Bonjour ! Voici le chapitre 3 de ma fiction ! J'espère qu'il vous plaira.
Disclaimer : Je ne possède pas Harry Potter.
Chapitre 3 : Première escapade nocturne
James, aidé de Sirius emmena Peter à l'infirmerie. Le petit Peter avait le teint blême.
- Bon sang, mais ce qu'il pèse lourd ! s'était plaint Sirius à un moment donné.
Enfin, une demi-heure plus tard, James et Sirius se laissèrent tomber dans un fauteuil dans la salle commune.
- Comment va Alice ? demanda aussitôt Mary qui s'était approchée d'eux.
- Sa va. Mme Pomfresh a dit qu'elle allait l'a rafistoler en un rien de temps. assura James.
- Tant mieux. répondit Mary en croisant le regard inquiet de Lily.
- Allons la voir. proposa aussitôt la rouquine.
Mary approuva et toute deux disparurent.
- Moi, je m'en ferai plus pour Peter. affirma Sirius.
- Ba, il a juste perdu connaissance. T'as vu sa tête ? ricana James en se rémérant la scène.
- Ouais, on aurait dit un mollasson !
- Ce n'est pas très gentil de dire ça. s'interposa alors une voix.
James et Sirius se retournèrent pour faire face à un Remus aussi rouge qu'une tomate.
- Il n'y a rien de mal à rire un peu. se défendit James.
- Oui sans doute mais pas du malheur des autres. répondit Remus.
Il tenait un livre entre les mains et il avait l'air mal à l'aise. Pourtant, James était content qu'il prenne la parole pour une fois.
- On ne rigolerait pas s'il s'était cassé quelque chose comme Alice. intervint Sirius.
Remus hocha la tête mais ne trouva rien à redire. Il rougit encore plus si cela était possible et disparut rapidement derrière son livre.
[...]
À l'infirmerie, Alice gémissait sur son lit en regardant son poignet. Mme Pomfresh l'avait rafistolée mais elle devait garder le plâtre jusqu'au lendemain et devait donc rester à l'infirmerie pour la nuit.
- Sa doit être un record ! pleurnicha t-elle lorsque Lily et Mary vinrent prendre place à ses côtés.
- Mais non. la consola Mary.
- Mais si ! Après à peine une semaine je me retrouve à l'infirmerie. Je ne veux plus jamais monter sur un balai !
- Ne t'inquiète pas, tu n'étais pas la seule à ne pas être à l'aise. lui dit Lily gentiment.
- Peut-être, mais personne d'autre n'a été blessé ! lui fit remarquer Alice en se sentant misérable.
- Non, mais Peter s'est évanoui. lui rappela Mary en lui montrant Peter allongé quelques lits plus loin.
- Je suis presque une Cracmol, c'est un miracle que j'ai été admise à Poudlard. continua Alice sur le même ton désespéré.
- C'est quoi un Cracmol ? demanda aussitôt Lily en se sentant idiote.
- C'est le contraire des sorciers qui naissent de parents moldus. expliqua Mary.
- C'est à dire ?
- Hé bien un Cracmol est un enfant née de parents sorciers sans pouvoir. Mais ce n'est pas totalement un moldu car il peut voir certaines choses de la magie. Mais en fait, c'est très rare. Il y a beaucoup plus de nés-moldus que de Cracmols.
Lily hocha la tête. Il y avait tant de choses qu'elle ne savait pas.
- En tous les cas, si tu es ici, c'est que tu es une sorcière ! dit Lily à l'adresse d'Alice.
Mais aucun compliment ou mots rassurants que la petite rouquine et la petite blonde dirent à leur amie ne purent la réconforter.
Finalement, elles prirent congé d'elle et Lily se sentit un peu abattue.
- Ne te tracasse pas autant Lily. Tu verras, ça lui passeras et puis c'est ainsi, on n'y peut rien.
- Que veux-tu dire ?
- Hé bien, nous les sorciers, nous sommes comme les moldus. Il y a de ceux qui sont doués naturellement et d'autres pas.
- Oui c'est vrai.
- D'ailleurs, cela devrait même te consoler ! Tu avais tellement peur de ne pas être au niveau et regarde toi ! Tu es excellente en potion et en sortilèges. Ce qui prouve que cela n'a rien à voir avec tes origines.
- Ce qui veut dire qu'Alice...
- Hé bien elle aura sans doute un plus de difficultés mais c'est notre camarade, on l'aidera.
