Bin bah baratin habituel,
La fic est de notre création à Senja et Moi.
Non malheureusement les pauvre personnage de bleach ne sont toujours pas a moi, c'est dommage d'ailleur.3 MAIS Kyoko et Saki sont belle et bien MA propriétées donc pas touche ou je mord è_é
Sur ce Bonne Lecture et s'il vous plait laissait des review ça fait toujours plaisir.
Quartier d'Asakusa
Cela faisait maintenant une semaine que la date du Festival des Arts Contemporains avait été annoncée. Et, depuis, les élèves de première année à l'université Ontei s'entraînaient avec un zèle plus ou moins prononcé afin de ne pas entacher la réputation de leur établissement. Ce fut donc presque naturel pour les musiciens de rester après les cours pour s'entraîner. Saki et Kyokô prirent deux chemins différents, afin de ne pas se gêner mutuellement dans leur morceaux, tandis que Grimmjow et Shirosaki, bras dessus bras dessous, s'en allèrent boire un pot entre hommes virils. Saki entra donc dans une salle de répétition et sortit de son étui la guitare que son professeur avait mis à sa disposition. Elle mettait un point final à son échauffement quand la porte s'ouvrit brusquement. L'intrus l'aperçut alors et se gratta l'arrière du crâne :
-Euh... Désolé, je savais pas que t'étais là... Ah, tu t'entraînes ? Je peux écouter ?
Après un moment d'hésitation, Saki acquiesça et Kensei s'assit en tailleur face à elle. Puis elle entama la première chanson de sa sœur, Stay with me, d'un ton hésitant avant de prendre confiance au fil des secondes. Kensei battait le rythme du pied et dodelinait du chef. Le moment aurait presque été propice au romantisme si Kyokô n'avait pas soudain fat irruption dans la salle.
-Kensei ? Encore en train de zieuter ? J'veux bien que tu la courtises, la princesse, m'enfin faut la laisser bosser, quand même ! Allez, dégage !
La brune méchée mima le geste de lui botter les fesses et Kensei salua Saki avant de prendre la porte.
-Matsumoto, c'est l'heure de ta pause !
-Ouaip, j'y cours ! S'exclama l'intéressée avec l'entrain qui la caractérisait.
Ni une ni deux, elle saisit son sac à main et se rua à l'extérieur, dans le parc voisin qu'elle affectionnait pour son calme et sa proximité avec l'université du groupe. Rangiku se posa sur son banc préféré, sous un des cerisiers en pleine floraison, et soupira profondément. Non pas que son travail ne lui plaisait pas, bien au contraire ! Elle aimait ce qu'elle faisait, et elle le faisait bien, à en croire son supérieur. Vendre n'importe quel article de lingerie était pour elle d'une facilité déconcertante : elle avait le sourire et la fibre commerciale, à croire qu'elle était pour vendre des soutien-gorges à sa clientèle féminine, et avec qui elle apprenait tous les potins du quartier.
Nouveau soupir. Rangiku se plaisait à respirer l'air délicat dont ce parc embaumait. Elle laissa errer son regard avant de se figer : là ! Impossible de rater une tête blonde aussi... décolorée ! Elle héla son ami d'une voix suraiguë et l'autre sursauta en se retournant.
-Ran-chi !
-Shi-chan ! Qu'est-ce que tu fais ici ? Et pourquoi t'es tout seul ?
-Ben, Kyokô et Sa-chan répètent pour le festival, et Grimmy m'a laissé devant mon saké pour aller attendre sa nana …
-Et Ken-kun ? Demanda Rangiku, se demandant pourquoi leur batteur délaissait son ami.
-Il doit être en cours, parce qu'il décroche pas son portable... Marmonna Shirosaki, déçu d'être délaissé comme un mouchoir à usage unique.
-Bah, reste un peu là, va ! J'suis en pause !
Shirosaki accepta volontiers et sortit son paquet de cigarettes de sa poche arrière.
-Alors, quoi de neuf ?
-Oh, pas grand-chose... Ah si ! Casanova s'est enfin casé avec Sa-chan !
-Nooon, c'est vrai ? Sans déconner ?
-Si si, je t'assure ! J'lui avais dit d'aller la chercher chez elle, histoire qu'elle soit accompagnée pour aller à la fac, et il l'a escortée jusque devant la salle de cours. Et ils se tenaient la main ! T'aurais dû le voir, notre grand timide, repartir en rougissant !
