Titre : Tout le monde aime K !

Auteur : Ashura-Kageboushi

Titre du chapitre : Hiroshi

Disclaimer : Rien est à moi, sauf les pigeons que j'aiiiiime martyriser. =3

Rating : Ca dépend... si vous considérez que "nus" et "choses pas très catholiques" sont des mots explicites... ^^'

Nombre de mots : Environ 2276. (j'ai compté cette fois !)

Notes : Voilà, j'ai fait vite cette fois ! ^^ Donc, ce chapitre est dédié à Hiroshi. Par contre, pour le prochain... Je n'ai pas trop d'idées, alors j'accepterai VOLONTIERS votre aide. ^^ (concernant le choix des personnages... La lonnnngue description que vous voyez en dessous vous paraît peut-être immense, mais je vous rassure, c'est quasiment la seule du chapitre. Sinon, j'ai l'impression que les personnages passent leur temps à parler. C'est la première fois que je fais un texte où les évènements se passent aussi vite ! En fait, je me suis inspirée d'un SMS que j'avais envoyé à une amie sur un Hiro/K. Et vous n'imaginez même pas comment j'ai galéré pour trouver une fin. Je vous jure. Du coup, j'ai l'impression d'avoir fait n'importe quoi. T.T
Bref.

Bonne lecture à vous ! (Je tiens à préciser, pour ceux qui trouvent que mes épilogues sont pourris - ce qui n'est pas totalement faux - que vous n'êtes pas obligés de les lire. Je trouve que ça fait bien sans, mais je n'aime pas laisser quelque chose en suspens... Et puis j'avais envie de décrire ... la dernière phrase. u.u)

Le charme du manager des Bad Luck est irrésistible... Au tour de sa prochaine victime, maintenant !


oOo

La ville commençait à peine à se mettre en branle. Sous le ciel bleu glacé, les odeurs de nourriture fraîchement préparées se mêlaient au pas de la foule tumultueuse et bruyante qui se rendait à son lieu de travail. Des adolescents qui se couraient après tels des gamins de primaire, sac à dos à la main, heureux que la semaine se termine dans quelques heures, sous le regard désapprobateurs des vieux rabat-joies qui lisaient leur journal par-dessus leurs lunettes en marchant ; des hommes d'affaires pressés et stressés, sacoche à la main, qui jetaient un coup d'œil à leur montre toutes les minutes ; des femmes au foyer partant faire leurs courses de bonne heure au konbini (1) du coin ; des employés qui attendaient sagement sur le trottoir, devant leur industrie, le moment où la porte s'ouvrirait et où ils pourraient pointer ; des petits garçons excités qui tentaient chacun de s'échanger leur repas de midi, ou alors d'échanger les mangas de leur sœur contre les dernières cartouches de jeu pour leur console ; des jeunes filles habillées comme des princesses qui s'échangeaient les dernières actualités du monde des stars ; des étudiants en costume qui relisaient vite fait leurs notes devant l'université, avant le cours qui débuterait d'ici une vingtaine de minutes… Il était à peine huit heures, et déjà tout ce monde et tout ce bruit ! La capitale du Japon était une ville surprenante.

Le trafic automobile devenait de plus en plus dense au fil des minutes qui passaient. Bientôt retentiraient les premiers coups de klaxon, suivis par d'autres, et ainsi de suite. D'autres, plus intelligents, délaisseraient leur voiture pour se diriger vers le métro, plus bondé que le parterre du Tokyo Dôme lors du dernier concert des Nittle Grasper, le 6 décembre dernier. De nombreuses personnes avaient troqué leurs habituelles chemises à manches longues, pulls chauds, pantalons, etc. pour une tenue plus légère et plus adaptée au temps qu'il faisait. L'air était doux et l'atmosphère semblait se réchauffer de plus en plus au fur et à mesure que le soleil s'élevait au dessus du Pays du Soleil Levant, et nous n'étions que milieu février. Il y avait de quoi s'inquiéter concernant les futures températures des mois suivants.

