Lucie96 : Ah d'accord :-). Et bien j'éspère que l'histoire te plait toujours. & Merci pour ta review :)
Tome 1 : Troisième chapitre
« Rien n'est plus vivant qu'un souvenir.»
Elena's point of vieuw
Je rangeai mon téléphone portable dans ma poche et suivis Bonnie de près jusque dans sa chambre. Subitement, elle se retourna pour me faire face et me lança un sourire victorieux, apparemment elle était fière d'elle d'avoir trouvé la bonne formule. Elle me tendit le poussiéreux grimoire en question et le rattrapai de justesse avant qu'il ne tombe au sol et que l'on perde la page du sortilège. Il était assez lourd, et apparemment assez anciens, puisque les pages étaient jaunies, et même froissées à certains endroits. Bonnie partit en coup de vent, après m'avoir déballée des paroles incompréhensibles et presque inaudibles tellement avaient-elles été dites rapidement. Je crois avoir perçut les mots « bougies » et « eau », mais je n'en été vraiment pas certaine. Des bruits de verres venant du rez-de-chaussée, me sortirent de mes réflexions, puis je discernais de l'eau s'écouler. Peu de temps après j'entendis mon amie remonter à toute allure, les escaliers en bois qui grinçaient sous ses pas. En pénétrant dans sa chambre, elle souffla un bon coup, visiblement épuisée de la course qu'elle venait de faire. Quand elle réussi à reprendre sa respiration elle déposa un bol remplit d'eau par terre et entoura ce dernier de quatre bougies parfaitement identique. Elle se frotta les mains, en signe de concentration. Surprise par ce geste, je lui demandai si on été déjà prête à commencer.
« Oui, c'est bon, j'ai tout ce qu'il me faut, maintenant on va s'assoir autours des bougies, et se tenir les mains. Je m'exécutai, et lui pris les mains, elle sentit mon anxiété, et me demanda une dernière fois si j'avais vraiment envie qu'on jette se sort. Tu sais la magie c'est compliquée, il y a toujours des conséquences.»
« Bonnie ! On a pas cherché cette formule pendant deux heures, pour qu'a la dernière minute je me dégonfle. Et puis tu m'as toi-même dis que ce sort n'était pas compliqué, alors je ne crois pas que les « conséquences » comme tu dis, soient désastreuses.»
Elle se résigna dans un soupire, ferma les yeux, je fis de même, et commença la récitation de la dite formule.
« memoriae derelictae
destinatum revertamur
memoria integra manent
respondit ad quaestiones
memoriae derelictae
redit ad semper (...) »
La langue dont laquelle Bonnie récitait ce sortilège me fascinait, à l'ouïe je dirais que ce fut une sorte de latin mélangée avec une autre langue, de l'hébreux peut-être ? Je n'en savais rien. Au bout de quelques paroles je sentais que mon énergie était en contact avec la sienne, c'était à la fois agréable et surprenant, c'était une drôle de sensation. Elle prit délicatement mes mains et me les déposa dans le bol remplit d'eau. Brusquement j'ouvris les yeux, j'avais reçu comme un coup d'électricité. Je regardais les alentours, paniqué, puisque je ne voyais en aucun cas Bonnie. Je me repris et soufflai calmement quand je reconnu l'endroit où je me trouvais, j'étais dans ma chambre. Damon était également là, il me contemplait. C'est à cet instant que je compris ce qui m'arrivais. J'étais entrain de vivre ce dont j'avais complètement oublié. Il se rapprocha de moi, il m'avait ramené mon collier, mais il ne voulait pas me le rendre pour autant, à quoi jouait-il ? Il se justifia en me disant qu'il avait quelque chose d'important à me dire, et que seulement après il me le rendrait. J'étais comme figé je ne savais pas quoi faire, alors je me décidai à l'écouter tout simplement. Il se rapprocha encore un peu plus de moi, je pouvais humer son parfum, son agréable parfum qui m'envoutais littéralement. Je cru suffoquer quand « ces » mots sortirent de sa bouche, lui que je pensais sans cœur, et sans sentiments. En effet, il était entrain de m'avouer qu'il était amoureux de moi. Ces mots sonnaient tellement bien dans sa bouche, à travers sa magnifique voix. Et moi, j'étais là, figé, ne sachant quoi faire, ni quoi dire. L'espace d'une seconde je me voyais lui sauter au cou, et l'embrasser aussi passionnément que je le pouvais, rien d'autre n'aurait compté appart Lui. J'étais complément hypnotisé par son regard, et par ses lèvres qui faisait un magnifique mouvement lorsqu'il disait m'aimer. Je voulais que ce moment ne s'arrête jamais, mais en même temps je m'en voulais, je m'en voulais terriblement. A travers ses yeux, si bleu, je lisais une infinie tristesse. Je revoyais la tristesse qui l'avait envahie et dévastée lorsqu'il avait découvert que Katherine n'avait jamais été dans le tombeau, et qu'elle n'avait jamais essayée de le retrouver. Il s'approcha encore un peu plus de moi, et posa délicatement, et amoureusement ses lèvres sur mon front bouillant. Ce baisé me procura une drôle de sensation, mais néanmoins agréable. La fraîcheur de ses lèvres, sur mon front anormalement chaud, me procura un frisson de plaisir dans tout le corps, et les papillons s'amusant dans mon ventre, s'envolèrent de plus belle lorsqu'il caressa de sa main si douce, mon visage en feu. Mais cette sensation que je n'avais encore jamais ressentie s'estompa rapidement quand j'aperçus une larme couler le long de son magnifique visage. Je fus déchiré, je le faisais souffrir à être avec son frère. Exactement comme Katherine, celle à qui je n'aurai jamais voulu ressembler. Puis je remarquai que le visage de Damon devint de plus en plus flou, et de plus en plus lointain. Et peu à peu je repris mes esprits, je reconnu le visage de Bonnie, elle était entrain de m'agiter comme une folle afin que je sorte de mon mini-sommeil. Elle se stoppa une fois qu'elle vit que je revenais à moi. J'avais du mal a respirer, je n'avais qu'une seule envie, c'était de pleurer, pleurer toutes les larmes de mon corps, et ne jamais m'arreter. Mais je ne pouvais pas, pas devant Bonnie, alors je luttais, de toutes mes forces je luttais pour qu'aucune perle salée ne roule sur mon visage.
