Bonjour, bonsoir !
Dans la foulée, j'publie la suite. L'histoire fait un bond. Sasori murit un peu, affectivement X)
J'espère que ça vous plaira ^^.
Je crois qu'il s'endormit. Remarquez, je n'en suis pas certain, mais en tout cas il avait arrêté de bouger et de parler pendant quelques heures. Il ne donna signe de vie que lorsqu'il fit jour, du moins selon moi puisque mon atelier était en sous-sol. J'avais imaginé qu'il se tiendrait un peu à distance, après la trouille que je lui avais collée, mais encore une fois je m'étais trompé. Il se glissa derrière moi, passa sa tête par-dessus mon épaule afin de voir ce que je faisais, et en même temps il souffla :
- Bonjour Danna !
Je m'appliquai à rester de marbre.
- Je suis content, reprit-il, parce que maintenant je peux faire ça !
Il enroula ses bras autour de ma taille et se serra contre moi. C'en était trop, je sortis de mes gonds (dois-je encore préciser que ma patience était très limitée ?) :
- Lâche-moi immédiatement, crissai-je d'une voix glaciale qui semblait venir d'outre-tombe.
- Non.
Je m'aperçus à cet instant précis que j'avais perdu toute crédibilité. Il n'avait plus peur de moi. En fait, j'étais un peu devenu comme un gros nounours pour lui. Sasori, tu avais fini par te ramollir ! Et du bois ramolli, c'est du bois pourrissant. Furieux, je décidai de lui montrer qui était le grand Sasori des sables rouges, un des meurtriers les plus recherchés du monde. Je fis jaillir un câble noir de mon ventre, transperçant mes vêtements pour aller s'enrouler autour de son cou et le projeter contre le mur derrière nous. Je me retournai et me rapprochait lentement de lui.
- Deidara, comprends bien que je ne veux pas de tes marques puériles d'affection. Recommence une fois, une seule, et sois sûr que je te tue.
- Pourquoi vous ne m'avez pas tué hier soir, hn ? réussit-il à articuler.
- Je suis trop indulgent. Maintenant, je considère que je t'ai assez prévenu. Je serai sans pitié.
Il semblait sceptique. Je serrai un peu plus le câble pour appuyer mes propos. Il étouffait. Je ne le lâchai que lorsqu'il s'évanouit. Lorsqu'il se réveillerait, il aurait sans doute compris la leçon.
Je me remis au travail, inlassablement. J'avais du être trop doux puisqu'il reprit connaissance à peine quelques dizaines de minutes après notre altercation. Il sortit de mon atelier sans un mot. J'essayais de me réjouir. J'étais enfin tranquille, et sans doutes pour un bon moment. Mais j'étais saisi de remords. C'était encore un gamin, et moi je me comportais comme une grosse brute. Je n'avais aucune idée de ce que je devais faire pour qu'à la fois il me respecte et qu'il ne soit pas trop malheureux. Je me retournai vers l'endroit où je l'avais projeté. Une tâche rouge attira mon attention. Je m'approchai et constatai que c'était du sang. Merde, finalement, je n'avais pas été si doux que ça. Vu l'emplacement de la tâche, j'avais du le blesser derrière la tête. Le détraqué, ce n'est pas lui mais plutôt moi.
Je remontais pour voir comment il allait. S'il avait pu se lever et monter les escaliers, alors ce n'était pas trop grave. Je le trouvai dans la salle de bain, la porte ouverte. Il était en train de se laver les cheveux, la tête penchée dans le lavabo. Le bruit de l'eau avait masqué celui de mes pas et comme j'avais pris l'habitude de dissimuler mon chakra, il ne m'avait pas senti arriver. Je m'approchai doucement, sans un bruit, et lorsque je fus juste derrière lui je posai délicatement mes mains sur l'arrière de son crâne à la recherche de la blessure que je lui avais infligé. Il sursauta mais n'osa pas se dégager. Je trouvai la petite entaille. Ce n'était pas bien grave, simplement la tête saignait toujours beaucoup.
- Ça va aller, assurai-je d'une voix grave. Ce n'est rien.
- Hn.
Il se redressa et prit le savon. Je lui retirai des mains :
- Laisse-moi faire, si tu en mets sur ta blessure ça va te faire mal.
