Notes de l'auteur : merci à toi, Ombre176, pour tes reviews ! Je trouve, moi aussi que c'est un peu dommage que je n'en aie pas plus mais même si tu es le seul à lire ma fic, sache que cela me suffit amplement pour la continuer.

Notes de l'auteur II: après mûres réflexions, je me suis aperçu que certains termes utilisés dans mon histoire pourraient paraître compliqués, voire incompréhensibles pour quelqu'un qui n'est pas habitué à lire ou à regarder l'animé Naruto. Cela concerne surtout les différents termes ninjas qui sont difficiles à comprendre. Alors je me suis dit qu'un petit « lexique du shinobi » serait le bienvenu dans cette fic. Voilà, c'est parti !

Kunai dard de lancer ninja en acier très tranchant. Bien qu'il soit le plus souvent lancé en direction d'une cible, le kunai peut également servir au corps-à-corps.

Shuriken étoile de lancer ninja. Généralement, c'est une arme non mortelle destinée à blesser l'adversaire mais si il atteint un point vital, comme la gorge par exemple, li victime peut succomber à la blessure.

Shinobi : autre nom pour désigner un ninja.

Ninpô : technique ninja.

Taijutsu : art d'utiliser le corps.

Genjutsu : art d'utiliser les illusions.

Suiton : art d'utiliser l'eau.

Katon : art d'utiliser le feu.

Doton : art d'utiliser la terre.

Fûton : art d'utiliser le vent.

Raiton : art d'utiliser la foudre.

Donc, cher/chère lecteur/lectrice, si, dans les chapitres suivants, un terme ou une expression vous échappe, veuillez revenir à ce chapitre ci. Merci de votre attention et bonne lecture !

Chapitre 4 :

- Kim ? parvint à articuler Robin.

La jeune rousse le regardait, les yeux grands ouverts. On aurait dit qu'elle voyait un fantôme. Robin, quant à lui, sentit une vague de colère l'envahir ; le souvenir encore brûlant des cinq doigts de Kim sur sa joue le fit frémir. Sans oublier les choses pas très gentilles qu'elle lui avait lancé avant de lui coller la fameuse gifle.

- Robin, t'es revenu ?

Le regard du jeune homme se durcit.

- Ouais, répondit-il avec raideur, je suis revenu, fallait bien non ?

Sentant l'atmosphère se dégrader rapidement, Monique prit la parole.

- Salut, Kim, lança-t-elle sur un ton trop enjoué pour paraître naturel, alors, prête pour la dernière année au lycée ?

Mais Kim ne faisait pas attention à elle. Elle se contentait de fixer Robin d'un air incrédule. C'était bien son meilleur ami qui venait de lui parler avec une telle froideur ? Et comme une mauvaise chose n'arrive jamais seule, c'est ce moment précis que choisit Bryan pour apparaître derrière Kim, en lui enlaçant la taille de ses deux bras musclés.

- Hé Kim, s'exclama-t-il joyeusement, j'ai vu que t'éais de nouveau dans la même classe que Bon...

Il s'interrompit en voyant les deux personnes devant lui dont une qui s'était mise à le dévisager avec une antipathie évidente.

- Hé, salut Monique...et...oh, salut Trépide...

Son ton était devenu beaucoup plus glacial quand il avait salué Robin. Ce dernier se raidit mais imperceptiblement, de sorte que personne ne le vit serrer les poings.

- Revellhawk...fit-il sur le même ton.

Il fut un temps ou le blondinet aurait pu être effrayé par ses gros biceps et sa carrure mais plus maintenant. Certainement plus maintenant.

-Robin, commença Kim, je voulais te dire...

- Bien, coupa Robin avec un sourire moqueur, je vois que tout le monde est en parfaite santé, alors le looser de service ne va pas vous emmerder plus longtemps...Monique, Bryan, Kimberly, à plus !

Et avec ces derniers mots Robin passa devant Monique et devant le couple avant de disparaître au détour d'un couloir. Ces derniers n'en revenaient d'ailleurs toujours pas de son étrange comportement.

« Kimberly, pensa Kim, il m'a appelé Kimberly ! Pas Kim P, pas même Kim ! »

- Qu'est-ce qu'il lui prend à ton copain ? Il se sent pas bien ou quoi ? demanda Bryan avec une expression mi-amusée, mi-interrogative.

