Calire 92: Dèjà merci pour tes reviews et donc pour récapituler, Tous ceux qui sont mort, tué par Voldemort et ses sbires sont revenus à la vie après la dernière bataille. Mais si tu veux plus de clarté, vas lire le prologue de mon autre fiction " La gamine aux deux anges" (et oui, promis je la continue)

Valyfairy: Merci pour tes reviews ! Et oui, ça spoil un peu la gamine aux deux anges :/ Pour répondre à celle que tu as posté sur mon autre fanfiction ( "Maudit" ) : Non, elle ne s'arrêtera pas là mais j'ai du mal à reprendre. J'ai eu des problèmes avec mon ordinateur ce qui fait que j'ai perdu le chapitre que j'ai réécris sur mon autre ordi mais je ne l'ai pas encore fini et je suis pas satisfaite du début donc voilà. Mais promis juré, je le continue aussi ! Et oui le projet de blog est toujours d'actualité. Il faut juste que je trouve le temps de le faire.

L'Invité Surprise

Chapitre 4

[ Fin mars, Début Avril ]

La pluie battait fort contre la vitre de la voiture de Gwenn et Roy. Willow regardait la route défiler devant elle en serrant dans ses mains un bout de son écharpe rouge et or. Elle détestait la voiture, ça la rendait malade. Aujourd'hui était un jour férié et exceptionnellement, Elle, son frère et les deux Potter encore à Poudlard avaient eut une dérogation spéciale pour sortir, les deux familles ayant prévues de se rencontrer.

A Poudlard, la nouvelle de la grossesse de la gryffondor c'était répandue comme une traînée de poudre quand à 5 mois, le ventre de la jeune femme c'était fait voyant. Mais elle s'en fichait. Albus l'aimait, elle l'aimait et cet enfant allait venir dans l'amour d'une famille. Les élèves de l'école avait rapidement accepté la grossesse et certains, assez hypocrite ou gentil, étaient venu félicité la future mère.

La pluie continuait de battre contre la vitre de la voiture, traçant de violent sillon sur le verre.

Une main se posa sur celle de la jeune femme rousse qui se tourna et adressa une sourire furtif à son frère jumeau. Il ressentait surement le mal être de sa sœur. Son père, comprenant le malaise, lui caressa le ventre avec affection. Savoir qu'il allait avoir un petit enfant l'avait tantôt choqué, déçu puis réjouit. Certes sa fille allait avoir un enfant à seize ans mais elle n'avait pas besoin que le seul parent qui lui restait la blâme pour cela. Ses camarades suffisaient.

Les sentiers de campagnes laissèrent bientôt voir les premières bâtisses, annonçant le village. Quelques instants plus tard, l'automobile s'arrêta devant une charmante maison, malgré la pluie qui assombrissait le ciel. Willow soupira de bonheur en sortant du véhicule et en ouvrant son parapluie. Elle détestait les petits habitacles. Il la rendait claustrophobe et l'étouffait.

Un 'pop' sonore ce fit entendre dans une étroite ruelle, pas loin et Peter et Janine apparurent dans leur accoutrement sorcier. Toute la famille des Maxwell était réunie. D'un pas hésitant, Hugh s'avança jusqu'au perron et toqua trois coups à la porte en bois clair.

Ce fut une magnifique femme aux cheveux flamboyant et aux yeux d'émeraude qui leur ouvrit avec un sourire chaleureux.

- Bonjour à vous ,salua-t-elle en leur laissant le passage.

Les invités entrèrent et furent rapidement englobé dans le bruissement d'une maison pleine de vie. Des enfants courraient ou jouaient dans tous les coins de la maison, des adolescents que reconnurent rapidement les deux élèves passèrent à côté d'eux en les saluant. On devinait aussi une conversation bien entamé dans le salon. Lily les guida le long du couloir jusque dans le salon et déjà Albus apparaissait à l'entrer. Il salua poliment les adultes puis d'un geste de respect de la tête Sam avant de prendre à l'écart Willow. Il la salua elle d'un baiser chaste mais tendre avant de la regarder.

