Auteur :Allezhopunptitverredesake ( Eeet oui….. (et vous avez pas fini de me voir ! ahaha ! )

Disclaimer :rien ne m'appartient et je ne me fais pas d'argent avec cette fic.

Rating : T (augementera prochainement,

Couple :ma folie du moment (xD) Tom x Harry !

Avertissement :Bon alors cette fois l'orthographe ne devrait pas poser de problème ! MWAHAHAHA (vive les bêta-lecteurs !! (L) ! XD)

Sinon j'aimerais remercier tous les reviewer ! (ainsi que les lecteurs ! =D) et surtout un merci SPECIAL ! a ma bêta-lectrice : Akira-Makkuro vraiment, un immense merci !!!

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Riddle émît son millième soupir de la journée. C'était juste… terriblement lassant. En prenant tout son temps, histoire de trouver quelque chose à faire, le brun leva les yeux sur les murs de la pièce, et essaya de trouver quelque chose d'intéressant : une fissure, une tache inidentifiable… mais non ils étaient tout simplement et indubitablement: blancs. C'était censé être une couleur reposante, qui n'inspirait ni la douleur, ni la peur… Mais pour quelqu'un comme lui, et comme pour la plupart des gens qui étaient passé par ce qu'il avait vécu, le blanc était devenu la pire couleur du monde. Celle qui avait le don de mettre mal à l'aise, de contracter jusqu'au malaise les ventres pourtant anesthésiés par les médicaments, la couleur qui donnait envie de partir en courant très loin.

Mais sur ce point là, c'était entièrement de sa faute. Il avait fait des choix, il devait maintenant assumer les conséquences de ses erreurs. Même si en l'occurrence, le prix à payer était particulièrement lourd : Il serait toujours surveillé. Jamais libre : Il n'y avait rien qu'à voir à Poudlard ! La manière dont le traitait Dumbledore par exemple: comme si il était une bombe à retardement qui allait de toute façon, inexorablement, exploser. Rogue aussi semblait avoir décidé de ne pas le laisser plus de trente secondes, seul.
Pour éviter que le cercle vicieux ne se répète, probablement.

Sûrement.

En pensant à Poudlard… Potter le faisait bien rire. Il était persuadé depuis plusieurs semaines d'avoir découvert un secret. Tom Marvolo Riddle avait tué son père ainsi que ses grands-parents. Un secret qui n'en était pas un. Parce que finalement, il suffisait de taper son nom sur internet pour connaître tous les détails de l'affaire. Mais ça devait être bien plus excitant d'imaginer être seul contre tous… Le brun commença à taper nerveusement des doigts sur la table, blanche, qui se dressait devant lui.

Potter… Le plaisir qu'il prenait à humilier et à provoquer le garçon le surprenait lui-même. Mais… impossible d'arrêter. Imaginer le visage de l'adolescent se tordre sous la contrariété était une raison valable pour sortir de son lit le matin. L'imaginer le regarder de ses yeux effrayés, ou en colère…le remplissait d'un sentiment de contentement qu'il avait du mal à comprendre.

Il était définitivement tordu. A défaut de pouvoir prendre de la « vraie » drogue, il s'en était trouvé une, humaine.

La porte de la pièce s'ouvrit à la volée et une petite femme qui ne devait pas dépasser la cinquantaine entra précipitamment. Ses cheveux brun lâchés, qui se soulevaient en boucles légères à chacun de ses pas, et ses grands yeux bruns, lui donnait une apparence réellement sympathique. Le genre de femme qui rassure et qui est, inconsciemment, tout de suite assimilée à une figure maternelle.

Elle s'approcha, une pile de dossiers dans les mains, et s'assis en face de Tom.

« - Les analyses sont positives. Déclara-elle en plantant ses yeux dans ceux noirs de son vis-à-vis. Mais je serais curieuse de savoir pourquoi tu as annulé toutes nos consultations de ce dernier mois. »

« - J'ai été… occupé » Répondit évasivement le brun.

« - Je n'en doute pas une seconde, répondit-elle. Mais tu vois, il y a des beaucoup de gens qui sont passés et qui passeront par les mêmes problèmes que toi, pourtant eux, ceux qui y sont passés, ils sont toujours ici. Ils le seront encore demain, et je peux affirmer qu'ils le seront pour encore de nombreuses années. Tom, tu as une chance inouïe d'avoir pu t'en sortir. Tu as tué des gens, bon-sang ! Alors arrête de faire comme si ta vie avait été parfaitement normale parce que ce n'est pas le cas ! Tom ! Tu m'écoutes ? »
Le brun tourna paresseusement la tête pour regarder Ambrela. Elle avait raison, il le savait. Mais il était hors de question qu'il l'admette.

Elle soupira, replaça une mèche de ses cheveux derrière ses oreilles. Pour ne pas s'énerver et lui hurler dessus.

