Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout est à JRK ou à Severitus, sauf la traduction
Et voilà un nouveau chapitre en cette fin de week-end
J'ajouterai un chapitre demain mais je ne sais pas encore de quelle histoire, ça dépend de mes révisions (puisque cette histoire là est plus facile que l'autre à traduire) mais si je demande à ma bêta lectrice ça sera celle là pour sur.
Dod : alors là y'a même pas besoin de demander puisque ma réponse est déjà connue. :p
Vous verrez bien
Bonne lecture
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Chapitre 4 : La dame en gris
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Le petit déjeuner n'était pas d'une grande priorité le matin suivant, alors qu'il était rapidement dévoré et sans la joie habituelle s'y attachant. Au moment où Harry, Ron et Hermione avaient chacun vidé leur assiette, aucun d'eux ne pouvait se rappeler vraiment ce qui leur avait été servi. La chose la plus importante à faire ce matin était de déterminer la signification de la vision dans la pensine, et de mettre au courant Hermione sur ce qu'elle avait manqué. Elle rattrapa rapidement son retard, alors que Harry remarqua qu'elle agissait encore étrangement envers lui.
« Tu aurais du rester pour voir ce qu'il y avait d'autre de stocké dans la pensive de Snape… » murmura Hermione, posant un coude sur la table alors qu'elle pensait. Ron leva ses yeux vers le ciel légèrement, mais Harry croisa ses bras de colère.
« Je ne pense pas que je veuille voir ce qu'il y a d'autre dans la pensine. Peut-être que cela n'a rien à voir avec les Enfants du Serpent après tout… » dit Harry, et Hermione lui donna un regard qui disait clairement qu'elle avait des doutes que son cerveau marche.
« Cela à tout à voir avec ça, Harry. Tu n'as pas donné un ordre à la pensine, n'est-ce pas ? » dit-elle, ses bras maintenant croisés sur la table en face d'elle.
« Non… »
« Tu vois ? A moins de lui dire, une pensine ne montre que le souvenir le plus récent vu. Et tu as dit que Snape était furieux lorsque tu as mentionné les Enfants du Serpent, et que cela semblait être la même pièce que celle que tu as vu à travers le lion… Si cela l'a tant énervé, il n'est pas étonnant qu'il ait utilisé la pensine. » dit-elle, remplie d'amertume par le fait qu'elle semble être la seule qui sache quelque chose à propos des pensines.
« Et bien, cela ne nous aide pas beaucoup… » murmura Ron, lançant un regard à Harry. Hermione fit un son de dégoût dans sa gorge, et fronça ses sourcils, ses paumes à plat sur la table.
« Cela nous dit tout ! Snape sait visiblement quelque chose à propos des Enfants du Serpent, et il n'y a qu'un seul moyen pour que nous découvrions quoi. Harry, tu dois y retourner cette nuit et dire à la pensine de te les montrer. » dit Hermione, ne laissant aucune place à un argument. Harry la regarda bouche bée de confusion, jetant un coup d'œil à Ron pour demander de l'aide.
« Pourquoi Harry ? » offrit Ron.
« Parce qu'il sait mieux se balader en douce que nous, et que je suis meilleure à l'invention d'histoire de couverture. Il peut y retourner ce soir, après notre entraînement de vous-savez-quoi. » dit-elle, et Harry laissa tomber sa tête sur la table. Une autre nuit à défier la mort et à fouiller l'esprit de la personne qu'il détestait le plus. Il fallait reconnaître que Harry voulait découvrir ce que savait Snape autant que Hermione, mais quelque chose sur la fouille de ces souvenirs l'effrayait. Snape avait été un Death-Eater, après tout, qui savait les horreurs qui se trouvaient dans les recoins de son esprit ? Meurtre, torture, destruction, Voldemort… Harry n'aimait pas les possibilités.
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En cette après-midi, le directeur Dumbledore était assit dans son bureau, relisant une lettre curieuse qui lui avait été envoyé il y a deux jours. S'asseyant nerveusement de l'autre côté du bureau était l'auteur de cette lettre, semblant vouloir être n'importe où dans le monde sauf ici. C'était une femme âgée, habillée dans de simples robes grises et avec un châle mauve. Son visage était sympathique, plissé par les années de sourires et de rires, ses yeux contenant un éclat de jeunesse qui vous faisait pensé à une gentille grand-mère ou une nounou. Actuellement elle tordait un mouchoir sur ses genoux, fixant au dessus du bureau de Dumbledore comme si elle cherchait une échappatoire.
« Détendez-vous Mrs Templeton. Vous n'avez pas de problème, si c'est ce qui vous inquiète, » offrit Dumbledore, même si sa voix n'avait pas sa conviction habituelle. Il fixait encore la lettre comme s'il était incapable de comprendre la signification de ce qui y était écrit.
« Ce n'est pas ça, professeur. Je ne… veux pas qu'il soit blessé. Je me souviens avoir lu dans les journaux ce que le Ministère avait fait… Je ne l'ai dit à personne à cause d'eux. Je ne pouvais pas, pas en sachant ce qu'ils avaient fait… » dit-elle, les yeux mouillés de larmes alors qu'elle finissait par lever la tête. Dumbledore baissa la lettre, ajustant les lunettes sur son nez.