La jeune fille ne répondit rien. La joie qu'elle avait éprouvée un court instant en le revoyant s'était évaporée pour laisser place à une tristesse plus grande encore que lorsqu'il était parti pour le Japon.

« Tu voulais savoir si il t'en voulait encore, fit la petite voix désagréable dans sa tête, eh bien je crois que tu as la réponse... »

A l'autre couloir, Robin marchait d'un pas rageur vers sa classe. Rufus, était sorti de sa poche et le regardait d'un air accablé.

- Hmm, hmm, pas bon, gémit-il en secouant sa tête en signe de désaprobation.

Cela eut pour simple effet d'irriter encore plus son maître, si c'était encore possible.

- Raah, tu vas pas me faire la morale, pitié...lança Robin à l'adresse de son rongeur. Ecoute, mon vieux Rufus, les choses sont comme elles sont et je n'y peux rien ! Tu vas quand même pas m'en vouloir d'être en colère elle non ? Elle m'a giflé je te rappelle...

Le taupinet tondu soupira profondément et se mit à fixer le sol carrelé. Juste à l'instant où il allait pénétrer dans son local, Robin fut appelé par une voix féminine particulièrement désagréable.

- Hé, mais c'est le looser !

« Super, siffla Robin entre ses dents, il ne manquait plus qu'elle pour que tout soit parfait...Non, mais quelle rentrée de mer... »

Se retournant, il avisa une superbe jeune fille aux courts cheveux bruns et aux yeux azur s'avancer vers lui en faisant rouler ses hanches à damner un saint. Elle portait un top rose bonbon et une minijupe rouge à la limite de la décence, mais ce n'était pas tant ça qui surprit Robin ; c'était plutôt le garçon à son bras. C'était Brick Flagg, le type super musclé.

- Brick ? Tu...Tu sors avec Bonnie ? interrogea-t-il un peu surpis.

- Ben ouais et alors ? répliqua l'intéressé avec un air suspicieux. T'as un problème avec ça ?

- Non, grogna Robin en guise de réponse. Alors quoi, qu'est-ce que tu me veux, Bonnie ?

- Juste te demander comment t'as fait pour passer ton année, t'as payé les profs ou quoi ?

Le blondinet, habitué à maîtriser ses émotions, ne releva pas l'insulte mais il afficha un visage sans expression.

- J'ai fait comme tout le monde, Bon-Bon ; j'ai étudié et j'ai réussi, dit Robin en soupirant, bon c'est tout ce que tu avais à me dire ? Parce que là, je suis en train de perdre mon temps...

Bonnie ouvrit plusieurs fois la bouche pour répliquer mais à chaque fois, aucun son n'en sortit. En d'autres circonstances, le jeune ninja aurait éclaté de rire en voyant l'expression de la jeune fille (elle ressemblait à une carpe cherchant de l'oxygène), mais là, il était singulièrement énervé et décida donc de leur tourner le dos pour aller se trouver une place dans le local.

- Hé, looser, j'ai pas fini de t'insulter ! cria Bonnie derrière lui, récoltant au passage les regards des étudiants déjà présents en classe.

- Apparemment si, puisque t'as rien de plus intelligent à me balancer à la tronche, rétorqua Robin sans même prendre la peine de se retourner.

Quelques rires fusèrent, plus nerveux qu'autre chose car c'était bien une des rares fois où Robin parvenait à remettre Bonnie Rockwaller à sa place !

Assez content de lui, le jeune homme alla s'installer sur un pupitre dans le fond de la classe près de la fenêtre. Il entendit une dernière fois la petite brune hurler à son petit copain « Reste pas là le regarder comme un con ; dis quelque chose ! » avant de détourner complètement son attention d'eux. Un instant plus tard, la cloche retentit annonçant le premier cours de l'année. Robin vit Kim, l'air passablement perturbée, entrer et aller s'asseoir dans la rangée du milieu. Elle jeta un bref coup d'œil dans sa direction auquel il répondit par un regard de marbre avant de détourner les yeux. Les élèves de 6-D, Bonnie et Brick compris, remplirent progressivement les pupitres restants et attendirent en papotant la venue de leur enseignan.