J'entrepris de lui laver les cheveux. Pour tenter de me faire pardonner. Et peut-être aussi était-il question d'une sorte de fantasme mais je préférai ne pas approfondir ce point délicat. Je pris mon temps, et il se laissait docilement faire. J'en profitai pour rincer ses cheveux puis les sécher avec une serviette, toujours en veillant à ne pas lui faire mal. Le silence était lourd, et je faisais mon possible pour ne pas croiser son regard dans le miroir. Lorsque j'eus terminé, je rangeai la serviette et murmurai :
- Ne bouge pas.
Je descendis dans mon atelier, chercher un peigne en bois précieux et en os pour démêler ses cheveux. Je revins dans la salle de bain, il n'avait pas bougé d'un doigt. Inévitablement, je finis par croiser son regard qui s'était fait interrogateur. Je posais une main sur son épaule puis la laissai courir jusqu'à ses cheveux dorés. Je pris la première mèche avec une révérence presque religieuse et j'y fis glisser le peigne. Ses cheveux étaient très fins et je n'avais aucun mal à défaire les nœuds un par un, patiemment- une fois n'était pas coutume. Je ne me lassai pas de passer et repasser le peigne dans sa chevelure soyeuse, presque affectueusement.
- Vous faites ça vraiment… bien, souffla-t-il, troublé.
- J'ai l'habitude.
Le moment fatidique arrivait. Cela faisait déjà longtemps qu'il ne subsistait pas un seul nœud dans ses cheveux. Il fallait maintenant que je brise le charme et que je range le peigne. Après une dernière caresse, je me penchai à son oreille pour murmurer des mots qui m'arrachèrent la gorge :
- Excuse-moi.
Il sourit. Il se retourna et, face à moi, il m'enlaça brusquement. Le salaud. Profiter d'un moment de faiblesse comme ça, c'était mesquin. Je répondis à son étreinte en enserrant maladroitement ses épaules et, inspirant l'odeur de ses cheveux, je me promis de toujours le protéger.
A partir de ce jour, nos relations furent moins houleuses. De son côté, il était moins exubérant, plus fin. Moi, je le laissais s'occuper de moi. Je ne bronchais pas lorsqu'il passait ses bras autour de mon cou pour me dire bonne nuit. Je le laissais même m'assister parfois dans ma préparation des poisons. En fait, comme j'étais incapable de témoigner spontanément la moindre marque d'affection, je le laissais délibérément le faire pour nous deux. Nous nous en portions très bien.
Un jour, il descendit à l'atelier :
- Danna, nous avons de la visite !
- Qui ?
- Hidan et Kakuzu.
- Quoi ? Qu'est-ce qu'ils viennent foutre ici ?
- Je ne sais pas hn, Kakuzu veut vous voir.
D'une humeur morose, voire carrément antipathique, je me trainais dans les escaliers.
- Hum, vous oubliez Hiruko.
- Oh, c'est vrai.
Je m'enfermai dans mon pantin avant de suivre Deidara qui remontait. En effet, il n'avait pas menti, Hidan et Kakuzu nous attendait, debout dans l'entrée.
- Qu'est-ce que tu veux ? aboyai-je à l'adresse de Kakuzu.
- Moi aussi je suis ravi de te voir Sasori. Nous cherchons un gite où passer la nuit.
- Vous ne le trouverez pas ici. Dehors !
- Tu ne refuserais pas ta maison à tes camarades ? grogna Kakuzu. Où est passé ton sens de l'hospitalité ?
- Qu'est-ce que vous faites ici, d'abord ?
- Je pourchassais un homme. Un petit extra qui nous rapporterait une coquette somme. Et ce type se cache ici, dans le désert. Mais je ne tarderai pas à mettre la main dessus. Cependant, nous avons assez marché pour aujourd'hui et nous voulons nous reposer.
- Hors de question.
- Ecoute, je paye une grande partie de vos frais, à Deidara et toi, alors je ne te demande pas ton avis.
Je fulminais. Intérieurement bien sûr. Sinon, je me contentai de marmonner :
- Juste pour une nuit. Et après dehors.
- Merci, c'est trop aimable. Où pouvons-nous nous installer ?
