Bonjour tout le monde,
Bon je viens de voir mon erreur en relisant et le chapitre 1 et le chapitre 2… Je me suis bien trop avancée et je vous ai dit quelle était l'identité de notre kidnappeur… Donc oui, c'est bien James… désolé encore de m'être trop emportée bien qu'aucun d'entre vous ne me l'ai fait remarquer…
Déjà 100 reviews sur cette histoire, vraiment merci à tous ceux qui laissent une trace sur leur passage. N'hésitez pas ceux qui n'osent pas… Je ne mange vraiment pas et je prends même de mon temps pour vous répondre. Selon vos questions, je peux même vous répondre ou intégrer une information, un détail que j'avais omis…
J'aimerai remercier de nouveau ma beta et jumelle de cœur, Magicvanille ou mon Tit Amour, pour tout le travail qu'elle fournit dans l'ombre sur cette histoire. Merci ma chérie, tu es un amour ! Et me dis pas par review que tu ne fais rien, ce n'est pas vrai !
J'aimerai dédicacer ce chapitre à deux de mes lectrices : Drinou et Eiphose.
Sur ce, bonne lecture…
Brune59 : Coucou. Je suis touchée que tu adhère à cette nouvelle fiction. Merci pour tes encouragements, ça me fait chaud au cœur. Edward, le prochain personnage qui arrive, c'est fort possible mais cela tu le découvriras dans ce chapitre -). Merci pour tout et j'espère que tu aimeras ce nouveau poste. Bisous.
Kaay : Je t'avoue que j'ai beaucoup ri sur ta review. Tu crie des Hallelujah pour du Darkward et bien bienvenue alors ! Et pour la perversité t'inquiète, on est tous un peu pervers dans l'âme, certains plus que d'autres *sifflote*… Merci pour tes compliments et j'espère que ma suite va te plaire toujours autant. Merci encore et bisous.
Cata : Merci, je suis toute rouge tant tu me gêne mais merci… Pour le raclement de gorge, tu vas très rapidement le découvrir. Et pour les fils Cullen, je te laisse la surprise de les découvrir. Merci et bonne lecture…
Ava023 : Je suis ravie que mon histoire te plaise et que tu trouve les Darkward excitants… Je dois l'avouer que j'ai également un faible pour eux ^^… J'espère que la suite te plaira. Bisous et merci.
Pauline : Non je ne compte pas faire leur histoire en parallèle, je me concentre sur l'histoire de Bella mais par la suite, on apprendra ce qu'il va se passer pour Rosalie et Alice. Je suis ravie que tu aime les Darkward en tout cas ^^. Merci pour ta review et j'espère que la suite va te plaire.
Yoru : Je suis ravie que ça te plaise et que le style te plaise. Bella reste Bella donc tu verras par la suite ça se confirmera… Bisous et bonne lecture. Merci.
Chapitre 2
Je n'étais pas habituée à cela et j'avais l'impression de remonter dans le temps, d'être replongée dans les contes qui avaient bercé mon enfance. Dans quel monde venais-je de tomber ?
Je ne pus me poser plus longuement la question qu'un raclement de gorge rappela mon attention…
Carlisle était debout face à nous, son sourire froid et quelque peu menaçant toujours en place. Ses yeux me scrutaient avec dureté et les frissons qui m'avaient quittée revinrent avec force. Cet homme ne me disait rien qui vaille.
-Bien maintenant que j'ai votre attention, je vais pouvoir enfin faire connaissance avec vous. Tout ce que je sais de vous, je le tiens de tierces personnes… Dit-il toujours avec son sourire.
Qui autour de moi avait pu le rencontrer ? Qui pouvait parler de moi et me recommander à cet homme ? Une légère panique prit possession de mon corps et une nausée indescriptible tenaillait mon ventre.
-Bien. Quelle est celle qui veut commencer ?
Je me demandais ce qu'il pouvait bien savoir de nous, de moi en l'occurrence. J'étais une fille normale, sans histoire, rien de plus banale. J'étais loin d'être aussi belle que Rosalie, ni aussi pétillante qu'Alice. Je n'avais fait que vivre plongée dans mes livres depuis que j'étais en âge de lire. Bref, rien de bien intéressant.