« Oh Elena, ça va ? Tu m'as fais une peur bleue ! Tu es tombé à la renverse après avoir posé tes mains dans le bol et tu es devenu comme inconsciente !»
« Aie, j'ai mal la tête ! Je tenais fermement cette dernière et continuais, Mais...oui ça va, ne t'inquiètes pas, Je me relevai et me mise assise sur le lit de mon amie.»
Enfin physiquement ça allait, mais sentimentalement et émotionellement je n'en savais rien, après la révélation de Damon, je ne s'avais plus rien. Mes idées n'étaient plus en ordres.
« Alors, que c'est-il passé ? » Questionna-t-elle en douceur, elle semblait anxieuse et préoccupée par mon mal de tête.
« Lorsque tu as plongé mes mains dans l'eau, j'ai reçu comme un coup d'électricité, et là j'ai entièrement revécu ce que j'avais oublié la nuit dernière...Je racontai ma petite expérience sans grande conviction, tout en étant dans mes pensées, et j'espérai qu'une seule chose, c'est qu'elle ne me demande pas de lui raconter ce que j'ai vécu...»
« Est-ce que tu vas bien ? Tu as l'air vraiment triste ? Tu veux qu'on en parle ? » Me demanda-t-elle avec le plus de soutien possible dans sa voix.
« Je te promets de t'en parler, mais pas maintenant, pour l'instant il faut que je mette les choses au clair, et mes idées en ordres. » Elle me sourit, en signe de compréhension et de soutien.
La seule chose à laquelle je pensais était « comment se fait-il que j'ai réussi à me souvenir que Damon était venu me voir, étant donné qu'il m'avait effacé la mémoire, pour que je n'ai aucun souvenir de sa déclaration ? ». Et soudain, je me rappelais que Stefan m'avais dit de mettre de la veine de venus dans tout ce que je mangeais en attendant qu'il me refasse un nouveau collier. La plante s'était surement suffisamment estompée pour qu'il puisse m'effacer une partie de la soirée, mais il m'en restais surement un peu dans mon organisme, pour que, lorsque j'ai touché mon collier remplie de cette plante miracle, quelques détails concernant Damon, me revienne en mémoire.
Des bruits de clés, me firent sortirent de mes pensées et la porte d'entrée s'ouvrit tout en douceur. C'était le père de Bonnie, cette dernière se dépêcha de débarrasser les bougies consumées par terre, et de ranger les quelques livres de sorcelleries qui se baladaient un peu partout dans la pièce. Son père n'était pas un adepte des sciences occultes, bien au contraire. Lorsque Sheila, la grand-mère de Bonnie, parlait de magie, il croyait toujours qu'elle divaguait, que ce n'était juste qu'un délire de vieille folle. Je la regardais faire, et ne pu me retenir de rigoler, pourquoi n'utilisait-elle pas ses pouvoirs pour ranger plus rapidement sa chambre ? Quelques secondes après être rentré dans la bâtisse, son père questionna :
« Bonnie, t'es à l'étage ? Je suis rentré du travail. »
« Oui je suis dans ma chambre P'pa. Je descends. »
Je suivais Bonnie qui descendait en première les escaliers, tout en écoutant son père qui continuait son interrogatoire
« Elena est là ? Il y a sa voiture garée dehors »
« Oui je suis là monsieur Bennet »
Il ne nous avait pas entendu descendre. Il se retourna et nous sourit.
« Tu veux rester dîner, Elena ? »
Je lui souris à mon tour, et déclinai poliment son invitation. Je m'adressai à Bonnie, et la prévint que je l'appellerai plus tard dans la soirée. Je quittai la maison des Bennet, et me mis à rouler vers le seul endroit où je me sentais bien, et en sécurité, alors que, dans la plupart des clichés, c'était totalement le contraire. Je roulais vers l'endroit où je me réfugiais depuis plusieurs mois, pour échapper à la réalité. Le cimetière.
