Fanfic Crows Zero n°2 : I wanna change
Salut ! =)
Voici le nouveau chapitre^^
Alors je vous préviens par avance, j'ai repris une scène du film à laquelle j'ai cependant apporter de légères modifications... enfin vous verrez bien ! :P
En tout cas, j'espère que ce nouveau chapitre vous plaira ! J'ai eu un peu de mal pour le passage dans le gymnase, ce qui m'a donc pris un peu plus de temps XD
Bonne lecture !
Chapitre 4 : Shinzuru
Elle eut l'impression qu'ils se dévisagèrent ainsi pendant une éternité. Hiromi tout particulièrement la fixait avec intensité.
Les couloirs étaient étrangement déserts. Il faut dire que dès qu'un élève passait par là, il rebroussait aussitôt chemin en voyant ces quatre silhouettes menaçantes dressaient telles des statues de marbre. L'Ebizuka avait déjà une forte réputation, et Shin commençait également à s'en forger une malgré elle.
Ce petit jeu eu tôt fait de la lasser, et alors qu'elle fit quelques pas pour continuer sa route, Hiromi se déplaça rapidement de côté et la saisit par le bras, d'une manière non agressive mais néanmoins ferme.
Elle plongea ses yeux dans ceux de celui que l'on surnommait déjà à voix basse « hérisson ». Ces derniers étaient profonds et déterminés, mais pourtant dénués de froideur et de malveillance.
- Lâche-moi, Prononça-t-elle d'une voix douce et basse.
Hiromi ne céda pas à sa demande et continuait de la fixer sans gêne.
- A quoi tu joue ? Lui répondit-il alors.
- Quoi ? Feignit-elle habilement.
- Fais pas l'innocent. Je croyais que le contrôle des 3e ne t'intéressait pas…
- C'est le cas.
- C'est ce que tu dis. C'est ce que tu m'as dit. Mais tes actes sont bien différents.
- Ecoute. Bien que je n'ai aucune raison de me justifier face à toi. Je t'aime bien. Alors je vais te dire ce qu'il en est : tout cela m'est tombé dessus, je n'ai rien demandé. Si des gars viennent me défier, je ne peux qu'y répondre, tu ne crois pas !
Hiromi retira sa main de son bras. Il semblait croire en ses paroles.
- Je vois. Tu sais, il n'y a pas beaucoup de solutions dans cette situation. Soit on se bat et je t'éclate, soit on crée une alliance.
Shin ne put s'empêcher de rire à ces propos. Il ne manquait pas de cran et de confiance ce gamin !
- Ou c'est moi qui t'éclate… Dans tout les cas l'un n'empêche pas l'autre, nous pouvons nous battre et fonder une alliance par la suite. On verra ça le moment venu, d'accord !
Hiromi esquissa un petit sourire. Il semblait que le courant passait bien entre eux, malgré les rivalités qui les reliaient par un concours de circonstances. Maintenant qu'elle y pensait, elle avait toujours entretenu des relations particulières avec ceux venant du collège Ebichû, et pour cause…
Au fond elle préférait éviter un affrontement, mais d'un autre côté se plier aussi facilement à une alliance n'était pas non plus dans sa nature. Et de ce qu'elle savait, Hiromi n'était pas du genre à se laisser dominer et à obéir à quelqu'un : un peu comme elle au final. C'était peut-être cela qui faisait que le courant passait bien entre eux.
Quoi qu'il en soit, elle estima leur entrevue terminée pour l'instant et continua donc sa route, un petit sourire sur les lèvres.
Elle évita de repasser devant sa classe, où devaient toujours se trouver Takayuki et Haruki. Elle pouvait sans doute désormais les considérer comme ses lieutenants. Cela résonna étrangement dans sa tête et elle se remémora les histoires typiques de Suzuran qu'on lui avait conté. Elle n'aurait jamais cru se retrouver ainsi embarquée autant au cœur ce cette vie.
