Disclaimer : Rien n'a moi, personnages et lieux appartiennent à JKR.

Pairing : M par précaution

Couple principal : Harry /Drago

Bêta : LilyMalfoy2708, ma ch'tite bêta adorée. T'as fait du travail de maître pour ce chapitre

Note de l'auteur : je suis profondément desolée du retard. je n'ai pas de date d'update mais tout de même j'ai exagéré...et encore heureusement que ma bêta est là car je suis sûre que j'aurai encore traînée en longueur... suffisait qu'elle me dises qu'elle a apprecier le chapitre pour que je me decide à la poster dans l'heure qui a suivi. j'esperes qu'il ne vous dcevra pas vous aussi. le chapitre 5 suivra dans pas longtemps. Bonne lecture à tous.

RAR aux anonymes :

Rim999 : Je me mettais à écrire les réponses aux reviews anonymes quand j'ai vu que je n'avais pas la tienne. J'ai eu une petite dépression (elle est partie ?!). Mais non tu es la…Par contre des prouesses…je crois que tu vas être déçue ; les scènes de combat, c'est carrément pas mon truc mais j ai fait du mieux que j'ai pu…disons que j'ai feinté . Les porte au loin c'est une bonne idée et comme tu le verras ; ) ils ont eu la même . Et bien la voilà la suite…avis ?

Une fan : « Bon écoutes Yepa » j ai rigolé à cette introduction et je m'attendais à me faire sérieusement lyncher mais ça va …je te remercie bcp pour cette review très encourageante. Ils deviendront amants c'est sûr mais comment…mystère…j'ai pas encore de scénario mais chut…je sais pas si je dois le dire ça…par contre tu m'as donné une super idée bonne lectureuh

Kaoru : Oui, j'ai crée cette atmosphère uniquement pour Kreutzer. Fallait bien l'introduire. J'ai aimé ton expression « un parasite qui grossit dans le noir ». C'est clair, il émerge seulement quand tout vas mal. Je ne crois pas que sa carrière aurait été aussi fulgurante si y'avait pas Voldemort. Merci pour ta review. Drago est juste la, en bas…Bonne lecture

Eloise : Ne sois pas triste lol Hermione sera sauvé et oui elle doit souffrir, il faut mériter d'être sauver tout commences par et pour elle de toute façon. Ce serait un comble de la laisser en arrière …le plan reste tout de même réaliste hein…rassures moi…Drago est bien là cette fois ci. Bonne lecture.

Didi : Hello. Je ne suis pas sûre d'avoir déjà répondu à ta review. Et bien sinon t'aura deux réponses désolée . Merci bcp de cette review énergisante et quant à la suite la voilà. Espères qu'elle te plaira. Bonne lecture.

Yohina : Ouah Yohina, je kiffes lire tes reviews vraiment ...pardon. Je ne suis pas particulièrement pour les ambiances sombres mais il fallait bien le faire n'est ce pas ? Oui, c'est vrai qu'ils vouent un culte à Harry et ça va aller croissant …sans exagérer bien sûr… ; Quant à Drago j'espères que son caractère te plaira même si pour l'instant ça restera flou (enfin je pense) ? Quant à son père hum…tu verras. Moi je dis c'est qu'un manipulateur. Un revieweur l'a comparé a un chacal, je trouve ça particulièrement bien trouvé. Bonne lecture

Nat : Merci pour tes encouragement mais je te rassure Drago ne va pas se briser la jambe lool en tout cas pas maintenant. Il est là et bien là ce chapitre ci. Je suis particulièrement fière que la fic t'es plut jusque là. Ne sois pas trop intransigeante avec ce chapitre ci il m'a donné de la peine mais je promets me rattraper. Drago te plaira t-il ? (croise les doigts) ; Ah oui pour Kreutzer et bien non je ne pensais pas du tout lui donner un nom à consonance allemande. Je cherchais un nom qui aille bien au personnage et qui fasse méchant. Pas d'arrières pensées du tout. Désolée.

Et maintenant, faites place au :

Lys Ecarlate

Chapitre 4


Dundalk, Irlande du Nord, 5 septembre X, QG de l'Ordre du Phoenix

Albus Dumbledore, ennemi mortel de Voldemort et chef respecté de l'Ordre du Phoenix relisait en soupirant le parchemin qu'il avait reçu il y'a de cela deux jours par hiboux et qui était signé d'un joli Lys Écarlate. La teneur du petit billet nécessitait une réunion immédiate de l'Ordre et ce sont ses différents membres que Dumbledore attendait si patiemment.

Il relisait pour la énième fois la phrase : « à Greenwich, près de l'usine désaffectée à la sortie de la ville à 22 heures » quand il vit Severus Snape pénétrer dans la pièce.

« Albus » dit celui ci en guise de salut.

« Severus » répondit ce dernier.

Il lui tendit ensuite la missive. Severus la lut entièrement avant de secouer la tête avec incrédulité. Avant qu'il puisse dire quoi que ce soit, le reste des membres entrèrent les uns après les autres. Après les salutations d'usage, Severus fit circuler la missive.

« Qu'est ce que cela veut dire ? » demanda MacGonagall, aussi ébahie que Severus précédemment.

« J'ai reçu ce parchemin le 3 septembre. Comme vous pouvez le voir, il nous informe que la nuit du 9 septembre, il y'aura un rassemblement assez conséquent de mangemorts à Greenwich près d'une usine désaffectée. Ce sera alors pour nous une occasion en or pour en abattre un nombre tout aussi conséquent. »

« Mais Albus, êtes vous sûr que cette missive vienne bien de la Ligue du Lys Écarlate ? » demanda Minerva, suspicieuse.

« Non » répondit tranquillement ce dernier.

« Et moi, jamais je n'ai entendu dire que les mangemorts devraient se réunir ce jour là dans cette usine désaffectée. Pour quoi faire de toute façon ? Un pique nique nocturne ? » Intervint Severus

« Et si c'était un piège ? » demanda fébrilement Maugrey, son oeil artificiel plus frénétique que jamais.

« Je suis sûr que c'est un piège. Où auraient-ils eu ce renseignement ? » Demanda Sturgis

« Pourquoi la Ligue du Lys Écarlate nous tendrait –elle un piège ? De plus, les mangemorts sont sensés nous y attendrent» interrompit Remus, un peu agacé d'entendre le mot piège à tout bout de champs.

« Ce sont bien les Gryffondors ça… » Soupira dramatiquement Severus « Qui nous dit que ce billet vient vraiment de cette Ligue ? » Ajouta –il durement.

« Albus, vous comptez y aller ? » intervint Minerva.

Ce dernier ne répondit pas.