Hélas, ils eurent la très mauvaise surprise de voir débarquer dans leur classe monsieur Barkin lequel se présenta immédiatement comme étant leur professeur principal cette année (Robin réprima à grand peine un grognement). C'était un homme presque aussi musclé que Brick, grand, brun de cheveux, le visage fermé et la mâchoire carrée. Mais c'était surtout son autorité hors norme que craignaient tous les étudiants du lycée ; cela lui venait de son instruction militaire et, probablement de son expérience traumatisante de la guerre du Viêt-Nam. Comme l'avait prédit Robin, c'était une année qui démarrait super bien...

La journée, quant à elle, traîna en longueur. La plupart des profs qu'ils avaient passèrent quasi toute leur heure à se présenter (bien que TOUS les élèves les connaissaient de l'an précédent) et à expliquer leur programme scolaire. Robin écoutait d'une oreille distraite en prenant quelques notes au vol mais en prenant bien soin à ne pas regarder dans la direction de Kim. Quand vint la pause du midi et que tout le monde se rua hors des classes, il préféra éviter la cafétéria et se trouver un coin tranquille loin de toute agitation. De toutes façons, il n'aurait pas pu déjeuner en compagnie de Kim et de son petit ami, les voir ensemble était au dessus de ses forces. Donc le seul endroit où il fut à peu près sûr de n'être dérangé par personne c'était sur le toit du gymnase ! Pas très confortable mais au moins il avait la paix.

Robin sortit Rufus de sa poche et lui tendit la sa part de pique-nique qui consistait en une boite de nachos accompagnés de leur sauce diablo.

- Comme le dirait Naruto, itadakimasu ! s'exclama Robin en plongeant la main dans ses nachos.

(Note de l'auteur: itadakimasu est une expression que les Japonais utilisent avant de commencer à manger. On pourrait la traduire par notre habituel « Bon appétit ! »)

- Miam ! Huh huh ! répondit le taupinet avant d'imiter le blondinet.

Vu la vitesse à laquelle nos deux compagnons engloutissaient la nourriture, le repas ne fut pas bien long et ils passèrent le reste de la pause à parler de choses et d'autres. Puis, l'infâme sonnerie retentit une fois de plus, annonçant la reprise des cours. Robin n'eut pas le choix ; avec un soupir il descendit de son perchoir et rejoignit sa clase d'un pas lourd.

Bien qu'il fut entraîné à détecter les présences amies et ennemies autour de lui et dans un périmètre assez large, le jeune ninja ne s' était pas aperçu que deux formes sombres l'avaient observé tout au long de son repas, sous le couvert d'un arbre.

- C'est bien lui, tu en es certain ? fit l'une d'elle.

- Absolument, confirma la deuxième avec un accent britannique prononcé, ce type, il n'y a pas moyen d'oublier sa sale petite face de rat...

La première silhouette esquissa un sourire mauvais même si son visage était en grande partie dissimulé par le col de son manteau.

- Et son amie Kim Possible, tu es sûr qu'elle ne nous causera pas de problèmes majeurs ? demanda-t-elle sans se départir de son rictus.

- Non, crois-moi, malgré ses faibles compétences en taijutsu, elle n'est rien comparé à toi ! répondit l'autre en souriant à son tour.

- Continue à me lécher le cul comme ça et je te tue !

- Je le pense sérieusement ; elle n'a pas l'ombre d'une chance face à toi par contre, le bouffon, lui, il pourrait t'opposer une sérieuse résistance.

- Ce qui veut dire ?

- Ce qui veut dire, rétorqua le britannique, qu'il est devenu un ninja hautement qualifié et bien que ça me rende malade de l'admettre, il est doué, très doué. Je l'ai déjà vu se battre et je peux te garantir qu'il ne se laissera pas faire sans lutter jusqu'au bout...

- En somme, tu es en train de me dire qu'il n'a plus rien à voir avec le bouffon que tu connaissais, c'est ça ? questionna le première silhouette en lui jetant un regard suspicieux, toute trace de sourire évaporée de son visage.

- Exactement...

Le rictus réapparut sur ses lèvres, plus grand, plus malsain encore que le premier.

- Parfait, ricana-t-elle, je n'en attendais pas moins de toi, Hachibi, ça promet d'être un mission très intéressante...Allez viens, on s'arrache, assez perdu de temps !

Ils bondirent de leur poste d'observation et une seconde plus tard, ils avaient disparu dans la nature.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ça avait été une longue journée pour tous les étudiants de Middelton High. Il était donc facile de comprendre leur enthousiasme extrême pour se précipiter hors de l'école lorsque l'ultime sonnerie se fit entendre.