Elle était rapidement rentrée chez elle, profitant un peu du calme et de la solitude que lui offrait son appartement. A force de fréquenter ses jeunes et d'interpréter son rôle, elle commençait à perdre de vue celle qu'elle était à la base. Elle s'était donc empressée de prendre une douche, détachant ses cheveux et revêtant une tenue décontractée pour rester chez elle, à savoir un débardeur, un gilet et un bas de pyjama.
Tandis qu'elle était tranquillement installée sur son canapé à boire une tasse de thé tout en surfant sur le net, elle entendit retentir la sonnerie de sa porte d'entrée. Cela eu pour effet de presque la tétaniser sur place. C'était bientôt le début de soirée, et personne ne connaissait son adresse, donc il n'y avait aucune raison que quelqu'un sonne ainsi chez elle.
Elle se leva et s'avança vers la porte. La sonnerie retentit de nouveau, suivit de brefs coups contre la paroi. Elle ne possédait pas de judas pour voir qui se tenait derrière. Alors elle demanda qui était là, mais elle n'obtint aucune réponse. Pas du genre à se laisser ainsi intimidée, elle ouvrit brusquement la porte, prête à devoir se battre sur son palier (et en pyjama) si besoin.
Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant en face d'elle Takayuki ! Il fut manifestement aussi étonné qu'elle, s'attendant sans doute à voir Shin.
- Qu'est-ce que tu fous ici ?! Lui lança-t-elle, ayant l'espace de quelques secondes oublié qu'elle n'était plus dans le « costume » de Shin.
- Quoi ? Rétorqua Takayuki, totalement désemparé.
- Quoi ? Euh… T'es qui ? Tenta-t-elle de se rattraper.
- Toi t'es qui ? Maugréa le lycéen. Je suis venu voir Shin.
- Ah ouais… euh, c'est mon frangin. Qu'est-ce que tu lui veux ? Et comment t'as eu cette adresse, d'abord ?
Elle inventa dans la précipitation du moment ce bobard. Et un de plus !
- Quoi t'es sa frangine ?!
Apparemment seule une information avait retenue l'attention de ce gaillard. Toujours un peu perdu par cette situation, il ne se gêna pas pour autant pour la dévisager, la détaillant de la tête aux pieds l'air soudain un peu trop intéressé.
- Continue à me mater comme ça et je t'en colle une !
Fille ou mec, elle conservait toujours le même tempérament. Peut-être même encore plus sous l'apparence d'une fille, à dire vrai.
- Ok. Euh… ouais. Balbutia Takayuki, un peu surpris. Il est pas là Shin ?
- Nan. Mais je lui dirais que t'es passé. Lui répondit-elle avec un sourire méprisant, prête à refermer la porte sur lui.
Mais Takayuki intercala son pied, bloquant ainsi son action.
- Et il revient quand ?
- Je sais pas… C'est urgent ?
- Euh nan, pas vraiment. Enfin…
- Ok. Tu le verras demain alors. Ciao.
Cette fois elle repoussa fermement la porte, la verrouillant derrière elle. Elle s'adossa contre la paroi, soupirant. Elle jura sur ce nouveau retournement. Qu'est-ce qu'il avait à venir fourrer son nez ici, cet abruti ?! Comme si les choses n'étaient pas assez compliquées comme ça…
Le lendemain, elle se rendit au bahut avec la ferme intention de donner une correction à Takayuki, et refreiner ses futures envies de recommencer un coup comme celui de la veille.
Arrivée dans leur classe, elle l'aperçut discutant tranquillement avec Haruki, le nouveau qui semblait plutôt bien s'acclimater au final.
Elle fonça comme une furie au travers des élèves qui commençaient à la saluer, elle saisit son second par le col de sa veste, le faisant ainsi descendre de sa place. Celui-ci était totalement abasourdi et pris au dépourvu par cette entrée de Shin, si bien qu'il se laissa faire sans réagir. Elle le balança contre l'un des murs, prête à frapper du poing. Mais sa main s'abattit finalement juste à côté de la tête de son camarade qui déglutit, saisissant très bien ce qui venait de se passer. Les autres élèves encore assis s'étaient relevés, et tous observaient la scène retenant leur souffle et attendant une explication.