« Qui sont Gred et Forge de toute façon ? » demanda Sirius en grimaçant. « Quels noms ridicules… »

« Rien ne nous empêchent d'y aller et de voir sur place si c'est un piège » continua t-il faisant sursauter en chœur Severus, Maugrey et Minerva. Cette dernière soupira doucement.

« Vous plaisantez Black ? Pour se faire cueillir par un 'Avada' dès qu'on va pointer le bout nez c'est cela? Ils seront peut être camouflé partout aux alentours…il faut être idiots pour tomber dans un piège aussi simplet. Albus, pourquoi ne dites vous rien ? » Finit Severus légèrement paniqué.

« Je pense comme vous Severus. Ce piège est trop simplet pour être mis en place par des mangemorts. J'ose croire qu'ils nous croient plus intelligent que cela. Ils doivent nous penser quand même plus intelligents que cela. En outre, vous auriez été au courant n'est ce pas Severus ? Vous êtes proche des messieurs Malefoy et Kreutzer. En fait…cette missive est trop effrontée pour avoir été écrite par des mangemorts. Elle nous dicte carrément la manière dont nous devrons agir. De plus, il n'y aura vraiment aucune surprise des deux côtés : les mangemorts sauront que nous y sommes et nous savons que les mangemorts y seront…En clair, ils nous arrangent juste un rendez vous. Cela ressemble à une plaisanterie, c'est assez osé… À l'image même de cette incroyable Ligue… »

« Vous plaisantez Albus ?! » demanda Severus doucement

« Je suis d'accord avec Snape » intervint Maugrey « Pour un renseignement de cette importance, je pense quand même qu'un membre de cette Ligue aurait dû venir nous en parler. Pourquoi pas le Lys Écarlate lui-même ??? Ils sont fous de croire qu'on s'appuierait juste sur ce machin pour réunir nos troupes et aller à ce 'rendez vous' !!! »

« En effet » répondit Albus « mais cette Ligue n'a jamais fait appel à nous dans le passé. Il me semble donc que leurs desseins ne se limitent pas seulement à nous permettre de frapper un grand coup »

« Eh bien, qu'ils fassent leurs cent coups d'adolescents sans nous !!! On ne va certainement pas laisser une bande de Gryffondors nous dicter nos actes enfin…» intervint Severus

« On ne peux vraiment pas dire que leurs actes s'apparentent à de simples plaisanteries d'adolescents Severus !!!...Et puis pourquoi des Gryffondors ???» lui reprocha MacGonagall

Severus la toisa simplement avec un rictus narquois.

« Qui sont Gred et Forge de toute façon ? » redemanda Sirius.

Personne ne lui répondit.

« Vous voulez dire que vous pensez qu'ils préparent quelque chose Albus ? » demanda Hestia Jones.

« C'est la première idée qui m'est venue à l'esprit. »

« Hé, qui sont…? » voulut demander Sirius mais Severus le fit taire d'un « La ferme Black !!!! » retentissant.

A ce moment là, Arthur Weasley fit irruption dans la pièce le teint pâle en titubant.

« Je suis désolé du retard » dit-il « Mais j'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer. Je crains qu'il y'ai des mangemorts actifs dans les environs…cela fait…quelque semaines que nous n'avons plus de nouvelles de Fred et George. »

Albus lui indiqua une chaise à côté de lui, et Arthur s'assit en fermant les yeux.

« Plus de nouvelles de Fred et George ? »

Arthur acquiesça.

« Ils sont rentrés chez eux, il a de cela quelques semaines. Jusque là nous n'avons rien trouvé d'inquiétant, ils restent dormir de temps en temps dans l'appartement au dessus du magasin afin de faire des expériences pour leurs nouvelles farces. Molly préfère les savoir à la maison mais elle ne supporte plus le bruit des explosions, des fusées et de tout le reste ! Généralement ils donnent régulièrement de leurs nouvelles pour éviter que l'on s'inquiète. Mais…cette fois…Molly a voulu leur apporter des plats faits maison, mais elle ne les a pas trouvés chez eux. Le lendemain non plus, ni les jours d'après et ce depuis des jours. Elle a interrogé les voisins des garçons et ceux ci lui ont répondu que cela faisait des semaines qu'ils n'avaient plus ni vu ni entendu les jumeaux….Alors, peut être que….Merlin » ; Il se tint la tête entre ces mains.

« Ne vous inquiétez pas Arthur, s'ils s'étaient fait tués, on aurait trouvé leurs dépouilles…les mangemorts ne s'encombrent pas de corps. Ils les laissent sur place et surtout ils signent leurs actes avec leur marque infâme » essaya de le consoler Maugrey.

Il reçut un regard glacial de la part de Tonks.

« Arthur, nous sommes en Irlande. Les mangemorts n'ont pas une activité florissante ici... » Reprit cette dernière

« Qui sait ? » demanda Arthur nerveux « ils peuvent très bien s'infiltrer ici aussi et agir dans l'ombre… »

« Mais pourquoi s'en prendraient-ils à tes fils ? Personne ne sait que tu fais partit de l'Ordre du Phoenix » le coupa Tonks tandis que Sirius regardait suspicieusement Severus.

Ce dernier se contenta de lui faire une grimace dégoûtée.

« En outre» continua t-elle « Ce n'est pas comme si Vous-savez-qui avait besoin de vous viser. Vous n'êtes pas ce qu'il y a de plus riche, je veux dire …euh…enfin…vous voyez… » Balbutiait-elle.

Minerva la regarda en fronçant les sourcils.

« Oui, mais nous sommes aussi ce qu'ils considèrent comme des traîtres à leur sang » répondit douloureusement Arthur.

Un silence pesant s'installa.

« Nous les chercherons Arthur, ne vous inquiétez pas.» lui dit doucement Dumbledore.

Arthur le regarda avec reconnaissance.

« Alors ? » finit-il par demander « quel est le but de la réunion d'aujourd'hui ? »

Dumbledore le lui expliqua en quelques mots.

Arthur se releva frénétique.

« Si vous décidez d'y aller, j'en suis » s'exclama t-il

Severus leva les yeux au ciel.

« Arthur, tomber à pieds joints dans un piège ne vous donnera pas des nouvelles de vos fils… » Dit doucement Hestia.

Arthur la regarda douloureusement.

Sirius eut l'intention d'ouvrir la bouche mais le regard d'avertissement de Severus lui en ôta l'envie.

A la place, et de manière tout à fait opportune, il balança le parchemin qu'il tenait toujours sur la table. Et Arthur s'en saisit…

Et redevint pâle comme la mort, et ces tâches de rousseur plus devinrent plus apparentes que jamais.

« Arthur, qu'y a-t-il ? » demanda Albus

Arthur, tremblant reposa le parchemin sur la table.