Dans une rue adjacente à la grande rue principale d'où débordait un flot ininterrompu de gens, voitures, et autres moyens de transports non homologués, en face d'un parc floral verdoyant, l'atmosphère était légèrement plus calme. En se concentrant, on pouvait entendre les charmants gazouillis des petits moineaux… ainsi que les déplorables éructations des pigeons asthmatiques qui tentaient vainement d'émettre des sons ressemblant plus ou moins à des roucoulements. Pigeons qui s'envolèrent, effrayés, lorsqu'une bande de gamins surexcités par la perspective d'une journée de cours ininterrompue foncèrent sur eux et leur sautèrent littéralement dessus. Seuls d'anciens réflexes qui leur provenaient d'une époque bien antérieure à celle dans laquelle ils se trouvaient leur permirent de s'envoler à temps, dans un énorme bruissement de plumes, accompagné par les rires des enfants moqueurs.

Après le départ des jeunes gens, les pigeons se décidèrent à revenir à leur place, devant la plus grande maison de disques du pays, picorer les quelques miettes restantes de pain qui gisaient par terre. Ils furent interrompus dans leur dégustation par un : « Bordel de putain de merde ! » prononcé aussi calmement que le discours enflammé d'un avocat, puis par la rencontre d'une moto avec l'un des piliers en granit qui interdisait l'accès de la société aux véhicules motorisés.

Les pigeons sursautèrent lorsqu'ils entendirent le « BANG » qui retentit dans tout le quartier, et jugèrent préférable de s'éloigner de cet endroit où, ils le savaient, on ne les laisserait jamais manger en paix.

oOo

Le choc fut terrible. Le jeune homme qui se trouvait sur la moto tomba brutalement au sol, et celle-ci vint s'écraser contre le pilier, défonçant au passage toute sa belle et brillante carrosserie rouge flambant neuve. Les roues continuèrent pendant un court laps de temps à tournicoter dans le vide, puis s'arrêtèrent lorsque le réservoir de l'engin, fracturé lui aussi, déversa toute son essence et son huile sur le sol, bien vite suivies par les pièces de moteur disloquées qui churent dans un affreux bruit métallique.

― Ouille… fit le jeune homme à terre en se frottant l'arrière du casque, légèrement enfoncé.

Il entreprit d'ôter cette satanée chose blanche qui lui enserrait la tête et lui bouchait la vue, et lorsqu'il y parvint, la balança sur le gravier avec la rage d'un enfant contrarié. De longs cheveux rouges lui tombèrent sur le dos et dans les yeux avant qu'il n'ait pu jeter un coup d'œil à son véhicule.
Tremblant rien qu'à l'idée d'être certainement sur le point de découvrir quelque chose qu'il aurait préféré ne jamais devoir observer, il mit un certain temps à se décider à lever sa main pour écarter ses cheveux et à ouvrir ses yeux.

― Oh bordel de merde, lâcha-t-il d'un trait.

Il s'y attendait, mais voir ça en vrai faisait l'effet d'un véritable choc. Jamais il n'aurait imaginé devoir un jour contempler le cadavre de sa défunte moto… sur laquelle il avait encore trois ans de crédit à rembourser.

― Bordel de merde, répéta-t-il, incapable de trouver une formulation plus élaborée de ce qu'il ressentait en ce moment même, tant les sentiments se bousculaient dans sa tête.

Un bruit de pas – de pas qui couraient – se fit soudain entendre. Hiroshi tourna la tête. Il s'agissait de son meilleur ami qui, après avoir entendu un « super gros bruit énorme, un truc de dingue ! », avait échappé aux mains de Sakano et de K pour accourir vers la source d'où était provenu ce boucan du diable.

― Hirooooooooo ! hurla-t-il en se jetant dans les bras de son ami, s'attirant les hurlements et les regards extasiés de plusieurs jeunes filles fanatiques du groupe, et ceux offusqués des passants d'un certain âge qui trouvaient choquant que deux garçons se sautent dans les bras, passants à qui il répondit d'un tirage de langue bien senti. Ceux-ci s'offusquèrent encore plus et accélérèrent le pas, la tête haute, en se dandinant comme des pigeons aux pattes atrophiées.

Shûichi éclata de rire en voyant leur tête… rire qui s'étrangla dans sa gorge lorsqu'il aperçut les débris de ce qui fut autrefois la moto de Hiroshi.