- Tu vas bien , s'enquit il. Le voyage n'a pas était trop long ? Et le bébé ? Tout vas bien ?

- Oui, oui, rigola la gryffondor en lui prenant les mains pour l'apaiser. Tout vas bien, arrête de paniquer.

- Je suis nerveux, s'excusa-t-il avec un sourire désolé. C'est que vraiment toute la famille est là.

- C'est à dire ? redouta-t-elle.

- C'est à dire, mes grands parents des deux côtés, mes oncles et tante. Il y en a 12 en tout alors je te laisse imaginer le nombres de cousins et cousines. Il y a aussi mon parrain, Remus, celui de.. de James, Sirius. Leurs femmes respectives, leurs enfants. Enfin voila, avec vous, la maison est pleine à craquer.

- Eh ben... C'est vraiment que la famille proche ?

Le brun hocha la tête d'un air grave puis entrelaça ses doigts aux siens.

- Bon, murmura-t-il. Ils nous attendent tous.

- Al', intervint Lily (junior) en passant sa tête par l'ouverture du salon. Tu viens ?

Et le jeune homme entraîna la jeune Maxwell avec lui. Elle appréhendait ce moment depuis qu'elle savait que les deux familles devaient se voir. Mais elle fut accueillis par des sourires, la rassurant rapidement.

- Alors, voici Willow Maxwell, présenta-t-il en la regardant dans les yeux, ma petite amie et la mère de notre enfant.

Le regard de la jeune femme sembla pétiller à ces mots. Les deux adolescents s'installèrent à deux places côtes à côtes, légèrement pudique devant leurs familles. Les adultes se mirent à parler entre eux, avec la plus grande décontraction. Ginny partit et revint avec une fournée de petits fours qui firent saliver la gryffondor, qui d'habitude n'aimait pas ça. La grossesse chamboulait vraiment tout son système. Elle fut soudain assaillit de questions. Molly Weasley et Lily Potter c'étaient mises d'accord pour embêter la petite amie de leur petit-fils.

- Tu en es à combien , demanda l'élégante femme fine.

- Sais-tu déjà ce que c'est, s'enquit la vieille femme rousse.

- Avaient-vous déjà pensé à des prénoms ? poursuivit Lily.

- Comment vous allez vous organisez après la naissance ? Conclut Molly.

Willow resta sans réponses à autant de questions d'un coup. Les deux femmes rirent et se reprirent.

- Tu en es à combien de mois ? dit Lily.

- Je... J'en suis à 5 mois, répondit la gryffondor.

- Alors tu dois savoir ce que c'est ?

La jeune femme lança un regard à Albus.

- Et bien... hésita-t-elle en ne quittant pas Albus des yeux qui suivait la conversation en lui tenant la main. J'aurais bien aimé le garder secret jusqu'à la naissance mais en même temps...

- Moi j'aurais bien aimé l'annoncer maintenant, dit Albus.

La jeune femme capitula avec un léger sourire en levant les mains.

- Très bien.

Une main vint s'engouffrer dans les cheveux du Serpentard et les emmêla plus que d'habitude. C'est sous l'air grognon qu'afficha le jeune homme que tonna un rire de basse ,doux, caractéristique de Remus Lupin, le parrain d'Albus. Ce dernier lui sourit.

- Alors mon garçon, amorça le lycanthrope. Qu'est ce que c'est ?

- J'allais le dire avant que tu ne m'interrompes. Donc, Mesdames et Monsieur, j'ai l'immense honneur de vous présenter le futur Monsieur Potter.

Albus affichait un grand sourire fier à son annonce, faisant son effet auprès des personnes l'entourant. Tous le monde vint alors les féliciter, faisant rougir Willow. Elle n'aimait ,mais alors pas du tout, être le centre de l'attention.

Soudain un coup se fit sentir dans son ventre. C'était étrange. Ça ne faisait pas mal. Elle fixa stupéfaite son ventre de déformer sous son léger pull moulant. Il pris une forme de tout petit pied. La panique la prit peu à peu et elle serra fort la main du vert et argent qui suivit son regard, intrigué.