Kim ne faisait pas exception. Elle se grouilla de sortir de l'établissement, dans l'espoir de retrouver Robin, mais elle vit qu'il n'y avait que Monique et Bryan qui l'attendaient sur le parking du lycée. Comme à la pause déjeuner, le blondinet s'était volatilisé.

- Alors Kim ? Ce premier jour ? l'accueillit Monique avec un mine réjouie.

Bryan se précipita vers sa petite amie pour déposer un rapide baiser sur ses lèvres.

- Horrible, répondit franchement la rouquine, j'ai tellement entendu parler de programmes et de trucs dans le genre que je ne sais même plus comment je m'appelle...Et puis j'ai un de ces mal de crâne...

- Pareil pour moi, fit Bryan en levant les yeux au ciel. Surtout madame Bollster, c'est fou ce qu'elle peut être saoûlante quand elle s'y met celle-là.

- Est-ce que l'un de vous aurait vu Robin par hasard ? demanda Kim à l'adresse de ses copains.

Elle vit Monique froncer les sourcils tandis que Bryan, lui, se renfrogna immédiatement.

- Non, à mon avis il doit déjà être parti, proposa Monique.

- Quoi ? Encore ? Mais il faut absolument que je lui parle, s'exclama la jeune fille.

- Tu sais Kim, dit Bryan sur un ton acide, si il passe son temps à nous éviter, j'en déduis, moi, qu'il ne veut pas te voir et encore moins te parler.

Tout ce qu'il récolta de sa petite copine c'est un regard noir.

- Je vais rentrer à pied ce soir, déclara-t-elle abruptement, il faut absolument que je parle à Robin. On se voit demain !

Elle embrassa rapidement son petit ami et salua Monique de la main avant de partir dans la direction de sa maison d'un pas rapide. Bryan fulminait.

- Je rêve ! Ca fait seulement un jour que ce looser est revenu et il a déjà foutu la merde entre Kim et moi...

- Hé, Robin n'est pas un looser ! objecta Monique avec ardeur.

La petite démonstration de tout à l'heure avait définitivement achevé de la convaincre qu'il était loin d'être un looser et puis c'était son ami aussi ; elle n'allait pas le laisser se faire insulter derrière son dos. Par ailleurs, il faut préciser que Monique ne s'était jamais parfaitement entendue avec Bryan : disons que leurs rapports se limitaient à des « Bonjour, au revoir, tu veux bien me passer le ketchup, merci » et ça n'allait pas plus loin.

- Ouais, ouais, pardon, chuis désolé, marmonna le jeune homme bien qu'il n'eut pas l'air sincère du tout. Tu veux que je te dépose chez toi ?

- Non merci, répondit Monique en lui jetant un regard en coin, mon frère va passer me récupérer. Passe une bonne soirée...

Et la jeune fille quitta le parking sans aucune autre forme de procès. Avec un juron, Bryan monta dans son coupé sport noir et démarra en trombe.

Il na fallu pas longtemps à Kim pour rattraper Robin, bien que lorsqu'elle l'aperçut, il était presque arrivé à destination. La jeune héroïne pressa encore un peu plus le pas pour arriver à sa hauteur mais quand elle voulut prendre la parole, ce fut le blondinet qui la devança.

- Qu'est-ce que tu veux, Kimberly ? lui lança-t-il sans se retourner et sans s'arrêter.

Elle fut une seconde surprise par le ton toujours aussi agressif de sa voix et puis surtout par le fait qu'il refusait toujours de l'appeler par son surnom. Néanmoins, elle reprit rapidement de la consistance.

- Ce que je veux ? répondit-elle avec un touche de sarcasme. Tu as passé les trois quarts de la journée à m'éviter et tu me demandes ce que je veux ?

- Je réitère ma question...

- J'aimerais te parler si ça ne te dérange pas trop...

- Et pour me dire quoi ?

Cette fois, Kim attrapa l'épaule de son ami sans ménagements et le força à la regarder.

- Pour prendre des nouvelles de mon meilleur ami, voilà tout, finit-elle par lâcher presque suppliante. Robin, s'il te plait, parle-moi...

L'espace d'un instant, elle crut déceler de la tristesse à travers le masque de glace du jeune homme mais, quasi aussi vite qu'elle n'était apparue, l'impression se volatilisa.