« Je comprends, c'était sage de votre part. Je suppose que vous me l'avez dit à cause des récents évènements dans les journaux ? » demanda-t-il, et elle acquiesça, tordant toujours son mouchoir.
« Est-ce que quelque chose est arrivé ici ? Je veux dire, quelque chose comme… ? » commença-t-elle, avec une expression de terreur. Le tissu serré dans ses doigts, les petites fleurs brodées déformées.
« Non, heureusement. Tout apparaît être normal, même si je ne peux pas dire si les choses vont rester de cette façon. » dit-il, puis s'arrêta pour masser ses tempes, ses yeux fermés. « Je suis heureux que vous me l'ayez dit, mais je ne peux pas dire honnêtement ce que je vais faire de ça. »
« Vous devez l'aider ! Il ne sait pas … » commença-t-elle, se levant, paniquant. Dumbledore releva ses mains vers elle pour la calmer, et elle se rassit, serrant le tissu tordu contre sa poitrine.
« Calmez vous, Mrs Templeton. Je ne l'abandonnerai pas, même si je ne suis pas sûr d'être la bonne personne pour l'aider sur ça… » dit-il, et elle acquiesça de compréhension. Dumbledore soupira et se pencha en arrière contre son siège prenant une gorgée de sa coupe de thé posé sur le côté de son bureau. « Maintenant je veux que vous me disiez tout, à partir du commencement. Je veux entendre tous les mots. »
« Oui, Professeur… »
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Le premier entraînement de quidditch de l'année n'était pas joyeux, pensait Harry alors qu'il se terminait, même avec Ron dans l'équipe. Harry avait, sans surprise, été fait capitaine de l'équipe, et Ron avait été nommé nouveau gardien de Gryffindor. Il manquait toujours un membre de l'équipe cependant, et il était difficile de s'entraîner avec une équipe incomplète. Harry cercla négligemment au dessus du terrain, regardant avec amusement alors que le reste de l'équipe (c'est-à-dire Fred et George) donnait de petites tapes dans le dos de Ron et sortait du terrain. Il s'était entraîner durant tout l'été, et s'était révélé être un gardien exceptionnel. Par chance, ils avaient une bonne équipe cette année, en supposant qu'il trouverait un bon poursuiveur lors des sélections de l'équipe.
Cerclant plus bas, Harry vit quelque chose au coin de ses yeux qui attira son attention. De plus près, il vit qu'il y avait une personne qui se tenait à la lisière de Hogwarts, juste à côté des arbres. Elle se tenait seule, le regardant. Curieux, Harry se rapprocha, s'arrêtant là où il pouvait voir son visage. Il semblait être du même âge que lui, habillé dans des robes riches mauves, sans aucun écusson d'école sur l'épaule. Le garçon semblait familier au premier abord, et cela prit un moment à Harry pour réaliser qu'il ressemblait énormément à Draco Malfoy. La différence la plus visible était la couleur de ses cheveux lissés vers l'arrière, qui était d'un marron foncée. L'autre différence était une marque étrange sur sa joue, un petit serpent installé juste en dessous de sa pommette droite. Quelque chose à propos de ce symbole envoya un frisson dans l'épine dorsale d'Harry, et il commença à reculer, regardant le garçon avec méfiance.
« Je ne peux pas entrer. » dit-il et Harry s'arrêta, rapprochant son balai à nouveau. Il garda une bonne distance entre eux, sa main se dirigeant inconsciemment vers sa baguette sur le côté.
« Qu'est ce que tu as dit ? » demanda Harry, et la silhouette sourit, le tatouage se tenant très distinctement contre sa peau pâle.
« J'ai dit, je ne peux pas entrer. Les sortilèges de protection me gardent dehors. » dit-il, et Harry trembla alors qu'il sentit sa cicatrice picotée. Le garçon irradiait de puissance, quelque chose de sombre et d'horriblement familier. Après chaque seconde, elle grandissait, et Harry pouvait sentir ses pensées devenant confuses, se déconcentrant.
« Qui es-tu ? » siffla-t-il de colère, tenant une main sur son front. Il y avait un hurlement étrange et assourdissant dans les profondeurs de son esprit, un son qui commençait à l'empêcher d'entendre ces propres pensées.
« Fils de ton ennemi. » répondit-il, ses lèvres formant un sourire très à la Malfoy. Puis il se retourna et fonça à travers les arbres, ses robes volant derrière lui.
« Harry ! Est-ce que tu vas bien ? » demanda Ron, se tenant soudainement à côté de Harry, son balai posé sur un épaule. Seulement à ce moment, Harry réalisa qu'il était au sol, fixant toujours l'endroit entre les arbres où le mystérieux garçon avait disparu.
« Quoi ? Oui, je vais bien… mais est ce que tu as vu ça ? » demanda Harry, lançant son propre balai sur son épaule.
« Vu quoi ? Je me suis retourné et je t'ai vu là, fixant les arbres… » dit Ron, ses yeux s'agrandissant d'inquiétude.