-Et si vous nous disiez plutôt ce que vous savez de nous, répondit hargneusement Rosalie.
Notre « hôte » se mit à rire devant sa colère non feinte bien que ses yeux étaient toujours aussi implacables.
-Et bien Mademoiselle Hale, vous, Mademoiselle Brandon et Mademoiselle Swan avez été choisies selon vos dossiers afin de devenir les épouses de mes fils, rétorqua-t-il. Je me fiche complètement de vos avis, de vos requêtes ainsi que de tout ce que vous êtes. En dehors de ma famille, vous ne verrez plus personne d'autre. Vous pouvez oublier vos espoirs, vos rêves et vos familles. Me suis-je bien fait comprendre ?
Un silence pesant se fit dans la pièce à la suite de cette annonce. Nous avions été choisies sur dossier pour devenir les femmes des fils de ce monstre. J'étais choquée, interloquée et apeurée. Il venait de confirmer une de mes craintes premières. Jamais nous ne reverrions nos familles, jamais je ne retournerai à Seattle. Je ne deviendrai jamais écrivaine, ni ne trouverai l'amour à la faculté ou plus tard. J'allais devenir la femme d'un homme que je n'aimais même pas, que je ne connaissais même pas. Je me mettais déjà à la haïr, je me jurai de ne jamais l'aimer. Je ne savais ce qui était le pire, entre le fait d'avoir été « recommandée » ou bien de me dire que je n'étais plus rien désormais. Peu à peu, la peur jusqu'alors omniprésente, laissait place à la colère, à la rébellion, à la haine pour cet homme, pour celui que je ne connaissais pas et celui qui était supposé devenir mon époux. Une flamme sourde grandissait dans ma poitrine alors que cette haine envahissait toutes les cellules de mon être, ma vision était comme brouillée par un voile rouge tant elle était vivace.
Ce fut un bruit derrière moi qui me sortit de ma transe destructrice et me fit sursauter, la porte par laquelle nous étions entrées venait de s'ouvrir et j'entendis des pas se rapprocher. Deux silhouettes passaient à côté d'Alice et rejoignaient l'homme qui avait brisé mes espoirs et répondu en partie à mes interrogations.
L'un des hommes était grand, brun, les épaules et le corps massifs. Il avait tout de l'image type de l'armoire à glace. Il dépassait Carlisle et l'autre homme qui l'avait accompagné. Au moment où il nous fit face, je pus discerner son visage. Il avait l'air doux mais ses traits me semblaient au premier abord menaçants. Mon corps se tendit alors que ses yeux nous scrutaient avec attention.
Le second homme, un blond, avait les cheveux ondulés. Il était plus fin que son compagnon et son visage semblait calme. Etait-ce l'homme que craignait le dénommé Félix ? Ses yeux semblaient de la même couleur que ceux de Carlisle. Il était grand, fin mais sans l'être. Un certain charisme émanait de sa personne. Son regard sur moi me donna des frissons et me mit mal à l'aise.
Je ne savais pourquoi mais j'avais la sensation étrange qu'une personne se situait derrière nous. Je sentais comme une onde de chaleur dans mon dos, comme si un regard lourd se portait dans notre direction. Mon cœur se mit à battre d'autant plus puissamment et mes jambes tremblèrent inconsciemment. Devenais-je folle ?
Carlisle nous scrutait chacune notre tour, son sourire glacial toujours en place. Il regarda les nouveaux venus l'un après l'autre et nous désigna de la tête. Aucun regard en direction d'une quelconque personne située dans notre dos… Je devais devenir parano.
-Alors qu'en pensez-vous ? Leur demanda-t-il alors que ses compagnons continuaient à nous examiner comme du bétail.
-Hum pas mal, grommela le brun.
-Cela aurait fait un tableau magnifique si deux d'entre elles n'avaient pas des traces de lutte sur le visage. Dit le blond avec calme.
-Selon Demetri et Félix, elles les avaient déjà quand James les leur a données. Ça doit être lui qui les a endommagées. Dit Carlisle.
-De la marchandise gâchée, gronda le grand brun. Il faudrait lui en toucher deux mots à cet abruti ! On ne peut pas le laisser tabasser nos femmes et le laisser s'en sortir sain et sauf. Qu'est-ce que ça serait à la prochaine mission que nous lui donnerons ?
