Pour celles et ceux qui s'inquiètent, il y aura bien une suite et une fin à cette FF, d'ailleurs elle déjà en grande partie écrite mais il reste à la peaufiner et le temps manque cruellement entre le boulot, les enfants ... ( eh oui tout ceux qui postent des FF ne sont pas des associables qui dévorent des séries à longueur de journées et peuvent se terrer tranquillement pour écrire ! ). Bonne lecture

Cette nuit comme toujours depuis quelques semaines Kate n'avait fait que tourner et se retourner dans son lit. Elle avait beau regarder le problème dans tous les sens, elle n'avait d'autre solution que d'aller lui parler et cette nuit, sa décision était prise. Il fallait qu'elle le revoit au plus vite. Elle ne pouvait pas continuer à se voiler la face, elle se faisait du mal et pire que tout, elle lui faisait du mal. C'est donc à 7h00 du matin qu'elle décida de lui envoyer un SMS, elle ne se sentait pas la force de l'appeler. Elle écrivit le message mais ce n'est qu'à 8h00 après un café, une douche et de nouveau un café qu'elle appuya sur la touche envoi. Une minute après, son téléphone lui annonça l'arrivé d'un SMS.

Je serai là vers 19h00, dois-je venir armé ? R.C

Le drapeau blanc me semble plus approprié. KB

Un léger sourire traversa son visage. Si l'humour était encore présent, c'est qu'elle avait une chance de recoller les morceaux.

Kate passa la matinée à ranger son appartement tandis que Castle essaya tant bien que mal d'avancer son roman, l'inspiration étant revenue comme par enchantement mais l'excitation de revoir sa muse l'empêchait de se concentrer sérieusement. De plus un millier de questions lui traversaient l'esprit : Pourquoi lui donner rendez-vous, pourquoi chez elle et non pas dans un lieu neutre comme leurs dernières rencontres, voulait-elle vraiment faire une trêve, est ce qu'elle n'avait pas pris la décision de stopper définitivement leur collaboration et ne voulait pas d'esclandre au milieu de ses collègues.

Dans l'après-midi Kate reçu un appel de Lanie.

- Oui Lanie ? fit elle un peu blasée

- Bonjour à toi aussi, maugréa la légiste, qu'est-ce que tu fais ce soir ? Je pensais qu'on pourrait aller boire un verre puisque ni toi ni moi ne sommes de garde ce week-end.

- Oh, désolée Lanie mais ce soir c'est au lit de bonne heure, je me lève tôt demain pour aller me balader avec mon père.

- Tu es sûr que tu ne vas pas rester cloitrer chez toi à pleurer comme tes derniers jours de repos ?

- Je t'assure Lanie. Je vais vraiment chez mon père.

- Comme tu voudras, si tu changes d'avis fais-moi signe.

- Ok Lanie. Passes un bon week-end et merci.

Kate avait rougi à l'évocation de ce mensonge mais connaissant Lanie, elle n'aurait pas pu s'empêcher de la harceler dès ce soir.

Elle descendit par la suite à l'épicerie en bas de chez elle et pris de quoi préparer un bon repas puis revint à son appartement les bras chargés de victuailles. Cela faisait un moment que sa cuisine n'avait pas vu de produits frais mais que sa poubelle engloutissait des boites et des boites de plats à emporter. Elle voulait faire un repas simple mais tout de même raffiné. Elle avait donc opté pour une salade de crevettes, pommes vertes et orange en entrée, puis un Parmentier de canard confit avec des minis légumes et pour finir une mousse à la framboise avec une ganache au chocolat. Kate ne prenait que très rarement le temps de cuisiner mais elle adorait ça. Petite, elle passait des heures dans la cuisine avec sa mère, c'était leur moment à toutes les deux et il était hors de question que son père vienne les déranger. L'après-midi avait défilé à une vitesse folle. Tout était quasiment prêt vers 18h00, elle se dit alors qu'un petit bain serait bien agréable pour se détendre avant l'arrivée de Castle. Elle se délassa un moment et plus les minutes filées, plus elle sentait des petites papillons dans le bas de son ventre. Cette sensation elle n'aurait su la définir. Un mélange d'excitation et de peur. Ce n'était pourtant pas la première fois que Rick venait diner chez elle. Rick ? Pourquoi l'avoir appelé Rick et non Castle. Peut-être, se dit-elle, que c'est le signe que je suis enfin prête à assumer mes sentiments.

