Hello à vous !
Il est plus court que les autres par contre mais j'espère qu'il vous plaira quand meme ! Merci pour les reviews et pour le nombre incroyable de personnes qui se sont abonnées à mon histoire =)
Oubliez pas de "reviewer", j'adore lire vos impressions et si il y a des choses qui ne vont pas, j'aime avoir votre opinion !
Voilà, HAVE FUN !
bsx bsx ! =)
Chapitre 4 : Gryffondor ascendant serpentard.
Le diner terminé, Harry se rendit trainant dans le bureau du directeur. En chemin, il croisa Nick Quasi-sans-tête qui lui dit tout simplement « tarte meringuée ». Harry hocha la tete en signe de compréhension et arriva devant la gargouille qui gardait l'entrée. Il prononça le mot de passe et regarda la statue pivoter sur elle-même. Il monta les marches et frappa avant d'entrer. Dumbledore était assis derrière son bureau, un tas de bonbons en face de lui. A sa gauche se tenait Minerva McGonagall et à sa droite Severus Snape. Tiens donc, que lui servira-t-on comme discours de rentrée cette année qui nécessitait la présence de l'homme qui s'était donné pour mission personnelle de le faire sentir plus bas que terre ?
- Harry, mon garçon, commença Dumbledore, un sourire paternel au visage.
- Professeurs, répondit Harry, prenant soin de ne laisser aucune émotion apparaitre sur son visage et renforçant ses barrières d'occlumencie, on ne savait jamais.
- Prend place je t'en prie. Bonbon au citron ?
- Non merci, déclina Harry qui ne tenait pas à ingurgiter du veritaserum. Vous vouliez me voir professeur ?
- Oui Harry, je voulais savoir comment tu allais après ce qui s'est passé en juin dernier. Tu as subi une perte énorme et tu pourrais en être plus fragilisé que jamais.
- Merci de ne vous en inquiéter que maintenant professeur mais mieux vaut tard que jamais parait-il. Mais pour vous répondre, je me porte comme un charme.
- Monsieur Potter, pas besoin d'être insolent, asséna sèchement McGonagall.
- Je ne suis pas insolent professeur, je ne fais qu'énoncer un fait. J'ai été renvoyé chez les Dursley malgré mon « état fragile » comme vous le dites. Ma santé ne semblait pas être votre priorité à ce moment-là, surtout connaissant ma situation chez ma tante. Mais bon ce n'est pas un sujet sur lequel j'ai envie de débattre et encore moins avec vous. Autre chose ?
La question d'Harry tomba dans un silence gêné. Dumbledore lui lançait un regard implorant tandis que McGonagall pinçait les lèvres. Snape lui, le regardait d'un regard perçant, un regard qui lui aurait fait peur encore quelques mois plus tôt, si il n'avait pas connu pire pendant son séjour à l'Antre. Oh oui, Snape en aurait beaucoup à apprendre de Silvio en ce qui concernait les regards noirs.
- Je reconnais que ce choix a été malheureux Harry et que tu sois en colère. Mais à te voir, il semblerait que ces vacances t'aient été bénéfiques. Tu es métamorphosé.
- Merci professeur, dit simplement Harry. Quand Dumbledore se rendit compte qu'il n'ajouterait rien de plus, il reprit la parole.
- T'est-il arrivé quelque chose de spécial cet été Harry ?
- Pas vraiment non.
- J'ai cru comprendre que tu avais soigné ta vue par la méthode sorcière. Madame Figg ne m'a pas fait part d'une quelconque sortie de ta part et je n'ai rien entendu sur ta présence sur le Chemin de Traverse.
- C'est pour cela que j'ai fait tout ce dont j'avais besoin en dehors du territoire anglais professeur.
Les différentes réactions que sa réponse tira lui firent légèrement étirer les lèvres. Dumbledore était décontenancé, McGonagall avait l'air d'avoir avalé un pudding avarié et Snape avait l'espace d'un instant perdu de son flegme légendaire.
- Harry, as-tu quitté l'Angleterre ? demanda précautionneusement Dumbledore. En même temps Harry sentit une tentative d'intrusion sur ses barrières d'occlumencie.
- J'allais vous répondre professeur, pas besoin de chercher à vous infiltrer dans ma tete pour trouver les réponses que vous désirez. Savez-vous que c'est illégal ? dit froidement Harry.
- Harry où as-tu appris l'occlumencie ? demanda Dumbledore estomaqué.
- Cet été, j'ai eu droit à des leçons particulières. Il faut dire que lorsque le professeur est bon, on apprend particulièrement bien. J'en ai aussi profité pour prendre connaissance de mon héritage et arranger ma vue.