- W-willow... dit-il doucement. C'est quoi ça ?

- Je... Je sais pas Al', mais ça va sortir de mon ventre, lacha-t elle tandis que les femmes ayant suivis l'échange explosèrent de rire.

Les deux adolescents les regardèrent, complètement décontenancés devant la réaction des deux grands-mères. Molly fut la première à se reprendre.

- Ne t'en fais pas ma petite, c'est normal, la rassura-t-elle. C'est juste le bébé qui bouge.

Les deux futurs parents s'apaisèrent d'un coups et regardèrent le ventre se déformer un peu avant de reprendre sa forme initial. Albus eut un sourire heureux en touchant le ventre de sa petite amie. Son enfant commençait à montrer des signes de vies à environnement extérieur.

Willow posa sa main sur la sienne et le guida sur une autre partie de son abdomen où il sentit les coups avec un grand sourire de bonheur. Les deux femmes furent attendris par ce magnifique tableau et versèrent leur petite larmes. Même Ginny qui les observait discrètement depuis l'autre côté de la pièce essuya une petite larme.

En même temps cela faisait beaucoup. Son fils aîné qui disparaissait à la recherche d'un amour déjà perdu et qui n'était toujours pas revenu, puis son fils cadet qui annoncé qu'il allait avoir un enfant avec cet fille puis les voir finalement si heureux, dans leur bulle que rien ne pouvait crever. Non là c'était beaucoup trop pour une mère. Elle s'enfuit rapidement dans sa cuisine où elle s'enferma quelques instants pour se poser. Elle en avait besoin.

Pendant ce temps, la réunion de famille continua dans une bonne ambiance tandis qu'une tempête s'abattait sur Godric Hollow.

Le temps s'assombrit rapidement et l'air tantôt légèrement frais du mois de Mars qui passait dans le salon se fit soudain glacial.

Harry fut le premier à avoir une mauvaise impression, vite suivit pas Remus, Ron,son Père et Albus. Quelque chose se tramait non loin... Ce fut quand la jeune sœur de Harry, Lizzy Alice Potter, arriva avec une mine inquiète près de son père que les cinq hommes réagir.

- Papa, dit elle. Il y a quelqu'un de bizarre dans la rue qui regarde en direction de la maison.

- Bizarre comment , demanda le plus vieux des Potter en fronçant les sourcils.

- Ben il est habillé tout en noir et il a un masque bizarre sur le visage. Papa il nous fait peur.

La réaction ne se fit pas attendre, James dit au Weasley de rester en bas au cas où il se passerait quelques choses et il monta l'étage suivit de son fils, son petit fils et de son meilleur ami, la petite fille sur les talons. Une fois arrivé, il regardèrent par la fenêtre mais il n'y avait personne dans la rue. Le plus vieux des Potter s'accroupit au niveau de l'enfant et la regarda dans les yeux.

- Lizzy. Tu es sûre et certains d'avoir vu un monsieur comme tu m'as dit ?

- Oui papa ! Même Jed te le diras, répondit la petite brune aux yeux marrons.

Jed Black, un petit garçon âgé d'un peu plus de 6 ans, blond aux yeux vert d'eau, quatrième enfant de Sirius et Abby Black, s'avança rapidement vers l'homme brun aux yeux marron.

- C'est vrai oncle James, affirma le gosse avant de regarder par la fenêtre d'un air calme.

- Grand-père, murmura Albus en écarquillant les yeux devant le spectacle qui s'offraient à la fenêtre.

Les trois hommes jetèrent un regard vers la vitre et virent des mangemorts s'avancer dans la rue adjacente. Sans perdre de temps, Harry descendit et mais déjà des 'pop' retentissaient dans la maison. Un sort fut jeté tandis que les enfants couraient se réfugier à l'étage. Le survivant se pris dans l'action rapidement et déjà un mangemort était à terre.