-Calme Emmet, j'ai déjà donné mes directives sur son sort. Le consola Carlisle.
-J'espère bien, rajouta une voix provenant de derrière nous.
Je n'osais me retourner. La voix était froide et lisse telle du velours, elle caressait mes sens et pourtant elle était aussi glaciale que le regard de Carlisle, comme si elle n'était pas humaine. La chaleur que j'avais ressentie plus tôt, le malaise de me sentir observée, tout cela provenait de cette personne. Je sentais comme une brulure dans ma nuque, je ne connaissais pas le physique de cet inconnu mais l'intensité de son regard m'incommodait déjà.
En regardant les hommes positionnés devant moi, j'en déduisis que l'homme situé dans notre dos devait être le rouquin, Edward. Les paroles alors entendues dans la voiture firent écho en moi : « En tout cas, je n'aimerais pas être la fille qui va tomber sur le rouquin. Je n'ai jamais connu homme plus violent, plus sombre et lunatique que lui. », « On est bien d'accord. La fille qui va tomber sur ce bon vieux Edward est la fille la plus malchanceuse de l'univers. Y'a pas plus inconstant et mystérieux comme homme. Il ne parle presque jamais, il ordonne toujours. Il veut tout contrôler, c'est même un maniaque du contrôle. Seule la colère et la menace transparaissent sur ses traits et la seule fois où je l'ai entendu parler calmement, c'est bien pire que lorsqu'il ordonne. Je n'ai jamais entendu plus flippant… ». La peur revint au premier plan. Ma haine pouvait bien attendre, tant que je ne savais pas auquel j'allais être promise, je ne pouvais diriger ma haine qu'à l'encontre de cet homme malfaisant qui nous avait « commandées », Carlisle Cullen.
Je ne l'entendis même pas s'approcher, je ne sentis que sa présence toute proche de moi. Je ne le vis pas non plus alors que le corps de Rosalie, puis celui d'Alice se tendirent tour à tour. Ce ne fut que lorsque je sentis un souffle sur la peau de ma nuque que je sus qu'il était sur moi. Une sensation étrange envahit mon dos et se concentra sur mes reins. Celle-ci s'étendit dans mon ventre et se nicha profondément dans mon bas ventre. Cela me surprit, que m'arrivait-il ? Comment cet homme, par sa simple proximité et son souffle me faisait régir de manière si dérangeante ?
La sensation étrange s'intensifia alors que je le devinai s'approcher un peu plus de mon corps. La chaleur dans mon dos devenait suffocante, presqu'intoxicante. Son souffle parcourait mes cheveux, ma nuque, la zone située derrière mon oreille. Le feu qui enflammait mes reins et mon bas ventre s'intensifia et je sentis une humidité plus qu'inopportune entre mes jambes.
Ma respiration était hachée, mon cœur battait de manière saccadée et puissante dans ma poitrine. Le souvenir de la camionnette et du soi-disant James me revint de plein fouet et bien qu'il ait été malsain et terrifiant, la sensation que j'étais en train de vivre actuellement était toute autre. C'était comme si mon corps répondait à cet inconnu, comme si j'aimais cela. Cela me déstabilisait.
Je le sentis se reculer et je fus assaillie par un sentiment de perte et je gémissais presque de ce manque. Je ne devenais pas être normale… Je me mis à regarder les hommes de l'autre côté de la pièce et c'était comme si je ne les voyais plus. Mon esprit ne faisait que chercher l'inconnu qui me faisait vivre ses sensations étranges et pourtant si douces.
Une ombre se dessinait sur le mur face à la cheminée, mon inconnu allait bientôt m'apparaître. Je luttais pour ne pas le chercher du regard, je luttais pour garder mon corps lucide et serein mais depuis qu'il m'avait approchée, je me sentais inextricablement attirée par lui. Je le distinguai bientôt dans la périphérie de mon regard alors qu'il dépassait Alice. Tout ce que je pouvais dire pour l'instant était que sa démarche était fluide, presque féline. Il était tout habillé de noir et seuls ses cheveux et sa peau d'albâtre contrastaient avec la noirceur qu'il dégageait.