- Monsieur Potter, il n'est pas prudent de partir sans prévenir, lui dit McGonagall.
- Je ne vois pas en quoi mes actions vous concernent. Jusqu'à preuve du contraire vous n'avez aucun droit légal sur moi. Est-ce que c'est tout ce que vous vouliez savoir ? Lady Scarlett aimerait me voir.
- Une dernière chose Harry, pensais-tu tout ce que tu as dit à Mariska Poliskova ce midi ?
- Evidemment que je le pensais. Maintenant si vous voulez bien m'excuser.
Après un geste courtois de la tete, Harry sortit de la pièce, satisfait de lui-même. Il en connaissait un qui serait ravi d'avoir une vision de ce qui venait de se passer dans le bureau. Il se rendit compte qu'il était suivit et sortant discrètement sa baguette, il se retourna brusquement.
- Expelliarmus ! cria-t-il.
- Potter ! s'exclama une voix qu'il connaissait bien. Qu'est-ce qui vous prend de lancer des sorts sur tout le monde ?
- Vous m'excuserez Professeur Snape mais lorsque je suis suivi je préfère prendre mes précautions et éloigner le danger le plus vite possible.
- Depuis quand vous préoccupez-tu de votre santé ?
- Depuis que des gens au tatouage aussi joli que celui que vous arborez sur votre bras gauche en ont après moi. Vous vouliez me demander quelque chose ou bien vous avez décidé que m'emmener à votre cher maitre égaierait vos journées ?
- Aussi insolent que votre père.
- Ravi de l'entendre, dit Harry tout en se retournant pour reprendre son chemin. Vous me détestez parce que James Potter était mon père professeur, mais vous semblez oublier qui était ma mère.
Et sans se retourner, Harry lui lança sa baguette et continua son chemin vers la classe de Scarlett. Arrivé devant, il toqua avant d'ouvrir et fut tout de suite agrippé par une tornade brune.
- Harry, querido, comme je suis contente de te voir ! Tu m'as tellement manqué !
- Scarlett ça fait à peine trois jours ! rigola Harry.
- Ah mais mon petit, trois jours sans toi c'est déjà une éternité ! s'exclama-t-elle sans le lâcher pour autant.
- Ça fait plaisir à entendre, mais je n'arrive plus à respirer !
- Oh pardon mon chéri, dit-elle en se détachant de lui. Viens assieds-toi près de moi et racontes-moi tout ce qui s'est passé depuis que tu as quitté la maison.
La maison c'était l'Antre, Scarlett y évoluait depuis des siècles. Elle avait été secourue par le messager de cette époque, dans les années 1780, de l'attaque de moldus qui avaient découvert sa nature. Depuis ce temps, elle vivait à l'Antre. Son immortalité pour elle était à la fois joie et tristesse. Joie car elle pouvait rencontrer des personnes extraordinaires à travers les âges, mais aussi tristesse car malheureusement, elle les regardait aussi mourir. Quant à comment elle avait fini en vampire, elle s'était trouvée au mauvais endroit au mauvais moment, le soir de sa nuit de noces, c'est tout ce qu'elle avait accepté de dire.
Dès le jour où Harry avait mis les pieds à l'Antre, elle s'était mise en sa défenseuse personnelle. Harry était très vite devenu son deuxième fils suppléant avec William. Elle avait aussi été son professeur particulier en DCFM et autant elle était très maternelle avec lui en général, autant elle était dure dans son rôle de professeur. Harry avait énormément appris avec elle et avait atteint un niveau excellent en défense grâce à elle.
C'est donc avec entrain qu'il lui raconta son retour dans le monde sorcier anglais, sa joie de revoir William, son attitude qui avait changée en général, sa nouvelle assurance, ses doutes, sa relation avec Ron et Hermione… tout y passa.
- Je suis heureuse de te revoir Harry, avec William et toi hors de l'antre, les choses allaient être bien tristes. Je ne pouvais vraiment pas me résoudre à supporter un tel silence à nouveau. Et puis il faut bien quelqu'un ici pour continuer à t'entrainer ! termina-t-elle avec un grand sourire.
- Magnifique.
- Ah mais je sais que tu en es ravi querido !
- Absolument ! Mais il commence à se faire tard et il vaut mieux pour moi que je rentre à la tour. Le couvre-feu est d'ailleurs passé. Espérons que je ne tomberais ni su Rusard, ni sur Snape.
- Je vais te raccompagner ne t'inquiètes pas. Allons-y !