« Ce n'était rien… J'ai juste pensé avoir vu quelqu'un, je suppose. » murmura Harry, jetant un dernier coup d'œil vers les arbres. L'avait-il imaginé ? Se demanda-t-il. Secouant sa tête de frustration, Harry tourna les talons et hocha la tête vers Ron, ajustant ses lunettes. « Allons y, retournons à l'intérieur avant qu'il fasse nuit. » Ron acquiesça avec reluctance, et ils commencèrent la lente randonnée à travers le terrain en silence.
Ron continuait de le regarder avec inquiétude, mais Harry ne dit pas un mot. Ses pensées étaient toujours un peu confuses, et il continuait de se demander ce qu'il avait vu. Le tatouage continuait spécialement à envahir ses pensées. Il se demanda, pouvait-il être un des Enfants du Serpent mentionnés ? Cela y ressemblait certainement. Il devait le dire à Dumbledore, réalisa-t-il, il voudrait savoir si l'un deux s'approchait à côté de l'école.
« Est-ce que tu viens Harry ? » demanda Harry alors qu'ils atteignirent l'entrée principale. Ron commença à se diriger vers la tour des Gryffindors, mais Harry s'arrêta à côté de la porte principale, ne le suivant pas.
« Non, Ron, je dois aller voir Dumbledore. Je te verrai au dîner, d'accord ? » dit Harry, et Ron hocha de la tête, le regardant avec inquiétude.
« Très bien, à tout à l'heure. » dit Ron, puis se dirigea avec reluctance vers l'un des couloirs. Harry le regarda partir, puis se tourna vers les escaliers et s'y dirigea lentement, ses yeux dépourvus de concentration alors qu'il les montait mécaniquement. Une femme en robe grise le passa à un moment, mais il ne leva pas les yeux, continuant jusqu'à ce qu'il soit en face de la gargouille. Cependant avant qu'il ait prononcé un mot, quelqu'un lui parla.
« Bonsoir Harry. Est-ce que ton entraînement a été bon aujourd'hui ? » demanda une voix, et Harry se retourna pour voir le directeur Dumbledore lui-même se tenant à ses côté, semblant très fatigué.
« Il était bien je suppose, mais il fut difficile sans une équipe complète. » répondit Harry, clignant des yeux alors qu'il se battais pour sortir de son état confus. Dumbledore hocha la tête, et marcha vers la gargouille.
« Vanilla Taffy. » dit Dumbledore, et indiqua à Harry de le suivra dans son bureau. Après s'être assit lourdement dans son siège derrière son bureau, Dumbledore posa sa tête dans l'une de ses mains et frotta ses yeux légèrement. Une seule fois, Harry avait vu le directeur semblant si fatigué, si abattu par quelque chose dans son esprit, et ce quelque chose avait été après le retour de Voldemort. Quoi que ce soit qui ennuyait le directeur maintenant, cela ne semblait pas être bon, et Harry allait en ajouter par-dessus.
« Directeur, est-ce que vous allez bien ? » demanda Harry, et Dumbledore leva ses yeux alors que son visage formait un léger sourire après un moment.
« Oui, merci Harry. » dit-il très fier de l'inquiétude de son étudiant. « Maintenant, il devait y avoir une raison pour que tu te tiennes en face de ma gargouille ? » dit-il, et Harry hocha la tête, baissant son regard.
« J'ai vu quelqu'un, près de la forêt après l'entraînement. » dit Harry, et les yeux de Dumbledore s'agrandir instantanément alors qu'il se redressa rapidement.
« Tu as vu quelqu'un ? » répéta-t-il, et Harry trembla nerveusement, surpris par le soudain intérêt du directeur.
« Oui… un garçon de mon âge. Il ressemblait un peu à Draco, seulement il avait des cheveux marron et un serpent tatoué sur sa joue. » dit-il, et le directeur cligna des yeux, ses sourcils se fronçant légèrement.
« Est-ce qu'il t'a parlé ? »
« Il a simplement dit qu'il ne pouvait pas entrer à cause des sortilèges de protection. Je lui est demandé qui il était, et il a répondu 'fils de mon ennemi', avant de disparaître dans la forêt. » dit Harry, ne regardant pas Dumbledore dans les yeux. Il se souvenait de l'effet qu'il avait eut sur lui, la sombre aura qu'il dégageait. Grattant le bas de son cou nerveusement, Harry commença à triturer son balai avec ses mains pour s'occuper. Dumbledore semblait très dérangé maintenant, ses yeux dans le vague alors qu'il pensait à ce que Harry avait dit.
« Est-ce que son pouvoir était familier ? Comme…. » commença Dumbledore, et Harry releva la tête, surprit que le directeur sache à propos de l'aura du garçon.
« Comme celle du Seigneur des ténèbres ? » offrit doucement Harry, et les yeux du directeur se fixèrent immédiatement sur lui.
« Oui. Exactement comme ça. » dit-il, et Harry savait par son expression que c'était une partie des problèmes de l'homme. En réalisant ça, il pensa qu'il pouvait s'aventurer à poser une question sur le sujet.
« Est-ce que vous pensez qu'il peut être un des Enfants du Serpent ? » demanda Harry, et il le fixa alors que Dumbledore bougeait nerveusement, ses doigts serrés et ses yeux se serrant fermement. Il eut un profond soupir, et se reposa contre le dos de sa chaise.