Il rejoignit en quelques pas ses frères et son paternel. Il avait les cheveux en bataille, on aurait pu jurer qu'il venait de sortir de son lit, dans un savant coiffé-décoiffé où je rêvais de glisser mes doigts. Son visage était marqué par une mâchoire carrée et des traits délicats, comme s'il avait été sculpté dans le marbre le plus délicat. Sa peau faisait d'ailleurs ressortir ses traits. Ses yeux semblaient sombres de là où je me tenais, je ne pourrais vous dire leur couleur mais je les imaginais magnifiques comme le reste de cet inconnu. Le corps de cet homme était grand, gracieux. Il n'était pas autant musclé que ses frères mais je devinais qu'il était athlétique. Il portait une chemise noire dont les premiers boutons étaient ouverts, laissant ainsi apparaitre la peau de son torse.
Je le trouvai si beau, si désirable. Jamais aucun homme n'avait attrapé mon regard de la sorte. Je ne me reconnaissais plus. Qu'allait-il advenir de moi ?
-Alors Edward les trouve-tu à ton goût ? Demanda Carlisle, un sourire satisfait sur son visage.
Il nous regarda tour à tour avant de plonger son regard dans le mien. Ma respiration se bloqua dans ma gorge alors que j'attendais sa réponse. Il fit un sourire en coin mais il n'illumina pas son regard toujours aussi sombre. Ses yeux semblèrent s'enflammer alors que nos regards s'accrochaient.
-Absolument délicieuses. Dit-il d'une voix sourde, presque rauque.
Etait-ce moi où sa voix était vraiment rauque ? M'incendiait-il d'un simple regard ? Je ne savais comment réagir.
-Bien ! Avez-vous fait votre choix ? Le soleil se couche d'ici peu, il serait dommage que vous ne fassiez pas connaissance avant le crépuscule… Dit Carlisle en se tournant vers nous.
Les quatre hommes nous scrutaient chacune à tour de rôle. L'appréhension me gagnait. Je savais que ces hommes n'étaient pas sains, rien que les dires de nos ravisseurs me le prouvaient. Le soi-disant Emmet était une brute, le blond était beaucoup trop calme et Edward, était le plus craint et apparemment le plus instable de la troupe. Bien qu'il me mette dans tous mes états, bien que jamais aucun homme n'ait fait réagir mon corps de la sorte, j'avais peur de lui. J'avais peur de cet homme pour ce qu'il pouvait être, mais aussi pour ce qu'il me faisait ressentir. S'il me choisissait, je redoutais ce qu'il allait me faire devenir.
Edward me regardait toujours dans les yeux, je ne pouvais détacher mon regard du sien et je ne savais ce que les autres faisaient. Cet homme m'hypnotisait, me troublait plus que les mots ne peuvent le dire. Il sourit de nouveau de ce sourire en coin et je sentais tous mes muscles se relaxer à cette vision. Malgré mes sens en alerte, l'appréhension et la peur tiraillant mon être, j'étais trahie par mon corps, complètement aimantée par Edward.
C'était les voix des autres hommes présents qui me tirèrent de ma contemplation. Je ne savais de quoi ils parlaient jusqu'à ce qu'Emmet pointe Rosalie du doigt.
-Je la veux, elle, dit-il d'une voix tonitruante.
Je vis le corps de Rosalie se crisper et se tendre, de ce que j'imaginais être de la colère ou de l'indignation. Je n'eus pas à attendre longtemps avant qu'elle n'explose.
-La « Elle », elle a un prénom… Gronda ma voisine avec colère et indignation.
Le grand brun la regarda stupéfait et reprit vite contenance. Il jeta un coup d'œil à ses voisins, ils étaient tous stupéfaits de l'insolence de ma compagne. Seul Edward ne l'était pas, il la regardait avec un air encore plus sombre si cela était possible. Emmet le regarda et lui lança un sourire complice, sourire qu'il lui rendit avec un éclair de ce que je prenais pour de la cruauté. Le grand brun se détourna de lui et regarda Rosalie avec admiration.
-Ouh, une grande bouche. J'adore ça. Susurra-t-il.