« - Tu devrais être plus reconnaissant, Tom. »

Il hocha distraitement de la tête. Il ne rêvait plus que d'une chose, être de retour dans son appartement miteux. Il n'avait pas pu se rendre à son dernier cours à l'université et devrait travailler en conséquence. Alors entendre cette femme lui faire un sermon…

« - Bon, j'ai d'autres patients à voir aujourd'hui, tu peux y aller. »

Riddle se leva, remit hâtivement sa veste, fit un signe de tête à Ambrela, et sortit de la pièce.

OoO

« - Tom ? »

Le brun arrêta de marcher et se tourna lentement pour faire face à un jeune homme. La vingtaine, les cheveux châtains coupés plutôt courts, il aurait pu être séduisant si d'immenses cernes ne mangeaient pas ses yeux.

« - James. »

Le dit James sourit faiblement.

« - Tu vas bien. » Déclara-il faiblement.

Tom hocha la tête. De toute façon, ce n'était pas une question. Et devant James, ses petits problèmes semblaient dérisoires. Il avait quitté cet enfer, lui.

Le jeune homme reprit la parole :
« - J'ai entendu dire que tu fais médecine à l'université… C'est vrai ? »
Nouvel hochement de tête. Les paroles d'Ambrela revinrent sournoisement dans sa tête. Il était chanceux. Il n'était plus prisonnier de cet univers cotonneux, rythmé par les examens, les traitements et les séances chez le psychologue.

OoO

La chemise tomba élégamment sur le carrelage, avant d'être suivie par un pantalon, un boxer et des chaussettes.
Riddle inspira de contentement avant de se plonger dans son bain. La seule chose qui marchait convenablement dans son appartement était sa baignoire. Et c'était parfait. Parce qu'il n'y avait rien de tel, après une journée harassante, que de l'eau chaude pour soulager les muscles et pour se relaxer.

Il attrapa son savon et entreprit de se laver. Aujourd'hui, il n'avait pas vraiment le temps de rester des heures à paresser comme un bienheureux.

Un quart d'heure plus tard, il était sortit de la baignoire, un linge autour de la taille. Il sortit de la salle de bain, et essaya de trouver une chemise propre dans son appartement. Il n'avait pas les moyens de se payer une armoire, alors la plupart de ses affaires traînaient un peu partout dans la pièce. Il souleva successivement des paquets de chips, des livres, et des journaux, sans rien trouver qui ne ressemble de près ou de loin à une chemise.

Il s'assit sur son « lit », qui était en fait un simple matelas, en faisant grincer les ressorts. Il avait complètement oublié d'aller rechercher sa lessive dans la laverie… Et les habits dans sa salle de bain étaient complètement mouillés. (Lui et sa sale manie de laisser ses vêtements par terre…) Il s'allongea, complètement découragé. Ce genre de petits problèmes, qui étaient pourtant monnaie courante, avaient le don de faire baisser son moral à une vitesse alarmante. Peut-être parce que c'était justement dans ces moments là qu'il se rendait compte qu'il n'avait personne à appeler au secours et qu'il n'avait également personne à qui raconter comment il s'était retrouvé à devoir se promener un linge autour de la taille durant toute une soirée. S'il avait eu des amis, il aurait probablement rit en racontant ça.

Il soupira, une fois de plus, et son regard dévia sur ses avant-bras. Pâles. Comme tout le reste de son corps. Pourtant à plusieurs endroits, un trait plus blanc que les autres traversait la peau dans le sens de la largeur.

Toute son adolescence était marquée sur son corps : au niveau des poignets : sa tentative de suicide. Ses avant-bras recouverts d'automutilations et, à la jointure entre son avant bras et son bras, une petite cicatrice, qui formait un renflement. Les nombreuses piqures qu'il s'était administré avaient laissé une marque indélébile.

Une marque qu'il serait bien forcé de montrer si un jour, il trouvait quelqu'un avec qui partager son lit… A moins qu'il ne garde ses chemises. Cette idée le fit sourire amèrement. Il s'étala sur le matelas. Un des ressorts rentrait douloureusement dans son dos. Mais peu lui importait, le poids des souvenirs était revenu et il était bon pour passer sa soirée à regretter.

Il réprima un frisson... Impossible de se souvenir comment tout avait commencé. Sûrement quand à quinze ans, il avait fumé son premier joint. Ou non, quand il avait, à treize ans, appris la vérité sur son père, et qu'il s'était rendu compte que non seulement ce lâche savait parfaitement qu'il existait mais qu'en plus, il avait sciemment laissé sa mère mourir dans la pauvreté… Plusieurs dizaines de souvenirs remontèrent dans son esprit. Et ils pouvaient tous être l'élément déclencheur de ce qui était arrivé par la suite.

Une horrible boule se forma dans son ventre. Il se sentait juste terriblement seul, depuis si longtemps… ça n'était pas sa faute s'il était différent ! Si ses centres d'intérêts n'avaient jamais été les mêmes que ceux de son âge ! S'il prenait plus plaisir à étudier qu'à regarder des films ! S'il préférait les serpents aux chats !