Le serpentard, tenant sa baguette levait, se dirigeait pour aider dans le salon quand une grande silhouette sombre s'avança vers l'un de ses cousins qui n'avait pas réussi à suivre les autres. Il s'apprêta à lancer un sort vers le gamin mais une jeune femme rousse et enceinte s'interposa, désarmant le partisan d'un geste du poignet. Albus le stupéfixia sur le champ.

Le salon si chaleureux n'était plus qu'un champ de bataille. Bataille qui fit rage pendant quelques minutes jusqu'à ce que d'autre bruit de transplanage laisse apparaître des aurors et surtout James, le brun fugitif. Les mangemorts furent alors vite maîtrisé et le jeune homme aux yeux vert se précipita vers la jeune femme rousse qui souffla de soulagement en sentant ses bras l'entourer. Elle avait eut tellement peur. Mais ce qui l'étonna, ce fut les bras de James (junior) les entourer brièvement et les féliciter avant de les quitter. Willow le dévisagea quelques secondes. Il avait grandit depuis la dernière fois et maigrit aussi. Une barbe de quelques jours commençait à lui pousser sur le menton. Son sweat informe, son jean de moldu et ses basket étaient poussiéreux. Ses yeux bleus tellement expressif autrefois étaient fatigués.

Le gryffondor étreignit brièvement son père et embrassa sa mère et sa sœur puis transplana de nouveau avant que quiconque n'ai pu l'en empêcher. Ginny fondit en larmes dans les bras de Harry qui ordonna à quelques aurors de suivre son fils.

Willow se blottit plus contre Albus qui lui frotta le dos en posant sa tête contre la sienne. Elle sentit les larmes de l'attrapeur couler contre sa joue et l'enlaça à son tour sans dire un mot. Elle savait très bien que la fuite de son frère lui pesait depuis un moment et que le voir sain et sauf l'avait rassuré.

Après avoir remis la maison en état, les deux familles se séparèrent. Willow regarda la voiture d'un œil mauvais. Elle ne se sentait vraiment pas le courage d'affronter à nouveau trajet dans cette machine. Ah ça non !

- Mon cœur, dit avec douceur Hugh en lui caressant les cheveux. Tu as pas le choix. Le transplanage d'escorte c'est interdit pour toi tant qu'il y a le bébé. Et la cheminée des Potter est un réseau privée donc...

- Ouais je sais, grogna la rousse en ouvrant sa porte.

Quelque chose clochait. Pourquoi la voiture ce mettait elle à rétrécir ? Et pourquoi ça commençait à tourner autant ?

Sans s'en rendre vraiment compte, Willow parti en arrière, tournant de l'œil. Ce fut Sam qui la rattrapa et la souleva.

- Papa ! On fait quoi ?! paniqua le serpentard en regardant sa sœur tournait de l'œil.

L'homme réfléchi à toute vitesse. Il dit quelques mot à ses parents et beau-parents avant d'agripper son fils et sa fille et de transplaner.

Il atterrirent dans une salle légèrement remplie et une infirmière vint à leur rencontre en voyant la jeune femme enceinte évanouie. Elle fut rapidement prise en charge et les deux Maxwell encore debout durent attendre quelques instants.

Rapidement, l'infirmière revint avec un sourire qui rassura le vieil et le jeune homme.

- Elle va bien, dit-elle. Elle dort maintenant. Votre fille a eu un grand choc, c'est simplement ça. Heureusement qu'elle est résistante, sinon ça aurait était bien pire. Et vous avez pris un risque énorme en transplanant monsieur ! La prochaine fois utilisez un réseau de cheminée.

- Je saurais m'en souvenir, affirma-t-il vaguement en se détendant. Et quand pourra-t-elle rentrer ?

- Demain. On la garde en observation cette nuit.

Et sur ses mots, l'infirmière partie. Merlin, qu'ils étaient soulagés. Sam leva les yeux et remarqua les chouettes qui venaient d'arriver et qui lâchaient sur chacun un fin magazine. La gazette express. Le vert et argent se dépêcha de le déplier et de le lire.