― Oh mon Dieu ! s'exclama-t-il. Hiro, tu tiens le coup ? Tu ne vas pas te mettre à déprimer et à te suicider, hein ?

Il l'attrapa par les épaules et le secoua.

― Pleure si ça te fait du bien. Tu verras. Allez, n'aie pas honte. Tu en retrouveras une encore mieux, d'accord ? Et je t'aiderai !

― Euh, Shû… C'est bon, c'est pas comme si ma copine m'avait quitté…

― QUOI ? Hiro, tu as une copine ? Mais pourquoi tu ne m'en as pas parlé av… AÏE !

Le guitariste venait de frapper son meilleur ami sur la tête.

― J'ai pas de copine, idiot. C'était une façon de parler. Je voulais dire que je n'allais pas virer dépressif pour ça.

― Ah… fit le chanteur en se frottant la tête.

― Comment je vais faire ? Il me reste encore trois ans de crédit à rembourser ! Si je m'achète une nouvelle moto… Ah là là ! soupira Hiroshi en se prenant la tête dans ses mains.

― C'est donc vous, messieurs Shindô et Nakano, qui troublez l'ambiance de travail de ma compagnie avec vos idioties ? Je vous prierai de rentrer immédiatement au studio numéro trois et de mettre vos talents musicaux à profit plutôt que de traîner dehors comme des malpropres.

A l'entente de cette voix glaciale et sans émotions, les deux musiciens sursautèrent. Ils n'auraient même pas eu besoin de se retourner pour voir de qui il s'agissait. Tohma Seguchi. Evidemment.

― Excusez-moi, monsieur Seguchi, s'inclina Hiroshi – chose plutôt difficile à faire lorsqu'on est assis par terre –, mais ma moto n'a pas répondu à mes commandes, et…

― Peu m'importe, le coupa brutalement Tohma. Tout ce que je sais, c'est que vous empêchez vos collègues de travailler comme il le faudrait et que, par la même occasion, vous empêchez NG Productions de se rémunérer comme il le faut. Je vous ai produits en connaissance de cause, à vous à présent de prouver vos capacités. Veuillez donc vous rendre dès maintenant à votre lieu de travail.

Il jeta un coup d'œil aux débris de la moto qui jonchaient le sol.

― Je ferai venir un dépanneur pour déblayer votre… moto, monsieur Nakano, ajouta-t-il. Allez travailler, maintenant.

Il tourna les talons et s'éloigna de quelques pas avant de se retourner et d'ajouter, d'une voix où perçait l'agacement :

― Suguru ne viendra pas aujourd'hui, il s'est porté souffrant. Aussi, si vous le permettez, je me joindrai à vous lors de vos séances de répétition pour votre futur concert au Tokyo Dôme.

Sur ce, il sourit froidement et tourna les talons.

oOo

― Bordel, Shûichi, c'est pourtant pas compliqué ! Une blanche, deux croches ! Tu peux faire ça quand même !

― Mais oui, je peux ! gémit le garçon aux cheveux roses. Mais c'est juste que les paroles ne collent pas du tout avec le rythme ! … Je vais tout réécrire, ajouta-t-il d'un ton très sérieux, après quelques secondes de silence.

― Hopopopopop, no no no, mister Shindô, fit le manager des Bad Luck en agitant son index, un sourire de psychopathe fixé sur le visage. Mister Seguchi a dit que vous devez travailler !

Shûichi, dans un élan d'énervement, leva les bras au ciel et déclara d'une voix forte : « Mais on s'en fout, de Seguchi ! Il nous a dit qu'il viendrait, et il est même pas là ! Alors tu vois, si tu veux, moi, Seguchi, je lui souhaite d'aller se faire foutre ! ».

― Vous souhaitez que j'aille me faire quoi, Shindô ? demanda aussitôt la voix du légendaire claviériste des Nittle Grasper, le ton menaçant.

― Ah euuuuh… Monsieur Seguchi, quelle surprise… Vous êtes rentré quand ? bafouilla le chanteur, extrêmement mal à l'aise.

― A l'instant. J'ai d'ailleurs eu le plaisir de vous entendre baver sur ma personne.