- Qu'est-ce que tu veux savoir ?

- Euh...Ben...Je..., balbutia la rouquine prise de court,...je...Je voudrais savoir ce qu tu as fait pendant deux mois au Japon...

Robin grogna en guise de réponse.

- Je me suis entraîné...Et c'est tout, je n'ai fait rien d'autre que ça.

- Monique m'a dit que tu étais devenu un ninja ? C'est vrai ? demanda Kim dans l'espoir de faire durer la conversation un peu plus longtemps.

Le ninja en question pesta intérieurement.

« Putain, Monique, t'avais promis de rien dire à personne ! Raaah les filles et leur longue langue... »

- Ouais, j'en suis un, répliqua-t-il froidement.

- Et est-ce que tu...

Elle fut vivement interrompue pour une sonnerie typique que Robin n'avait plus entendue depuis deux mois. Le Kimminicator. Laissant momentanément sa question en suspens, Kim plongea la main dans sa poche et en ressortit le fameux petit objet bleu. Dès que la communication fut établie, le visage de Wallace, le petit génie apparut sur l'écran.

- Je t'écoute Wallace, déclara-t-elle sur un ton professionnel.

- Wouah ! C'est Robin que je vois là bas ? hurla le jeune afro-américain avec un visage à deux doigts de l'hystérie.

- Euh...Oui c'est lui, il est revenu, répondit Kim en levant les yeux au ciel.

- Yo, Wallace ! le salua Robin, un sourire forcé sur les lèvres.

- Toi, s'exclama le petit informaticien en pointant le blondinet d'un doigt accusateur, il faudra vraiment que tu m'expliques comment t'as fait pour localiser ta puce GPS et surtout, comment tu t'y est pris pour la désactiver...

- Wallace, coupa Kim, dis moi quelle est la mission ?

- Hein ? Ah euh oui...J'ai localisé Drakken et Shego dans un vieil aérodrome au nord-est de Middelton et d'après les relevés spectrométriques du satellite, ils ont en leur possession un canon laser sub-protonique.

- Ils l'ont volé tu veux dire ?

- Mmmh non, je ne crois pas, expliqua Wallace en pianotant sur son clavier, cette fois-ci ils se sont contentés de voler les plans de la machine au laboratoire de recherche scientifique de l'armée ; regarde (un article de journal apparut sur l'écran), Mili Labotechs a signalé un effraction dans leur locaux il y a deux jours...

- Ca roule, lança Kim, donne-nous les coordonnées exactes de cet aérodrome et on y sera !

- Ok, c'est parti !

- « On », lâcha Robin en fronçant les sourcils, qu'est-ce que tu entends par « on » ?

- Ben tu viens avec moi, comme d'habitude...

La jeune fille avait dit ça comme si c'était la chose la plus naturelle au monde.

- Non, moi je vais nulle part, fit le ninja en croisant les bras.

Une fois de plus, son amie roula ses yeux vers le ciel.

- Tu crois vraiment que c'est le moment de discuter ? Ecoute, je sais que tu m'en veux toujours pour ce qui s'est passé il y a deux mois, mais, mettons ça de coté pour l'instant et accompagne-moi pour cette mission. Je te promets qu'après, on mettra les choses au clair, tu veux bien ?

La réponse de Robin, fut claire, nette, précise et déterminée.

- Non.

« Raaaah, j'le crois pas ! tempêta Kim pour elle-même, il est plus têtu qu'une mule quand il s'y met ! Bon, c'est bas ce que je vais faire, mais je n'ai pas le choix ; j'ai besoin de mon partenaire pour cette mission... »

- Robin ?

- Quoi encore ? Je t'ai déjà dit n...

Il s'arrêta immédiatement en voyant le regard que la rouquine lui lança. C'était ses fameux « yeux de chien battu » reconnus par tout son entourage comme étant la chose à laquelle personne, je dis bien per-son-ne ne pouvait résister. Et malheureusement pour lui, Robin ne faisait pas figure d'exception.

« Espèce de sale petite...Traîtresse ! »

- Je...Ooh, c'est bon, t'as gagné ! concéda finalement Robin.

- Boooyah ! s'écria Kim dans une imitation parfaite du cri de guerre du blondinet. Merci, Robin...

- Ca va, ça va, grogna ce dernier, je vais me changer, rendez-vous chez toi dans quinze minutes...