« Oui, Harry. Il était l'un des Enfants de l'esprit… Je ne peux pas croire que l'un d'entre eux ait osé s'approcher si près de l'école… » Dumbledore détourna les yeux pour penser pendant un moment, ses doigts caressants sa barbe couleur de neige. « Je pense que je ferais mieux de te parler un peu d'eux, Harry… Cela pourrait de sauver si tu en rencontres un à nouveau. »
« Très bien, monsieur… » dit Harry alors que Dumbledore prit une pause, semblant plus solitaire et malheureux que ne l'avait vu Harry. S'éclaircissant la gorge, le directeur commença, sa voix dénuée de son habituelle chaleur.
« Comme tu le sais, Voldemort voit les muggles et les sorciers nés de muggles avec la plus grande haine. Il les assassine à chaque opportunité, mais même lui réalisa la futilité de ses efforts, il y en avait simplement trop pour simplement les tuer. » dit Dumbledore, alors qu'il fixait son bureau pendant qu'il parlait, comme s'il regardait un souvenir éloigné, « En conséquence, il monta un plan qui servirait à purifier le monde sorcier et à lui assurer son control. Il ordonna à ses Death-Eater de sortir et d'enlever des femmes muggle-born (trop long en français donc…), et de les … violer. » dit-il, et Harry arrêta de respirer, des images de la pensine passant dans son esprit. Dumbledore attendit un moment, étudiant la réaction horrifié de Harry avant de continuer, « À travers un lien qu'il avait forgé avec ses Death-Eater, il s'assura qu'un peu de sa puissance passe dans chaque enfant né de ce crime, et chacun porterait le symbole du Serpent. Ils sont connus comme les Enfants du Serpent. Voldemort peut les contrôler facilement grâce au pouvoir qu'ils partagent, et maintenant qu'il est revenu, il les appelle grâce à leur puissance… » Dumbledore s'arrêta, regardant à nouveau son jeune étudiant. Harry se battait avec une variété d'émotions, principalement une haine amer et bouillonnante et un nouveau dégoût pour le Seigneur des Ténèbres. Il y avait aussi de la confusion et de la peur, plus perturbé lorsque son esprit revint brièvement vers le lis en cristal sur sa table de nuit.
« Il y en a 40. » dit-il après un moment, fixant ses poings fermés restant sur ses genoux. Dumbledore leva les yeux, sa bouche légèrement ouverte de surprise.
« Plus maintenant. » dit Dumbledore d'une voix à peine audible, et Harry savait qu'il y avait là beaucoup de chose dont on ne lui avait pas parlé, et probablement qu'il n'entendra jamais. « Comment le savais-tu ? »
« J'ai accidentellement… regardé à travers une des figurines de Sn… du Professeur Snape. J'ai vu Voldemort torturer les Death-Eater parce qu'il n'y en aurait que 40. » dit Harry, et il aurait pu jurer que Dumbledore paraissait soulagé, puis il s'assombrit alors qu'il expliquait à nouveau.
« Oui… Les Death-Eater sont connus pour leur brutalité… La plupart des femmes n'ont pas survécu, un grand nombre sont mortes, en faite. » dit Dumbledore, et Harry regarda les yeux du vieux sorciers emplis de profond remord. « Je prie pour que tu ne connaisses jamais l'étendue de cette violence, Harry. Même avec tout ce que mes vieux yeux ont vu à travers les années, rien ne peut être comparé à ce que les Death-Eater ont fait sous les ordres de Voldemort. » dit-il et Harry vit une ombre de peine passée dans les yeux de l'homme alors qu'il parlait, mais elle disparue alors qu'il s'asseyait dans son siège, prenant une grande inspiration. « Je m'excuse Harry, je ne devrai pas dire de telles choses, mais je connaissais plusieurs des femmes qui sont mortes, la plupart étaient des étudiantes graduées. Cependant, je te dis ça dans le vain espoir que tu laisses cette histoire de côté. Les Enfants du Serpent ont le potentiel d'être aussi cruel que Voldemort, et je doute que tu tiendrais contre leurs pouvoirs combinés, Harry. »
« Combien sont-il… ? » demanda Harry timidement, une pointe de peur dans sa voix. Si ce que Dumbledore disait, était vrai, il pourrait y avoir deux douzaines de semi Seigneurs des Ténèbres se baladant, et ce n'était pas une pensée plaisante.
« Nous ne savons pas vraiment, il est impossible de garder des comptes sur eux. Voldemort s'est assuré que les femmes ne voient jamais les visages de leurs violeurs, et même le Seigneur des Ténèbres ne sait pas vraiment quel Death-Eater a prit quelle femme. C'était une protection contre les espions, ainsi aucun nom ne pouvait être donné même sous Veritaserum. Des charmes de mémoires ont été utilisés sur la plupart des femmes et le résultat fut que les femmes elles-mêmes ne savaient pas qu'elles élevaient l'enfant d'un Death-Eater, plutôt que celui de leur propre mari. Seul maintenant les Enfants du Serpent sont révélés pour ce qu'ils sont, en répondant à l'appel de Voldemort. Quatre familles, élevant certainement des Enfants du Serpent ont déjà été tuées. Il n'y a aucun moyen de savoir s'il y en aura plus. »
« Donc, ça doit être le fils de Lucius Malfoy que j'ai vu… » souffla Harry, déchiré entre le choc de tout ce qu'il lui avait dit, et le dégoût à la pensée d'un autre Malfoy se baladant dans le coin.