Il s'approcha d'elle à grands pas, la coinça dans ses bras avant de la basculer en arrière et de poser avec force ses lèvres sur les siennes. Je me détournai d'eux alors que des bruits plus qu'équivoques nous montraient l'ampleur de leur baiser. Les hommes toujours debouts de l'autre côté de la pièce avaient repris contenance et les regardaient en riant. Ils semblaient apprécier la défaite de ma compagne. Pourtant du peu que je connaissais Rosalie, je ne voyais pas d'un bon œil sa réaction. Emmet allait regretter son acte dirons-nous passionné et irréfléchi.
Quand le baiser à mes côtés prit fin et que le grand brun se recula, il n'eut pas le temps de recomposer sa façade qu'il reçut une puissante gifle. Le temps sembla s'être arrêté. Je n'osais me tourner vers eux, je n'osais regarder les autres hommes. La tension dans l'air était bien trop palpable et mon cœur au bord des lèvres souffrait de ce qui allait arriver à ma voisine. Tout ce que je perçus, étaient des gémissements de douleur, des bruits de pas lourds et une porte que l'on referme avec fracas. Rosalie et Emmet n'étaient plus avec nous.
-Je pense qu'il va avoir bien du mal avec cette teigne, dit la voix du blond.
-Il arrivera à briser la glace de cette blonde, j'en suis certain. Au pire, il peut toujours utiliser mes méthodes, ajouta Carlisle.
Edward fut le seul à ne pas commenter ce qu'il venait de se passer. Je regardai toujours mes pieds et pourtant j'avais une folle envie de regarder dans sa direction, de le contempler de nouveau. Il me fallait toute ma volonté pour résister à cette tentation. La chaleur de son regard était toujours là et tout mon corps était comme animé d'un magnétisme pour lui tant il était attisé par toutes ses attentions. A l'instar de mes sentiments de peur et d'appréhension, de haine et de colère, tout mon être prenait ses regards, ses sourires avec joie et euphorie. Je ne pouvais plus me contrôler, j'étais perdue face à Lui.
Je distinguai vaguement un bruit de tissu, je sentais bien ma voisine piétiner sur place de nervosité et d'impatience. Sa tension ne m'aidait pas, mon cœur battait bien trop fort et le sang tambourinait avec violence dans mes tempes. Pourtant je me sentais presqu'en paix. N'était-ce pas déroutant ?
-Alors, vous deux, quel est votre choix ? Redemanda Carlisle.
Aucune réponse. Mon malaise se fit encore plus intense, le sentiment d'euphorie s'envola et ma respiration devint plus courte à chaque nouvelle seconde qui passait. Des bruits de pas me parvinrent et mes yeux se fermèrent d'eux-mêmes. Au moment où je pensais que c'était Lui, je ne vis pas des habits noirs mais des vêtements plus clairs. Ceux du blond. Je ne savais comment définir la déception inexplicable qui m'envahit.
Je vis sa main s'approcher de mon visage et ses doigts s'enroulaient dans mes boucles, les faisant tourner autour d'eux. Son souffle percuta la peau de mon épaule droite alors que je le sentais respirer mes cheveux. Je le vis se reculer et je sentis son regard me jauger.
-Celle-ci est pas mal du tout. Commenta-t-il avant de se reculer et de s'orienter vers ma voisine.
Alors qu'il écartait son attention de ma personne, je sentis de nouveau la chaleur brulante de son regard. Je me demandais à quoi il pouvait penser, pourquoi il me regardait d'une manière si intense…
Le temps semblait de nouveau s'être arrêté alors que le blond faisait face à Alice. La tension que j'avais perçue plus tôt chez ma voisine s'était calmée à partir du moment où cet homme lui avait fait face, comme s'il agissait d'un baume calmant.
L'appréhension et la peur étaient toujours là. Si le blond choisissait Alice alors j'allais finir avec Lui. Je ne savais si je devais m'en réjouir ou avoir peur. Je devais choisir la voix de mon corps ou la voix de ma raison. Cet homme était inconstant et dangereux et pourtant tout mon être était attiré à lui comme un aimant. Cela me troublait beaucoup trop pour mon bien.
