Disclaimer : le programme des spectres et des thèmes m'a gentiment été établi par ma petite poire. Merci pour ton aide *3*
J'ai cru que j'allais être en retard mais j'ai bouclé ce drabble tout compte fait !
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Mauvaise blague
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Niobé était très fier de son attaque spéciale. Avant. Dorénavant ses amis et collègues se moquaient de lui de façon gentille – ou presque.
Quel mal lui prit d'aller rejoindre l'équipe du deuxième juge ce jour là dans le seul but de se pavaner et de montrer qu'il pouvait détruire un Saint ?
Depuis sa défaite – et fiasco – tous le raillaient sur son parfum entêtant mais surtout inutile. Tous les jours de l'année, il se prenait des quolibets et autre piques. Mais surtout, le spectre du Deep cultivait un sentiment d'infériorité quant à sa fragrance particulière. Et oui, lui ne sentait pas la rose malheureusement. Quand il passait près des autres, ils se bouchaient le nez ou faisaient exprès de tourner la tête en riant. Ou alors, lorsqu'il s'entraînait, ses camarades criaient haut et fort : « qui n'a pas tiré la chasse d'eau ? ». Et c'était comme ça trois cent soixante cinq jours sur trois cent soixante cinq.
Même avec toute la bonne volonté du monde et un moral d'acier, tenir face à ce genre de vanne épuise à la longue. Niobé ne faisait pas exception à la règle. Son ami Rock, qui n'était pas réputé pour sa jugeote lui avait carrément demandé pourquoi il puait comme ça. La phrase de trop. D'un coup de rage, le spectre bafoué retira son surplis, au beau milieu d'une des prisons. Heureusement pour lui, il se trouvait à ce moment près de l'étang de sang infernal, il ne risquait donc pas l'hypothermie. Toutefois, l'étoile terrestre de l'Obscurité se balada vêtu seulement de ses sous-vêtements, ce qui peut faire tâche avouons-le.
Vexé comme jamais, Niobé vivait reclus dans ses appartements privés, coupé du reste des Enfers. Personne ne réussit à le faire sortir de sa cachette.
Rhadamanthe passa une sonnée monumentale à ses troupes pour l'avoir poussé à bout. Maintenant le mal était fait, impossible de le réparer. Et Noël approchait à grand pas, mettre un des leur de côté s'avérait inenvisageable, Hadès en pèterait une durite. Il allait déblatérer un discours de trois heures sur l'importance de la solidarité, de la famille et de la désolation de sa vie, rien de réjouissant pour un repas de fête…
Les amis les plus proches du spectre, vinrent faire le forcing devant sa porte en lui parlant sans relâche, en s'excusant et en lui promettant de ne plus le comparer à un putois en décomposition – et surtout d'arrêter de parler du parfum si délicat d'Albafica. Il ne fallait pas prononcer son prénom devant le Deep.
Au bout de deux jours, Niobé sortit la tête par la porte, renfrogné et méfiant. La mine patibulaire, il leur somma de déguerpir. Non il ne participera pas au repas de fin d'année dans le but de passer pour le clown de service !
Queen parla le premier d'une voix empathique.
— Allons Niobé, tu nous manquerais. Nous te promettons de changer de comportement, ce n'était que des plaisanteries sans conséquences.
— Ah oui vraiment ? répondit sèchement le principal concerné. Ca te plairait que je me foute de ton allure de métro-sexuelle ?
Avec une moue agacée, l'Alraune se contint.
— Tu viens de le faire mais effectivement, je sais ce que tu ressens.
— Aller reviens, interrompit Rock. Je m'ennuie tout seul à mon poste, y a plus personne qui me raconte de blagues.
Sylphide argumenta également.
— Tu sais chacun d'entre nous est unique, personne n'a les capacité d'un autre. Si tout le monde se ressemblait, notre majesté aurait une armée bien médiocre. C'est la différence qui fait notre richesse. Pardonne-nous, on t'apprécie comme tu es.
— Et moi j'aime bien ton parfum ! renchérit Rock brut de pomme. Tu ne nous fais plus la tête ?
Niobé prit le temps d'examiner les visages plein de remords de ses compagnons, effectivement, ils semblaient contrits. Ils attendaient un signe de réconciliation, non rancunier, le spectre au parfum particulier sourit et haussa les épaules.
— Bon d'accord, je vous pardonne mais que ça ne recommence pas !
— Promis ! clamèrent le petit groupe en chœur.
Rock prit son ami dans ses bras gigantesques et Queen lui offrit une bouteille d'un parfum de luxe de facture française. En clignant de l'œil il lui apprit.
— C'est un cadeau tout ce qu'il y a de plus sincère, messire Rhadamanthe l'a rapporté de Paris, il a pensé que ça te ferait plaisir.
— Ne me dis pas qu'il est à la rose ? demanda Niobé.
— Non rassure-toi, notre commandant n'aime pas ces fleurs de chochotte ! Il est au musc blanc et au bois de santal, de caractère comme toi.
Soulagé de compter des amis fidèles malgré leur humour douteux, le Bolivien soupira d'aise. Entouré d'une famille comme celle-là, il sut que l'esprit de Noël les avait touché, le repentir est quelque chose de mérité.