Il serra les dents, sentant des larmes affluer vers ses yeux. Depuis deux ans qu'il était sortit de l'hôpital psychiatrique, il avait réellement tout fait pour avoir une vie sociale, pour enfin ressembler à quelqu'un de normal. Mais c'était peine perdue, les gens continuaient à l'apprécier, de loin. A ne pas vouloir être trop en contact avec lui, comme s'il était porteur d'une espèce de maladie extrêmement contagieuse. Il se redressa et jeta un regard dédaigneux à ses poignets. Comment s'était-il sentit ? Comment s'était-il sentit quand il avait pris ce couteau dans la cuisine du manoir de son père, juste après qu'il se soit rendu compte qu'il l'avait tué, lui et ses propres grands-parents ?

Perdu, et abandonné. Oui c'était un peu près ça. Quand le voile s'était levé devant ses yeux, quand la voix s'était tue et qu'il s'était retrouvé devant les cadavres encore chauds de sa famille, il s'était juste dit que cette fois, c'était bel et bien la fin.

Et il se sentait pareil en ce moment. Mais ce n'était pas les cadavres de sa famille qui le mettaient dans un tel état, cette fois. Non, c'était simplement le cadavre de sa vie, qui finalement n'en était pas vraiment une. Son enfance dans un orphelinat où il passait son temps à être en conflit avec les autres enfants, ses années à Poudlard, parce qu'avec son intelligence il avait facilement eu une bourse d'étude, l'estime des professeurs, parce qu'il était une mine de savoir, calme en cour et toujours poli, la haine des autres élèves parce qu'il leur semblait méprisant et distant, la drogue, les hallucinations de plus en plus fortes et rapprochées, cette voix si haineuse dans sa tête, qui détestait sa famille… Ses blancs dans sa mémoire, cette colère qu'il n'arrivait plus à contenir, et finalement ce triple meurtre.

Un triple meurtre qui pourtant n'avait pas eu de conséquence directe sur son avenir, pas de prison, enfin… Une prison oui, mais sans barreau. Juste des murs blancs, capitonnés, une camisole et des traitements.

Mais bon, la schizophrénie se traitait plutôt bien et il avait pu finalement être considéré comme guéri. Après un an à avoir déliré dans un lit, à avoir hurlé comme un dément. Il avait réussi ce que d'autres n'arriveraient jamais. Il avait « guéri » Bien sûr, il restait toujours un risque. Selon Ambrela, s'il ne consommait ne serait-ce qu'une seule fois du cannabis, tout recommencerait.

L'alcool aussi, pouvait tout faire revenir. Et les émotions trop fortes.

Il vivait avec une épée de Damoclès au dessus de sa tête. Si seulement elle n'était dangereuse que pour lui… Mais en plus de risquer de le tuer, il avait déjà prouvé que de « supprimer » des gens innocents ne le dérangeait pas.

Il se releva, tenant toujours son linge et se dirigea vers les cartons retournés dans le centre de la pièce qui faisaient office de table. Il ne voyait pas grand-chose, n'ayant pas les moyens de pouvoir payer l'électricité. Et comme le soleil était déjà couché… Avec fermeté, il saisit le cutter dont il se servait pour ouvrir les colis de nourriture que Dumbledore lui envoyait. Il s'était toujours sentit coupable d'avoir laissé son plus brillant élève s'enliser dans la folie et dans la drogue.

Ils n'avaient rien vu venir, paraissait-il.

Tom appuya légèrement sur le cutter faisant sortir la lame. Pourtant ils avaient bien tous remarqué la tête qu'il avait, quelques jours avant qu'il ne tue son père, quand la photo de classe avait été prise, par exemple. Des cernes pareils, même en ne dormant pas pendant trois semaines, on en avait des moins grands. Et tout le monde avait remarqué qu'il était devenu excessivement violent.

Il approcha la lame de son poignet. Une raison pour ne pas mettre fin à ses jours, définitivement. Une, et il essaierait juste de dormir, en reposant le cutter à sa place initiale.

Le visage d'Harry Potter s'imposa dans son esprit. Voila qu'à vingt-trois ans, il se mettait à fantasmer sur un gamin de dix-sept.

N'importe quoi.

La lame, impitoyable, trancha vivement la peau pâle. Et le sang jaillit. Tom ferma les yeux, sentant son cœur battre dans son poignet, là où il s'était coupé.

On ne survivait pas deux fois à une tentative de suicide. Pensa-il en s'écroulant lentement sur le sol. Cette fois, c'était obligatoirement la bonne.

OOO

Voila ! merci à tous d'avoir tout lu !

AHHHHH dernière chose, j'ai eu des monstres problèmes avec mon ordinateur ces derniers temps… Et c'est pour cette raison que je n'ai pas pu répondre à certaines reviews… Toutes mes excuses ! (héhéhé j'suis pardonnée hein ? TT) Bref merci à touuuus !!!