- Je t'écoute !
- Je… c'est à propos d'hier, c'est ça ?
- Tu es perspicace ! De quel droit tu viens chez moi sans prévenir ? Et qui t'a filé mon adresse ?
- Faut pas le prendre comme ça, Shin… Je…
- Réponds, bordel !
- Bandô… C'est Bandô qui me l'a donné. Et je voulais pas déranger, je te jure. Je savais pas que t'avais une frangine… C'était bien ta frangine ?
Bandô ?... Elle ne s'attendait pas à ça. Il est vraiment bien rencardé ce mec. Et maintenant que Takayuki évoquait son nom, elle en venait à se demander si ce n'était pas lui qui avait parlé à Bandô de son intérêt pour Zuko. Oui, c'était forcément ça. Tout collait en tout cas.
Elle lâcha finalement Takayuki et soupira, le regardant d'un air agacé.
- Comment Bandô a eu mon adresse ?
- Ca je sais pas. Il l'a peut-être récupéré dans ton dossier. C'est pas bien compliqué ici d'y avoir accès, surtout pour quelqu'un comme Bandô.
- Je vois. Et tu es pote avec lui ?
- Pote ? Non, je ne qualifierais pas vraiment nos rapports ainsi. Simplement un échange de bons procédés, on se rend des services.
- Donc c'est toi qui lui as dit que je m'intéressais à l'histoire de Zuko ?
- Désolé. J'avais besoin de thunes, et lui est toujours preneurs de bonnes infos. Je pensais pas que c'était un secret d'état…
- C'est pas le cas.
Enfin, pas vraiment… Du moment que personne ne fait le lien avec elle.
- Et pourquoi t'es venu chez moi ? Poursuivit-elle.
- On t'a pas revu hier et pendant ton absence, il s'est passé des trucs intéressants. Le Trio Ebizuka a récupéré la dernière classe, je voulais te prévenir.
- Ca pouvait pas attendre aujourd'hui ?
- Et bien j'aurais aimé qu'on établisse un plan en fait…
- Alors toi ! T'as pas encore compris que j'y vais à l'instinct dans ces histoires.
- Ouais je sais, mais… enfin désolé. Et donc, c'était vraiment ta frangine ?
Shin soupira à nouveau. Il était en rut ou quoi ?!
- Ouais…
Elle reprenait son air calme et blasé.
- Pourquoi tu nous l'as pas dit ?! Elle est vachement mignonne !
Takayuki s'était redressé et reprenait lui aussi son attitude habituelle, comme si rien ne s'était passé.
- Tu te calmes, ok. Tu ne la reverras pas de toute façon. Et puis t'es pas son genre, je t'assure.
- Pas son genre ? C'est quoi son genre alors ?!
- hmmm… elle a pas de genre.
- Hein ?... Attends ! Me dis pas qu'elle s'intéresse pas aux mecs ?!
- Putain, t'es lourd ! C'est pas ça, mais tu l'oublies c'est tout !
- Ok, calmes toi Shin. Je demandais ça comme ça…
- Ouais… Bon, Ebizuka alors ?
- Ils vont sans doute venir te défier dans la journée, on devrait se préparer.
- Non. Laisse-moi régler ça.
- Quoi ? Tu penses à quoi ? Tu peux pas y aller seul !
- Idiot. Ils sont trois, nous aussi… Je veux régler ça à la loyal, un contre un.
- Tu penses qu'Hiromi acceptera ?
- J'en suis convaincue…
Bien que cela l'ait démangé de lui en coller une, elle s'était retenue. Ce n'était qu'un mauvais coup du sort, c'est tout. Inutile de tabasser Takayuki pour si peu, en espérant qu'il aura néanmoins compris l'avertissement. Restait le cas de Bandô, à l'instar d'Izaki ce mec pouvait s'avérer dangereux s'il fouinait trop…
Pour ce qui était de sa rivalité non voulue avec Hiromi, elle avait à peu prés saisi le personnage suite au peu d'échanges qu'ils avaient eu, et elle était en effet persuadée qu'ils pourraient s'entendre.