« Sûrement. » répondit Dumbledore, puis son expression se transforma en une mortellement sérieuse. « Harry, jusqu'à ce que ce problème soit résolu, je ne veux pas que tu quittes l'école, même pas pour aller à Hogsmeade. » dit-il, et Harry le regardait bouche bée par le choc. Il ouvrit sa bouche pour protester, mais le vieux sorcier le coupa avec un mouvement de sa main. « Pas de mais, Harry. Leurs vies sont consacrées à Voldemort, et il est obsédé par ta mort. Si l'un d'eux t'a déjà approché, alors il y en aura plus. Les sortilèges de protection te protègent ici, mais rien ne les arrêtera si tu mets un pied hors de la lisière. Je veux que tu me promettes qu'en aucun cas, pas un seul, tu ne quitteras l'école. » dit Dumbledore, sa voix basse et claire. Ses yeux étaient froids et très concentrés, ne bougeant pas une seule fois du regard choqué de Harry.
« Je promets, professeur Dumbledore. » dit-il, faisant de son mieux pour regarder le sorcier âgé dans les yeux. Le directeur sourit et hocha la tête, reculant dans son siège à nouveau.
« Merci, Harry. Tu mets le cœur d'un vieil homme au repos. »
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- Cette nuit -
Harry bougea, inconfortable, essayant d'arranger sa longue queue touffue derrière lui dans une position où il pourrait s'asseoir correctement. Après une minute ou deux de recherche, il finit par s'affaler étrangement dans le fauteuil, ses jambes au dessus de ses bras. Devant lui, Hermione et Ron avaient encore leurs yeux fermés, et Harry dut étouffer un rire à la vue de deux grandes oreilles pointues visibles à travers les cheveux roux de Ron en fouillis. Même si, pensa Harry, il n'était pas celui qui devait être moqué. Il n'y avait aucun doute que Harry avait fait le plus de progrès dans le groupe, ses deux mains étaient maintenant des pattes et il continuait de mordre sa langue avec ses dents tranchantes qui avaient envahi sa bouche. Il avait été choqué de voir combien il progressait rapidement, et l'attribuait cela au propre entraînement animagus de son père, peut-être que cela courrait dans la famille.
« Je le jure, c'est de plus en plus bizarre à chaque fois… » grommela Ron alors qu'il ouvrait ses yeux ambres, et Harry sourit légèrement, sa queue allait et venait de là où il se tenait, du coin de la chaise. Harry aimait la queue, il décida. C'était très étrange d'avoir un autre membre, mais il était surpris de voir combien son contrôle était facile.
« Tu as des oreilles, Ron » dit Harry, et instantanément Ron sourit, levant ses mains poilues pour inspecter ses ajouts triangulaires.
« Whoa… Qu'est-ce que dirait maman ? » Ron sourit, et Harry rigola. « Tu as une queue ! Super ! J'espère que j'en aurai une aussi ! » s'exclama Ron, et Harry remua sa queue, souriant d'une oreille à l'autre.
« Tu en auras probablement une, en jugeant par tes oreilles. » dit Hermione alors qu'elle ouvrait ses yeux, remuant son nez en voyant les petites moustaches félines qui avait poussé. « Moi aussi, probablement. » ajouta-elle, inspectant les doux coussinets à peine visible sur les paumes de ses mains.
« Cela sera si bien… rien qu'à imaginer, chassant Mrs Norris dans les couloirs dans la nuit… » dit Ron, ses yeux prenant une expression rêveuse. Soupirant, Harry laissa sa tête reposer contre l'accoudoir du fauteuil, fixant le plafond. Pendant un moment, il se souvint de ce que Sirius lui avait dit, des histoires à propos des aventures lunaires des Maraudeurs. Un cerf, un loup, un rat, et un chien, fonçant à travers la forêt de nuit sans faire attention au reste du monde. Peut-être qu'il devrait contacter Lupin, pensa Harry, il y avait une possibilité qu'il était le loup de la prophétie.
« Harry, voudrais-tu me passer ce livre s'il te plait ? » demanda Hermione, et Harry lui lança un regard, levant ses pattes dans les airs.
« Je le ferais, si j'avais des pouces opposables. » murmura-t-il, pliant ses griffes nacrées à la lumière du feu. Hermione rougit, pendant que Ron riait pendant tout ce temps.
« Désolé Harry… » murmura-t-elle, et Harry rigola, cela devenait déjà génial.