- Deidara, montre-leur ta chambre.
Il acquiesça et les conduisit dans la seule chambre de la maison. Avant qu'ils ne disparaissent, je lâchai :
- Par contre, il n'y a qu'un lit, mais cela ne vous pose pas de problème j'imagine.
Hidan fit les gros yeux mais Kakuzu ne répondit pas. J'entendis l'albinos vaguement se plaindre en disant que si Kakuzu n'était pas si radin, ils auraient pu payer des chambres dans une auberge digne de ce nom. C'était bien le seul à pouvoir se permettre de parler à Kakuzu sur ce ton là. Enfin, à ce que j'avais compris, il n'avait rien à craindre.
Ils revinrent et Hidan s'écria :
- C'est vraiment petit ici.
- Mais je t'en prie, va-t-en si cela ne te conviens pas, sifflai-je.
- Si seulement j'avais le choix ! Et toi Deidara, tu vas dormir où du coup ?
- Pas de problème, je dors toujours avec Sasori Danna hn, répondit-il comme si c'était la chose la plus normale du monde.
Kakuzu et Hidan sursautèrent. Je m'empressai de le reprendre :
- Il veut dire dans mon atelier. Il y a assez de place pour qu'il puisse y dormir.
- Ah, d'accord. Bon j'ai faim !
- Je m'en occupe, fit Deidara. Danna ne sait même pas où est rangée la nourriture.
Il était décidé à me faire passer pour un abruti. Soit. Abominable gamin. Je descendis m'enfermer dans mon atelier, là où je pourrais avoir la paix.
Quelques temps après, la porte s'ouvrit. J'avais d'abord pensé à Deidara, comme d'habitude, mais en fait je m'aperçus que c'était Kakuzu. Heureusement, par précautions, je n'avais pas quitté Hiruko. Avant qu'il ne puisse faire un pas à l'intérieur de la pièce, je refermai la porte aussi sec grâce à la longue queue de mon pantin.
- Je t'interdis d'entrer ici.
- Alors sors de là, je vais faire un rapport sur les activités de l'Akatsuki.
- Rien à foutre. Deidara me transmettra.
- Con comme il est il risque d'oublier des informations.
Fatigué de crier à travers la porte, je sortis de mon atelier pour me trouver face à face avec l'ignoble tête de Kakuzu.
- Ne parle pas de mon coéquipier de cette manière. Il est bien plus fin que toi et Hidan réunis.
J'étais peut-être allé un peu loin dans le manque de respect, mais il m'avait poussé à bout. A ma grande surprise, il ricana :
- J'ai du mal à te croire. Mais là n'est pas la question, monte donc.
- Je ne vois pas en quoi ça me concerne. Pain me donne des missions, je les exécute, et le reste je m'en fiche.
Sur ces mots, je m'enfermai à nouveau. Je l'entendis remonter, peut-être avait-il abandonné, mais je n'y croyais pas trop. Et j'avais raison puisque quelques minutes plus tard, quelqu'un tenta à nouveau d'entrer dans mon atelier. Vainement puisque j'y avais apposé un sceau après le départ de Kakuzu.
- Danna ? Pourquoi je ne peux pas entrer ?
- Tu es seul ?
- Oui, hn.
- Entre, lançai-je en supprimant le sceau d'un geste.
- Kakuzu tient vraiment à ce que vous montiez.
- Tu fais les pigeons maintenant ? sifflai-je avec agacement.
Il posa une main sur Hiruko :
- Venez…
- Non.
- Je m'ennuie avec ces deux rustres.
- Alors reste ici avec moi.
Il resta silencieux quelques instants où je me sentis un peu mal à l'aise. Il se pencha sur Hiruko, ses cheveux dorés tombant délicatement sur lui :
- C'est plutôt mignon ce que vous venez de dire.
- Deidara, tu m'uses.
- Allez venez, hn. Si on fait traîner son rapport, il ne voudra pas partir. Donc plus vite ce sera fait, plus vite nous serons tranquilles, tous les deux.
- Tous les deux ça ne veut pas dire tranquille pour moi.
- Vous mentez. Sinon, pourquoi vous me laisseriez entrer ici alors que vous pouvez très bien fermer la porte ?