Au final Hiromi et ses acolytes ne se manifestèrent pas. Personne ne les avait même aperçus dans l'enceinte du lycée de toute la journée. Cela amusa Shin, tandis que Takayuki s'impatientait.
Haruki quand à lui demeurait souvent impassible, il était manifestement plus calme que son camarade. Elle en avait profité pour discuter un peu avec lui. Il était loin d'être un mauvais gars, comme beaucoup de ceux qu'elle avait rencontré en réalité. Il n'avait jamais été très bon à l'école et défendait toujours son petit frère qui se faisait malmener, si bien qu'il en était venu à se retrouver dans des bagarres et des histoires. Il avait donc pris le contre coup de cette fatalité, et c'était résigné à exceller en la matière, devenant ainsi l'une des terreurs de son collège. Il avait voulu continuer sa brillante carrière à Suzuran. Ici, plus que nulle part ailleurs, c'est par la force qu'on s'impose et qu'on trouve sa place.
C'est le lendemain qu'eut lieu la confrontation tant attendue, dans le plus grand secret néanmoins, à l'abri des regards.
Ils s'étaient donné rendez-vous dans le gymnase, à une heure où les lieux étaient déserts.
Hiromi se tenait face à Shin, Mako face à Haruki et Pon face à Takayuki, quelques bons mètres les séparant. Comme prévu, le trio avait accepté l'offre de duel. Les factions respectives s'étaient rassemblées de chaque côté des gradins, témoins de ce qui allait se passer. Il était indéniable que le trio avait plus d'élèves dans leurs rangs, ayant conquis une classe de plus que Shin, mais cela demeurait un détail en soi.
Hiromi donna la première attaque, se lançant dans la bataille comme un chien fou. Il fit un glissé sur le sol ciré du gymnase afin de toucher les chevilles de Shin, mais cette dernière esquiva de justesse et en profita pour lui balancer un coup de pied dans les côtes. Elle enchaina avec un coup de poing au visage suivi d'un coup de coude sur le dos et d'un coup de genou au ventre.
Hiromi les sentit passer douloureusement, mais il ne perdit pas de temps pour se redresser et ainsi éviter une nouvelle attaque de Shin, il la para même se saisissant du poing qu'elle avait engagé à son encontre et lui assénant un crochet de sa main libre suivi d'un coup de pied direct.
Le combat s'annonçait long et rude. Les deux adversaires étaient plutôt coriaces.
Il en allait de même pour leurs lieutenants.
La tension était clairement palpable, tout se jouait maintenant. Il régnait également une certaine euphorie, comme si chacun savourait ces instants, ravis de pouvoir ainsi se battre contre des adversaires dignes de ce nom.
Alors que Shin engagea un nouveau coup, Hiromi l'esquiva et la saisit pour la faire basculer sur le sol et lui donner un coup de poing au visage. Elle le repoussa ensuite d'un coup de pied au torse, fit une roulade en arrière pour se relever et lui balança un coup de pied retourné.
Par la suite Hiromi lui asséna un beau crochet, puis amorça un coup de pied qu'elle bloqua avec son bras avec de lui envoyer une droite puis un uppercut. Son prochain mouvement fut évité et elle reçut en retour un coup de genou dans le ventre suivi d'un coup de poing à la tempe.
Les coups s'enchainaient à une vitesse folle. Les deux combattants dansant au cœur d'un ballet frénétique de fureur et d'agilité.
Ayant à un moment atterrit sur le sol, Shin attendit qu'Hiromi vienne à sa rencontre pour prendre appui sur ses mains et jetait ses pieds vers lui. Il recula sous l'effet du choc, et elle put ainsi se relever pour courir vers lui dans une charge qui les plaqua tout deux à terre. Elle lui donna alors un coup de genou dans les côtes avant de rouler sur le côté.
Ils se redressèrent tout deux et s'observèrent un bref instant, reprenant leur souffle.