Ils se retransformèrent rapidement après ça, et ils discutèrent de la prophétie pendant un moment, espérant trouver quelque chose qu'ils pouvaient lier à ce que Dumbledore avait dit. Ron et Hermione avaient été tous les deux choqués lorsque Harry leur parla de sa discussion avec Dumbledore, avec Hermione semblant très pale. Harry remarqua qu'elle continuait de le regarder curieusement, même s'il n'osa pas demander à propos de ça. Dans l'ensemble, ils étaient toujours curieux à propos des Enfants du Serpent, et malgré les protestations futiles de Harry, il devrait toujours s'aventurer dans les cachots. Ils ne pouvaient toujours pas comprendre la prophétie, et très rapidement, Harry se trouva, pratiquement endormi, dans un grand canapé, avec la carte des Maraudeurs sur ses genoux alors qu'il attendait que l'étiquette bornée quitte son bureau. Il était près de minuit lorsque Harry commença à descendre, avec Ron lui disant de ne pas se faire attraper la patte dans le sac, ce qui était probablement la pire plaisanterie que Ron avait faite jusque là. Ils étaient d'accord pour attendre son retour, simplement dans le cas où il se faisait attraper ou s'il avait découvert quelque chose qui ne pouvait pas attendre le matin.
Harry détestait se faufiler, réalisa-t-il alors qu'il marchait vers les cachots pour la seconde fois. Il était vrai qu'il avait un étrange don pour ça, mais défier la colère de Filch et de Snape n'était pas ce que Harry appellerait sa tasse de thé. Les problèmes le trouvaient plus souvent que dans l'autre sens, et il se mit contre le mur rapidement, serrant ses dents tout en essayant de reprendre son souffle. Il n'avait jamais été aussi heureux d'avoir la cape d'invisibilité que maintenant, des pierres dures grattant son dos alors qu'une lumière jaunâtre d'une lanterne éclairait de plus en plus le mur opposé, vacillant furieusement. C'était Filch, il pouvait entendre le pas lourd et traînant alors que le gardien apparaissait à l'entrée d'une pièce proche. Mrs Norris le suivant à un pas derrière. Le chat se figea une fois qu'elle tourna le coin, la lumière de la lampe se reflétant distinctement à l'intérieur de ses yeux déjà surnaturels. Elle était en train de le fixer directement, ses moustaches bougeant de confusion. Filch s'arrêta un moment plus tard, se retournant vers le félin avec un sourire bourru.
« Rien ici, ma chérie, allez viens. » dit-il, les oreilles de la chatte remuant vers la voix dure. Filch continua, la lampe se balançant de façon hypnotique, Harry retint son souffle lorsque l'homme le passa. Les yeux de la chatte ne le quittant jamais alors qu'elle trotta derrière lui, sortant un long miaulement sinistre alors qu'ils s'éloignaient. Il avait semblé passer un long moment avant qu'ils prennent un autre couloir, la lumière rétrécissant avec régularité du coin le plus loin. Harry soupira de soulagement et posa une main sur sa poitrine, son cœur battant rapidement à l'intérieur. 'Cape, je t'adore !' pensa Harry avec soulagement, revenant dans le couloir à nouveau. Il était proche de l'escalier menant aux cachots, il pouvait déjà sentir l'air frais quittant l'entrée sombre.
Descendant les escaliers péniblement lentement, Harry s'arrêta à chaque marche pour allumer sa baguette et vérifier la carte, qui maintenait heureusement que Snape n'était ni près des escaliers ni près de ce bureau. Néanmoins, Harry ne pouvait pas empêcher la peur inconsciente qui montait comme un raz-de-marée chaque fois qu'il faisait le moindre son. Il cria pratiquement de soulagement lorsqu'il atteignit la porte du bureau de Snape, le bois sombre de la porte brillant pratiquement en rouge par la douce lumière de sa baguette.
« Veneficus. » souffla Harry, et il ouvrit la poignée de porte glaciale aussi silencieusement qu'il le pouvait, puisque les charnières de la portes avaient besoin d'un graissage. Rapidement, il ferma la porte derrière lui, Harry pressa son dos contre le bois et jeta un coup d'œil à travers la pièce, comme pour être sur que la carte serrée fermement dans sa main disait la vérité. La pièce était exactement comme la nuit précédente, sauf pour la pile de parchemin sur son bureau qui était beaucoup plus petite. Harry voulait désespérément que la chose soit déjà faite rapidement et dépassée, donc il fonça rapidement derrière le bureau, laissant la capuche de sa cape tomber contre ses épaules. Ouvrant avec prudence le placard, Harry prit une grande inspiration, et entra, poussant avec prudence le contenu de la pensive. En vérité, il ne voulait pas vraiment savoir ce que Snape savait à propos des Enfants du Serpent. Dumbledore lui avait, après tout, pratiquement tout dit. Cela valait-il vraiment le coup, d'être là, risquant des points de la maison, simplement pour essayer de démêler une prophétie ridicule ? Plus Harry y pensait, plus il voulait simplement partir et oublier tout ça. Mais il se souvint du lis de cristal sur sa table de nuit, sa mère étant emmenée, frappant et criant, par les partisans de Voldemort, et sa résolution était instantanément regagnée. Revenant vers la pensine, maintenant bouillonnante comme un orage, Harry s'éclaircit la gorge et lui donna un commandement.
« Montre-moi ma mère. » dit-il, et le contenu nuageux du bassin tourbillonna de plus en plus, changeant de lumière à obscurité. Harry se pencha et regarda à l'intérieur, avant qu'il ne le sache, il était perdu complètement à l'intérieur du souvenir.