-Rhooo, c'est trop kawaii ! J'aurais trop voulu être là !
Rangiku ne se mina pas le moral pour autant, elle continua de sautiller de joie pour fêter la nouvelle. Décidément, elle les trouvait trop mignons, ses tourtereaux !
Pendant le quart d'heure qui suivit, les deux amants échangèrent ragots, potins et rumeurs, avant que la voluptueuse rousse ne doive retourner travailler.
Après avoir terminé sa répétition, Saki sortit et verrouilla la salle de musique. Elle avançait sans regarder dans le couloir et sursauta en apercevant Kensei, appuyé contre le mur.
-Ça y est, t'as fini de répéter ?
-Euh, oui ! Pourquoi ? Tu m'attendais ?
-Exact ! Je te raccompagne chez toi.
-Me dis pas que c'est Shiro qui te l'a demandé ? Je trouve qu'il me couve un peu trop en ce mom-
-Non, j'avais envie de te raccompagner, c'est tout. Mais Shirosaki sera content de savoir que je ne t'ai pas laissée rentrer seule. Déclara fièrement Kensei.
Saki leva les yeux au plafond et répondit :
-Si y'a que ça pour te faire plaisir ...
Ceci dit, elle se mit en marche, suivie de près par le jeune homme imposant qu'était Kensei. Pendant qu'ils marchaient côte à côte jusqu'à la gare, son ami demanda :
-Pourquoi j'ai l'impression que ça ne t'enchantait pas vraiment de répéter ?
-Oh, ça ? J'ai du mal à jouer sur une guitare autre que celle de ma sœur...
-Tu ne l'as plus ?
-Non, à l'origine, elle appartient à Kouji-kun, donc elle lui revenait de droit.
-Je vois …
Ils firent le trajet restant en silence, Kensei pianotant sur son téléphone portable, et c'est en arrivant à la gare qu'il proposa :
-Et si on allait à Tôkyô ce soir ?
-Pourquoi ?
-Je veux aller voir un vieil ami. Tu viens ?
Saki resta un moment immobile, à réfléchir. Puis, au bout de quelques minutes, elle leva son visage vers celui de Kensei et répondit :
-J'envoie un mail à ma mère pour lui dire de pas m'attendre pour le dîner.
Kensei lui adressa un sourire ravi pendant qu'elle composait un mail sur son portable.
Puis ils prirent la direction du studio, où Kisuke les convoquait pour une réunion de groupe.
Grimmjow patienta près d'une heure pour que sa belle sorte enfin de la salle de répétition. D'un geste à la fois possessif et passioné, il s'empara de sa main et l'entraîna à sa suite. Ils se calèrent par la suite dans le parc non loin, histoire de se détendre avant la réunion qu'avait organisé Kisuke en soirée. Après avoir vérifié qu'il n'y ait aucun employé de surveillance aux alentours, ils décidèrent d'aller se bécoter sous un cerisier, assis sur la pelouse qu'ils n'étaient pas censés fouler de leurs pieds. Après un petit moment, Grimmjow reçut un texto qui l'insultait tendrement d'être un 'lâcheur' et, avec un rire sonore, il répondit qu'il avait autre chose à faire que de jouer les baby-sitter. Après quoi il éteignit son téléphone, afin d'éviter les futures plaintes du jeune décoloré qui servait de chanteur au groupe. Ils étaient en pleine conversation élaborée lorsqu'une silhouette familière se dessina à l'entrée du parc. Un grand brun, tatoué au visage, se promenait au bras d'une blonde plantureuse plus grande que lui – étant donné le fait que ses chaussures ressemblaient à des échasses – marchaient, en pleine conversation de signes – car il faut préciser que la damoiselle n'avait pas l'air d'être un brin japonaise. Grimmjow passa un bras autour des épaules de Kyokô tandis que celle-ci se calait confortablement contre lui, feignant de faire une petite sieste. Mais, malheureusement, leur stratagème ne marcha pas : Hisagi Shuuhei et son amie se dirigeaient vers eux en riant.
-Hé, Grimmjow ! Kyokô !
Le grand bleuté leva les yeux au ciel et secoua légèrement sa compagne pour se lever. Ils quittèrent la pelouse pour s'arrêter en face de l'autre couple qui, il fallait le dire, détonnait pas mal dans ce parc aux allures japonaises traditionnelles.