Je relevais le regard et le cherchais. Il était toujours près de son père en face de moi. Son regard me scrutait encore et alors que je le contemplais de nouveau, j'éprouvai la vague impression d'être à ma place en le regardant. Je devenais complètement folle, il me rendait complètement folle. Je voulais détourner le regard de nouveau, je voulais m'extraire de son attention, je voulais tout faire pour m'éloigner de lui. Il était bien trop malsain pour ma santé mentale.
Ses yeux ne me quittaient pas une seconde. Quoique je puisse faire, ou plutôt quoique je veuille faire, son regard me faisait me raviser. Ce n'était pas comme si je pouvais me le permettre d'ailleurs dans ma situation. Je ne pouvais détourner le regard de lui. Que devais-je faire ? Dire qu'il y avait de cela quelques heures j'étais encore libre… Etait-ce de la malchance ou de la chance d'être face à Lui ? D'être en quelque sorte promise à Lui ?
Je doutais qu'il y ait de la chance dans ma situation. Les mots entendus dans la voiture ne cessaient de tourner dans mon esprit, me rappelant en quelque sorte à l'ordre sur l'identité et le caractère de cet homme : « violent », « sombre et lunatique », « Y'a pas plus inconstant et mystérieux comme homme. », « Il ne parle presque jamais, il ordonne toujours. », « tout contrôler », « maniaque du contrôle. », « Seule la colère et la menace transparaissent sur ses traits », « la seule fois où je l'ai entendu parler calmement, c'est bien pire que lorsqu'il ordonne. », « flippant ».
Mon cœur continuait sa course folle, ma respiration était toujours coincée dans ma poitrine. Tant que mon sort n'était pas scellé, je savais que je ne connaitrais pas de répit. Ses yeux me scrutaient toujours, tel un faucon observant sa proie. Etais-je sa proie ? Alors que j'essayai de plonger profondément dans son regard, je me sentis tressaillir. Beaucoup trop de noirceur entourait cet homme, je ne savais comment vous dire ce que je voyais en lui. Je n'arrivais pas à scruter son âme, comme s'il n'en avait pas. Il dut percevoir mon trouble car son sourire en coin réapparut sur son visage froid.
-Alors Jasper, as-tu choisi ? Grogna Edward sans me quitter des yeux.
Ledit Jasper se recula d'Alice que j'entendis respirer lourdement à mes côtés et se posta à une faible distance de nous avant de jauger l'une ou l'autre des possibilités.
-Je vais prendre la petit brune, je sens que je vais rire avec celle-ci. Dit-il d'une voix si douce qu'elle semblait caresser quiconque à qui elle était adressée.
-Bien, souffla Edward.
Alors qu'Alice était emmenée au loin par le blond, l'homme en noir se rapprocha de moi à la manière d'un prédateur. La même sensation de chaleur emplit mon corps, mon cœur continuait de battre fort dans ma poitrine alors que ma respiration se faisait lourde et profonde. Mes yeux ne pouvaient quitter l'homme qui se rapprochait de moi, chaque pas diminuait la distance entre nous.
Quand il fut devant moi, il tendit sa main vers mon visage. Ma respiration déjà perturbée se fit sifflante telle que ma poitrine se gonflait avec force pour garder l'esprit lucide, venant presque à la rencontre de sa paume. La réaction de mon pauvre corps ne passa pas inaperçue aux yeux d'Edward. Son regard descendit vers mon buste et je crus déceler une lueur d'envie, mais je devais me tromper. Son regard remonta vers mon visage, je vis enfin la couleur de ses prunelles. Elles étaient d'un vert sombre, un vert tellement hypnotique que je sentais mes jambes trembler un peu plus pour l'être devant moi. Ce vert était si profond et si captivant que je me sentais aspirée par lui, par sa noirceur. Ma peur devint plus intense, son emprise sur moi était comme un poison et seule ma haine pour lui serait l'antidote contre ce mal, contre cette attirance. Mais allais-je pouvoir résister longtemps ? Seul le temps me le dirait…
Sa paume toujours tendue vers mon visage, longea mes traits sans toucher ma peau une seule fois. Elle contournait mes joues, ma mâchoire, mes lèvres avant de descendre contre mon cou puis vers le galbe de ma poitrine, dessinant mes seins sans les frôler. Elle descendait toujours plus bas jusqu'à ma taille. Pendant cette manœuvre, je sentais comme des ondes électriques parcourir mon épiderme, s'enfonçant en moi, se répercutant dans mes reins, dans mon bas ventre et au niveau de mes seins, qui ne mirent pas longtemps avant de pointer contre mon tee-shirt. Je me sentais embarrassée face aux réactions de mon corps, je baissais les yeux pour cacher mon trouble.