- Oh oui !
- Bon. Viens on va manger, je meurs de faim.
Lily retrouva le sourire et suivit Mary dans la Grande Salle.
Le lendemain, lors du petit déjeuner, Lily reçut une deuxième lettre de la part de ses parents. Harold, le hibou de la famille, picorait tranquillement quelques noix en attendant que Lily écrive la réponse. Lorsqu'Harold repartit avec une nouvelle lettre attachée à la patte, Lily se tourna vers Mary.
- J'ai déjà terminé tous les devoirs qu'on avait à faire pour la semaine prochaine. Qu'est-ce qu'on fait ?
- Oui moi aussi. Hé bien on devrait profiter pour mieux connaître le château. Je pense qu'on aura plus de devoirs la semaine prochaine.
- Oui, tu as raison.
Lily passa ainsi une bonne partie du matin à explorer le château en compagnie de Mary. Puis peu avant midi, elle rencontra Severus dans le parc alors que James et Sirius courraient devant lui dans le sens inverse d'elle. Mary décida de les suivre et Lily en profita pour aller voir son ami.
- Salut ! lui lança t-elle joyeusement.
Mais le Serpentard ne lui répondit pas. À la place, il se dépêtrait dans sa robe de sorcier.
- Ces deux-là ! Attend un peu que je leur mette la main dessus ! marmonnait furieusement Severus.
Lily ne comprit rien et regarda son ami éberlue.
- Severus ? l'appela t-elle doucement.
Finalement, il releva la tête.
- Oh Lily ! C'est toi ?!
- Ben oui ! Qu'est-ce qui t'arrive ?
- Rien, sa va.
- Tu en es sûr ? Tu es tout rouge.
- Oui oui. Rien qu'un petit différent. assura le Serpentard en se calmant au contact de Lily.
- Bon si tu le dis...
Lily, bien qu'elle sentait qu'il lui cachait quelque chose, préféra changer de sujet. Elle passa une fin de matinée très agréable. En revanche, cela fut moins lors du déjeuner. Lorsque Lily prit place à côté de Mary, celle-ci se retourna vers elle en fronçant les sourcils.
- Visiblement, tu ne m'avais pas tout dit. lui dit Mary un peu froidement.
- De quoi parles-tu ?
- De Severus tiens ! Tu es amie avec lui ?
- Oui et alors ?
- Il est à Serpentard. intervint Sirius qui se trouvait en face de Mary.
- Oui et alors ? répéta Lily qui ne comprenait pas où ils voulaient en venir.
- Les Serpentard ne sont pas fréquentables, voilà ce qu'il y a. répondit Mary.
- Quoi ? Mais n'importe quoi ! Severus est très genti...
- Non, Mary a raison. On ne peut pas faire confiance à ces gens-là. la coupa James en prenant un visage sérieux.
- Mais bien sûr que si ! s'emporta Lily dont le visage commençait à rougir.
- Non. reprit James fermement.
- Si !
- Non.
Si !
- Non !
- Bon stop tout les deux. coupa Mary. Ecoute Lily on te dit ça pour ton bien.
- Pour mon bien ? Mais je n'ai pas besoin qu'on s'occupe de moi.
- D'après ce qu'on voit, il semblerait que oui. Servilus n'est pas...
- Arrête de l'appeler comme ça ! beugla Lila à l'adresse de James.
- Tu ne sais pas de quoi tu parles. affirma Mary.
- Bien sûr que si ! Tu dis ça Mary parce que tu as entendu ces deux-là dirent que les Serpentard ne sont pas fréquentables !
- Non. Je ne le pensais déjà bien avant. On ne peut pas faire leur faire confiance, un point c'est tout.
Mais Lily se leva brusquement, toute rouge.
- Votre problème, c'est qu'à vos yeux, ils ne sont pas aussi bien que vous ! Hé bien vous avez tort ! cracha t-elle avant de s'éloigner d'un pas furieux.
Lily monta directement à la salle commune des Gryffondor et se laissa tomba furieusement dans un fauteuil. Son chat lui sauta sur les genoux.
- Non, mais de quel droit osent-ils dire cela ? se scandalisa t-elle.
[...]
James regarda Lily s'éloigner.
- Tu aurais dû lui expliquer Mary. soupira James.
- Je ne pensais pas qu'elle fréquentait déjà un Serpentard.