-Je vous présente Haribel, ma correspondante allemande. Elle est arrivée de Francfort hier soir.
La prénommée leur fit un bref signe de tête en guise de salut.
-Tu sais parler allemand, toi ? S'enquit Grimmjow avec un sourire narquois.
-Non, on arrive à se débrouiller en parlant anglais. Mais elle connaît un peu de japonais, donc on se comprend.
-Très intéressant, tout ça. Déclara Kyokô en fixant la blonde. Si tu veux bien nous excuser, il faut qu'on aille retrouver notre producteur, en vue de notre prochain concert. Tu passeras le bonjour aux autres, hein ?
Ceci étant dit, le jeune couple prit congé avec un salut de la main. À vrai dire, leur réunion n'était pas prévue avant deux bonnes heures, mais Grimmjow et Hisagi se détestaient cordialement, rivaux qu'ils avaient été pendant plusieurs années, et Kyokô n'aimait pas vraiment se retrouver face à son ancien petit-ami.
-Allez, on va se faire une petite séance d'entraînement, pour se changer les idées ! Ou alors je peux te payer une tournée de lingerie ? Proposa-t-il, connaissant le goût prononcé de la demoiselle pour tout sous-vêtement affriolant affublé de dentelle.
-Voté à la majorité ! Rétorqua Kyokô tout sourire.
Urahara Kisuke avait convié ses pupilles – les Merciless qu'il avait pris sous son aile – pour pouvoir discuter de l'avancée de leur carrière, ou du moins le tournant qu'elle allait prendre avec les deux prestations qu'ils allaient avoir dans la semaine – ils allaient animer une soirée mondaine destinée à favoriser les nouveaux groupes, et ils faisaient le final du Festival des Arts Musicaux de leur université. Une fois le groupe au complet devant le blond en kimono vert, ils attendirent les directives. Kisuke, à moitié hilare derrière son éventail, eut le plus grand mal du monde à appeler Tessai et Yoruichi pour l'aider à se calmer. Cependant, Yoruichi fut contaminée et Tessai dut recourir à des mesures radicales pour ramener le sérieux devant les jeunes gens qui se demandaient si le rôle des adultes n'avait pas été inversé. Il subtilisa une baguette à Kensei pour jouer de la batterie à sa manière. L'effet fut immédiat et Kisuke retrouva enfin contenance.
-Bon, les enfants, l'heure est grave. Vos débuts sont à un point de non-retour. Si vous ne parvenez pas à réussir votre prochaine mission, je doute de votre avenir.
-Kiskun ! Entendirent-ils gronder.
Yoruichi, les bras croisés, venait d'écraser copieusement le pied de son comparse avec son talon aiguille.
-Oh, Hime, si on peut plus rigoler ! Enfin bref ! Mes chers protégés, vous allez danser valses et tangos dans trois jours !
-Mais on a un concert à la soirée mondaine ! Argumenta Saki.
-Justement ! Il faut montrer une bonne image de vous !
-Que ceux qui savent pas danser lèvent le bras ! S'exclama Yoruichi pour gagner du temps.
Tous, à l'exception de Kyokô, levèrent la main au plafond. Celle-ci se réjouit intérieurement que son éducation lui épargne la peine d'apprendre à danser aujourd'hui.
-Bon, on va avoir du boulot. Kyokô, tu vas apprendre les rudiments du tango à ton félin ! Shiro et Ran, Tessai va vous apprendre dans la pièce à côté ; Kensei et Saki, Kisuke et moi on va vous apprendre la valse, ça vous conviendra mieux.
Pendant les deux heures qui suivirent, les Merciless souffrirent l'enseignement artistique qu'ils reçurent. C'est non sans contentement qu'ils prirent congé et se ruèrent à l'extérieur. Kyokô était la seule à paraître sereine. Il fallait dire que Grimmjow s'était révélé très bon danseur, avec sa tendre comme professeur.
-Vous avez eu de la veine, vous autres ! Tessai il est absolument nul en danse ! Se lamenta Rangiku.
-La preuve : il nous a fait apprendre avec une vidéo ! Nous on devait faire ce qu'on voyait et lui il sirotait son thé dans son fauteuil ! Renchérit Shirosaki, dépité.
-Grimmjow m'a pas mal marché dessus, au début, mais il se débrouille pas trop mal. Déclara Kyokô en souriant à son amant.
-C'est normal, ça, je suis aussi bon danseur à la verticale qu'à l'horizontale ! Se vanta le bleuté.