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Il était à Hogwarts, se tenant dans une salle au milieu d'un groupe d'étudiants. Puis il la vit, se tenant contre un mur proche parmi un groupe de jeunes Gryffindors. Elle devait avoir onze ou douze ans, puisqu'elle était aussi habillée dans les robes classiques de l'école et de couleurs familières. Ses cheveux roux étaient ce qui l'avait fait reconnaître par lui, puis la paire d'yeux verts qui était exactement identique à la paire qu'il voyait chaque fois qu'il se regardait dans un miroir. Harry marcha plus près, sa mâchoire grande ouverte alors qu'il fixait sa mère, souriante et riante et si pleine de vie. Il n'y avait aucune comparaison avec les images de son album photos, même si elle était beaucoup plus jeune. C'était elle. Vivante. Après un moment, elle dit quelque chose à ses amis et commença à s'approcher dans la direction de Harry, ses yeux fixés sur quelque chose juste derrière lui. Se retournant pour découvrir quoi, Harry tomba pratiquement lorsqu'il vit la silhouette se tenant directement derrière lui. Un garçon de son âge, grand, avec de longs cheveux noirs, et une peau extrêmement pâle. Ses yeux étaient noirs comme du charbon, mais s'illuminèrent d'une façon amicale lorsque Lily vint plus près, sa bouche formant un petit sourire. Il le reconnut instantanément, c'était Snape.
« Salut Severus, comment était DCFM aujourd'hui ? » demanda-t-elle, tenant fermement ses deux livres de charmes contre sa poitrine. Snape haussa légèrement les épaules, ses yeux bougeant vers la salle où un groupe de garçons de Gryffindors se rassemblait.
« Assez bien, même si je dois t'avertir que le professeur préfère les démonstrations. » dit-il, sa bouche formant un sourire amusé.
« Je garderai ça à l'esprit. Nous faisons toujours notre devoir de métamorphose ce soir, n'est-ce pas ? » demanda-t-elle, le regardant, attendant.
« Bien sûr, tant que ton petit ami et ses joyeux compagnons ne me tuent pas en premier. » murmura Snape, levant les yeux au ciel de dégoût.
« Honnêtement, N'allez-vous jamais laisser tomber ? Vous vous sautez à la gorge depuis le premier jour, et je ne comprends toujours pas pourquoi ! » Lily répondit vexée, et Snape bougea inconfortablement.
« Le Mystère de l'Univers. » murmura-t-il, et Lily se renfrogna, déplaçant ses livres pour qu'elle puisse ainsi poser une main sur sa hanche.
« Un mystère, en effet. Tu n'es pas non plus innocent. Tu as fait autant de tours sur James qu'il en a fait sur toi. Ses cheveux sont encore un peu verts, tu sais. » dit-elle, malgré tout sa bouche formait un léger sourire. Snape gronda, mais après avoir jeté un œil dans la salle, sa propre bouche forma un demi-sourire.
« Un point pour Slytherin alors. » dit-il, et Lily secoua sa tête de consternation, se retournant pour sortir de la pièce.
« Vous êtes tous les deux désespérants. Je te verrai ce soir, d'accord ? » dit-elle et Snape acquiesça. Elle se retourna et continua à marcher, alors que le regard de Snape était une fois encore dirigé vers un groupe de Slytherins, ses yeux brillants de malice.
La scène changea, les gens s'effaçant, et les murs bougeant et se penchant. Harry retournait toujours dans sa tête que sa mère avait été sur des termes amicaux avec Snape lorsque le souvenir suivant apparut, et les pensées d'Harry se figèrent. C'était la pièce à nouveau, celle qu'il avait vue à travers le lion et dans la pensine. Il se tenait à l'arrière de la salle, regardant directement au-delà des rangs de silhouettes encapuchonnés vers la forme du Seigneur des Ténèbres. Il semblait inhabituellement content puis, ses yeux rouges s'éclairèrent. Ses dents serrées formaient une sorte de satisfaction de prédateur alors qu'il jetait un coup d'œil à travers la pièce, ses yeux passant d'une silhouette à l'autre. Seules deux silhouettes ne portaient pas leurs masques, une était un jeune Peter Pettigrew, et l'autre était un jeune garçon qu'Harry ne reconnut pas. Soudainement, comme ils l'avaient fait avant, les Death-Eater apparurent dans la pièce, à côté d'où se tenait Harry. La première tenait une femme blonde, et même si elle était immobile, ses yeux étaient occupés à regarder la pièce avec une très grande terreur. Harry avala avec difficulté la masse dans sa gorge, alors qu'il réalisait ce que serait bientôt son destin. Cette même pensée le rendit malade, mais il regarda, à la fois fasciné et horrifié par le procédé familier. Un second Death-Eater apparut alors, tenant par la gorge une autre femme étrange, dont les yeux étaient bien fermés. Le Seigneur des Ténèbres se leva, et se dirigea lentement vers les femmes, ses yeux rouge brillant. Puis, deux autres Death-Eater apparurent, et Harry tomba sur le sol avec un cri aigu. Ils avaient sa mère. Chacun tenant fermement ses bras alors qu'elle se débattait furieusement, frappant et tordant son corps essayant d'attaquer ses ravisseurs. Le Seigneur des Ténèbres sourit sournoisement, la regardant avec fascination alors que deux autres Death-Eater apparurent, chacun tenant une autre victime immobile. Sa mère était la seule à se battre, la seule à crier silencieusement, la seul à se débattre furieusement avec tout ce qu'elle avait. Harry sentit sa respiration s'accélérer par peur alors qu'il la regardait, les coins de sa vision se brouillant alors que des larmes salées tombaient. A l'appel du Seigneur des Ténèbres, un seul Death-Eater se leva des rangs, se plaçant silencieusement derrière le Seigneur des Ténèbres.