Sa main agrippa ma taille alors que sa seconde main jusqu'alors inactive, se plaça sous mon menton qu'il saisit afin de rencontrer de nouveau mon regard. Quand nos yeux s'accrochèrent de nouveau, il glissa cette main le long de ma joue et la caressa quelque peu. Son sourire en coin refit surface alors que ses yeux se mirent à bruler avec une force méconnue.
-Il semblerait que nous ne soyons plus que tous les deux mon chaton. Dit-il de sa voix froide et rauque.
Il m'avait menée par la suite dans un dédale de couloirs et d'escaliers, je me sentais d'autant plus perdue qu'à mon arrivée. Je ne me souvenais plus quel chemin, quelle porte j'avais franchie. Je me retrouvai dans ce qui me semblait être sa chambre, notre chambre désormais.
Les murs étaient faits avec la même pierre miel que les autres pièces que j'avais « visitées ». Le mobilier était fait de bois sombre, en ébène certainement. Ce qui me fit le plus angoisser était le grand lit King-size situé au centre de la pièce. Qu'allait-il advenir de moi maintenant ? Est-ce qu'il allait me prendre dès ce soir ?
Edward était toujours derrière moi, son souffle caressait à chacune de ses respirations la courbe de mon épaule. Sa chaleur envahissait tout mon dos et la même torture tiraillait mes entrailles, tiraillait mon désir. Je me mettais à haïr cet homme pour me faire connaître pareille torture, ce n'était pas normal.
Je le sentis se retirer de derrière moi et s'éloigner dans la pièce m'ignorant du regard et s'installant dos à moi, face à la grande baie vitrée que je n'avais pas remarquée tant sa présence me troublait. Le panorama environnant était une vaste forêt dans laquelle nous semblions plonger. Je ne savais combien de temps nous restâmes silencieux. Je ne savais quoi dire, quoi faire, je me sentais déstabilisée par cet homme froid et distant. Edward restait muet, face à sa contemplation de l'étendue sauvage et la croissance des ombres à mesure que le soleil déclinait à l'horizon.
-Je suis soulagé d'avoir à mes côtés une femme qui sait tenir sa langue. Commença-t-il sans un regard pour moi. Je ne me serais pas vu autrement.
Son regard me transperça à travers la vitre. Son regard vert était plus sombre encore que ce que j'avais vu auparavant. Sa mâchoire était tendue, crispée, comme s'il refoulait une tension ou une quelconque émotion. Sa posture était elle-même rigide, ses épaules carrées me semblèrent tout à coup immenses et meurtrières.
-Une femme, ma femme en l'occurrence, ne devra jamais parler sans mon accord. Elle ne décidera de rien dans sa vie. Elle n'aura pas de vie à part celle que je lui donnerai, elle n'aura plus aucun souvenir de sa vie antérieure. Elle ne s'occupera que de ma personne et ne s'opposera jamais à une de mes décisions. Elle veillera bien évidemment à mon bien-être et comblera mes besoins. Finit-il en se retournant et en me scrutant avec froideur.
J'étais statufiée à ces mots. Il désirait vraiment une telle femme ? Une femme soumise, sans sentiment, ni émotion ? J'avais peur. Je ne voulais pas devenir une telle personne. Je ne pouvais oublier mon passé, mes rêves et mes espoirs, tout cela sur la demande d'un homme. Non, je ne le pouvais pas.
Ses yeux observaient mon visage avec attention, comme si la moindre émotion qui s'y reflétait était captivante. Qu'attendait-il que j'acquiesce ? Non, non, je ne le pouvais pas.
-Qu'adviendra-t-il si je ne t'obéis pas ? Dis-je dans un murmure.
Je le vis s'avancer vers moi, un sourire mesquin se dessinant et grandissant un peu plus à chacun de ses pas. Quand il fut à quelques centimètres de moi, son odeur m'assaillit. C'était un parfum à la fois masculin mélangé à une odeur sauvage, je ne savais comment la décrire tant je me sentis bouleversée en la sentant.