Gêné, je cédai :
- Bon, dépêchons.
Je crus déceler un sourire satisfait se dessiner sur ses lèvres. L'idiot.
Kakuzu nous fit son ennuyeux rapport, où il était principalement question d'argent pour ne pas changer. Deidara finit par somnoler, avachi contre moi. Hidan aussi dormait. Et moi, je faisais semblant d'écouter.
- Voilà, c'est tout, finit-il par conclure. Bon, je vais aller me coucher, Hidan, tu n'auras qu'à dormir sur le canapé.
Le fanatique soupira.
- Viens Deidara, ne reste pas seul avec ce malade.
Ils nous regardèrent disparaître dans mon atelier, l'air un peu circonspect.
Le lendemain, à la première heure (Deidara dormait encore) je montai pour réveiller nos deux confrères et les jeter dehors.
- Pars devant, ordonna Kakuzu à son coéquipier, je dois dire deux mots à Sasori.
Hidan s'exécuta (non sans protestations énergiques) et nous nous retrouvâmes seuls dans la chambre.
- Que se passe-t-il ?
- C'est plutôt moi qui devrais te poser cette question.
- Comment ça ?
- Ça à l'air de plutôt bien se passer avec le petit.
- Qu'est-ce que ça peut bien te faire ?
- Depuis quand tu dors avec tes coéquipiers ?
- C'est lui qui insiste. Et je te répète que je ne dors pas avec lui, il dort dans un coin de mon atelier pendant que je travaille.
La discussion prenait une tournure qui ne me plaisait pas.
- Et cette manie de te faire appeler Danna, ça vient d'où ?
- Je t'en pose des questions ?
- Non mais moi je m'en pose. Et hier il s'est endormi contre toi, comme si de rien n'était.
- C'est un gosse, je ne vois pas le problème.
- Et lui, il peut entrer dans ton atelier quand il le souhaite. Et te faire faire ce qu'il veut.
- Il faut croire qu'il est plus persuasif que toi.
Je m'aperçus que mes paroles pouvaient être légèrement ambigües… Kakuzu me dévisagea bizarrement, mais il se contenta de déclarer :
- Je ne sais pas ce que tu fais, mais tu te conduis étrangement.
- Tu as des problèmes avec ma morale ? Tu serais bien mal placé, lançai-je d'un ton provoquant.
- Non, non. Je te préviens simplement.
- Si c'est une menace tu ne me fais pas peur.
- Je sais que je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais ne fais pas de sottises.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Le sentimentalisme, ce n'est jamais bon dans notre position. Il faut toujours être prêt à sacrifier ton partenaire contre ta propre vie et je ne sais pas si tu en serais encore capable.
- Je m'occupe de Deidara comme je l'entends, c'est clair ?
- Naturellement. Et bien, au plaisir de te revoir, Sasori.
- C'est ça.
Lorsqu'il fut parti, je claquai la porte et redescendis dans mon atelier. En me retirant d'Hiruko, je jetai un œil à Deidara qui dormait encore profondément. Bien sûr que je pourrais le sacrifier pour sauver ma propre vie. Je comptais même récupérer son corps et en faire une de mes plus belles marionnettes.
Il se mit à marmonner et à s'agiter. Il devait faire un cauchemar. Je le secouai doucement par l'épaule. Il se réveilla, les yeux écarquillés, l'air effaré.
- C'était juste un mauvais rêve, soufflai-je en lui caressant les cheveux, rendors-toi.
Il sourit vaguement avant de refermer les yeux.
Hum. Peut-être qu'après tout, je ne serais pas capable de le laisser mourir sous mes yeux.
Lorsqu'il se réveilla, il vint s'asseoir près de moi, les cheveux ébouriffés, le regard brumeux.
- 'Jour Danna.
Je levai les yeux de mon ouvrage et le contemplai un instant. D'une main je repoussai une mèche qui tombait devant son visage.
- Bien dormi ?
- Hn.
Il avait l'air préoccupé.
- Qu'est-ce qui ne va pas ?
Il eut un moment d'hésitation avant de cracher le morceau :
- Hidan et Kakuzu m'ont parlé hier.
- Quand ?
- Pendant que vous étiez ici.
- Qu'est-ce qu'ils t'ont dit ?