Ce n'est que lorsqu'elle sentit l'eau du bain refroidir qu'elle se décida à sortir. Entourée d'une serviette, elle se dirigea vers la commode de sa chambre. Consciemment ou inconsciemment, elle choisit un soutien-gorge et un shorty en dentelle noire qui mettait parfaitement ses formes en valeur. Dans son armoire, elle opta pour un jean skinny et un débardeur légèrement décolleté. Puis une fois coiffée et légèrement maquillée, elle mit en route un feu dans son poêle à bois. Il était presque 19h00 quand elle retourna finir ses dernières préparations en cuisine. Elle finissait de dresser sa salade dans les assiettes quand la sonnette retentit. Elle prit quelques secondes devant la porte pour respirer et ouvrit. Elle se retrouva nez à nez avec un drapeau blanc accroché à un petit bâton qui s'agitait devant elle.

- Il parait qu'une trêve pourrait être négociée ici ce soir ? fit Castle peu sûr de lui.

- Arrêtez de faire l'enfant Castle, entrez !

Il avait une main cachée derrière son dos.

- Tenez Beckett, j'ai pensé que quelques fleurs blanches orneraient mieux la table qu'un drapeau blanc.

Beckett s'empara du bouquet de roses blanches.

- Merci, mais qui vous dit qu'une trêve sera signée ce soir Monsieur l'écrivain, dit-elle d'un ton taquin.

- Je pense qu'il serait bon de commencer par des négociations et ensuite nous verrons bien si les 2 parties peuvent trouver un terrain d'entente fit l'écrivain en soutenant le regard de sa partenaire.

- Allez au salon, je finis une dernière chose en cuisine et j'arrive.

Castle déposa sa veste sur une chaise de la salle à manger et passa au salon.

- Qu'est-ce que je vous sers à boire Castle ?

- Qu'est-ce que vous m'offrez ?

- J'ai du whisky, du vin ou une bière.

-Je veux bien un whisky s'il vous plait.

- Avec glace c'est ça ?

- On ne peut rien vous cacher détective.

Son regard balaya le salon de Kate. Tout était ordonné, comme toujours. Kate n'était pas du genre maniaque mais il savait qu'elle aimait bien que chaque chose ait une place bien définie. Cependant, son regard fut attiré par un boitier DVD posé sur un album photo blanc, le tout posé sur un petit guéridon. Il s'approcha un peu plus et vit le titre imprimé sur la jaquette : « Katherine and Richard wedding ». Son cœur manqua un battement, il tenta de respirer mais c'était comme si tout à coup on venait de vider l'air de la pièce. Ses mains étaient devenues moites et c'est avec son index tremblant qu'il effleura les lettres dorées. Kate qui avait sorti ses petites cocottes de Parmentier du four s'approcha à son tour du salon avec sur un plateau deux Whisky des toasts fait-maison et des olives. Castle leva les yeux vers sa muse timidement.

- Vous les avez gardés ?

-Justement, est ce que vous voulez les prendre chez vous ?

Il bégaya tant bien que mal.

- Je… je ne sais pas, peut-être, pourquoi pas, oui, enfin à moins que vous souhaitiez les garder ici.

- Pourquoi ne pas envisager une garde alternée ?

Il la regarda avec des yeux ronds comme des soucoupes.

- Je plaisante, reprit-elle. Si vous voulez vous pouvez les prendre.

- Avec plaisir. Enfin je veux dire d'accord.

- Tenez.

Elle lui tendit son verre

- Merci.

Kate fit signe à Castle de prendre place sur le canapé. Ça y est, le malaise était bien revenu. Pas un mot ne sortait de leur bouche, chacun trouvant subitement un attrait tout particulier au parquet du salon. C'est Castle qui comme souvent brisa le silence.

- Je ne sais pas ce que vous avez cuisiné mais ça sent vraiment très bon.

- Oh c'est trois fois rien vous verrez.

Il y eut un nouveau silence. Puis comme une fois n'est pas coutume, ils parlèrent en même temps.

- Beckett !

- Castle !

- Vous d'abord !

- Non allez-y, je vous en prie.

- Je…, balbutia-t-il en baissant la tête penaud, je… enfin depuis… et bien j'ai vraiment beaucoup de mal à retrouver l'inspiration et je me demandais si je ne pourrais pas revenir au poste de temps en temps. Même si je ne vous suis plus, je pourrais peut-être travailler avec Ryan et Esposito disons quelques jours par mois.

Il avait levé la tête vers Beckett pour dire cette dernière phrase. Il enchaîna.

- Pour ne rien vous cacher, la stimulation intellectuelle que procure une enquête ma manque et l'ambiance du poste me manque aussi…

Il venait de rebaisser la tête.