« Eh bien.. » bégaya t–il « eh bien, il me semble que…il me semble que le parchemin soit de Fred et George» finit-il dans un souffle

« Pardon ? » demanda MacGonagall

«Vous en êtes sûr Arthur ? » demanda Maugrey

« Hé Gred, il semblerait que Maman soit encore plus méfiante que d'habitude non ? »

« Tu l'as dit Forge…pourtant, le vin se bonifie avec le temps…dommage que ce ne soit pas le cas de Maman »

« Fred, Georges je vous assure que si vous ne cessez pas immé…»

BOUM

Mais Arthur, prostré sur sa chaise ne répondit pas. Son teint se colorait progressivement de rouge tandis qu'il réalisait les conséquences profondes de cette découverte.

« Ah d'accord » soupira Sirius « Fred & George…ils sont drôles, ces gamins » conclut-il

Les membres de l'Ordre du Phoenix s'observèrent longuement.

« Eh bien, il semblerait que la question soit réglé » conclut Dumbledore, un sourire joyeux aux lèvres.

En effet, le 9 septembre à Greenwich, à 22 heures, les membres de l'Ordre du Phoenix, londoniens comme irlandais se dispersaient silencieusement autour de l'usine désaffectée à la sortie de la ville.


Londres, 9 septembre X, QG de mangemorts

10h15 du soir.

Natalia Williams, dix sept ans, anciennement Serpentarde, Sang pure et autrefois très fière de l'être n'avait pour l'instant qu'une seule envie : celle de vomir.

Avant, sa famille était de celle qu'on enviait forcément.

Sang pure, aisée et aimante.

Son père et sa mère travaillaient pour le Ministère de la Magie et gagnait respectablement leur vie.

Elle avait trois petits frères, âgé de neuf, cinq et trois ans qu'elle adorait et qui le lui rendaient bien.

Malheureusement, cette vermine que certains appelaient le Seigneur des Ténèbres avait vite fait de briser cette vie tranquille.

Ces parents avaient, à sa grande surprise, adhérer à cette idéologie, et quelques mois plus tard étaient morts lors d'un affrontement avec l'Ordre du Phoenix. Le gouvernement du Seigneur des Ténèbres leur avait alors gracieusement « offert » une cinquantaine de gallions en dédommagement « pour services glorieux rendus au monde sorcier ». Gallions qu'elle avait refusé avec mépris.

Elle n'avait pas perdu de temps (ou si peu) à se rebeller. Elle avait une famille pour laquelle elle devait rester forte. Ils avaient assez d'argent et elle pouvait attendre sa majorité avant de travailler.

Mais elle avait vite désenchanté : leur compte à Gringott était vide. Absolument vide. Elle avait alors eu un aperçu de ce que pouvait être la « gloire sorcière ».

Mineure à l'époque, elle avait arrêté ses études à Poudlard pour se consacrer à ses petits frères. Elle avait cherché en vain un travail à temps plein. Les sorciers ne donnaient plus de travail aussi facilement et tout devait passer par le gouvernement du Seigneur des Ténèbres. Les rares sorciers qui avaient consenti à l'aider clandestinement avaient vite fait de la renvoyer, la peur au ventre que leur combine soit découverte. En désespoir de cause et ne supportant pas le spectacle du ventre creux de ses frères, elle avait essayé de s'enrôler elle aussi sous la bannière du Seigneur des Ténèbres : ils mangeaient bien et étaient bien soignés. Malheureusement, elle avait dû rencontrer Kreutzer pour cela. Ce serpent lui avait trouvé une autre utilité : réchauffer son lit en échange de quelques gallions.

Elle lui avait craché dessus et s'en était retourné. Mais, les recherches pour un travail, même pour quelques jours, s'étaient avérées encore plus difficiles et à voir les regards fuyants et les arguments faux des employeurs, Kreutzer était passé par là. On ne lui accordait même plus le bénéfice du doute.

Résignée, elle était revenue vers Kreutzer lorsque le benjamin était tombé mystérieusement malade et qu'elle n'avait plus assez de Noises pour payer la potion curative exigée par le médicomage. Kreutzer lui avait ouvert la porte avec un sourire cruel et lui avait en guise de bonjour fixé rendez vous pour le lendemain soir. Ce soir à vrai dire.

Présentement, après lui avoir arraché sa robe et ses sous vêtements, il l'avait jetée violement entièrement nue sur le lit. Natalia était vierge mais elle était sure que cela se passait généralement autrement. Elle vit ensuite que lui aussi s'était déshabillé. Et c'est voir son membre énorme érigé et son regard fou qui lui donnaient cette envie difficilement réprimée de vomir.

Il s'était déjà couché sur elle en lui écartant les jambes de manière bestiale quand la porte s'ouvrit à la volée.

Un homme châtain apparut et regarda la scène, effaré. Richard Kreutzer qui n'aimait pas du tout être dérangé dans ces moments là se retourna brusquement et aboya à l'adresse de l'homme :

« Nott !!! Je croyais avoir dit que je ne voulais en aucun cas être dérangé ce soir ? Tu veux mourir ? »

« Monsieur….» bégaya Théodore choqué de la vision des grands yeux verts affolés de la jeune fille qui essayait de cacher sa poitrine dénudée « Monsieur, excusez moi » continua t-il « mais j'ai jugé nécessaire de vous informer immédiatement du rapport de nos espions. »

« Eh bien dis !!! » éructa Kreutzer en se relevant complètement au grand soulagement de Natalia qui voyait l'échéance de sa torture se prolonger.

« Il semblerait que l'Ordre du Phoenix se soit réunis à la sortie de la ville, près de Greenwich dans une vieille usine désaffectée. On aurait aperçu Dumbledore et quelques uns de ces acolytes se dirigeant vers cette usine. D'après nos espions, il semblerait qu'ils aient prévus une attaque contre nous ce soir vu leur nombre impressionnant. »

Richard Kreutzer se releva à une vitesse stupéfiante et Théodore eut la vision peu ragoûtante de son intimité. Il fit un effort surhumain pour ne pas se détourner en frémissant de dégoût. S'il y'a bien une chose que Kreutzer détestait, c'est qu'on lui rappelle son apparence peu séduisante. Il le vit enfiler sa robe de mangemort, oubliant de mettre des sous vêtements, et agrippa sa baguette.

« Le vieux fou tu dis ? » demanda t-il en soufflant tel un buffle essoufflé.