Rangiku, Shirosaki, Kyokô et Grimmjow échangèrent un rire complice et narquois. Voyant que Kensei et Saki, tous timides qu'ils étaient, ne participaient pas à l'hilarité de la remarque grivoise, la rousse à l'opulente poitrine s'exclama :
-Hé les gens, et si on allait faire le shopping pour la soirée ?
-Moi j'suis pas d'accord ! T'as le feu au cul, quand il s'agit de faire les magasins ! Râla Shirosaki.
-Toi et ta satanée fièvre acheteuse ! Appuya Grimmjow.
-Et puis … Kensei et moi on a déjà prévu quelque chose ce soir … Se justifia Saki en s'empourprant.
Il y eut un bref silence, avant que Rangiku ne commence à glapir d'une voix suraiguë.
-ON LES A CASÉS ! KEN-KUN ET SA-CHAN !
-Je l'amène juste à Tôkyô voir un ami, y'a pas de quoi en faire tout un flan. Essaya de la calmer Kensei.
Quand il constata qu'elle ne quittait pas son état d'ébriété mentale, il abandonna la lutte et invita Saki à le suivre. Pendant qu'ils s'éloignaient, Shiro s'enquit :
-Je parie mille yens qu'ils vont passer la nuit ensemble !
-Et moi je te parie le double qu'ils seront trop coincés pour passr à l'acte ! Rétorqua Grimmjow.
-Et moi je vous garantis que si vous pariez de l'argent sur Saki je vous assome … Bande de gamins ! Déclara Kyokô.
Les deux hommes arrêtèrent les paris et suivirent celle qui était aujourd'hui la meneuse du groupe réduit. Ils dûrent cependant traîner derrière eux une Rangiku décidément trop hystérique pour avancer d'une démarche cohérente.
Après avoir quitté le reste du groupe, Kensei et Saki partirent pour Tôkyô. Ils achetèrent leur billets pour la capitale et jouèrent des coudes pour se frayer un chemin dans la foule, afin de rejoindre le train en un seul morceau. Après quelques minutes de trajet, le train effectua un virage brutal auquel Saki ne s'attendait pas, et elle s'agrippa donc au bras de Kensei pour ne pas tomber. Celui-ci la prit contre lui, la calant entre ses jambes et la retenant par la taille, afin qu'elle ne risque pas de trébucher une nouvelle fois. Saki, tout d'abord surprise, ne laissa pas son visage s'empourprer et se cala confortablement dans les bras de son 'protecteur'. Kensei et Saki sortirent après un moment de la station de train et celle-ci dût suivre son ami, ne connaissant pas sa destination. Dans le bus, elle reconnaissait peu à peu les rues, depuis quelques temps qu'elle n'était pas allée dans la capitale. Le bus effectua un arrêt et ils s'arrêtèrent soudain devant un grand immeuble de verre, à l'enseigne 'Ash Records'.
-Tu as un ami haut placé et tu nous l'as jamais dit ? Railla Saki d'un air perplexe devant ce bâtiment.
Kensei ne répondit pas et pénétra d'un pas assuré dans le hall tout illuminé. Il s'arrêta devant un siège et demanda à Saki de l'attendre pendant qu'il se présenterait à l'accueil. Il parlementa quelques secondes avec la réceptionniste, attendit qu'elle passe un coup de fil pour confirmer la véracité de ses dires, puis il revint vers Saki.
-On va monter attendre au troisème étage, il devrait bientôt pouvoir se libérer.
Devant l'air mystérieux de Kensei, Saki ne posa pas de question et le suivit. Ils prirent leur temps et montèrent les escaliers, faisant un break quand les talons de Saki réclamaient une pause syndicale, et parvinrent dans une salle d'attente plutôt coquette au troisième étage. On vint leur apporter du thé pour patienter. Puis enfin, vingt minutes plus tard, le battant de la porte s'ouvrit. Kensei se leva pour aller serrer la main du jeune homme qui venait de faire son entrée, pendant que Saki contemplait bouche bée le deuxième, de quelques années son aîné.
-Kouji-kun ? Kudou Yohei ? Kensei, c'était ça ton 'ami' ? Demanda Saki, l'air perdu.
-Cela faisant longtemps, Saki-san. La salua Kudohei en lui adressant un signe de tête.
-Salut, Saki-chan ! Ça va bien ? S'enquit Kouji en posant une main sur son épaule.