― Oui, mais… c'est parce que je savais pas que vous étiez là… Enfin, je veux dire… s'embrouilla-t-il.

― Nous verrons cela plus tard. Commençons à répéter, dit Tohma, d'un ton sans réplique.

Les instruments furent aussitôt mis en place, et la répétition commença. Shûichi, plus que stressé par la présence de Seguchi, accumulait les canards et oubliait sans cesse ses paroles. Tohma finit par en avoir assez et lui déclara qu'au prochain échec, il le renverrait de se société et prendrait ses dispositions pour ne pas qu'il soit engagé autre part. C'était du bluff, bien évidemment, mais Shûichi était trop bête pour s'en douter – ou disons plutôt que son cerveau de poule, aux maigres capacités déjà atrophiées par la pression que lui mettait son directeur, le rendait incapable de traiter des informations du second degré.

Il réussit néanmoins à ne faire aucune faute au premier morceau, et ils passèrent au second.

En plein milieu du cinquième et dernier morceau, le médiator de Hiroshi lui échappa des mains et alla se frotter à la texture dure et caoutchouteuse du linoléum qui recouvrait le sol du studio. Tohma leva les yeux au ciel et déclara qu'il allait se calmer, car il était impossible pour lui de continuer dans un tel esprit de « bêtise » et de « fainéantise ». En réalité, c'était parce qu'il avait envie d'aller aux toilettes. Mais Tohma était une légende vivante, et les légendes vivantes ne s'abaissent pas à des besoins aussi triviaux que d'aller aux toilettes.

Hiroshi se pencha donc pour ramasser son médiator… et heurta sa tête à celle de K, qui s'était baissé lui aussi pour le lui rendre. Les deux hommes ses massèrent brièvement le crâne, puis le blond remit dans la main du guitariste ce qui lui appartenait, tout en lui chuchotant à l'oreille.

― Dis-moi, ta moto… elle est foutue, no ?

― Ouais… soupira Hiroshi.

Do you want… je te ramène ce soir ? susurra l'Américain.

Les yeux des deux hommes se croisèrent, et ils rougirent légèrement.

― Ouais, ce serait sympa, articula le guitariste.

oOo

Epilogue

Shûichi avait passé une soirée horrible. Seguchi avait passé trois heures à le sermonner quant à son « comportement très peu convenable à l'encontre de son directeur », Eiri l'avait ignoré toute la soirée parce que, d'après lui, il préférait « passer du temps avec Seguchi plutôt qu'avec lui », et il avait appelé cinquante fois chez son meilleur ami, qui n'avait pas décroché à un seul de ses appels. Il avait même été tellement désespéré qu'il en avait été jusqu'à téléphoner chez ce salsifis de Fujisaki, mais leur conversation n'avait duré que très peu de temps, le claviériste – assez chaleureux à son encontre, pour une fois – se sentant nauséeux et fatigué.

Shûichi ne savait donc plus que faire. Il décida, de bon matin, d'aller chez Hiroshi. Avec une boîte de viennoiseries pour le petit déjeuner.

Il monta donc dans l'immeuble où résidait le guitariste, ne prit pas la peine de sonner à la porte, et l'ouvrit d'un grand coup de pied.

Le spectacle de K et Hiroshi nus sur le tapis du salon, en train de faire des choses peu catholiques et qu'il serait inconvenant de décrire ici (2) lui laissa une drôle d'impression.


(1) konbini : l'équivalent d'un supermarché au Japon.

(2) J'entends d'ici les hurlements de dépit de toutes celles qui voulaient un beau lemon x)

oOo

Merci à vous d'avoir une fois de plus prêté attention à mes délires primaires ! (J'espère que l'épilogue ne vous a pas trop déçus ? .)

Pour le prochain... j'ai VRAIMENT besoin d'une idée de personnage... En plus comme c'est les vacances, je vais certainement pouvoir écrire plus - sauf si je dois me coltiner des maths toute la journée, évidemment - donc ça m'aiderait beaucoup ! (Je suis désolée de vous demander ça ^^')

Merci encore ! (Et bonnes vacances à ceux qui en ont ! =D)

Ashura. =3