« Oui, c'est cela. J'ai pris la liberté d'en avertir immédiatement les mangemorts du QG, qu'ils se tiennent près en attendant votre décision mais je ne sais pas si leur nombre sera suffisant. Une grande partie de nos effectifs sont partis ce soir en congés. Et le temps de les prévenir tous pourrait s'avérer fatal pour nous. Malheureusement, seul un 'appel' du Maître peut déclencher la procédure de transplannage. Et les membres de l'Ordre du Phoenix sont connus pour être assez combatifs et dangereux en sortilèges de défense !!! »

« Je sais tout cela !!! » hurla Kreutzer.

Théo eut la satisfaction de voir la nature pleutre de Kreutzer faire surface. Il tremblait et ces yeux devenaient petit à petit fous de terreur.

« Qui leur a donné l'Ordre de partir en congés à ces incapables ? » éructa Kreutzer.

Théo se garda bien de dire que c'était lui.

« L'Ordre du Phoenix !! Les salopards !!! Eux aussi veulent ma peau. Mais cela ne se passera pas comme ça…nous les arrêterons bien avant mon petit Nott, oui, nous allons mettre fin à leur conspiration, le maître ne pourra que me féliciter. » Disait-il frénétiquement dégoulinant de sueur à tel point que la robe qu'il venait juste d'enfiler lui collait déjà dans le dos.

« Monsieur, si je puis me permettre, Actuellement, il ne reste que la moitié des mangemorts en fonction. Que devons nous donc faire ?» le pressa Théodore.

« Le temps de rameuter ceux qui sont partis et il serait fort possible que l'Ordre du Phoenix lance l'attaque. Ils vont me le payer très cher !!! Cependant, même les membres de l'Ordre du Phoenix ne peuvent transplaner !!» répondit Kreutzer, réfléchissant tout haut.

« Greenwich n'est pas très loin d'ici. Ils peuvent arriver très vite. » Interrompit Théodore, le cœur battant. « Devons nous y aller ? »

« Avec même pas la moitié de nos effectifs ? Vous plaisantez Nott !! Combien sont-ils ? »

« Assez pour nous inquiéter d'après les dires des espions »

« Merde !! » jura Kreutzer

« Si nous en avions encore une bonne trentaine, je pense qu'on aurait pu endiguer la menace de l'Ordre du Phoenix » dit Théodore dans ce qui semblait être une intense réflexion.

« Une bonne trentaine ?! Une bonne trentaine !?!?! » Hurla Kreutzer « c'est une bonne soixantaine de plus que j'aurai pu avoir si ces incapables n'avait pas décidé de se prendre des vacances. Ils vont être tous rappelés et dès demain et ça va barder pour eux…Où veux tu donc que je trouve des…. »

Silence.

« Azkaban » éructa t-il, fier de sa trouvaille tandis que Théo sourit secrètement.

« Nott je veux que tu joignes le directeur d'Azkaban tout de suite et que tu lui dises qu'il devras se passer des mangemorts de garde ce soir !!! Qu'il nous en envoie le plus grand nombre possible. De toute façon ils ne font que orner les murs de la prison étant donné qu'il y'a déjà des détraqueurs…je pense qu'ils sont une bonne quarantaine de garde là-bas n'est ce pas ? Qu'on nous envoie trente immédiatement. Par cheminette !!! Qu'ils viennent immédiatement Nott !!! »

« En effet, ce sera déjà ça de gagner !!! » susurra Théo

« Bien Nott, très bien, je vous laisse le soin de les appeler par cheminette et ce dès maintenant. Qu'ils arrivent dans les minutes qui suivent. Nous partirons dès leur arrivée. Nous allons cueillir les membres de l'Ordre du Phoenix avant même qu'ils puissent bouger. Nous bénéficierons de l'effet de surprise. Vous aurez une promotion dès notre retour Nott je vous le garanti, le maître pourra voir dès lors que je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour le servir » finit il en riant d'un rire gras effrayant.

« Merci, monsieur » dit Théodore en s'inclinant bien bas alors que Kreutzer se ruait vers le QG en piaffant : « le vieux fou !!! Voila une prise qui contentera le maître !!!! »

Théodore se tourna alors vers la jeune sorcière toujours ébahie sur le lit de Kreutzer. Ces grands yeux verts effrayés lui firent penser à quelqu'un qu'il affectionnait particulièrement ; il lui sourit doucement. Il enleva sa cape et la lui lança :

« Rentrez chez vous maintenant. Si tout se passe bien, vous n'aurez plus à subir tout cela »

Natalia ne voulut pas céder à l'élan de sympathie qu'elle ressentit pour le jeune homme. Après tout, il était mangemort lui aussi. Elle voulut lui jetait une insulte à la figure mais Nott, comme son chef précédemment se précipitait déjà vers la sortie. Natalia se couvrit alors de la cape et traversa le QG qui s'agitait déjà telle une ruche secouée, et, bien vite elle se retrouva dehors. Elle se dirigea lentement vers la sortie en soupirant ; il fallait qu'elle trouve un autre moyen de soigner Alexis.


Forêt entourant Azkaban, 9 septembre X

Les ombres furtives d'une cinquantaine d'hommes vêtus sombrement, se frayaient un chemin entre les arbres imposants de la forêt qui entourait Azkaban. Baguettes en l'air, ils avaient avec l'air de renifler l'atmosphère même qui les entourait en quête du moindre bruit anormal.

« N'ayez aucun souci en ce qui concerne la Forêt Noire elle même. Elle est lugubre et paraît inhabitée, mais ne vous y trompez pas. Les créatures magiques qui y vivent sont assez craintives du fait même de la proximité des détraqueurs. On peut dire qu'ils nous facilitent la tâche ces suppôts de l'enfer. Faudrait qu'on pense à les en remercier. »

Fred et Georges Weasley en tête donnaient des directives silencieuses à la troupe qui les suivait tout aussi silencieusement. Au moindre bruit de branches ou de brindilles cassées, ils s'arrêtaient et retenaient leurs souffles. Au bout de, trente minutes de cette marche silencieuse, et ils s'arrêtèrent enfin au lieu dit et attendirent.

« A 22h00 vous devriez être dans une clairière. C'est le seul endroit de cette satanée forêt qui n'est pas envahie d'arbres et de ronces, vous ne pouvez en aucun cas la rater. Vous resterez là une trentaine de minutes. Pourquoi ? C'est disons…pour vous permettre de reprendre votre souffle ? »

Au loin, ils pouvaient voir la silhouette menaçante de la prison d'Azkaban dont les hautes tours sombres semblaient être en elles même une menace. Au bas de la prison, des silhouettes sombres semblaient flottées et tournoyées rajoutant encore à l'atmosphère glauque de la place.