- Ecoutez Castle…

- Non c'est moi, excusez-moi, c'est encore trop tôt pour vous et je le comprends, je n'aurai pas dû, oubliez ce que j'ai…

- Castle ! le coupa-t-elle. Le problème n'est pas là Castle.

Elle se leva, partit chercher la bouteille de Whisky, lui resservit un verre et fit de même pour elle. Après une bonne gorgée pour se donner du courage, elle se rassit et souffla d'un trait.

- Je vous ai menti.

Castle l'interrogea du regard.

- Je vous ai menti … à l'hôpital.

Il essayer de se rappeler leur conversation mais ne voyait pas sur quoi elle aurait pu mentir.

- Lorsque vous êtes venu me voir à l'hôpital, lorsque l'on m'a tiré dessus, j'ai menti. Je me souvenais de tout.

- Je sais.

- Vous savez ?

- Oui, depuis l'enquête sur la bombe, j'étais derrière la vitre sans teint quand vous avez interrogé le jeune homme.

- Oh…

Elle triturait son verre dans ses mains.

- Je n'étais pas prête Castle, j'étais avec Josh, j'avais beaucoup trop de choses à gérer en même temps : la mort de Montgomery, les nouveaux éléments dans le dossier de la mère, ma convalescence. Il fallait que je mette de l'ordre dans tout ça et le Docteur Burke, mon psychologue m'a beaucoup aidé.

- Je suis désolé.

- Elle lui fit un signe de négation avec sa tête.

- Non Castle, vous avez dit ce que vous ressentiez et ça c'est ce qui est normal, vous avez de la chance de pouvoir le faire, moi je suis une handicapée des sentiments et par conséquent je fais du mal aux gens qui m'aiment et que j'aime.

Une larme solitaire s'échappa de son œil.

- Kate, non…

- Laissez-moi finir Castle. Ce mariage à Las Vegas, ce n'est pas à vous que j'en voulais mais à moi-même. C'était plus simple de vous rendre responsable, mais nous étions deux pour nous marier. Et je pense que la drogue n'a fait que décupler ce que je ressens vraiment. Je m'en veux de n'avoir pas su me contrôler parce que d'habitude la grande Katherine Beckett contrôle toujours tout, sait très bien utiliser sa poker face. Lorsque l'on m'appelé pour me dire que tu avais eu un accident, j'ai eu l'impression que mon mode s'écroulait encore une fois. Je ne veux plus passer à côté du bonheur Rick, je veux le vivre pleinement, la vie est trop courte.

Elle le regardait. Il avait l'air perdu, mais elle pouvait voir un petit sourire se dessiner sur ses lèvres. Il avait décidé de la laisser faire le premier pas. Il était hors de question qu'elle se braque. Il fallait qu'elle sorte tout ce qu'elle avait sur le cœur. Elle reprit en posant sa main sur celle de Castle. Aussitôt il ressentit une immense chaleur.

- Ce que je ressens pour toi me fait peur au plus haut point. Je n'ai jamais ressenti quelque chose d'aussi fort et j'ai terriblement peur de tout gâcher ou que l'on perde la complicité que l'on a et ce mariage est à l'opposé de ce que je voudrais faire avec toi. Je voudrais qu'on avance petit à petit, étape par étape, enfin… elle baissa la tête. Si tu veux toujours de moi.

- Comment pourrais-je résister à une si belle déclaration ?

Elle s'approcha de lui et vint se caler dans ses bras, puis au bout de 5 minutes où ils n'avaient pas bougés d'un millimètre, elle leva la tête, accrocha son regard tendre bleu azur et vint doucement poser ses lèvres sur les siennes. Le baiser fut d'une douceur extrême, court, mais il fit passer tellement de sentiments que tous les deux en eurent des frissons. Kate se calla alors dans les bras de son partenaire. Tandis qu'il la serrait tendrement, elle commença à dessiner des arabesques sur sa chemise puis elle releva à nouveau la tête et fondit sur les lèvres de son écrivain. Cette fois, le baiser fut plus passionné, de sa langue, elle lui caressa la lèvre inférieure pour demander un baiser plus profond, chose qu'il lui accorda instantanément. Leurs langues se mirent alors à danser, leurs bouches émettant un petit gémissement de temps à autre. C'est à bout de souffle qu'ils se séparèrent. Kate qui ne comptait pas en rester là sortit la chemise du pantalon de Rick et commença à la déboutonner tout en posant de petits baisers dans son cou. Il s'empara de sa bouche avidement mais se stoppa soudain alors que Kate en finissait avec sa chemise. Il se leva brusquement.