Et sur ce, il s'éloigna en direction de sa maison en ayant la très claire impression qu'il s'était, une fois de plus, fait avoir en beauté. Il ne vit pas Kim rayonner de joie derrière lui...

Vingt minutes plus tard, les deux héros se trouvaient à bord du moyen de transport que Wallace avait mis à leur disposition ; une camionnette de dératisation blanche conduite par un jeune employé noir de cheveux à peine plus âgé qu'eux.

- Merci pour le voyage, Bill, déclara Kim en souriant.

- C'est le moins que je puisse faire après que vous m'ayez sauvé de cette invasion de rats mutants le mois dernier, répliqua Bill sans quitter la route des yeux.

- C'était rien du tout, s'excusa la jeune fille, une chance que j'avais mon lance-flammes portatif sur moi !

A l'arrière de la camionnette, Robin, habillé de ses traditionnels vêtements de mission, restait désespéramment silencieux. Il n'avait vraiment, mais alors vraiment pas envie de se farcir une mission un premier jour d'école. Non pas qu'il ait eu peur de la faire (sérieusement, comparé à certaines opérations qu'il avait du effectuer à Konoha, celle-ci aurait pu passer pour ridicule niveau difficulté) mais se retrouver face à des adversaires avec Kim, ça le mettait sensiblement mal à l'aise. Robin s'assura une dernière fois que ses kunais, ses shurikens et ses parchemins se trouvaient bien dans sa sacoche avant de se tourner vers le pare-brise où un grand bâtiment venait de se profiler.

- Voila, on y est, annonça Bill avec un mine réjouie.

Les deux héros descendirent du véhicule.

- Au revoir, Kim Possible et bonne chance ! lança-t-il avant de s'éloigner dans la direction opposée.

Nos deux ados se trouvaient face à une sorte de grand hangar désaffecté à en juger par la couche de rouille et les nombreux trous dans le toit. Un peu plus sur la gauche, se il y avait une sorte de cabine délabrée où les mécanos devaient probablement ranger leurs outils. Plus loin, on pouvait distinguer un tarmac et une piste de décollages désormais envahis par des touffes d'herbes dus au manque d'entretien. La clôture qui entourait le site n'était plus qu'un souvenir, la petite tour de contrôle tombait en ruine et pour compléter le tableau sinistre, les carcasses à moitié défoncées d'une dizaine d'avions de tourisme gisaient un peu partout, projetant leurs ombres fantomatiques à la lueur du soleil couchant.

- Super, annonça sombrement Robin, on ne pouvait pas rêver mieux pour une soirée de rentrée.

- Brrr, couina Rufus en s'enfonçant un peu plus dans la poche de son maître.

Kim regarda son compagnon de travers bien qu'un mince sourire s'étirait sur son visage.

- Allons, Robin, ne me dis pas que ça t'as pas manqué tout ça...

Considérant le fait que, pendant deux mois, il avait du affronter des ninjas enragés de toutes sortes dans des lieux dont lui-même n'aurait jamais soupçonné l'existence, le blondinet répondit très rapidement et très franchement :

- Non, alors là, pas du tout !

Il ne remarqua pas l'expression blessée qui traversa les yeux de la rouquine.

- Oui, je comprends...Bien, on y va ? ajouta-t-elle avec un ton qu'elle força à être entraînant.

Elle s'avança silencieusement vers le grand hangar, Robin à sa suite. Ce dernier ne put réprimer un léger frisson : depuis qu'il étaient arrivés ici, il sentait qu'ils étaient observés mais il n'arrivait pas à déterminer de où.

En effet, bien malin était celui qui aurait pu apercevoir la minuscule caméra de surveillance habillement camouflée dans les tôles d'un des avions et qui, depuis tout à l'heure, surveillait leurs moindres faits et gestes...

A suivre...

Notes de l'auteurIII : Waouuuh, pfiou c'était un long chapitre celui là ! Enfin il est bouclé et c'est le principal (bien qu'il n'y s'y passe pas grand-chose)...Je m'excuse auprès de mes lecteurs pour la durée entre les chaps, mais comme je travaille ce mois-ci, je ne trouve parfois pas le temps d'écrire, enfin je fais de mon mieux quoi ! N'empêche, fumier de crotte de lapin russe, c'est vraiment une merde de vie que celle d'un étudiant saisonnier ! --