Cela faisait maintenant deux mois qu'elle ne les avait plus vus, ces deux-là. Depuis la mort de Kaoru, en fait, lorsqu'ils l'avaient assuré de leurs sincères condoléances à l'enterrement.
Kensei adressa quelques mots à Kouji, lequel s'entretint quelques minutes avec son producteur, avant que celui-ci ne les salue et quitte la pièce, accablé d'un emploi du temps surchargé.
-Kensei ? Comment tu as connu Kouji-kun ?
-On a été dans le même orphelinat pendant deux-trois ans. C'est grâce à toi qu'on a repris contact. Répondit Kensei en souriant légèrement à son ami de longue date.
-On a bien fait tous les quatre-cents coups ensemble ! Approuva Kouji.
-Mais qu'est-ce qu'on vient faire là, Kensei ?
-Je viens te rendre la guitare de Kaoru. Répondit Kouji en déposant devant elle l'étui de guitare que sa soeur aînée avait chéri pendant près de cinq ans. Kensei m'a dit qu'elle était aussi très importante pour toi.
-Mais... c'est la tienne ! Et puis... toi et Kaoru …
-Mes souvenirs sont là, tu sais, et puis, j'ai une guitare életrique pour le groupe, donc je ne m'en sers plus autant qu'avant. Prends-en soin comme le faisait Kaoru. Conclut-il en souriant, la main sur le coeur.
Sentant ses yeux s'humidifier, Saki se pencha profondément pour le remercier.
-Par contre, je suis désolé, mais je peux pas rester, j'ai une répétition à terminer avec mes collègues. Tiens-moi au courant, Kensei ! Et passe le bonjour à tes parents, Saki !
C'est dans un état second que Saki reprit le chemin du retour avec Kensei, à qui elle tenait la main – il lui était difficile de voir où elle mettait les pieds quand les larmes franchissaient de temps à autres ses orbes oculaires.
Sans Saki et Kensei, le reste des Merciless s'était rendu à leur bar favori, l'Insomniac, histoire de passer une soirée agréable – mais aussi dans le but de reposer les pieds qui avaient été littéralement écrasés pendant la leçon de danse.
L'intérieur de l'échoppe était plutôt bondé, seule était libre la table que leur réservait habituellement Kyoraku Shunsui, le propriétaire des lieux. Le groupe alla donc prendre sa place et commanda du saké, comme d'habitude. Rangiku fut la première à vider sa coupe et prit donc la parole :
-Nan mais j'y crois pas, quand même, comment Saki a pas perdu son temps !
-Mais non, Ran, t'y es pas du tout ! C'est Kensei qui la couve depuis trop longtemps pour rester indécis ! La reprit Grimmjow, plutôt serein en prenant le temps de siroter son saké.
-Faut pas déconner, les mecs, ils s'attirent comme des aimants ! C'est pour ça que je vous assure que je gagnerai le pari ! Renchérit Shirosaki, déjà éméché à sa première coupe.
Rangiku vida sa troisième et s'enquit :
-Hein ? Quel pari ?
-Rappelle-toi, Ran, Shiro et toi vouliez parier sur Saki et Kensei, comme quoi ils passeraient la nuit ensemble ! Mais moi, je maintiens qu'ils sont trop coincés pour faire quoi que ce soit, vont se regarder dans le blanc des yeux, tu vas voir ! Répliqua Grimmjow en posant sa coupe.
Kyokô restait silencieuse, le regard mauvais dirigé derrière le décoloré. Plus précisément, celui qui était son frère jumeau.
-C'est quoi cette histoire ? Grogna Kurosaki Ichigo en se levant brusquement de sa chaise.
Rangiku se raidit et Shirosaki leva les yeux au plafond. Étrangement, il avait un mauvais pressentiment. Les réunions de famille étaient rarement posées.
-Oh, Chigo ! Quoi de neuf ? Viens boire avec nous, va ! S'exclama Rangiku en agitant une coupe sous son nez.
-Le fais pas boire, il tient pas l'alcool, comme son frangin, déclara sagement Kyokô.
-Shirosaki … Grinça Ichigo en lorgnant son frère avec mépris.
-Mais kwaaaaaaa ? Fit l'interpellé en buvant une troisième coupe.
-Qu'est-ce que t'as dit sur Saki ?
-Rhooooo mais ça va, hein ! Z'êtes plus ensemble, elle est majeure et vaccinée, que je sache !
