Chapitre 3 : La condition sine qua non

Shikamaru était intrigué, il essayait tant bien que mal à essayer de reconnaître qui était-ce cet inconnu, enfin pas tant que ça puisque l'inconnu en question le connaissait apparemment. Il le détailla plus amplement, l'inconnu qui était en face de lui qui portait un costard de couleur noir avec une cravate qui en était assortie mais ne portait pas de veste, ne laissant que la chemise blanche, les manches remontées jusqu'au dessus des coudes; entre autre il avait les cheveux courts de couleur châtain foncé, ébouriffés et des yeux marrons foncés.

Shikamaru pouvait aisément constater qu'il était aussi jeune que lui, la peau un tantinet plus foncé que le sien et tatoué d'un triangle rouge, le sommet pointé vers le bas, sur chacune de ses joues. L'intrigué dépassait le tatoué d'une demi-tête. En outre, ce dernier affichait un sourire qui variait entre l'amusement et la joie.

_« Je peux savoir avec qui j'ai affaire? » questionna Shikamaru.

_« Inuzuka Kiba » répondit le tatoué en lui balançant un clin d'œil au passage.

Ce nom était celui dont avait prononcé le banquier lorsqu'il lui avait demandé qui était-ce la personne qui lui avait remboursé ses dettes auprès de la banque. Le prénom lui rappelait vaguement quelque chose. Il re-détailla ledit Kiba, cette fois-ci s'attardant sur les marques du joue de l'observé. Ces marques lui rappelaient définitivement quelqu'un. Il fut interrompu lors de sa réflexion quand le châtain lui invita à monter dans sa voiture qui était une "Lamborghini", la toute dernière. Le brun le savait car il a toujours était passionné par cette marque. C'était sa voiture de rêve et était à l'affût de tout ce qui concernait cette voiture. Il accepta l'invitation à la fois parce qu'il voulait en savoir plus sur celui qui lui avait remboursé ses dettes et aussi parce qu'il voulait monter dans sa voiture de rêve, c'était le moment où jamais, s'était-il dit.

La voiture roulait de bon train, il n'y avait quasi-pas de trafic sur la route. Il voyait défiler un par un les arbres qui longeaient le bord des trottoirs. Il jetait des rapides coups d'œil sur le tatoué qui ce dernier était totalement concentré à conduire.

Ils finirent par arriver en haut d'une colline. Kiba descendit de la voiture pour marcher jusqu'en haut de la colline afin d'admirer la vue qui s'offrait à lui, suivit de Shikamaru.

L'herbe était d'une verte profonde et le vent soufflait de toute ses forces par rafales, faisant vaciller intensément l'herbe. Un petit peu plus, on croirait qu'il voulait dégager les seuls obstacles, qui étaient ses deux hommes, de ses terres saintes, froissant les vêtements de ces derniers et les décoiffant. Le ciel quant à lui était d'un ton bleuâtre et des nuages grisâtres voilaient cette immense surface.

Kiba semblait songeur et Shikamaru, qui était derrière celui qui semblait être son héros, l'épiait et attendait qu'il lui fasse des explications.

_« Alors ? Te rappelles-tu de moi? » Demanda Kiba sans même se retourner.

_« Et si tu m'aidais? »

Kiba se retourna et afficha un sourire. Ils se fixèrent un petit moment. Le châtain commença à se gratter la tête. Il semblait réfléchir à comment amener l'homme qui était en face de lui à se rappeler de lui. Il s'avança de quelques pas vers Shikamaru. Il se caressa, de ses doigts, son menton en signe de réflexion. Après un moment il se décida enfin de prendre la parole.

_« Hum comment dire. On avait été dans la même classe durant trois ans de notre scolarité, de notre seconde à notre terminale. J'étais… » Kiba fut coupé par le destinataire de ses paroles.

_« Ah! Oui! Je m'en rappelle! » S'exclama Shikamaru.

Le vent soufflait toujours aussi fort, l'herbe était toujours aussi verte et le ciel toujours aussi sombre. La seule chose qui changea à ce moment c'était le destin de Shikamaru, mais ça il ne le savait pas encore.

