SAlut tout le monde, revoilà une revenante ! XD non mais désolée en vrai : pas forcément bcp de temps, d'envie, peu de reviews pour me booster donc voilà ! je vais essayer de publier plus fréquemment mais je ne vous promets rien :/ Motivez-moi ! XD

bref donc voici le chapitre 4 ! le 5 est en écriture :D


Chapitre 4 : Une revanche à prendre

Kuroko marchait dans les rues le soir. Il avait réalisé qu'il n'avait pas remercié son camarade de l'avoir sauvé de la balle. Il avait donc ramener un sac plastique contenant de la nourriture (du sucré en se disant que son partenaire avait sans doute déjà mangé). Il s'était également dit qu'il pourrait récolter des informations sur lui. Et qui sait ? En parlant trop longtemps il devrait dormir là-bas et ainsi fouiller son appartement.

Mais surtout, même s'il n'arrivait pas à se l'avouer, il voulait savoir s'il allait bien. Aomine devait l'avoir pris par surprise - comme il le faisait toujours - et il savait que même un grand gaillard comme Kagami ne faisait pas le poids face à lui. La question était donc dans quel état se trouvait son équipier ?

Il accéléra légèrement le pas. Il avait su où le rouge habitait grâce au dossier qu'il avait complété en arrivant au Japon et y avait accédé seulement suite à l'accord de leur capitaine. Le GPS sur son téléphone lui disait qu'il allait atteindre sa destination. Il releva donc le nez de son téléphone et aperçut un homme au sol.

Il courut vers son équipier - car c'était lui - et observa son état. Il allait avoir de sacrés hématomes et au moins un oeil au beurre noire. Son arcade sourcilière gauche était ouverte et saignait assez abondamment. Il posa son sac plastique sur le côté et secoua légèrement l'épaule de son camarade. Ce dernier grogna de douleur.

Ses yeux s'ouvrirent lentement. Bon dieu qu'il avait mal à la tête… Et il avait mal un peu partout dans le corps. Il fronça les sourcils en apercevant le petit bleu penché au-dessus de lui. Ah, donc c'était lui qui l'avait trouvé inconscient… Sa tête réussit à se demander pourquoi il était là…

— Je voulais te remercier Kagami-kun pour m'avoir sauvé aujourd'hui contre les mafieux. Maintenant je crois qu'il faut aller à l'hôpital, tu es dans un sale état…

L'autre grogna et se remit péniblement debout. Il n'était pas question qu'il aille à l'hôpital ! Pas question que son nom soit noté dans le registre des admissions et que l'autre puisse avoir l'information qu'il avait dû être soigné. Et puis s'il allait à l'hôpital il ne pourrait pas se venger immédiatement !

Le petit passa donc le bras du plus grand sur ses épaules et tenta de le soutenir - sans oublier les pains chauds dans son sac en plastique. Ils grimpèrent cahin-caha les escaliers - comme Kagami était trop fier pour reconnaître qu'il aurait bien eu besoin de prendre l'ascenseur pour une fois - heureusement le blessé habitait au premier étage. Il inséra la clef dans son appartement et s'effaça pour accueillir son coéquipier.

— Ben bienvenue chez moi, je pensais que ça aurait eu lieu différemment et avec toute l'équipe pour fêter la fin de la mafia…

Il laissa Kuroko rentrer et referma à double tour. Ce dernier fut étonné de la taille de l'appartement : il était très grand. En remarquant ses yeux étonnés, Kagami lui expliqua alors que son père était riche et très influent aux Etats-Unis… Le petit bleu posa alors son sac sur la table tandis que le rouge grimaça en fermant la porte. Il lui ouvrit alors un bol de nouilles toutes prêtes : le courage de cuisiner n'était pas au rendez-vous aujourd'hui !

Ils mangèrent tandis que le rouge ruminait sa vengeance pour ce mec. Il avait bien compris que ce gars faisait partie de la Génération des Miracles, mais qu'est-ce qu'il en avait à foutre ? Il devait le mettre au tapis puis le foutre en cellule ! Et il se jurait de le faire convenablement ! Il ne se laisserait pas marcher ainsi sur les pieds sans réagir.