Elle prit son écharpe et accepta le bras que lui tendit galamment Harry. Ils poursuivirent leur discussion en parlant de tout et de rien jusqu'à ce qu'ils arrivent devant le portrait de la grosse dame.
- Te voilà arrivé à bon port. Reviens me voir de temps en temps Harry ! Je suis logée au sixième étage en face du tableau des Orgies de Wallace le Bon Vivant. Le mot de passe est églantine.
- Je n'y manquerais pas. Bonne nuit Scarlett.
Il lui fit la bise et donna le mot de passe qui lui permit de rentrer dans la salle commune de gryffondor, où ses deux meilleurs amis l'attendaient.
- Harry où étais-tu ? commença Hermione. Je sais que tu as d'autres amis mais par les temps qui courent il n'est pas conseillé d'être seul !
- Pour l'amour de Merlin Hermione je ne suis pas un bébé qui a besoin d'être sous surveillance constante.
- Où étais-tu ? insista-t-elle.
- Cela ne te concerne en rien.
- J'ai le droit de savoir !
- Mais tu n'es pas ma mère Hermione ! Je te remercie de ta sollicitude mais sache que je m'en passerais volontiers.
- Elle était juste inquiète mec, pas besoin de monter sur tes grands chevaux, interrompit Ron.
- Il y a une différence entre être inquiet et vouloir absolument tout savoir. Sur ce, je vais me coucher. Bonne nuit.
Et c'est un Harry d'humeur décidemment moins bonne qui entra dans le dortoir. Il se changea, se brossa les dents et se mit au lit.
L'attitude de ses amis l'agaçait de plus en plus. Il les adorait mais il avait aussi des limites. Leur proximité ne voulait pas dire qu'il devait se mettre à nu devant eux. Il avait droit à une vie privée. Chose dont il avait été indéniablement privé pendant la majeure partie de sa vie. Mais tout cela était terminé maintenant. Il reprenait le control.
Le lendemain matin, Harry se leva avant tout le monde, se prépara et descendit prendre son petit déjeuner. Ce fut ainsi pendant la majorité de la semaine. Harry passait le plus clair de son temps à la bibliothèque ou dans la salle sur demande et n'était le plus souvent vu qu'en compagnie de William dans les couloirs de Poudlard. Le gouffre qui semblait s'être creusé entre les trois amis semblait vouloir perdurer dans le temps.
Lors du diner, un magnifique aigle royal fit une entrée remarquée avant de se poser sur le bras qu'Harry avait tendu en le voyant arriver. Harry récupéra le courrier qu'il apportait et après lui avoir donné un bout de viande, l'aigle repris son envol. Harry rangea le courrier dans sa poche et repris son diner sans faire attention aux regards de ses condisciples sur lui. Il ne réagit pas non plus quand William se glissa près de lui sur la table des gryffondors, s'attirant ainsi les regards hostiles aussi bien des rouges et or que des verts et argent. Mais tout comme Harry, il n'en sembla pas affecté du tout.
- Quelle couleur ? demanda William sans baisser de ton.
- Rouge, souffla Harry en retour.
- Merde.
Ils furent interrompus par Ron qui se jeta sur William mais celui-ci bien plus rapide, évita Ron qui s'étala par terre.
- Non mais ça ne va pas chez toi ? ragea Harry.
- Ce serait plutôt à moi de poser cette question. Comment oses-tu laisser ce serpent s'assoir à notre table ? rétorqua Ron en se relevant, rouge aussi bien de honte que de colère. Depuis que tu es revenu des vacances tu as pris des airs, tu nous traite différemment Hermione et moi et tu traines avec lui. C'est un futur mangemort, tous les serpents le sont.
- Eh bien je suppose que j'en suis un moi aussi alors Ron ? Dois-je te rappeler que j'ai failli aller à serpentard et que ce n'est que grâce à Malfoy que je suis à gryffondor. Dis-moi Ron, serais-je un futur mage noir en puissance ? susurra Harry, la voix basse et rauque, ignorant le tohu-bohu que sa révélation engendra.
- Ce…ce n'est pas la même chose, balbutia Ron tout en faisant un pas en arrière.
- Ah oui et pourquoi ? Tu viens de le dire Ron, et toute la grande salle peut en témoigner, tous les serpents sont de futurs mangemorts. Et puis je te trouve bien prompt à les cataloguer, rappelle-moi donc, Pettigrew, il était bien gryffondor non ? Et je peux t'assurer qu'à l'heure actuelle il y a bien plus de potentiels mangemort dans toutes les autres maisons qu'à serpentard.