Les souvenirs du brun le chargeaient avec frénésie. Il se rappelait de tout. Il se rappelait de ce jeune garçon tatoué au visage qui était dans sa classe durant trois ans il se souvenait de ce garçon qui n'avait pas de vie, ce qui entendait par là c'était qu'à l'époque Kiba n'aimait ni la drogue, ni les sorties entre amis, ni parler. Tout ce qu'il aimait c'était travailler. En effet ce dernier était, à chaque fois, premier de sa promotion. Il ne fréquentait personne de la classe, c'était un solitaire et n'adressait la parole à quasi-personne à part aux professeurs. Les professeurs prononçaient souvent le prénom de se dernier en guise de référence d'élève parfait. Kiba était, ce qu'on pouvait appeler, un surdoué, il l'était tellement qu'il avait sauté deux fois de classe lors de sa période scolaire primaire. Il avait deux ans de moins que la norme lorsqu'il était en seconde et avait eu son Baccalauréat avec une mention « Très bien » à l'âge de 15ans tandis que Shikamaru avait passé son épreuve de Baccalauréat à l'âge de 18 ans car il avait doublé sa quatrième année de collège et en plus il n'avait même pas eu son diplôme. Mais ce qu'il se souvenait par-dessus tout c'est que Kiba était le sujet de nombreux moqueries par ses camarades de classe car il était homosexuel. Parmi ceux qui se moquaient du pauvre garçon, sa bande en faisait parti, bien que lui personnellement ne s'était jamais moqué de lui et même le défendait quand ça dérapait trop, il traînait, toutefois, avec la bande qui l'avait le plus martyrisé alors pourquoi l'avoir aidé à rembourser ses dettes auprès de la banque? Et que lui voulait-il après 5 ans sans se voir?

_« Pourquoi avoir rendu mes dettes auprès de la banque ? » finit par demander le brun.

_« Pas seulement. » ajouta le châtain.

Shikamaru arqua ses sourcils traduisant son incompréhension. Kiba sourit face à sa réaction.

_« Tu n'a plus de dettes à rendre tout court. J'ai remboursé toutes tes dettes que ce soit auprès de la banque ou auprès des mafieux. »

_« T'es pas sérieux ? » s'écria l'ex-endetté.

_« Tu aimes cette voiture ? » fit Kiba en désignant du doigt la Lamborghini.

Bien que très décontenancé, il lui répondit un « euh… oui » ne comprenant décidément rien à la situation.

_« Alors elle est à toi » annonça le tatoué.

Shikamaru recula d'un pas. Ca dépassait son entendement. Il pensa tout d'abord à une farce mais non puisque ses dettes ont bel et bien étaient remboursées. Mais alors pourquoi faire autant de choses pour lui alors qu'ils n'ont jamais étaient proches. Ils se connaissaient à peine. Il fut à nouveau tiré en pleine réflexion lorsqu'il crut entendre ou mal comprit ce qu'avait dit Kiba.

_« Tu n'as pas mal entendu, j'ai effectivement dit que je t'offrais, entre autre, un toit. Tu n'auras pas à payer le loyer puisqu'il m'appartient. Ca sera ta maison à toi et uniquement » répéta-t-il.

Le récepteur tomba des nues. Il ne savait plus quoi trop pensait de tout ceci. Il lui demanda alors le pourquoi de tout ça.

_« Tu ne le sais peut être pas mais je suis devenu l'avocat le plus côté au monde. Je n'ai jamais perdu une seule affaire. Que ce soit les stars ou les riches, ils font tous appels à moi. Je suis à la base issue d'une famille aisée mais avec mon boulot je suis devenu d'autant plus riche. Alors que faire avec tout cet argent ? Donc t'aider à reconstruire ta vie n'est il pas une bonne idée ? »

_« Euh ouais, ouais, bien-sûr » répondit machinalement Shikamaru, craignant que le châtain retire son offre.

_« Mais tout ceci à une condition » ajouta Kiba.

« Et voilà j'en étais sûre », pensa Shikamaru. Dans sa tête il s'était fait tout un film. Il le savait que c'était trop beau pour être vrai, il avait même suspecté que tout ceci n'était qu'un rêve, un très bon rêve. C'est ainsi qu'il s'était pincé bien fort, secrètement, son avant-bras mais la douleur était bien là, à son plus grand soulagement, mais à quoi bon maintenant on allait lui dicter une condition. Il était perplexe. Il pensait qu'il va devoir tuer quelqu'un ou autre chose du même style, un pacte avec le diable peut-être, c'était un risque à prendre au point où il en était ça ne pouvait pas être pire.

_« Racontes pour voir » fit le brun.

_« Je veux que tu sois mon ami mais pas seulement. Que je le sois vraiment c'est-à-dire que tu me considères réellement en tant que tel »

_« Et ? »

_« Et c'est tout. Tu acceptes ou pas ? »

_« Oui ! » S'empressa-t-il de répondre. Kiba, qui satisfait de la réponse, souri.

Le vent soufflait toujours aussi fort, l'herbe était toujours aussi verte et le ciel toujours aussi sombre. La seule chose qui changea à ce moment c'était le destin de Shikamaru, et ça, il en prit conscience.

A SUIVRE...


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