Kagami proposa son lit à son équipier mais ce dernier refusa : ce n'était pas lui le blessé, ce devait donc être lui qui devait profiter du confort. Le canapé ça lui allait bien après tout. Pour une fois le rouge n'insista pas sur les règles de politesse : il était bien trop amoché et courbaturé. Il se contenta de trouver un plaid pour son invité surprise. Il alla ensuite se coucher comme une masse et s'endormit tout de suite après, tout en s'étant promis de se venger coûte que coûte.

Le jeune espion resta un moment sur le seuil de la chambre de son ennemi. Il écoutait la respiration lente et profonde de ce dernier. Il était endormi, bien profondément. Il était maintenant temps pour lui d'agir. Il devait chercher des informations que son groupe allait pouvoir utiliser contre lui. Il savait désormais que le père de Taïga était influent aux Etats-Unis et cela pouvait poser un soucis pour plus tard… Il devait avoir de plus amples renseignements !

Il commença alors à se diriger vers une étagère où des papiers étaient plus ou moins rangés. Des factures d'électricité, de téléphone, deux trois papiers inutiles. Et enfin, il trouva une photo de famille. Le grand écarlate se tenait au côté d'un homme plus imposant que lui, sans doute son père, et d'une femme qui semblait toute menue à côté de ces deux hommes, sa mère sans doute. Mais c'était tout, il n'y avait pas plus d'information… Il se sentait frustré ! Lui qui voulait des noms, des adresses, des choses pour faire pression, il n'avait quasiment rien !

Il fouilla un peu plus et enfin trouva ce qu'il voulait. Des papiers qui concernaient ses parents, activité professionnelle des deux et adresse. Il sourit, prit une photo du document, tout en mémorisant correctement les détails dans sa tête. Il rangea alors tout comme il l'avait trouvé et retourna se coucher. Il n'avait pas été pris. Mission accomplie.

Le lendemain, l'américain se réveilla. Chaque mouvement lui fut difficile, il avait l'impression d'avoir été écrasé par un camion. Il grogna de douleur et étira deux trois fois ses épaules et sa nuque. Bon dieu, et l'entraînement de ce matin allait être un calvaire ! Il serra les mâchoires. Il sortit de la chambre et fronça les sourcils. Quelque chose n'allait pas…

Il tilta quelques secondes après lorsque son équipier s'assit sur le canapé et se frotta les yeux en le saluant, étouffant un bâillement en même temps, encore endormi. Ils se préparèrent alors et se dirigèrent vers le poste. Son coéquipier s'enquérait de son état mais le rouge préféra rester vague : il n'aimait pas avouer que l'autre ne l'avait pas manqué et que l'entraînement allait être particulièrement difficile !

Au boulot, ses camarades le regardèrent avec des yeux ronds : comment cela se faisait-il qu'il avait un tel oeil au beurre noir et des bleus de partout ? Il leur raconta alors sa mésaventure de la veille au soir et leur expliqua que le bleu l'avait trouvé évanoui dans la rue juste devant son appart. Le regard de chacun se fit glacial. Si la Génération commençait à s'en prendre à l'un d'entre eux, la véritable guerre allait débuter.

Riko fronça les sourcils. Elle ordonna alors à tout le monde de faire deux fois l'entraînement, tandis que le blessé n'allait le faire qu'une fois. Elle le prit ensuite à part tandis que les autres continuaient leurs tours de pistes. Elle le mit face à un punching-ball et commença à lui apprendre quelques coups supplémentaires de boxe. Il fallait qu'il ait un meilleur niveau que juste celui de la sortie de l'école des policiers !

Elle fit de même avec les membres de son groupe, tout en s'entraînant elle aussi avec eux. Pour une fois, ils la virent en t-shirt de sport, et les jeunes comprirent qu'elle ne faisait pas les entraînements avec eux, mais elle devait les faire seule chez elle !

Ils reprirent les patrouilles l'après-midi, sur leurs gardes encore plus, le pistolet à la taille avec possibilité de tirer s'ils étaient agressés. En effet le capitaine avait dû téléphoner en ligne sécurisée au créateur de la brigade et ce dernier leur en avait donné le droit. La guerre était maintenant ouverte et ils devaient être prêts. Car, tous savaient que s'ils arrivaient à arrêter Aomine, ils seraient la cible des représailles de leur ennemi mortel !