- Je ne peux pas Kate !

Il avait déjà attrapé sa veste et se trouvait maintenant dans l'entrée. Elle avait l'air abattu.

- Tu as rencontré quelqu'un c'est ça ? Qu'est-ce que je peux être stupide. Tu as eu raison, tu ne pouvais pas passer ta vie à m'attendre et moi je te saute dessus.

- Ce n'est pas ça Kate !

Elle se leva et s'approcha de lui les larmes aux yeux. Il lui essuya les larmes avec son pouce.

- Kate j'ai juste peur que si l'on commence je ne puisse pas m'arrêter. Il vaut mieux que je rentre chez moi sinon je ne suis pas sûr de pouvoir me comporter un gentleman ce soir.

Aussitôt un sourire illumina le visage de Kate et elle lui susurra d'un ton aguicheur.

- Qui t'a demandé de te comporter en gentleman ?

- Tu as dit que tu voulais y aller étape par étape, hors vu comme c'était parti, je crois qu'on en aurait sautées quelques-unes.

- Pour ma part, je pense que 4 ans à me faire la cour, c'est plus que suffisant, donc je dirai, étape 1 validée.

Elle lui fit un léger baiser sur le nez, puis le menton et les lèvres en lui faisant lâcher sa veste puis entoura sa taille de ses bras. Toujours plus aguicheuse, elle poursuivit.

- Quant à l'étape 2, elle lui attrapa le lobe de l'oreille ce qui le fit crier comme une fillette. Et bien l'étape 2, le baiser nous l'avons validé il y a plus d'un an si tu te souviens bien, mais je suis prête à te faire une petite piqure de rappel.

Et sur ce elle l'embrassa goulument, le fit pivoter et le poussa fermement vers le canapé de manière à ce qu'il s'allonge. Elle se mit sur lui à califourchon. Il fut surpris par l'audace de sa partenaire. Il connaissait son tempérament fonceur mais là il en resté scotché.

- J'en déduis Monsieur Castle que nous pouvons directement aller à l'étape 3, si cela vous convient, Gentleman…

- Montrez-moi en quoi consiste l'étape 3 Miss Beckett et nous verrons si nous pouvons la valider dès ce soir.

C'est avec passion et tendresse qu'ils s'embrassèrent et s'effeuillèrent mais au moment où Beckett allait se débarrasser du dernier bout de tissus de Rick, il stoppa un instant.

- Pas ici Kate, je veux te faire l'amour comme il se doit, allons dans ta chambre.

- Je ne vous savez pas si vieux jeu Writter Boy, mais c'est tellement adorable.

- Man, c'est Writter Man

- Et un brin prétentieux en plus.

- Viens par-là que je t'en donne la preuve.

Il la porta jusqu'à sa chambre et c'est avec une tendresse infinie qu'ils s'unirent pour la première fois. Ils restèrent un moment blottit dans les bras l'un de l'autre écoutant les battements de leurs cœurs et savourant ce moment de plénitude.

- Ok tu as droit au titre de Writter man.

- Merci Lieutenant.

- Je ne sais pas toi, mais moi je meurs de faim.

- Moi aussi.

- Je vais prendre une douche et on mange ?

- Ok je t'attends.

Elle sortit du lit, il ne put s'empêcher de regarder ce corps qu'il trouvait si parfait. Elle était déjà dans la salle de bain quand il entendit.

- Si tu veux aussi prendre une douche, tu devrais te dépêcher.

Ni une ni deux, Castle sauta hors du lit. Pour la seconde fois, ils s'unirent. Cette fois ce fut beaucoup plus bestial. Ils laissèrent échapper les 4 ans de tensions sexuelles.

Pendant qu'elle réchauffait le repas, Kate remarqua que Caste était en train de pianoter sur son téléphone.

- Ne me dis pas que tu es en train de poster un tweet !

- Où vas-tu chercher une idée pareille ?

- Je te connais Castle.

- Faut croire que non. J'envoie juste un sms à Alexis pour qu'elle ne s'inquiète pas. Cependant, je pensais louer les services d'un pilote demain pour qu'il fasse flotter une banderole du genre : Kate Beckett et Richard Castle au panthéon du bonheur ou alors non, mieux : Kate Beckett et Richard Castle Always.

- Tu es intenable Castle.

En disant cela elle venait de poser l'entrée sur la table.

- Allez viens manger c'est prêt.

Castle s'approcha de la table.

- Waouh c'est magnifique Kate !

Il ne put s'empêcher de piquer un bout de crevette avec ses doigts.