« En fait, c'est pour ne pas que vous soyez trop proches des détraqueurs. Ils peuvent vous sentir venir à des miles. Et vaut mieux pour vous que vous ne soyez repéré qu'à la dernière minute. Je t'assure que même à vous Weasley & Weasley, ils seraient capables de vous enlever votre joie de vivre. Comment je fais ? Je suis trop inconscient peut être. Oh non ne me flattez pas tant (gloussement) je ne suis que votre humble serviteur. Tout le mérite vous revient !!! Après tout, c'est vous qui allez vous geler les miches dans cette forêt glaciale. »

Georges frissonna doucement ; que ne fallait-il pas faire pour sauver des innocents ?

Fred à côté de lui frissonna aussi semblant partager ses pensées.

« Où est Harry ? »

« A l'intérieur même. Il attend l'aval de Théo, comment je n'en sais fichtre rien, avant de faire le signal… » Lui murmura en réponse Georges.

« Au signal habituel, vous avancerez le plus rapidement possible, le sort au bout des lèvres d'accord ? Ne me laissez pas trop longtemps seul au contact de ces trucs là…vous ne voulez pas me retrouver à l'état de coquille vide n'est ce pas ? Vous m'en voyez ravi. »

Ils replongèrent dans un silence pesant. Les membres alentour commençaient à s'agiter quelque peu. Fred pesta car dans la pénombre alentour, et vu le silence que leur situation exigeait, il était difficile de leurs donner des instructions. Il se retourna et vit les silhouettes sombres amassées autour de lui. Il fronça légèrement les sourcils.

« Je pense qu'il serait judicieux que vous vous dispersiez un peu à l'intérieur de la forêt de manière à vous placer en petit groupes cinq ou six. Ce serait dommage que vous vous fassiez entourer tous ensemble comme un seul homme, de plus de cette manière, vous pouvez être sur d'englober la totalité de détraqueurs »

C'étaient les dernières instructions d'Harry.

Il se retourna vers Georges et d'un geste lui fit comprendre qu'il était temps de disperser la troupe. Ce dernier s'acquitta de sa mission tandis que Fred reprenait la garde visuel de la prison.

Quand tous enfin furent positionnés ; ils reprirent l'attente.

Il était 23h00 quand ils entendirent le signal : le cri strident d'un hippogriffe.

Alors, comme un seul homme, ils se levèrent et le sort de « spero patronum » aux lèvres, ils se précipitèrent vers la masse ondulante des détraqueurs.

« Vous ne pourrez pas me manquer. Devinez quelle est la forme de mon patronus…non une limace tu plaisantes ? Elle servirait juste à faire mourir de rire les détraqueurs…non…non plus…Enfin je suppose que vous verrez sur place. »

Avant qu'ils atteignent la masse sombre des détraqueurs, Fred eut le temps d'apercevoir un cerf argenté plus qu'imposant qui envoyait voltigé des détraqueurs en masse. Il sourit.


Azkaban, cellule 25, 9 septembre X

23h00

Les nuits les plus pénibles, les jours les plus longs ne sont jamais éternels ; tôt ou tard, leurs dernières minutes arrivent.

Hermione avait passé les précédentes semaines à subir une torture morale aussi bien que physique, au point qu'elle crut en perdre la raison. Mais cette nuit était la dernière. Le dernier parchemin du complice du Lys Écarlate avait daté la délivrance au « 10ème jour à dater d'aujourd'hui ». On était le dixième jour.

La nuit dernière, elle s'était levée de bonne heure, affolée d'énervement, anxieuse d'attendre sous quelle forme allait venir la délivrance, craignant que quoi ce soit vienne se mettre sur son chemin au dernier moment. Elle était debout avant tout autre dans la cellule tant elle avait peur.

Elle avait essayé de mener à bien la mission donnée par son sauveur ; se gaver autant que possible, elle et ses compagnons de cellules…Le jour ou elle avait osé demandé à leurs geôliers d'avoir plus à manger que ce broc de soupe pourrie et ce pain rassis, ils avaient ricané en disant « Vous voulez vous gaver avant la potence ? Vous attendez quoi ? Etre invité à la table du maître peut être !!! ». Elle avait reçu un doloris en plus mais au moins, ils avaient des assiettes, à peine plus consistantes, mais c'était déjà ça de gagner. Les mangemorts avaient sans doute eu peur qu'ils crèvent de faim avant le jour de l'exécution. La nuit, elle essayait de dormir convenablement et priait pour que son sommeil ne se transforme pas en coma profond. A ses compagnons de cellule, elle exhortait de manger le plus possible, que c'était leur manière de se battre, de relever le défi, rester vivant le plus longtemps possible. Elle prenait soin et nourrissait les plus jeunes de sa cellule. Son énergie seule aidait grandement les autres occupants de la cellule et sa détermination seule l'aidait à ne pas se laisser complètement abattre.

Qu'est ce qu'elle fit de cette journée ? Hermione ne pouvait le dire. Se réveiller, manger. Elle n'osait dormir de peur de rater l'arrivée du Lys Écarlate. Elle ne savait pas sous quelle forme il allait se manifester. Cette longue journée avait été coupée par un triste entracte ; la séance de torture. Maintenant qu'elle avait un nouvel espoir, Hermione avait du mal à supporter la vision de la torture de ces enfants. Mais qu'aurait-elle osé faire ? Une intervention l'aurait tuée et c'était quelque chose qu'elle ne voulait décidément plus. Et cela aurait pu empêcher d'une quelconque façon les plans du Lys Écarlate. La nourriture en plus avait déjà été une demande exceptionnelle, une sorte de rébellion aurait pu compliquer grandement les choses.

Peu à peu, la nuit s'installa et hormis quelques gémissements et cris générés par les plus désespérés avec l'aide des détraqueurs, le silence envahit Azkaban.

Hermione frissonnante, s'accroupit et joignit ses mains pour une prière improvisée. Elle attendit, l'esprit vide et la respiration de plus en plus sifflante. Elle attendit longtemps pendant qu'autour d'elle, les prisonniers s'endormaient les uns après les autres.

Au moment où la lune apparaissait à travers la lucarne de leur cellule, Hermione entendit les premières clameurs. Elle se releva immédiatement, tremblante et réveilla ses compagnons de cellule.

« Qu'est ce que c'est ? » bégaya une sorcière

« Il…arrive. Comme il l'a dit…le 10ème jour…il arrive maintenant… » Bégaya aussi Hermione en réponse, se rendant difficilement compréhensible pour ces compagnons. Les larmes envahissaient lentement ses yeux.

« Qui arrive ? » la pressa un jeune homme à côté d'elle. Pour lui, un nom prononcé avec autant de crainte et d'une voix tremblante ne pouvait être que Vous-savez-qui. Ses narines frémirent de frayeur.