Cette dernière phrase jeta un grand froid dans la salle. Harry se dirigea vers la table des professeurs.
- Scarlett, je suis désolé de t'arracher à ton diner mais il y a urgence.
- J'ai cru comprendre en effet. Allons-y.
Ils rejoignirent William aux portes de la grande salle et c'est dans un silence lourd qu'ils se dirigèrent vers les appartements de la jeune femme. A peine installés, cette dernière jeta une batterie de sorts de protection pour s'assurer que tout ce qui se passerait et serait dit dans les minutes qui allaient suivre, restassent secrètes. Scarlett se dirigea vers la cheminé, lança un peu de poudre de cheminette et cria « à l'Antre ». Peu de temps après, la tete d'un homme dans la fleur de l'âge apparu. Il était pale et avait des cernes sous les yeux. Ses cheveux blonds grisonnant étaient complètement décoiffés et ses yeux exprimaient une tristesse profonde. Harry fut choqué de voir son professeur d'occlumencie et de potions dans un état pareil.
- Elzéchior, que se passe-t-il ? demanda précipitamment Scarlett.
- Il y a eu une attaque, répondit le dit Elzéchior. Je suis désolé les garçons, il a visé Oréa.
Choc. Colère. Incompréhension. Peur. Rage. Espoir. Tristesse. Pleurs.
- Comment va-t-elle ? demanda Harry d'une voix éteinte.
- Elle n'a pas survécu Harry, je suis désolé. Oréa a été complètement détruite. Seuls ceux qui étaient hors du territoire ont survécu.
Un silence lourd s'abattit sur eux. Soudain une montée de magie pure se fit sentir dans la pièce. Harry tremblait de tout son corps, les poings serrés au sang, des larmes silencieuses coulant sur son visage. Il se leva d'un bon et sortit de la pièce en trombe. William et Scarlett échangèrent un regard inquiet et se mirent à sa poursuite. Le château sentant toute cette magie sans contrôle commença à réagir aussi. Les tableaux étaient dans un silence de mort et la température avait baissée de plusieurs degrés. Les murs tremblaient légèrement. La magie d'Harry n'était plus sous contrôle. Scarlett et William le suivirent jusque vers la grande porte mais en voyant qu'il se dirigeait vers la forêt interdite, ils s'arrêtèrent. Ils ne pouvaient plus rien pour lui.
- Que s'est-il passé ? demanda Dumbledore. Ce n'est qu'à cet instant que William et Scarlett remarquèrent que toute la grande salle avait été témoin de la scène.
- Harry vient d'apprendre une mauvaise nouvelle, répondit Scarlett. Sa magie en a été touchée et il a besoin d'évacuer le surplus. Soyez heureux qu'il ait tout de même eu la présence d'esprit de sortir du château. Sinon il n'en resterait peut-être plus rien à l'heure qu'il est.
Sans un mot de plus elle se fit demi-tour et suivie de William, elle retourna dans ses appartements. Elle avait des choses importantes à faire.
Une fois hors du château, Harry se dirigea vers la forêt interdite, une fois aux abords, il prit sa forme d'animagus et c'est une superbe panthère noire aux yeux émeraude qui s'enfonça dans les profondeurs de l'obscurité. Il était tellement en peine qu'il ne remarqua pas le tigre blans aux yeux perle qui l'observait de loin.
Ce ne sont que plusieurs heures plus tard qu'il revint au château. Une délégation l'attendait devant les portes. Il ignora purement Dumbledore, Snape et McGonagall et comme un enfant il se dirigea vers Scarlett qui le prit immédiatement dans ses bras. Quelques larmes silencieuses coulèrent à nouveau sur ses joues. William, qu'il n'avait pas remarqué avant, s'approcha d'eux et lui passa une couverture sur les épaules.
- Harry n'est pas en état de parler à quiconque en ce moment. Gardez vos questions pour demain, dit-elle d'une voix qui ne souffrirait aucune contradiction.
Harry toujours accroché à elle, elle prit le chemin vers ses appartements, suivie par William, le visage fermé. Une fois dans ses appartements, elle alla dans la chambre d'ami. Elle allongea Harry sur le lit, lui enleva sa cravate et ses chaussures et le glissa sous la couette. Elle se glissa ensuite près de lui, William s'ajoutant à eux, se mettant de l'autre côté de son ami. Des sanglots silencieux brisèrent le silence à chaque fois, jusqu'à ce qu'Harry s'endormit exténué. Seulement là, Scarlett laissa couler les larmes qu'elle retenait depuis la fin de la soirée. Son bébé était malheureux et tout cela était la faute de Voldemort. Il le paiera.