- Tu te défends bien ! Haleta Hiromi.
- Idem pour toi ! Lui répondit-elle amicalement. On continue ?
- Et comment !
Les coups fusèrent à nouveau, interminables et impressionnants, à croire qu'ils étaient immortels et auraient pu danser ainsi toute la journée.
Hiromi lui porta un coup de pied circulaire qui manqua de la faire tomber, elle se protégea à l'aide de ses bras du nouveau coup qui se projetait sur elle et parvint à faire passer un coup de poing direct sur le menton de son adversaire.
Cependant on pouvait clairement constater qu'ils commençaient à s'épuiser mutuellement.
Cela se poursuivit ainsi pendant un long moment encore. Attaquer, parer, contre attaquer, bloquer… Une succession d'enchainements et de parades, de coups et d'esquives.
Alors que Shin, dans un dernier mouvement de pure nervosité, amorça un crochet du droit, Hiromi, également bien entamé, l'esquiva et lui offrit un coup de genou en pleine face, puis un coup de poing qui vint maculer d'un peu de sang son masque noir. Elle se sentit douloureusement chanceler et manqua de basculer en arrière, mais dans un effort surhumain elle retint cette dérive pour atterrir néanmoins sur les genoux, à bout de souffle et bien amochée.
Bien qu'elle sentait ses muscles tendus sous sa peau, le goût de sang sur ses lèvres et les bleus et contusions qui criaient déjà sur sa chair, elle ne put s'empêcher de sourire. Voilà un Corbeau dans son plus bel appareillage. Elle avait eu l'impression qu'à force de se reposer sur leurs lauriers, les corbeaux de Suzuran qu'elle avait croisé étaient devenus comme des oiseaux en cage qui ont oublié comment voler… mais non, il en existait toujours qui refuserait d'être enfermé.
Elle fixa Hiromi de ses yeux gris pâle avec une leur de respect et comme de la gratitude. Discrètement elle pivota la tête de côté pour cracher un peu de sang sur le sol, avant de voir enfin dans quel état étaient les autres. Elle n'avait évidemment pas pu suivre l'évolution des deux autres combats, et elle constata avec surprise que ceux-ci s'étaient pour ainsi achevés par double K-O. Peut-être sous-estimait-elle un peu trop ses lieutenants en définitive, contrairement à ce qu'elle avait pu pronostiquer. Elle éprouvait une certaine fierté vis-à-vis d'eux et ne pouvait réfuter le fait qu'elle les appréciait et qu'elle était contente d'être à leurs côtés. Peut-être devrait-elle leur dire, c'est toujours bon de le savoir, loin de tout sentimentalisme déplacé.
Elle regarda de nouveau Hiromi qui lui rendit son regard et son sourire. Un étrange message passant entre eux, de nouveaux liens s'étaient crées dans ce combat. Une certaine fraternité. Elle le ressentait vibrer au fond d'elle, une étrange sensation qui lui rappela celle bien lointaine qu'elle avait perdue et qu'elle pensait ne jamais retrouver, encore moins en débarquant à Suzuran. La vie réserve plein de surprises.
Soudainement une ombre surgit de nulle part l'a tira de sa rêverie. Une voix reconnaissable, aux intonations particulières.
Izaki se profila en effet derrière eux, personne ne l'ayant vu pénétré dans la salle.
- Oh, alors là vous m'épatez.
Il y avait dans ses paroles comme une pointe de sarcasme roucoulant. Il apparut enfin plus clairement, baigné de la lumière qui passait au travers des vitres situées en hauteur. Ses yeux perçants et énigmatiques qui dégageaient toujours autant de magnétisme.
- Et je vais même vous dire, en tant qu'ancien chef du collège, je suis fier de vous les gars, ouais…
Il s'adressait uniquement au trio, regardant tout particulièrement Kirishima, celui qui était bien connu comme étant le leader et la tête pensante du trio. Ce dernier couvert de sueur, épuisé et tâché de sang sur le coin des lèvres, maintenait de toutes ses forces sa volonté qui lui permettait de tenir encore debout. Il était hors de question pour lui de faiblir face à Izaki. Il s'avança alors de quelques pas, défiant explicitement son ancien mentor.