- Hé bien nous si. répondit Sirius en piquant sa saucisse avec sa fourchette.
- Dans le Poudlard Express, on l'a vu en compagnie de Servilus. expliqua James.
- Ah... fit Mary.
- Elle devait le connaître avant de commencer l'école. supposa Sirius.
- Mouais...
- Ba ce n'est qu'une question de temps avant qu'elle comprenne qui il est vraiment. lâcha James indifférent.
- Oui mais j'espère qu'il ne lui fera pas de mal.
- Lui ? Non je ne pense pas mais elle devrait vite se lasser de ce type répugnant. répondit Sirius.
- Y'a intérêt. En tout cas, si j'arrive à avoir une conversation normale avec elle, je lui expliquerai qu'il faut qu'elle se méfie des Serpentard et de certains en particuliers.
- Evans est une Née-Moldue ? demanda soudain Sirius.
- Oui banane ! C'est pour ça qu'elle ne comprend que ce n'est pas bien de fréquenter des Serpentard.
- Dans ce cas, explique-lui avant qu'on ne la traite de tu sais quoi.
- Oui. répondit Mary en quittant la table à son tour.
À ce moment-là, le courrier arriva et une lettre tomba devant Sirius.
- Oh non. fit ce dernier en affichant une grimace.
- Qu'est-ce qu'il y a ? s'inquiéta James.
- Je m'étonnai de ne pas avoir encore reçu de lettre de ma famille.
- Et alors ? Ce n'est qu'une lettre. Où est le mal ? demanda James.
- Tu ne connais pas ma famille. Pour eux, c'est un crime d'être à Gryffondor. expliqua t-il tandis qu'il ouvrait sa lettre.
Une minute plus tard, son visage vira au blanc et tout sourire avait dsiparut. Il tendit la la lettre à James. Celui-ci la prit et la lu :
Sirius,
Comment as-tu osé ? Gryffondor ? C'est une honte, un scandale ! Un Black dans cette espèce d'horrible maison ? C'est une vile trahison ! Honte à toi ! Tu ne peux pas savoir combien tu déshonores notre famille ! Nous sommes très déçus et surtout très en colère contre toi ! Tu as intérêt à bien te comporter sinon tu rentres directement à la maison ! Et tu n'as pas intérêt à parler aux Sang de Bourbe de ta maison ! Nous le saurons si le fais !
Il n'y avait aucune signature, aucun mot gentil. Rien que des reproches. James comprit un peu mieux bien qu'il ne pouvait comprendre une réaction eut le moral dans les chaussettes une bonne partie de la journée. En fin d'après-midi, Alice et Peter revinrent à la tour des Gryffondor. Mais Lily, après avoir accueillit chaleureusement son amie, se dépêcha de quitter la salle commune en apercevant Mary non loin. Sirius, lui, croisa enfin sa cousine Andromeda en fin d'après-midi alors qu'il avait accompagné James à la volière. Cela lui remonta le moral. C'était une belle jeune fille aux cheveux noirs et aux paupières lourdes. Elle avait un badge épinglé sur sa poitrine.
- Andromeda ! s'écria aussitôt le jeune Black.
La jeune fille se retourna et son sourire s'élargit lorsqu'elle vit son cousin.
- Sirius, enfin on se croise !
Elle ébouriffa les cheveux de Sirius.
- Je te présente James.
- Salut !
- Salut. répondit James.
- Alors dis-moi un peu ! Comment c'est Gryffondor ?
- C'est génial ! Oh Andromeda tu avais raison ! J'étais tellement inquiet que toute ma famille a été à Serpentard que je n'ai pas pu réaliser que je pouvais aller ailleurs !
- Moi, je le savais. Tu as toujours été différent, Sirius. Encore plus que moi.
- Tu vois ? Je te l'avais bien dit ! s'écria James avec sourire.
Sirius rayonnait. Cependant, quelque chose traversa son esprit car il s'arrêta de sourire. Il regarda sa cousine avec sérieux.
- Dis... qu'est-ce qu'on t'a dis quand tu as été à Serdaigle ?
- Ah. Hé bien en prenant du recul, ils ont dit que ce n'était pas trop grave. Serdaigle est une bonne maison, on y travaille sérieusement et notre famille la respecte.
- La lettre que j'ai reçue ce matin signifie certainement que cela ne se passera pas ainsi pour moi. grimaça Sirius.