Je ne pus m'attarder plus longtemps sur son odeur que je vis sa main se lever et se poser avec douceur sur ma joue, la caressant de haut en bas puis de bas en haut. Il alternait les caresses entre la paume de sa main et son dos. Des décharges électriques toujours plus puissantes se propageaient dans tout mon être. Puis il la retira, me faisant presque gémir face à cette perte. Bien vite je sentis une brulure intense au niveau de ma joue alors que le choc de sa gifle semblait comme empreint sur ma peau, comme si elle avait été gravée. Ma tête sous sa force avait tourné et mon cou s'était crispé.
Quand je lui fis de nouveau face, son sourire mesquin et cruel était toujours à sa place. Ses yeux sombres fixaient de nouveau mon visage avant de plonger dans mon regard. Sa main se reposa sur ma joue endolorie, envoyant des décharges de douleur.
Son contact produisait toujours ses décharges électriques et après qu'il m'ait frappée, je le haïssais encore plus car mon corps ne pouvait se détourner de lui. Je haïssais mon corps d'être si faible. Les yeux toujours dans les yeux, il s'approcha de mon visage, se pencha sur mes lèvres. Je sentis bientôt son souffle contre ma bouche. Au moment où je crus qu'il allait m'embrasser, j'avais instinctivement fermé mes yeux et penché ma tête en arrière. Je le sentis se reculer.
J'ouvris les yeux et le voir sourire d'amusement, sourire à mes dépens et cela me fit mal. Il se jouait de moi, il savait lire et jouer avec mon corps comme d'un instrument. Mon Dieu, comme je le haïssais. Son sourire en coin reprit place sur son visage.
-Isabella, Isabella… Dit-il sur un ton de reproche. Pour être embrassée, encore faut-il que tu sois obéissante, soumise. Les baisers sont fait pour récompenser, non sur les demandes de la femme, ni sous les commandes de l'amour. Pour répondre à ta question, poursuivit-il en s'éloignant de nouveau, si tu ne m'obéis pas, tu seras sévèrement punie. La punition que tu viens de recevoir est bien douce comparée à celle que je peux t'administrer, sache-le.
Il s'éloigna de moi et alla s'installer sur son lit. Il se mit à se déshabiller sans pudeur. Si je l'avais trouvé magnifique et hypnotique habillé, vous pouviez imaginer ce que je me mettais à ressentir en le voyant faire. Chaque centimètre de peau dévoilée était un appel à la luxure, son dos était puissamment musclé, son torse était imberbe à l'exception de la ligne en dessous de son nombril. La ligne de ses abdominaux plongeait dans la toison avant de se perdre dans un V alléchant. Ses cuisses étaient divinement taillées et même ses mollets étaient parfaitement galbés.
Il dut sentir mon regard pesant et désireux sur lui car il me fit signe de me rapprocher. Quand je fus devant lui, il m'observa longuement puis me désigna le coin opposé.
-Je veux que tu ailles te doucher et enlever toutes les traces de ton ancienne vie. Ne sois pas surprise de ne plus trouver tes vêtements, je les ferai emmener pour qu'ils soient détruits, je te laisserai de nouvelles affaires et quand tu reviendras, alors tu pourras t'installer sur le tapis que tu vois là et tu y dormiras.
Ledit tapis se trouvait actuellement sous nos pieds. Il était assez épais de par la présence de poils longs et soyeux. Pensait-il vraiment que j'allais dormir là-dessus ? Je détournais le regard pour rencontrer de nouveau ses yeux. Son sourire cruel et mesquin était de nouveau en place alors qu'il me fixait. J'allais vraiment dormir sur ce lit de fortune. Il avait du lire mon désespoir et mon dégout car il ajouta :
-Il faudra mériter mon lit ma chère. Si je t'y appelle, ce sera soit par récompense, soit pour ton devoir, dirons-nous, conjugal. Maintenant, obéis !
Alors votre avis ?
Et oui les choses sérieuses commencent déjà et je suis gentille, je vous ai pas mis de fin sadique !
J'attends vos reviews…
Vôtre. Potine.