« Pourquoi se débat-elle encore ? » demanda le Seigneur des Ténèbres au deux Death-Eater qui retenaient la mère de Harry.
« Elle a combattu l'Imperius, Maître. Nous n'avons pas eut le temps d'essayer de jeter un autre sortilège. » expliqua l'un d'eux, son visage masqué tourné vers le sol. Le Seigneur des Ténèbres acquiesça gravement, puis il commença à marcher devant les autres prisonnières, ses yeux allant de haut en bas sur chacune alors que ses narines se dilataient violement. Le Death-Eater qui s'était levé plus tôt s'approcha de la femme qui se débattait, sa baguette tenue fermement dans une main gantée. Il la leva vers elle et chuchota 'Serenus'. Instantanément elle arrêta de se débattre, ses paupières s'abaissèrent et ses membres s'affaiblirent. Elle se battait encore un peu, tirant faiblement contre les mains qui lui serraient fermement les bras.
« Est-ce celle que tu as choisit ? » demanda Voldemort, se retournant pour faire face au Death-Eater. Il acquiesça lentement, et Voldemort sourit avec malveillance, et avec un geste de sa main, quatre Death-Eater supplémentaires sortirent des rangs, chacun approchant et prenant place devant une des femmes. « Commencez, et puis je vous avertis une fois de plus de les garder en vie. » siffla Voldemort, et les Death-Eater prirent chacun les femmes de la grippe de leur ravisseurs, et commencèrent à les emporter à l'arrière de la pièce. Trois des femmes furent tirées violement, une fut jetée sur une épaule, et seule la mère de Harry fut portée avec un peu de dignité. Elle était portée, bien qu'un petit peu sans attention, dans les bras d'un des Death-Eater alors qu'il suivait ses camarades vers les escaliers ténébreux à l'arrière de la pièce.
Harry ne voulait pas entendre ce qui allait arriver, il ne voulait pas entendre sa mère hurler comme il avait entendu les autres femmes la dernière fois lorsqu'il avait osé regarder à travers la pensine. Plus que tout autre chose dans le monde, il voulait que ce souvenir s'arrête, d'être de retour dans la salle commune des Gryffindors sans avoir vu le regard de pure furie et de terreur sur le visage de sa mère, ou la lueur malade à l'intérieur des yeux du Seigneur des Ténèbres. Harry cria pratiquement lorsque des mains se posèrent sur ses épaules, et que la pièce d'avant commença à tourner et à disparaître. Clignant des yeux lentement, Harry se battit pour regagner son souffle, gisant lourdement contre le meuble. Seulement là, réalisa-t-il que quelqu'un avait allumé les bougies dans la pièce, et qu'il n'était plus seul. Se retournant lentement, Harry craignait le pire, et vit ce qui se tenait directement devant lui, le Professeur Snape, lui-même.
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A/N : Fin du chapitre 4 qui m'aura donné plein de problèmes, cette saleté d'ordi qui avait paumé mon fichier traduit au 3/4 , j'ai du tout me retaper enfin bref le voilà, alors il vous a plu ? L'histoire commence à être de plus en plus intéressante et c'est pas encore finit, encore plein de révélation à venir. Quelques idées ? On verra si vous avez raison…
Réponse à quelques reviews quand même
Diane 23 : Je suis bien heureuse que tu aimes cette histoire, mais j'espère que tu n'as pas comprit (même si je doute) puisqu'il n'y aurait plus de surprise (en tout cas pour le chapitre suivant). Sinon pour la dactylo les réclamations sont à faire à ma bêta lectrice (et oui, je ne suis pas coupable) car je ne me relie pas, et sûrement pas celui là, je l'ai déjà assez traduit comme ça.
Dod : Des réclamations ? Peut-être devrait-on mettre en ligne un chapitre tel qui sort de l'esprit de notre Leena et en verra si tout le monde s'en sorte dans la salade russe que cela donne. Et puis il semblerait que ma version corrigée et la version initiale de Leena se soient mélangées. Alors pas tapé.
Leena : Et si vous êtes pas content, je publie plus rien, et c'est pas une salade russe d'abord, mauvaise langue.
Jennilruby : Et bien Tu vas bientôt tout savoir, bon à part que Lily ne s'en est pas visiblement bien sorti avec les Death-Eater (un petit peu évident quand même), et il est sûr qu'Hermione a vu quelque chose à travers le glamourie, mais quoi ? réponse au prochain chapitre.
Dod : qui j'espère arrivera prochainement, Attention Leena je vais faire jouer le fouet si tu ne travailles pas assez vite.
