Disclaimer: Tout appartient à JK Rowling mais je revendique la propriété de ma petite histoire insignifiante...
Note: Comme les chapitre précédent est très court et celui-là pas bien long non plus, je me suis dit que je serais quand même un peu plus respectable si je vous mettais les deux aujourd'hui... Bonne lecture!
IV-- Complicité naissante, au détriment de ce cher Sevy
Harry fut le premier à se réveiller. Et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il vit que les deux lits qui encadraient le sien étaient occupés par les deux serpentards ! Que pouvez-t-il bien leur être arriver ?? Pourvu que ce ne soit pas grave ! Qu'avaient encore fait les deux serpents pour se retrouver dans cet état ?
Il n'eut pas longtemps à attendre avant d'avoir la réponse à toute ses questions : Severus se réveilla à son tour.Harry essaya de se lever pour sauter dans les bras de son ami mais il retomba, sans force, dans son lit. Ce fut Rogue qui le rejoignit et le berça dans ses bras. Il répondit à toutes les questions d'Harry, qui pleurait de soulagement contre le torse de Severus. Celui-ci, continua à le bercer jusqu'à ce que ses larmes tarissent. Alors seulement, il se leva et attrapa le bouillon qui était posé sur la table de nuit de son protégé. Il avait mal de le voir comme ça. Faire un malaise car on ne mangeait plus était le début de la fin. Il avait pourtant tout essayé : les menaces, le chantage, les larmes, les calins, la douceur, la dispute… Rien n'y faisait : Harry ne mangeait pas.
Il le fit avaler la première petite cuillère avec douceur mais fermeté. Harry la but sans rechigner. Le cœur de Severus fit un bond dans sa poitrine. Harry n'était peut-être pas un cas aussi désespéré qu'il ne l'aurait cru.
Harry but une seconde et une troisième cuillère. Mais il refusa catégoriquement la quatrième. Le bouillon était écoeurant pour lui. Ce mélange d'aliments le dégoutait. Ne pouvait-il pas avoir un bout de jambon ? Ca c'était bon… Quoique, il y a quelques temps, le jambon le dégoutait aussi et il ne mangeait que des haricots verts… son estomac état bizarre en ce moment.
Severus insista mais Harry éclata en pleurs. Ca ne passerait pas ! Il allait tout vomir s'il en reprenait ! Son estomac était trop plein !
Le pauvre Rogue soupira, résigné. L'estomac trop plein ? Avec 3 petites cuillères de bouillon ? Finalement, Harry était bien un cas désespéré.
Mais que pouvait-il bien faire ? Il détestait être aussi impuissant… Qu'avait-il fait pour mériter ça ?
Il reposa le bouillon et Harry lui sourit, soulagé : son supplice était terminé.
Mais celui de Drago ne faisait que commencer. Il était réveillé depuis un quart d'heure déjà…. Et avait vu toute la scène.
Ce qu'il venait de voir l'avait horrifié. Certes, Harry était amaigri mais il ne pensait tout de même pas que le survivant en était là. Le voir pleurer à cause d'une cuillère de bouillon était la dernière chose à laquelle il s'attendait. Comment allait-il pouvoir l'aider si Severus n'y arrivait pas lui-même ?
Il avait bien vu le regard désespéré de celui-ci lorsqu' Harry avait refusé la quatrième cuillère. Il ne savait pas ce qu'il y avait entre Harry et lui, mais ça devait être un enfer pour les deux. Et maintenant, ça allait être le sien aussi.
Comment Harry en était-il arrivé là ? Les larmes lui montaient aux yeux pendant qu'il penait à ce qu'avait dû endurer le héros du monde sorcier pour être dans cet état. Que pouvait-il faire pour le consoler ?
Avant de réaliser ce qu'il faisait, il se leva et rejoignit Severus sur le lit d'Harry. Un « Malfoy » haineux l'accueillit. Il salua son parrain et embrassa Harry sur la joue, à leur étonnement à tous les deux. Harry le regardait, désemparé, les yeux interrogateurs. Drago rougit et annonça qu'il les avait vu tout à l'heure. Aucune explication n'était nécessaire. Tous savaient à quelle scène le « tout à l'heure » se rapportait. Severus garda le silence. Harry rougit et demanda doucement si on pouvait changer de sujet.
Ils parlèrent de potion jusqu'au déjeuner. Drago et Sevrus mangèrent et Drago insista pour aider Harry à manger quelques cuillères de bouillon.
Tous trois étaient très étonnés de leur soudaine complicité. Aucun d'entre eux n'auraient voulus se trouver ailleurs.
Tout d'un coup, Drago réalisa qu'il ne savait pas pourquoi lui et Severus était ici. Les pleurs d'Harry l'avait tellement désorienté qu'il ne s'était même pas posé la question. Ce fut Harry qui lui expliqua que Severus et lui s'étaient évanouis. Il eut du mal à le croire.
- Potter ! Tu me fais encore marcher ! Je viens bien m'être évanoui bien que ça me paraisse peu probable vu que je n'avais aucune raison de le faire mais Sevy je peux pas le croire !
- Et si, Sevy aussi ! Que veux-tu, il n'est pas habitué à faire du sport….
- Ah ouais.. c'est vrai que remuer les potions dans un chaudron, ce n'est pas ce qui muscle. Je crois parrain, que nous allons devoir te faire faire du sport hein Harry ?
- Bien sûr, ce sera un grand plaisir… , acquiesça Harry arborant un sourire sadique.
Severus avait considérablement blêmi pendant l'échange. Non seulement, ses deux protégés l'appellaient Sévy maintenant, mais en plus ils voulaient qu'il fasse du sport ??? Mais ils allaient le tuer !
En voyant le visage déconfit de leur Sevynouchet, les garçons éclatèrent de rire. Severus se radoucit. C'était la première fois qu'il voyait Harry rire depuis le Jour Maudit. Si lui faire faire du sport pouvait redonné le sourire au Survivant, alors il s'exécuterait de bonne grâce !
Quand Pompom vint le chercher, les deux adolescents se moquaient des sarcasmes et de la partialité de leur professeur préféré en cours. Severus pût enfin sortir de l'infirmerie et échappait à leurs ricanements. Ce que c'était dur d'être père ! Pfff…
Mais il partait tranquille : Harry et Drago devrait rester une semaine minimum (le temps que les rsultats d'analyse de Drago arrive) en cohabitation forcée dans l'infirmerie, et après cette matinée, il était sûr qu'il ne s'entretueraient pas….
Il était loin de savoir à quel point il avait raison.