-C'est Kensei qui la drague ?
-Ichigo, tu ferais mieux d'arrêter. Conseilla Kyokô en devinant la suite.
-Tu t'imagines bien, Ichi, que Saki se sent heureuse, de la manière dont il la couve. Il s'occupe d'elle et la traite comme une reine. Elle a pas de raison d'hésiter, penses-tu ! Continua Shirosaki en riant.
Tout fut ensuite très rapide. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Ichigo avait aggripé son frère par le col, l'avait relevé et tourné vers lui pour lui asséner un violent uppercut. Le décoloré platine alla percuter son voisin, soit dit Grimmjow, qui le rattrapa de justesse et le releva très brusquement. Le bleuté se dressa d'ailleurs devant Ichigo, qui soudain n'en mena plus très large. Kyokô empêchait son amant de bouger en le retenant par la poche arrière de son jean – il lui suffisait de tirer légèrement dessus pour faire passer le message, Rangiku était montée sur la table pour chanter à tue-tête sur la chanson que jouait le juke-box, et Shirosaki était trop émêché pour réagir. Gimmjow en serait venu aux mains si une voix grave n'avait pas grondé du fond du bar. Contrairement à ce qu'on aurait pu penser, ce n'était pas Shunsui qui avait hurlé de mettre fin au capharnaüm. Non, ce n'était pas lui. Mais plutôt la silhouette qui lui tirait violemment l'oreille – le morceau de chair en question était aussi rouge qu'un métal sorti d'une forge – ce petit bout de femme à l'air si sévère que personne ne la défiait jamais. Oui, Ise Nanao avait décidé de punir son compagnon, lui qui assistait passivement à la bagarre, et menaçait de son regard perçant quiconque oserait troubler ce calme soudain si parfait.
-Les perturbateurs, vous débarrassez le plancher. De suite !
Ichigo, Ikkaku, Renji – ces deux derniers avaient visiblement poussé Ichigo à faire éclater sa jalousie colérique, Kira – qui avait été celui qui avait levé de force chacun de ses camarades ivres – Shirosaki, Rangiku, Grimmjow et Kyokô prirent la porte que Nanao leur désignait du doigt – celle-ci aggripait encore fermement l'oreille de l'imposant dadais à son côté – en essayant tous de retenir les comparses qui ne marchaient pas droit. Une fois à l'extérieur, Grimmjow décida de conduire le van pour ramener chacun chez soi. La soirée avait été suffisamment mouvementée pour ne pas créer en plus des accidents – autant en piétons qu'en conducteurs. Il ramena Ikkaku, Renji, Kira, ainsi que Rangiku, et les Kurosaki en dernier, pour leur laisser les clés du véhicule et partit avec Kyokô en direction de la gare, tous deux avaient décidé d'un commun accord de laisser Rangiku décuver seule... ou du moins à sa manière.
Encore plutôt secouée, Saki s'était endormie dans le train les éloignant de Tôkyô. Kensei, perplexe, ne savait que faire. Puis il eut l'idée d'emprunter à la jeune fille son téléphone portable. Il consulta l'heure tardive – minuit passé de vingt minutes – et chercha dans le répertoire de la jeune fille le numéro de ses parents. Il mémorisa le numéro et le composa sur son propre téléphone – ne voulant pas utiliser l'abonnement de Saki sans qu'elle le sache – et appela. Après bien huit sonneries, on décrocha.
-Restaurant Girasole. Amane Rika à l'appareil. Lui dit une voix plutôt endormie.
-Amane-san ? Désolé de vous déranger à cette heure tardive. Je suis Muguruma Kensei, je...
-Ah, Kensei-kun ! Que se passe-t-il ? Saki n'est pas avec toi ?
-Hé bien, en fait, elle s'est endormie dans le train. Je l'ai emmenée voir Kouji à Tôkyô, il lui a rendu la guitare de votre fille aînée, mais Saki-chan a été assez retournée par la situation, donc elle s'est endormie. Et comme j'étais moi-même assez fatigué, je me suis un peu assoupi. Je viens juste de me réveiller ...
-Ah, je vois. Il entendit un long bâillement. À quel endroit te trouves-tu ?
-Je crois qu'on a passé Hakodate ...
-Effectivement, vous êtes assez loin.
Il y eut un bref silence ainsi que des bruits de pas étouffés.