« Lui…oh mon dieu, c'était donc vrai.. » répondit encore Hermione dans sa transe jubilatoire

« Nom d'un chien !!! Réponds !!! » Cria le sorcier en la secouant durement tandis que dehors les cris et les exhortations enflaient

Hermione releva la tête et vit la terreur qui gagnait ses compagnons. Elle se dépêcha de les rassurer, une joie jubilatoire la gagnant.

« Le Lys Écarlate »

« Co…comment ? »

« Oui, le Lys Écarlate » continua Hermione fébrile « je ne vous l'ai pas dit ; je ne voulais pas vous donner de faux espoirs…mais…mais il est là maintenant, il m'a écrit que ce soir, il allait faire en sorte de délivrer un maximum de prisonniers. Un maximum de Sang de Bourbe »

Elle devenait petit à petit hystérique tandis que la joie la remplissait « d'où mon obstination à vous faire prendre le maximum de forces possibles ; c'était le but recherché…oh mon dieu… »

On entendait maintenant des bruits de course dans le couloir sombre des cellules.

« Il fallait qu'on soit dans les meilleures conditions physiques possibles. Je ne sais pas comment tout ceci va se dérouler mais pour l'amour du ciel, tenez vous près. Attrapez les plus jeunes avec vous…Allez !! » S'exclama t-elle quand elle vit que personne ne bougeait. Puis…

« Qu'est ce que tu racontes ? » hurla violement un sorcier assez âgé « le Lys Écarlate, ce conte à dormir debout…es-tu devenu folle ? Tu es sans doute à la solde de ces mangemorts n'est ce pas ? Tu veux voir lequel de nous veut s'évader pour ensuite nous dénoncés ? »

« Non » riposta Hermione scandalisée

« Qu'est ce qu'il t'ont proposé ? De la nourriture ? Un meilleur traitement ? La délivrance ? Ne l'écoutez pas !! » Continua t-il en se plaçant devant Hermione et se tourna vers les autres prisonniers en vociférant.

« Cela ne peut être qu'une attaque de Vous-savez-qui. Ils font une descente dans les cellules. Ne bougez pas !! Ils ne nous ferrons rien si on reste tranquilles. »

Hermione repoussa brusquement le vieux sorcier ;

« C'est vous qui êtes devenu fou, pauvre idiot !!! » répliqua t-elle catastrophée « Comment pourrait –il attaquer ces propres cellules ? »

Mais déjà un autre surenchérissait :

« Oui, comment sais tu donc que c'est le Lys Écarlate ? Comment t'aurait-il contacté, hein, dis-le nous….Tu n'es qu'une affabulatrice je suis sûr moi aussi que tu es à la solde de nos bourreaux. »

Hermione se retourna vers le reste de la salle et vit que tous la regardaient avec suspicion. D'autres avançaient déjà vers elle, menaçants.

« Bougres d'imbéciles !!! » hurla t-elle « Je n'ai certainement pas le temps de vous l'expliquer et je n'en ai de toute façon plus l'envie. A la solde des mangemorts dites-vous ? Comment pouvez-vous être aussi bêtes ? » Elle agrippa ce qui servait de col au sorcier devant elle et lui cria les larmes aux yeux « Ils m'ont enlevée et torturée pendant des mois dans cette cellule infecte avec vous, ils ont sans aucun doute tués mes parents, ils m'ont enlevé ma sœur et ce dans le but de la tuer, ils ont réduits ma vie à rien » elle hurlait maintenant, rajoutant aux cris qu'on entendait encore à l'extérieur « comme vous tous ici !! ». Elle repoussa durement le sorcier qui alla s'affaler aux pieds de l'autre. Elle les regarda atterrée et conclut

« Faites ce que bon vous semble, je n'en ai plus rien à faire. Seule ma vie compte à partir de maintenant. Rendormez vous, ignorez moi, crevez, c'est votre problème, pas le mien. J'ai rempli ma mission, à savoir vous goinfrez le plus possible. Le reste ne me concerne plus. » Conclut-elle. La fureur lui écarquillait les yeux et lui conférait un aspect fou.

Elle leur tourna le dos et se positionna devant la porte de la cellule.

Tandis que le reste des prisonniers se consultaient du regard, hésitants, elle se reconcentra sur les bruits au dehors. Elle entendit des bruits d'explosions, des cellules qui s'ouvraient, du bruit, des cris rageurs, des cris de douleurs. Soudain, elle vit la porte de la cellule luire doucement et se fissurer par le milieu, elle recula prestement quand les morceaux de la cellule tombèrent vers elle. Devant elle, se tenait le mangemort blond barbouillé de suie qui l'avait torturé maintes et maintes fois. Elle recula un peu ne sachant s'il était là en ennemi ou en ami. Celui-ci lui fit un sourire d'autant plus éblouissant que son visage était noir et lui dit d'un ton affable :

« Hermione Granger, ravi de voir que tu es toujours vivante. Il est grand temps de prendre la poudre d'escampette »

Il se retourna vers le reste de la cellule

« Êtes-vous prêts ? » leur demanda t-il en les englobant d'un regard aimable. Constatant que la plupart des occupants de la pièce reculaient effrayés, il continua :

« Je n'ai pas le temps de vous expliquer. Mais sachez que je ne suis pas mangemort du moins pas vraiment. On n'a plus qu'une dizaine de minutes pour agir. Le sort anti transplanage sera bientôt remis en place. Je demande à ceux qui peuvent transplaner de le faire immédiatement pour Le manoir de Queerditch amis vous y attendent »

« Des amis vous dites ?» riposta une jeune femme brune aux yeux ténébreux « C'est un piège, j'en suis sûre maintenant. Je vous reconnais, vous êtes celui qui torturait le plus grand nombre d'entre nous, comment pourriez vous être un ami ? »

Le mangemort eut un sourire contrit. Puis doucement, il s'avança vers la sorcière qui le regardait les yeux exorbités de peur. Il l'agrippa par les épaules et la regarda droit dans les yeux. Et parla assez fort pour que tous puisses l'entendre.

« En effet, j'ai torturé certains d'entre vous. Mais comprenez qu'il fallait que je le fasse pour être crédible dans mon rôle et surtout pour avoir accès à Azkaban. Faites-moi confiance » continua t-il doucement « et je vous assure que cette nuit sera la dernière que vous passerez dans ce trou. Mais il faut absolument vous décidiez maintenant à y aller. Je n'ai plus assez de force pour repousser encore plus de détraqueurs ou mangemorts et maintenir ma métamorphose. Ils sont neutralisés pour l'instant mais plus pour longtemps. N'entendez vous pas ? Les autres cellules aussi ont été ouvertes… » Il se retourna vers la femme dont il tenait encore les épaules « Me faites-vous confiance ? »

Cette dernière acquiesça complètement envoûtée.