- Izaki, arrête de croire que t'es encore notre chef. Tout ça c'est fini maintenant. Je suis capable de t'éclater, j'ai peur de personne.
Il tentait de mettre toute l'assurance et l'agressivité dont il était capable dans ses mots. L'élève voulait tout naturellement volait de ses propres ailes et dépassait son ancien maitre. Izaki semblait s'en amuser, tout en respectant cette attitude.
- Arrête Hiromi, Intervint prudemment Honjô. Tu parles à un gars de Terminal, fais gaffe…
- Non, Hiromi a raison. A Suzuran l'âge ne compte pas… objecta calmement Sugihara.
- C'est le plus fort qui gagne, compléta Izaki, avec un léger et presque imperceptible sourire.
Puis il se rapprocha, nonchalamment et toujours avec classe, de son ancien camarade. Arrivé à sa hauteur, il le saisit brusquement par le col, relevant son visage à peine à quelques centimètres du sien.
- Alors jt'explose quand tu veux, conclut-il, plongeant son regard froid et pourtant ardent dans le sien.
Puis sans lâcher Hiromi, il ajouta à l'intention de Mako.
- Et toi, apprends à te peigner !
Il adressa un nouveau regard à Kirishima, paré d'un sourire franc, avant de lui faire une tape sur l'épaule.
Il pivota, changeant sa direction et fis quelques pas vers Shin.
- Quand à toi, impressionnant aussi je reconnais. Et j'ai pas oublié qu'on avait une affaire à régler. Alors ne me fais pas trop attendre…
Shin ne trouva rien à dire, toujours posée sur le sol. Elle consentit néanmoins à le regarder droit dans les yeux, comme pour lui faire comprendre que même dans cet état, elle ne se pliera jamais face à lui.
Puis Izaki détourna les talons avec arrogance, satisfait.
Hiromi put alors enfin relâcher toute la tension qui s'était vivement exercée sur ses muscles et il s'écroula presque sur le sol, non loin de Shin.
- Dire que même lui n'arrive pas à prendre le contrôle des Terminals…
- C'est du costaud à Suzuran. Remarqua Sugihara.
- Ouais, c'est vrai. En tout cas c'est moi le boss des 3e années, maintenant.
Puis il tourna son visage vers Shin.
- Bien joué, j'ai cru que j'allais jamais y arriver, honnêtement.
- Content d'avoir pu te donner un peu de challenge alors, répondit-elle.
- Il s'en est fallu de peu… Concéda Hiromi.
- Ouais, on a tous assurez les gars! , intervint Takayuki, manifestement lui aussi ravi de cet affrontement.
Tous les autres élèves avaient finalement osé se lever de leur place, ayant conservé un silence solennel depuis le début des hostilités, et ils entouraient désormais le sextuor, les acclamant comme des héros.
Le lendemain, on vit débarquer à Suzuran un étrange rassemblement.
Le trio Ebizuka, et à leurs côtés un second trio que l'on nomma rapidement Shinzuru*.
Et toutes les troisièmes années étaient à leurs ordres, sans exception ou presque...
* Shin, selon comment il est écrit, peut signifier vérité ou encore foi ou encore nouveau
Shinzuru signifie croire
J'ai choisi de nommer ainsi ce nouveau trio, car j'estime dans un sens que personne à Suzuran n'aurait pu croire que le légendaire Trio Ebizuka aurait pu avoir des difficultés face à un trio dont le chef sortait de nulle part au final… Et puis ça revêt pleins d'autres choses par ailleurs, comme la quête que mène Shin qui l'amène petit à petit à croire en ce bahut, en ses élèves et en leurs principes…
(hé oui comme quoi, généralement dans les deux fics CZ que j'écris, je m'arrange pour glisser des petites infos de ce genre, j'essaye notamment de ne pas choisir les noms à la légère... bon pas tjs mais certains XD )
Voilà^^ A bientôt !