Andromeda se mordit la lèvre. Elle semblait vouloir dire quelque chose de rassurant mais James voyait bien qu'elle ne trouvait pas les mots. Elle finit par soupirer.
- Non, en effet. Notre famille a toujours haï Gryffondor et à leur yeux c'est un crime grave. Mais tu sais Sirius, si tu es différent d'eux, alors ce que eux te diront ne comptera pas. C'est ce que toi tu veux qui est important.
Sirius hocha la tête et retrouva le sourire.
- D'ailleurs, regarde. La preuve c'est que tu t'es déjà fait un ami. dit-elle en regardant James.
Sirius jeta un coup d'œil à James. Il hocha la tête à son tour.
- Merci. C'est juste que... enfin j'aurai aimé que mes parents et toute notre famille acceptent mon choix.
- Oui, moi aussi Sirius. Narcissa est venue te voir ?
- Non et ça m'est bien égal.
- Bon, je dois y aller. Prend soin de toi Sirius. On se croisera sûrement encore. Ne t'inquiète pas trop, vie ta vie. C'est ce que j'ai fait et mes parents ont fini par lâcher le morceau petit à petit. Je sais que c'est différent pour toi parce que tu es un garçon, mais c'est ainsi et ils seront bien obligés de l'accepter un jour ou l'autre.
- J'espère que tu raison. répondit Sirius.
Andromeda serra son cousin contre elle et repartit.
- Chouette ta cousine. commenta James.
- Ouais, la seule qui est bien avec mon oncle Alphard. Bon il y a aussi mon petit frère, mais lui, je le vois déjà, il sera comme eux. soupira Sirius.
La conversation s'arrêta là et les deux Gryffondor retournèrent à la tour. Le soir, James et Sirius s'attardèrent, n'ayant pas vraiment envie d'aller se coucher.
- Et si on allait faire une petite virée ? proposa soudain James.
- Ouais ! Super idée ! s'enthousiasma Sirius.
- Après tout, le règlement existe uniquement pour qu'on l'enfreint.
- Ca, c'est bien vrai et puis c'est bien plus amusant lorsque c'est dangereux.
- Ouais.
James et Sirius se levèrent précipitamment et se dirigeaient vers le portrait lorsqu'une voix les fit stopper.
- Vous n'avez tout de même pas l'attention d'aller vous promener dans les couloirs la nuit ?
Les deux garçons se retournèrent pour faire face à Lily, vêtue d'une robe de chambre et les bras croisés. Elle les toisait d'un air furieux.
- Retourne te coucher, Evans. Sa ne te regarde pas. répliqua aussitôt Sirius.
- Bien sûr que oui ! Si vous vous faites attraper, vous risquez de faire perdre des points à Gryffondor et ça, ça me regarde !
- On ne fait rien de mal ! On a pas envie d'aller se coucher de tout de suite. argumenta James.
- Sa m'est égal. Vous enfreignez le règlement !
- Ecoute, si personne ne nous voit, personne n'en saura rien car rien ne t'oblige à en parler.
- Oui mais dans le cas contraire, je serai responsable car je vous aurai laissé filer !
- Tu ne nous a pas pardonné pour ce matin. grogna Sirius.
- Ca n'a rien à voir !
Mais James et Sirius commençaient à perdre patience. Ils tournèrent le dos à Lily et continuèrent leur chemin. Cependant, la petite rouquine n'était pas décidée à abandonner la partie.
- Si vous franchissez cette porte, je vais de ce pas réveiller les préfets pour tout leur raconter ! menaça t-elle.
- Certes, mais dans ce cas, tu devras expliquer pourquoi tu es aussi debout à cette heure-ci ! répliqua James avec un petit sourire.
Ce fut l'argument qui fit abandonner Lily. Elle devint toute rouge et tourna subitement le dos pour retourner se coucher. James et Sirius la regardèrent.
- Tu crois qu'elle va parler ? demanda Sirius.
- Non car elle devrait se justifier pour elle aussi. Les premières années ne sont pas autorisés à être dehors de leur dortoir après le couvre-feu.
- Ouais, t'as raison. Bon allons-y.
James et Sirius se glissèrent à travers l'ouverture pour s'élancer dans la fantastique aventure qu'est l'inconnue. Les deux garçons se rendirent rapidement compte qu'il était encore plus dur de trouver son chemin dans le noir. Ils ne mirent pas longtemps pour se perdre quelque part dans les étages.
- Où sommes-nous ? demanda James.