" Attaque chez les Potter.

Aujourd'hui, dans la fin d'après-midi, une bande de mangemort, sous les ordres de la terrifiante réincarnation du Seigneur des Ténèbres, auraient attaquer la famille Weasley-Potter au grand complet et quelques invités. "La bataille a fait rage pendant quelques instant mais la menace à vite était maîtrisée" nous dit l'un des aurors présent lors de l'acte. " Et nous allons sévèrement interroger les partisan capturés."finit l'auror en partant. C'est paroles sont elles réelles ou juste une promesse en l'air des autorités ? Devons-nous avoir peur et nous terrer chez nous ? Ou bien continuer de vivre comme si de rien n'était? Se préparer à l'avance ou bien attendre le dernier moment pour se battre ? "

Sur la page suivante, s'affichait les visages des mangemorts capturé. L'un d'eux lui donna envie de vomir. Il froissa le journal d'une main tremblante, les larmes aux yeux. Hugh, intrigué par la réaction de son fils, tourna la page et tomba sur "le" visage. Le regard accusateur de Sam le darda avant que ce dernier ne se lève.

- Willow ne doit jamais savoir ça, supplia-t-il.

- Tu sais pourquoi Will' a gardé cet enfant, demanda Sam, la voix tremblante de rage mal contenue.

Le vieux Maxwell secoua la tête.

- Parce qu'au plus profond d'elle même, elle s'identifie à "elle". Alors j'espère pour toi que jamais elle ne l'apprenne. Menteur.

Et sur ces mots tranchants, il pris la direction de la chambre de sa sœur. L'homme roux lui n'en eut pas le courage. Même si il avait était à gryffondor, il n'avait jamais eu de courage.

OOOOOOOOOOOOO

Poudlard. Que ça faisait bien de rentrer chez soi. Willow avait passer la nuit à St-Mangouste, bercer par le bruit des machines dans les chambres alentour mal isolées et l'odeur désagréable d'hôpital. Sam était resté avec elle, son père étant retourné chez eux. Ce soir là, elle avait fait une rencontre étrange.

22h30, affichait l'horloge au dessus de la fenêtre de sa chambre. Sam c'était endormie sur le fauteuil allongeable. N'en pouvant plus de compter les moutons, elle se leva, attrapa son manteau, l'enfila par-dessus son pyjama et sortie de la pièce. Elle parcourue l'hôpital, montant des étages et arriva à un couloir sombre. Un frisson la parcourut mais quelques choses la poussait à avancer. Un petit coup se fit sentir dans son ventre et elle passa une main rassurante dessus. Elle serait là pour eux deux quoiqu'il arrive.

Elle pris une inspiration et avança dans le couloir du cinquième étage. Elle vit une pancarte et essaya de lire ce qui était écrit dessus. Impossible à décrypter tellement il faisait sombre. Soupirant, elle continua son chemin, lorsqu'une main s'abattit sur son épaule. Dans un sursaut, le cri étant resté au fond de sa gorge, elle se retourna et tomba nez à nez avec une femme d'au moins la quarantaine, les cheveux bruns partant dans tous les sens, des yeux sombre complètement fous, planté dans ceux de la jeune femme rousse, et les membres maigres, presque squelettiques.

- Il faut que vous m'aidiez, débita la femme brune à toute vitesse en lui prenant les deux épaules. Il l'a pris. Il l'a pris. Mon bébé. Il l'a perverti. Il faut qu'on aille le tuer. Il faut qu'il sortent de mon bébé. Il faut qu'il parte de ma fille. Vite ! Vite ! Il l'a perverti ! Et il va pervertir le votre !

Willow resta interdite quelques instants ne sachant que faire puis tendit sa main à la jeune femme.

- D'accord, dit la jeune femme rousse. On va aller le détruire.

