ron et Seamus.

- Lire dans ses pensées ? chuchota Seamus. Ça fait un peu déjanté…

- Non ! Apprends à devenir un Hermaphromage !

- C'est quoi, ça ? demanda Ron.

- Comme un Animagus, mais au lieu de te transformer en animal, tu te transforme en l'autre sexe, expliqua-t-il. J'ai trouvé ça dans un livre.

- Ouh la, Hermione déteint sur toi, mec !

- Je cherchais des informations sur les Animgi !

- Pendant un instant, j'ai eu peur… Je ne pourrais pas simplement prendre du Polynectar ?

- Tu n'aurais que l'apparence d'une fille. En étant Hermaphromage, tu as les mêmes émotions et des caractéristiques identiques.

- Est-ce que je vais perdre ma virilité ? demanda Ron, inquiet.

- Bien sûr que non, assura Harry. Sauf si tu gardes ton apparence pendant des années, comme ton rat.

- Parfait ! Je fais comment ? demanda Ron, soudainement très motivé à devenir une fille.

- Je ne vois qu'une seule solution : demander à McGonagall.

- Pas question que je demande à McGonagall ! s'écria Ron, vers qui la moitié de la table s'était tournée. Les joues rouges, il s'excusa et reprit tranquillement sa conversation avec les garçons lorsque Hermione avait détourné d'eux son regard intrigué.

- Soit tu demandes à McGonagall, réfuta Harry, soit tu laisses tomber.

- Je lui dirais quoi, à McGonagall ? céda Ron.

- Tu peux lui expliquer que tu veux impressionner les évaluateurs des ASPIC, cette année. Je crois même qu'elle serait flattée de l'attention que tu donnes à sa compétence.

- C'est difficile, d'être un Hermaphromage ? demanda Ron après un court silence, incertain d'avoir les aptitudes nécessaires.

- Si tu donnes tous les efforts nécessaires, je suppose que tu peux réussir, répondit Seamus.

- Et je fais comment pour devenir l'amie d'Hermione ? demanda-t-il.

- Je ne sais pas, nous allons bien finir par trouver une idée, lui répondit Harry.

Ils mirent fin à la conversation lorsque Hermione se tourna vers eux pour leur proposer de retourner à la Salle Commune. Ils quittèrent ainsi la Grande Salle avec leur amie. Pendant que Harry avait décidé de s'asseoir pour arranger son horaire en fonction du Quidditch, Hermione et Ron virent la liste des activités mentionnée par McGonagall. Ron les énuméra un à un à son amie.

- Poterie, commença-t-il.

- Pas trop mon genre, répondit Hermione.

- Tricot…

- Je sais déjà tricoter.

- À la manière des Moldus ? demanda-t-il.

- Bien sûr, je te rappelle que mes parents sont des Moldus.

- La mécanique…

- C'est plus un truc de gars, chez les Moldus.

- L'éctrelonique…

- L'électronique, Ron…

- Et les cours de Tango.

- Quoi ? s'exclama Hermione.

Ron vit les yeux d'Hermione briller. Avait-il mis le doigt sur une activité qui pourrait l'aider à se rapprocher d'elle ? Prendre des cours de danse sociale avec son amie serait certes une bonne manière d'être plus près d'elle.

- Ca serait un cours qui t'intéresserait ? demanda-t-il, mine de rien.

- Si je n'étais pas si nulle en danse sociale, c'est un cours que j'envisagerais. C'est une belle danse très sensuelle, à mon avis.

- Je t'ai vu danser la semaine dernière et tu bougeais très bien ! essaya Ron.

- Merci, mais c'est très différent. Je faisais un peu n'importe quoi, je ne suivais pas une chorégraphie…

Danse sensuelle avec Hermione… Cette seule idée occupait toute la place dans son esprit. Par contre, il ne savait pas comment la convaincre de s'inscrire. « Quoique les autres risqueraient de se moquer de moi si je m'y inscris, songea-t-il. Peu importe, tant que ça m'aide à me rapprocher d'Hermione ! »

- C'est à cela que servent les cours, Hermione : apprendre ! Si ça t'intéresse, pourquoi n'essaies-tu pas ?

- Je suis un peu trop… coincée pour ce genre de danse, expliqua-t-elle. De plus, je n'ai pas le temps, mon horaire est déjà très chargé.

- Et la valse en quatrième ?

- Tu sais très bien que mes mouvements n'étaient pas parfaits, au bal de Noël d'il y a 3 ans.

- Tu n'es pas obligée d'être parfaite dans tous les domaines, tu sais.

- Eh bien sache que lorsqu'on parle de « cours de danse », s'en suit logiquement un spectacle de danse et je …

Hermione ne termina pas sa phrase et Ron laissa un court silence avant de la continuer :

- Tu as peur de te planter ? Que le monde voit que tu n'es pas parfaite et douée dans tous les domaines ? Personne ne l'est, Hermione !

- Je … Non ! J'ai peur de me ridiculiser…

- Tu ne te ridiculiserais pas, Hermione. Je suis sûr que tu serais magnifique, sur scène…

Mais les arguments de Ron ne suffirent pas pour la convaincre. Si elle s'inscrivait, elle devrait être parfaite. Et pour cela, elle devrait négliger soit ses études, soit ses soirées à la Salle sur Demande, ce qui ne semblait pas être des options pour elle. Cependant, elle réalisa à quel point Ron était attentionné, pour une fois. Peut-être avait-il reçu un coup sur sa tête lors de sa bagarre ? « Comme à chaque fois où il se montre un peu humain, il va gaffer » se dit-elle. Ce qui ne l'empêcha pas de le remercier.

- C'est gentil, Ron, de croire en moi. Mais je ne peux simplement pas m'inscrire.

- Tu n'es pas obligée d'être parfaite ! rétorqua-t-il, en dernier espoir. Tu ne l'es pas, de toute façon, et ça crois moi je le sais bien...

- Oh, voilà qui est sincère. Tu pourrais me dire mes quatre vérités, quant à y être ! Sortir la longue liste de mes défauts et me les énumérer un à un pour me prouver à quel point je suis loin de la perfection !

Ron rougit. C'était loin de ce qu'il avait voulu dire. Il aurait voulu lui expliquer qu'elle était parfaite avec ses qualités comme ses défauts, qu'aucun être humain n'était parfait. Cependant, ayant entendu le ton d'Hermione hausser, Harry s'était levé et avait rejoint ses deux amis. N'étant plus seuls, Ron n'eut pas le courage de l'expliquer à son amie.

Ils restèrent en froid toute la journée.


Merci énormément de m'avoir lue ! Je tiens aussi à remercier tous ceux qui ont ajouté mon histoire à leurs favoris et qui m'ont ajoutés dans leurs alertes. Merci aussi à ceux qui m'ont laissé des reviews, je suis très heureuse de savoir que vous appréciez ma Fanfiction (ou que vous la trouvez moche, en autant que ça soit un commentaire constructif s'il vous plaît...)

Ron - notre petit pervers préféré - réussira-t-il à passer par dessus son manque de confiance pour enfin se rapprocher d'Hermione ? Sera-t-il un jour en mesure de comprendre la complexité de la gente féminine ? Nous lui en demandons beaucoup, à ce petit rouquin, mais il faut garder espoir ! Vous n'en êtes qu'au troisième chapitre et c'est avec joie que je vous accueille prochainement pour un quatrième chapitre !