Il lissa machinalement ses cheveux, mal à l'aise.
- Parle !
- Oui, oui. Ils… Ils m'ont dit de rester sur mes gardes, avec… avec vous.
- Comment ça ?
- Ils ont dit que si vous étiez gentil avec moi, c'était très bizarre et que c'était mauvais signe… Apparemment, vous projetteriez de me transformer en marionnette…
Les connards. Ah ils avaient bien réussi leur coup, dans la famille je fous la merde, ce sont les meilleurs ! Deidara me scrutait de ses grands yeux bleus, naïfs et un peu effrayés.
Je ne pus m'empêcher de lui caresser doucement la joue :
- Je ne vais pas te mentir, j'y ai pensé. Tu ferais une œuvre magnifique, sans doute un de mes plus beaux chefs-d'œuvre. Mais, récemment tu m'as fais comprendre qu'il y avait des choses, des gens, plus importants que mes pantins. Pour être franc, je te préfère en chair et en os.
Il rit :
- Je suis sûr que vous dites ça pour être gentil, mais en fait c'est très bizarre, hn !
- Idiot !
Il me prit dans ses bras, comme il le faisait souvent. Je repensai tout à coup à cette fois où il m'avait embrassé. Puis au sermon que m'avait fait cet abruti de Kakuzu. Il allait voir ce que j'en foutais de sa morale à la noix. Je pris le visage de Deidara et l'embrassai fermement. Après un moment de surprise, il me serra plus fort et répondit langoureusement à mon baiser. Si j'avais eu un cœur, je crois qu'il n'aurait pas tenu le coup. Il se dégagea au bout de quelques instants, le souffle court :
- Désolé, mais il y en a qui ont besoin de respirer de temps en temps.
- Excuse-moi.
Avant que j'aie terminé il avait retrouvé mes lèvres. Et même si en tant que pantin mes perceptions sensibles étaient sérieusement limitées, il me donnait le vertige.
Il passa une main sous mon haut et alla palper mon « cœur ». Je frissonnai violemment, c'était le seul endroit sensible de ma personne. Un peu trop d'ailleurs, j'en eux presque la nausée. Je le renversai sur le dos, et sa main se retira de mon torse pour s'enrouler autour de mon cou. Soulagé, je l'embrassai à nouveau, laissant ma main glisser dans ses cheveux.
- Danna, soupira-t-il lascivement.
Puis ce ne fut plus la voix de Kakuzu qui résonnait à mes oreilles mais la mienne, beaucoup plus insidieuse « Ce n'est qu'un gosse ». Je me redressai brusquement.
- Excuse-moi, je ne sais pas ce qui m'a pris.
Il s'appuya sur ses coudes, étonné.
- Tu es si jeune, et moi, et bien on peut dire que je suis vieux… C'est malsain.
Il baissa les yeux, il était écarlate et ses yeux brillaient. Attendri, du moins autant que je puisse l'être, je soulevai son menton et murmurai :
- Ce n'est pas grave, de toute façon tu sais bien que c'est absurde. On est quand même biens tous les deux, ce n'est pas la peine de tout compliquer.
Il acquiesça en retenant ses larmes. Je déposai un dernier baiser sur sa joue avant de sortir, pour le laisser un peu seul.
You were so young,
And I guess I'm old.
Open your eyes,
I'll keep mine closed.
I prefer standing,
And you take your seat.
I'll be wide awake,
And you'll be asleep.
And you'll fall down a hole.
That's the one place we both know
You take me with you if you could, but I wouldn't go
I guess sometimes we both loose our minds, to find a better road.
I can be pensive,
You can be so sure.
You'll be the poison,
I'll be the cure.
I'm alone on the journey,
I'm alive none the less,
And when you do your very worst,
Mmmmm it feels the best.
And you'll fall down a hole.
That's the one place we both know
You take me with you if you could, but I wouldn't go
I guess sometimes we both loose our minds, to find a better road.
All American Rejects -The Poison
Personnellement, je trouve que cette chanson va merveilleusement bien à Sasori, le titre, les paroles (du moins celles que j'ai recopiée). Même si je ne le vois pas avec sa grat' au coin du feu chanter la sérénade à Deidara Haha.