- Et c'est délicieux continua-t-il. Tu m'avais caché t'es talent de cuisinière. Il n'y a pas que le brunch que tu fais à merveille.

- Il y a encore tant de chose que tu ignores Rick.

Il frissonna à l'évocation de son prénom. Elle l'avait dit avec tellement de sensualité.

Ils passèrent le reste de la soirée à discuter et c'est repu et un sourire béa sur les lèvres qu'ils s'endormir après un énième round.

Kate se réveilla dès le lever du jour, et malgré le fait qu'elle n'ait dormi que quelques heures, elle se sentait en pleine forme. Elle se redressa légèrement et cala sa tête dans sa main afin de mieux observer son amant. Il paraissait tellement serein. Elle avait déjà eu l'occasion de le voir torse nu mais là elle prenait un réel plaisir à le détailler à tel point que ses doigts vinrent délicatement le caresser. Il ouvrit doucement les yeux.

- Hey

- Hey bien dormi ? Excuses-moi, je ne voulais pas te réveiller.

- Des réveils comme celui-là, j'en veux bien tous les jours.

Il l'embrassa tendrement.

- Ça fait longtemps que tu es réveillée ?

- Un petit quart d'heure, tu es tellement mignon quand tu dors.

- Tu m'as regardé pendant tout ce temps ?

Elle lui fit un petit baiser dans le cou.

- Ça se pourrait bien.

- Waouh c'est flippant.

- Dois-je te rappeler ce que tu fais au poste quand je remplis la paperasse ?

Il fit une mine boudeuse.

- Oui mais moi ça fait partie intégrante de mon métier d'écrivain d'observer les gens.

- Et que crois-tu que l'on fasse nous autres pauvres policiers ? Le langage corporel a une grande importance !

- Touché !

Et il fondit sur ses lèvres. C'est Kate qui prit la parole quand le baiser se termina.

- Castle ?

- Oui ?

- Je, j'aimerai ne pas mettre tout le monde au courant pour nous deux.

- Où est le problème Kate ?

- Tu connais Gates, elle cherche à te virer par tous les moyens alors mieux vaut ne pas lui donner de munitions. Tu sais, les relations entre coéquipiers ne sont pas vraiment tolérées.

- Mais je ne suis pas flic, tu me le répètes assez.

- Et tu crois que le capitaine fera une différence? Et je ne veux pas que tu quittes l'équipe.

- Ça veut dire que je peux reprendre mon poste ?

- Plutôt deux fois qu'une.

- Merci.

- Non, tout le plaisir est pour moi Monsieur Castle.

Elle lui donna un petit baiser.

- Et en ce qui concerne la famille et les amis ?

- J'aimerais qu'on attende un peu, histoire de voir où tout ça va nous mener. Tu sais j'ai encore pas mal de choses à régler et ça ne sera pas facile tous les jours pour toi.

- Je trouve que tu as déjà fait pas mal de progrès et je serai là pour t'aider.

- Je sais, ça fait 4 ans que tu es là pour moi Rick.

- Always.

Il la fit pivoter sous lui et l'embrassa tendrement.

- Tu avais prévu quelque chose aujourd'hui, demanda-t-il ?

- Pas du tout, j'ai dit à Lanie que j'avais prévu une journée avec mon père mais en fait je n'avais rien prévu.

- Rien ? Dit-il avec un sourire espiègle.

- Rien.

- Vous êtes une vilaine menteuse Melle Beckett.

-Puisque je te dis que je n'avais rien prévu !

- A d'autres ! Ricana-t-il.

- Bon d'accord, il se pourrait que j'eusse pensé, très brièvement, que nos débats pour la signature de la trêve pourraient, comment dire, se prolonger une bonne partie du week-end

- Vous m'en voyez ravi très chère. Débats ou ébats ?

Tous les deux éclatèrent de rire et enchainèrent avec un nouveau round.

- Tu ne m'as toujours pas dit ce qu'on allait faire aujourd'hui.

- J'aimerais bien faire un tour à Central Park pour courir un peu et puis on peut emporter un pique-nique.

- Courir ? Je ne pensais pas que tu aurais besoin de sport après cette nuit.

- Promis j'irai doucement et puis si tu ne râles pas trop, tu auras peut-être droit à un massage après.

- Ok, va pour le jogging mais il faut que je passe au loft pour me changer avant.

- Voilà ce qu'on peut faire, on se fait un bon petit déjeuner puis toi tu vas te changer pendant que je prépare le pique-nique et dès que j'ai fini, je passe te prendre.

- Ça me va. Allons-y.