Un jeune garçon d'environ une douzaine d'année s'approcha de lui et tira sur sa robe

« Moi, je vous crois Monsieur » dit-il tout haut

« Très bien gamin » sourit le mangemort « prends ceci. C'est un portoloin. » Ajouta t-il en sortant de sa poche un minuscule livre de poche « Rassemble tous les sorciers de ton âge et en dessous éventuellement. Mettez tous un doigt dessus jusqu'au moment ou il se déclenchera c'est-à-dire dans cinq minutes. Vous serez alors transportés en lieu sûr. »

Le jeune sorcier attrapa le livre et courut à travers la cellule. Au même moment un sorcier en robe de charbonnier entra en trompe ans la cellule et hurla :

« Vite, on a dix hommes à terre…et Fred est blessé, les mangemorts se réveillent déjà, il faut y aller. »

« Transplane immédiatement avec lui !!! » lui répondit le mangemort. L'autre acquiesça et disparut.

« Hermione, va t'en !! ». Cette dernière approuva et fébrilement saisit une jeune adolescente qui ressemblait trait pour trait à Elia à côté d'elle et transplana dans un pop sonore. Le mangemort barbouillé se retourna vers la dame qu'il tenait encore par les épaules.

« Vite madame allez y maintenant. Vous avez entendu comme moi, allez y tous !! ». La jeune sorcière s'en alla en gardant son regard rivé dans celui du mangemort.

Du coin de l'œil, celui ci en vit d'autres transplanés dans un désordre indescriptible. Certains avec réticence d'autres plus rapidement. Le mangemort distribua quatre autres portoloins à ceux qui s'écroulaient pathétiquement sur le sol de la cellule. Cinq secondes plus tard, les groupes disparurent. Le mangemort courrait d'un sorcier à l'autre en les criant de se dépêcher, quand il arriva en face du vieux sorcier réfractaire, celui-ci le toisa du regard et lui dit :

« Je ne bougerai pas d'ici, moi je ne marche pas dans votre piège. Moi et mes compagnons resterons là » dit il en désignant deux autres sorciers à côté de lui qui acquiescèrent frénétiquement « que croyez vous donc ? On ne risquera pas notre peau à vous suivre dans votre tentative pathétique pour soi disant nous sauver » rajouta t-il avec mépris

Le mangemort les regarda tristement tandis que des pas accourraient vers la cellule n°25.

« Pauvres idiots bornés » murmura t-il tristement et il transplana au moment même où deux mangemorts s'élançaient à l'intérieur de la cellule en criant :

« Là, il en reste !!! ». Ceci ponctué d'un sortilège de mort.

Le vieux sorcier écarquilla les yeux en voyant se diriger vers lui un rayon vert.


Manoir Malefoy, 10 septembre X

Chambre de Drago Malefoy

Drago Malefoy se leva ce matin là de forte méchante humeur comme souvent ces derniers temps. La veille avait eu lieu une réunion avec le Seigneur des Ténèbres et Drago Malefoy pouvait affirmer sans hésitation qu'il aurait préféré passer ces soirées à faire autre chose.

Il quitta son lit et rabattit les couvertures d'un geste rageur. Jamais auparavant il n'avait dormi quatre nuits de suite dans les mêmes draps. Les draps de soie jadis frais et changés chaque jour se faisait désormais rare dans la famille Malefoy. D'après son père, leur fortune si considérable n'était pas ou plus à leur disposition. Les desseins du Seigneur des Ténèbres passaient avant leur bien être personnel. Une fois que leur objectif « commun » serait atteint, le monde sorcier les récompenserait. Drago aurait voulu protester mais il n'avait jamais osé le faire devant son père ou bien même qui que ce soit d'autre. Lui, préférait une fortune présente et actuelle à une gloire lointaine. Il pouvait affirmer sans tergiverser qu'il donnerait tout pour avoir des gallions à volonté comme jadis et à sa disposition.

Il n'était toutefois pas en position de faire la fine bouche, il avait déjà assisté aux tortures que le maître réservait aux réfractaires : cela n'avait absolument rien d'attirant.

Dans les sphères mangemoriennes, il avait été « courtoisement » accueilli. Après tout, il est le fils d'un des bras droit du Seigneur des Ténèbres. Drago était fier de ses parents.

Loin de ce qu'on pensait d'elle, Narcissa Malefoy n'était pas une femme insensible et froide. Cette apparence, elle la revêtait le plus souvent pour ses apparitions en public ou bien même pour son mari. Avec son fils elle était une toute autre personne. Drago avait découvert très tôt que le couple se détestait et Drago ne voulait pas choisir entre eux.

Il aimait la gentillesse, la noblesse et la sagesse de sa mère.

Et il avait toujours voulu être aussi respecté que son père l'était, il aimait voir les gens se faire tout petit face à ce dernier. Il espérait qu'un jour son père serait fier de lui, peu était ceux qui pouvaient se vanter d'avoir le respect de Lucius Malefoy, mais pour le moment Lucius ne lui offrait que paroles blessantes, mépris et autorité. Ce dernier ne semblait jamais satisfait de ses efforts et cela frustrait grandement Drago.

Une fois passé l'enfance et le temps des gâteries, Draco avait grandi trop rapidement dans l'espoir de plaire un jour à ce père si charismatique et pourtant si froid.

Contrairement à son fils, Lucius Malefoy n'était pas homme à se soucier des désagréments quotidiens qu'il considérait comme de simples incidents dans sa carrière diplomatique. Il était aveuglément enthousiaste à la cause de leur maître. Il méprisait tout ce qui n'était pas Sang purs et riche. Cet aveuglement faisait de lui une personne froide et indifférente à tous autres problèmes. Aussi il ne s'apercevait pas que désormais lui et sa famille faisaient partis de ces pauvres qu'il exécrait tant, ce n'était qu'un désagrément temporaire qui prendrait fin dès lors que le monde sorcier serait « purifié ».

Lucius croyait fermement que les Sang de bourbes et les Cracmols étaient des ennemis acharnés du monde sorcier. Il souhaitait les voir tous anéantis. C'est une des raisons qui l'avait conduit à rejoindre le Seigneur des Ténèbres lorsque celui si avait émergé.

Drago, quant à lui, n'aimait pas les Sang de bourbe, les moldus et les pauvres, comme son père. Celui-ci influençait jusqu'à sa manière de penser. Pourquoi prendre la peine de réfléchir ? Il était un enfant choyé, dont le moindre caprice était satisfait. Cela lui suffisait amplement.

Il n'avait vraiment pas besoin de savoir ce qu'était un moldu ou un Sang de Bourbe et en quoi ils étaient une gêne pour le monde sorcier.