La femme brune la regarda quelques instant puis pris la main de la jeune fille, semblant retrouver quelque peu ses esprits. La gryffondor en profita pour lire le nom inscrit au bracelet sur le poignet de la brune. " Agnès Stoneheart, anciennement Jedusor. Interné depuis 2004"

Willow se stoppa, reconnaissant le premier nom. Stoneheart. C'était le nom de la copine de James. Merlin, si ça se trouvait, c'était sa mère ! Les larmes lui virent aux yeux et elle guida la femme qui se laissa faire en répétant la même litanie. " Il a mon bébé, il l'a pervertit". Un infirmier arriva bientôt dans le couloir, faisant sûrement son tour de garde et récupéra la femme squelettique. La jeune femme rousse partit sans demander son reste en essuyant une larme qui venait de couler. Mais qu'avait subi cette femme pour tomber dans la folie ? Et Ivy Stoneheart ? Qu'avait-elle subi toute sa vie ?

Ce fut en pleurant presque que le jeune femme regagna sa chambre sans que personne ne s'en soit rendu compte.

En y repensant, tout ça la rendait triste. Mais elle ne devait plus y songer. Cela ne la regardait pas et puis elle ne pouvait pas faire grand chose. Mais elle se promit de rendre visite à cette femme, aussi folle soit elle.

En attendant, elle allait aller prendre son déjeuner.

Une fois arrivé à sa table, Hope lui sauta dessus et lui demanda si tout allait bien, légèrement paniquée.

- Tout vas bien, assura Willow en s'asseyant. Le médecin à juste dit que je devais plus transplaner, que je devais faire le minimum d'effort physique et surtout me reposer le plus souvent possible.

- Et je te jure que je vais t'y forcer à ces ordres, réplique la jeune femme en face d'elle en la pointant du doigt.

- Écoute, j'ai là une bonne raison pour faire la grasse matinée, je vais pas m'en priver, rigola la rousse en enfournant un morceaux de viande qu'elle venait de se servir.

Elle releva la tête et chercha un jeune homme à la table des serpentards. Elle ne tarda pas à le trouver. Il la regardait avec une pointe d'inquiétude dans son regard vert sapin. Le sourire que lui fit sa petite amie le rassura et il put manger avec sérénité.

- Au faite, intervint Hope en regardant vers la table des professeurs. Tu as vu la tête des mangemorts dans la gazette express d'hier ?

- Non, j'étais inconsciente quand elle est arrivée et Sam avait jeté son exemplaire. Je me demande bien pourquoi d'ailleurs.

- Et bien tu devrais regarder. Parce que l'un d'eux est Mr. Templin.

La jeune femme rousse écarquilla les yeux à la nouvelle. Leur professeur de DCFM depuis leur troisième année était un néo-mangemort ? Eh bien. Le monde n'allait vraiment pas bien.

- Si je te l'assure, insista la jeune femme aux yeux de pluie.

- Je te crois mais est-ce que je pourrais voir le magazine ? Que je sache qui d'autre nous a attaqué.

- Oui bien sur, dès que je l'aurais retrouvé.

La suite du repas continua sur une note bonne enfant, les élèves reprenant du poil de la bête malgré les événements.

OOOOOOOOOOOOOO

Le mois d'avril, bien que froid, avait était ensoleillé et le parc de Poudlard fleurissait de toute part, ravissant Hagrid qui cultivait un peu de tout dans son potager. Albus venait d'arriver devant celui ci et admirait les plants de... Il ne savait pas ce que c'était. Tout ce qu'il savait c'était que c'était sur une grande tige bleu et robuste avec des feuilles toute aussi bleu dont le bord semblait serti de crocs. Mieux valait ne pas y toucher. Le demi-géant à la barbe grise et au cheveux tout aussi gris, sortit de sa cabane et accueillit le jeune homme d'une épaisse étreinte.

- Alors mon garçon comment vas-tu ?

- Ça va. Je suis un peu inquiet mais ça va.

- Ta famille ?

- Oui... Entre ma famille qui subit des attaques de mangemorts, mon frère qui a disparu en filant entre les doigts des meilleurs aurors et mon enfant qui risque d'arrivé plus tôt que prévu je sais plus comment réagir.