-Écoutez, monsieur, je vous dis que nous n'ouvrons pas le restaurant avant onze heures ! Vous pourrez venir me faire part de votre problème à ce moment-là. Je vous souhaite une bonne nuit, Kitagawa-san.
Et la mère de Saki raccrocha. Kensei contempla un long moment son téléphone portable avant de comprendre que Saki devrait visiblement dormir chez lui ce soir. Le jeune homme se bénit mentalement d'avoir pensé à faire une machine de vêtements la veille, et se demanda comment il allait se débrouiller pour loger Saki chez lui. Son appartement était plutôt étroit pour deux personnes...
Lorsque le train se mit à ralentir, Kensei essaya une nouvelle fois de réveiller son amie, sans succès. Il demanda au contrôleur de l'aider à la hisser sur son dos puis sortit.
Après avoir eu quelques difficultés pour rentrer chez lui en portant Saki – il est difficile d'acheter des billets de métro et de chercher des clés dans un sac avec quelqu'un d'endormi sur son dos – Kensei s'assit sur son futon avec un grand soupir. Il allongea correctement la jeune fille et se leva. Il lui retira ses chaussures et alla les déposer à l'entrée, puis déplia une couverture qu'il sortit de son placard. Il fit un détour par sa petite salle de bain pour se changer et s'installa en face de Saki en s'emmitouflant du mieux qu'il le pouvait dans sa couette.
Alors que le soleil commençait à se lever, Kensei n'arrivait toujours pas à fermer l'oeil. Il se pencha vers Saki pour vérifier la qualité de son sommeil quand celle-ci se redressa soudain vivement. Kensei recut un coup de tête involontaire dans le nez et jura sous la douleur. Quand Saki comprit ce qui s'était passé, elle s'excusa platement. Kensei la rassura – ce n'était pas grave au point d'en mourir, argumenta-t-il, et se rassit correctement par terre, en tailleur. Saki observa la pièce d'un oeil curieux et perplexe.
-Dis, qu'est-ce qu'on fait ici ?
-Tu t'es endormie dans le train et, quand j'ai essayé d'appeler tes parents, ta mère m'a soudain raccroché au nez. Vu qu'il était plus de minuit, ça se comprend. Donc je t'ai emmenée chez moi.
-Ah, d'accord.
Saki se rallongea, l'air soucieux. Puis, au bout d'un moment, elle aggripa le bras de Kensei.
-Merci pour la guitare. Vraiment.
-De rien. Enfin, presque... Va falloir sortir avec moi si tu veux pas que j'étale ce qu'il s'est passé ce soir. Tu sais, que tu as pleuré comme une gamine, que tu as dormi chez moi ... Ça pourrait t'éviter de te perdre tes tympans quand Rangiku-chan l'apprendra.
-Mmmmh...
Kensei ne sut pas si c'était un oui marmonné ou si Saki venait de s'endormir, mais il esquissa tout de même un grand sourire et se détendit.
Grimmjow : Lingerie… Elle va encore me crever le porte-feuille… Hé, mais ça veut dire que le soir j'aurai strip gratuit ! * pensif *
Shigurako : Heu, Grimmjow ?
Grimmjow : Quoi ? Qu'est-ce tu me veux ?
Senja : Et d'une, t'es dans l'omake, donc ce que tu fais avec Kyoko on s'en fout ! Et de deux, tu causes autrement ou j'te bûche è_é * sourire démoniaque *
Shigurako* Tentant de devier le sujet * : Bon, Grimmjow, cette aventure, elle te plaît ?
Grimmjow : J'ai pas pu casser la gueule d'ange à Ichigooooo * Pleure, ou du moins, simule *
Senja : Haha, faut dire que ça n'aurait pas été drôle sinon !
Shigurako : Puis bon, tu l'as bien voulu, quelque part, c'est pas avec sa carrure qu'elle te retiendra, Kyokô.
Grimmjow : Non mais si, vous n'imaginez pas sa force ! Oo.
Senja et Shigurako : …
Grimmjow : Bah quoi ? Oui, ma copine à de la poigne, et alors ?
* Et c'est alors que, par miracle, une bûche tomba du ciel, assommant Grimmjow. Sur le coup, Senja se mit à prier *
Shigurako : Euuuh … Senja-san ?
Senja : Chut ! Dieu a exaucé ma prière intérieure. * se tourne vers les lecteurs * A la prochaine !
Shigurako : * fait le même geste de la main que Senja * Ja neeee !