C'est à Poudlard qu'il avait rencontré pour la première fois des Sangs de Bourbe. Il avait compris que mis à part leur sang « merdasse » ils n'y avaient aucune différence visible avec des Sangs Purs. Mais, très vite, il prit pour ennemi personnel une espèce de Sang de Bourbe à dents de lapins qui ne cessaient de lui piquer sa place en tête de promotion. L'attitude hautaine de cette fille, pourtant supposé être inférieur a lui, et ce, dans n'importe quel domaine l'avait conforté dans l'idée de son père : les Sang de Bourbe ne méritait pas de vivre dans leur monde. Quand aux traîtres à leur sang, qui avait pour emblème suprême la famille Weasley, ce n'était même pas la peine d'en parler. Et pour ne rien arranger ils étaient pauvres….Sa scolarité avait été ponctué de conflits et coups bas avec cette famille honnie et La sang de Bourbe.

Alors quand son père s'était découvert des affinités avec Le Maître, Drago n'avait rien à y redire, vraiment.

Il avait été intronisé dès qu'il avait mis le pied hors de Poudlard.

Au vu des actes et discours du seigneur noir, la fierté que Drago ressentait pour son père s'amoindrissait petit à petit, mais Drago ne voulait pas approfondir ce sujet, il aimait grandement son père et ce dernier ne pouvait avoir tort. Au point de lui aussi, côtoyer Le Seigneur des Ténèbres malgré la répugnance enfouie que celui-ci et ses doctrines lui inspirait.

Ce dernier lui avait d'ailleurs tenu un discours menaçant quant à l'importance d'arrêter ce Lys Écarlate. En résumé, réussite égalait richesse et pouvoir tandis qu'une défaite signifiait la mort dans d'atroces souffrances.

Lucius Malefoy n'avait fait qu'approuver avec un rictus cruel. A ce moment là, Drago repoussa l'amère déception qui lui étreignait le cœur. Il voulait encore croire que son père approuvait de cette façon que pour contenter le Lord noir.

Drago ne put s'empêcher d'espérer secrètement que Kreutzer mettrait la main sur le Lys Écarlate au plus vite. Ce bonhomme avait quand même montré des trésors d'ingéniosité pour échapper jusque là aux mangemorts, et Drago n'avait vraiment pas envie de s'y frotter.

Mais en lisant « La Gazette du Sorcier » les espérances de Drago fondirent comme neige au soleil. Les gros titres s'étendaient devant lui :

« Des prisonniers évadés de la prison d'Azkaban !!! » « Les sbires de Vous-savez-qui mystifiés !!! »

Il sentit son sang se glacer en observant la photo illustrant l'un des murs effondrés d'Azkaban, orné d'un gigantesque Lys Écarlate.

Tremblant et les jambes flageolantes, il s'assit lentement sur son lit.

Finalement, il devrait se mesurer à ce satané Lys Écarlate plus tôt que prévu. Satané Kreutzer, complètement incapable.

Réussite égalait richesse et pouvoir

Mécaniquement, il fit venir à lui la robe à capuche parfaitement sombre et s'habilla en lissant ces longs cheveux vers l'arrière. Il ne doutait pas être convoqué dans l'heure par le Seigneur des Ténèbres.

Le Lys Écarlate.

Drago aurait pu l'admirer si au plus profond de lui-même il ne se sentait pas aussi lâche. Cet homme, contrairement à lui n'avait pas opté pour la situation la plus accommodante. Cet homme, contrairement à lui, avait la force de se battre pour ces convictions. Alors qu'il ne lui viendrait même pas à l'esprit de se mettre en danger pour une poignée de Sang de Bourbe.

Cet homme par ces actes ridiculisait le Seigneur des Ténèbres et par la même son père et les croyances qu'on lui avait inculquées et pour lesquelles il se battait.

Cela, Drago le prenait pour affront personnel. Lui-même ne faisait rien et cet homme semblait lui cracher sa lâcheté en plein visage. Lui-même ne faisait rien alors qu'il voyait avec peine son père se transformer en un être que sa raison lui soufflait de mépriser. Lui-même ne faisait rien car la puissance du Seigneur des Ténèbres lui coupait bras et jambes et le tétanisait de terreur. Il ne faisait rien et préférait la solution des plus forts à la solution la plus facile.

Mais maintenant, il se devait d'arrêter ce satané Lys Écarlate et prouver par là même que Drago Malefoy a raison, que les plus forts ont toujours raison.

Une défaite égalait la mort.

Il attachait lentement un ruban noir dans ces cheveux quand son père toujours aussi majestueux fit irruption dans sa chambre.

Père et fils se mesurèrent du regard.

« Père » finit par respectueusement lâcher Drago

Il allait se mesurer au Lys Écarlate.

« Fils, as-tu lu la Gazette ? »

« Oui, je l'ai lu »

Lucius Malefoy sourit presque joyeusement, ce qui étonna Drago. Rares étaient les sourires joyeux de son père.

Une défaite égalait la mort.

« Bien, il semblerait que l'heure soit venu pour Kreutzer de visiter les enfers. Il a carrément conduit les mangemorts dans un guet apens dans lequel on a perdu un nombre effarant de nos hommes. Et comme si cela ne suffisait pas il a du coup laisser la voie libre au Lys Écarlate pour attaquer Azkaban. Sa tête va sauter et toi… » Lucius le regarda dangereusement puis sourit faussement. Ce que Drago interpréta d'une toute autre manière.

« Toi, fils, tu vas enfin te démarquer; montre leur que les Malefoy sont des êtres supérieurs. Montre leur pourquoi je suis fier de toi »

Drago baissa le regard, le cœur battant.

« Je ne vous décevrais pas Père. » répondit-il

« Tu auras quelques mois pour faire tes preuves. Comprends bien que passer ce délai, je ne pourrai rien faire pour toi » murmura Lucius doucereusement.

« Bien sûr Père » Montre leur pourquoi je suis fier de toi. « Je ferais tout pour accomplir mes missions Père »

Une défaite égalait la mort.

A cet instant, tout deux ressentirent la brûlure de la marque des ténèbres. Le Maître les appelait. Lucius transplana après avoir regardé Drago pensivement et après une inspiration, celui-ci le suivit immédiatement.

Quelques minutes plus tard, alors que Kreutzer était torturé à coup de sortilèges de découpe et d'étouffement sous l'œil narquois de Lucius et de Severus, Drago le regard rivé à celui de l'ancien bras droit de Voldemort se préparait mentalement à sa mission.

« Drago Malefoy entre en scène. Prépares toi, cher Lys Écarlate, car je ferais de ta vie un enfer. »

richesse et pouvoir…la mort.


Alors vos avis ?? Je les attends avec impatience.

A très bientôt

Yepa