Rubeus vit les épaules pourtant solide du serpentard s'affaisser d'un coup sous le poids de problèmes trop lourd pour son jeune âge. Il revit Harry dans ses traits et cela lui fendit le cœur. D'une main réconfortante il l'invita à le suivre dans sa cabane, prendre un thé.

Pendant ce temps, à la bibliothèque Willow relatait les paroles de la femme folle. "Il a mon bébé, il l'a pervertit" . Elle tournait en boucle dans sa tête. Comment pouvait elle aider cette femme ? Elle n'était pas totalement tomber dans la folie. Une part d'elle était encore saine d'esprit mais profondément enfouie, elle l'avait vue ce soir là. Mais comment l'aider ? Comment lui faire reprendre pied ?

Elle soupira. Cela faisait un peu plus de 12 ans que Agnès était enfermé et que personne n'avait pu la soigner pour l'instant. Elle devait arrêter d'y penser. Elle avait d'autre souci. Comme trouver un prénom pour son fils. Comprendre pourquoi son frère s'était renfermé sur lui même. Avoir peur pour sa belle famille et la sienne. Avoir peur pour elle même alors que l'armée neo-mangemorte arrivait en Angleterre, bien plus imposante et puissante que la précédente. Merlin, qu'allait il encore ce passer, 20 ans après la fin de la guerre. Allait elle redémarrer ? Personne ne l'espérait.

Un bruit de chute la fit sursauter et elle jeta un regard inquiet dans la direction. Ce n'était qu'un première année qui avait fait tomber un énorme livre. Elle soupira et ce fut quelques coups dans son ventre qui la rassérénèrent, comme toujours. Il fallait qu'elle pense à eux d'abord. Elle se replongea dans le gros volume qu'elle avait posé sur la table et qu'elle feuilletait. C'était un livre sur les prénoms sorcier et moldu du monde entier, classer par pays. Elle en était à la France. Et elle commençait à en avoir sacrement marre. Qu'est ce qu'il pouvait être barbant les prénoms français. Jean, Marcel, François, Julien, Xavier, etc... Elle revint au tout début du livre et lut la date d'écriture. " 1930". Pas étonnant qu'ils soit si barbant. Elle jeta un coup d'œil au prénom anglais et abandonna bien vite, lasse avant de reposer le volume. Peut-être que si elle cherchait dans ses films préférés... Il fallait qu'elle en parle avec Albus. Et ça tombait bien, ils se voyaient se soir.

OOOOOOOOOOO

Les deux adolescents étaient installés l'un contre l'autre dans un lit de la salle sur demande. La pièce était chaleureuse, intime et on y respirait la paix. Le silence était reposant. Albus remonter et descendait sa main sur le ventre rond de Willow, apaisant les coups que donnaient l'enfant.

- C'est dingue l'effet que tu as sur ce petit monstre, murmura-t-elle en regardant la main faire des allers et retours sur son abdomen gonflé.

- Que veux-tu ? J'ai le charme des Potter, rit le brun en embrassant le front de la jeune femme.

- Au faite, se rappela la rousse. On a toujours pas choisi de prénom. J'avoue que j'y ai pas mal réfléchis et j'ai bien quelques idées mais... C'est pas encore ça.

- Mmmmh... Un nom sorcier ?

- Non pitié, supplia la jeune femme. Un bien moldu s'il vous plaît. Les prénoms sorciers sont barbant.

- Merci, s'indigna faussement Albus.

- Non mais toi c'est trop tard pour en changer alors je fais avec, se moqua gentiment la gryffondor.

- Tu vas voir, menaça le serpentard en se jetant sur sa petite amie.

Il glissa ses doigts sur ses flans et la chatouilla agilement, la jeune femme se tortillant comme elle le pouvait sous lui, hurlant de rire et le suppliant d'arrêter, les larmes aux yeux. Il s'arrêta et l'embrassa tendrement, savourant ce pur moment de bonheur.

Pendant ce temps, la bataille se préparait.

[ Fin du chapitre 4 ]