- Je n'en sais rien. Je ne reconnais pas le couloir.
- Bon, avançons, mais faisons attention.
Mais à peine que James eut prononcé ces paroles qu'il heurta de plein fouet une armure et trébucha dans un cliquetis de fer.
- Aïe. fit James en se massant son genou qui avait heurté de plein fouet l'armure.
- Chut ! siffla Sirius d'un ton désespéré.
Trop tard. Le bruit avait alerté le concierge, Mr Rusard. Rapidement, James et Sirius entendirent ses pas résonner dans leur direction.
- Filons d'ici ! souffla Sirius.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Mais en essayant de courir le plus loin possible de Rusard, ils faillirent renverser Miss Geigne *, la chatte du concierge. Elle miaula en les voyant et essaya de les ralentir en restant dans leurs pieds.
- Va t'en ! s'écria James en manquant de tomber.
- Dépêche-toi. lui cria Sirius qui avait réussi à en échapper.
En effet, Miss Geigne avait réussi à leur faire perdre l'avance qu'ils avaient sur Rusard. On pouvait l'entendre à quelques mètres en arrière :
- Cette fois sa y'est ! Je vous tiens bande de morveux !
James et Sirius couraient aussi vite que leurs jambes leur permettaient. Mais malheureusement pour eux, ils finirent dans une impasse. James repéra alors une porte sur la gauche un peu en arrière. Ils s'y précipitèrent aussitôt. Il s'agissait d'une vieille salle de classe à l'abandon. Et alors qu'ils s'approchaient du bureau, Sirius se ramassa une demi-douzaine de craie sur la tête.
- Que-est-ce que...?
Il leva la tête et évita au dernier moment un pot de fleur. Une voix s'éleva quelque part au-dessus d'eux :
- Ahhaha ! Manqué de peu le mioche !
James et Sirius virent alors un esprit frappeur flotter dans les airs d'un air joyeux.
- Alors les p'tites premières années, comme ça on se promène la nuit ? lança t-il joyeusement.
- C'est qui ? demanda Sirius alors qu'il se cachait à temps avec James sous le bureau du professeur pour éviter une nouvelle salve de pot de fleur.
- Je crois que c'est Peeves, l'esprit frappeur. Mon père m'en a parlé.
À ce moment, la porte de la classe s'ouvrit et les deux garçons virent à travers les petites fentes du meuble les jambes de Rusard ainsi que Miss Geigne.
- Alors où vous cachez vous sale mômes ? demanda t-il à voix basse mais avec une intense satisfaction dans la voix.
Mais Rusard fit presque aussitôt un bon de 3 mètres sur le côté et on entendit un nouveau pot de fleur s'écraser sur le sol.
- Ahahhhaha ! rigola Peeves en flottant joyeusement au-dessus de la tête de Rusard.
- C'est toi Peeves qui fait tout ce boucan ?
Mais Peeves se contentait de balancer sur Rusard tout ce qu'il lui tombait sous la main.
- Attends un peu que je prévienne le Baron Sanglant ! fulmina Rusard tandis que Peeves donnait des coups de balai à sa chatte, l'obligeant à quitter la classe.
Rusard se précipita derrière eux, en menaçant Peeves. James et Sirius ne sortirent de leur cachette seulement lorsque tout redevint calme.
- Tu crois que Peeves nous a aidé ? demanda Sirius.
- Non, je ne pense pas. Mon père m'a raconté qu'il aime embêter tout le monde. J'imagine que Rusard est plus amusant que des premières années.
- Sans doute. En tout cas, c'est grâce à lui.
- Ouais. reconnut James en baillant.
- Et si on rentrait ?
- Bonne idée. On a eu de la chance de s'en sortir.
Mais James et Sirius durent mettre une bonne heure avant de pouvoir retrouver le chemin de la tour de Gryffondor. Ils faillirent même tomber sur un professeur qui passait par là. Ils se dépêchèrent de faire demi-tour. Et lorsqu'ils se glissèrent enfin sous leur couette, ils avaient hâte, l'un comme l'autre, de connaître d'autres aventures nocturnes...
* J'ai inventé le nom de la chatte de Rusard car c'est impossible que ce soit Miss Teigne, celle au temps de Harry.
Voilà j'espère que ce chapitre vous aura plu. La prochaine fois, nos p'tits Gryffondor vont passer un sale quart d'heure. Je vous en dis pas plus.