Pendant trois jours, ce cycle continua, les entraînements se faisaient plus ardus mais les esprits de tous s'étaient échauffés par l'attaque de leur compagnon. Même Kyoshi qui semblait le plus calme d'entre eux avaient les yeux qui brillaient d'une lueur féroce.

Ils commencèrent alors les entraînements pour se coordonner avec leur paire. Pour les anciens, ils avaient déjà fait quelques exercices du genre : apprendre à communiquer avec un code précis et silencieux lors des opérations. Savoir aussi quelles seront ses réactions dans certaines circonstances… Le début était plutôt dur car il demandait une bonne connaissance de son équipier et l'américain comprit qu'il ne savait rien du sien.

Enfin, lorsqu'ils capturèrent de nouveau deux trafiquants et que Kagami se sentit enfin prêt, ils l'interrogèrent et l'américain le regarda froidement.

— Tu peux faire passer un message pour moi ? Dis à Aomine que je l'attends de pieds fermes pour ma revanche, que ce n'est pas ça qui va nous arrêter dans notre quête. Il sait aussi où il doit me trouver !

Le délinquant plissa les paupières, évidemment il connaissait le prénom de chacun de la Génération mais il n'était clairement pas en contact avec ces derniers ! Il était bien trop bas dans l'échelle pour cela ! Lorsqu'il lui apprit cela le regard du policier se fit menaçant.

— Et ? Je m'en fous ! Tu le dis à ton chef qui le fera remonter ! Je veux que ce soit dit, sinon je pense qu'il t'en voudra de lui avoir fait perdre cette occasion. Et ton joli petit minois en prendrait un certain coup…

Un sourire cruel parut sur son visage et le trafiquant serra les mâchoires. Les deux savaient ce qui allait attendre ce dernier s'il ne faisait pas ce que lui avait demandé le flic. Car, au vu du coquard qui s'effaçait de son oeil, il avait déjà dû rencontrer le bleu marine ! Et puis, s'il faisait cela, il allait être libéré et qui sait, peut-être même monté en grade !

Il hocha alors la tête tandis qu'un plan germait dans sa tête. Ils le mirent alors dans le fourgon pour éviter qu'il découvre l'emplacement de leur base et le libérèrent, lui rendant son téléphone. Evidemment, ils avaient placé une puce dedans afin de pouvoir enregistrer tous les numéros contactés et de savoir ses déplacements. Cela leur faciliterait bien mieux le travail !

Et en effet, le dealer trop pressé pour se soucier d'avoir été mis sous écoute ou autre contacta son supérieur et lui dit qu'il devait urgemment dire quelque chose à Aomine de la part de Kagami. Quand son supérieur direct lui demanda de quoi il s'agissait il refusa d'en dire plus : il devait garder les informations afin d'avoir tous les lauréats !

— Fais ça, je te promets sinon on va le regretter !

Les rangs remontèrent alors, de toute façon si cette info était une intox, ce serait le cadet qui prendrait pour les avoir dérangés ! Les Générations détestaient être vainement dérangés !

Une heure et demie plus tard, le libéré reçut un appel. La voix était menaçante et sombre. Elle voulait savoir ce qui valait le dérangement. Le dealer de bas étage prononça alors le nom de Kagami et soudain il sentit que la personne était intéressée. Il sourit, alors ce flic n'avait pas dit n'importe quoi et il allait pouvoir être promu ! Le membre de la Génération lui donna alors un rendez-vous pour dix minutes après. Il sourit : enfin quelque chose s'ouvrait pour lui !

Dix minutes après, il était au lieu de rendez-vous. Pile à l'heure, une voiture noire banalisée s'arrêta devant lui et quelqu'un lui ordonna de monter. Il s'exécuta. Son coeur battait rapidement, de peur mais également d'espoir. Est-ce qu'on l'amenait carrément devant le patron ? On lui banda les yeux et il frémit d'appréhension. Il allait être mis à l'épreuve pour voir si on pouvait avoir confiance en lui !

Il descendit dix minutes plus tard, on le guida comme il conservait son bandeau noir sur les yeux. Il n'entendait aucun bruit de voix, juste le bruit de leurs pas sur le sol. Il serra les mâchoires, stressé. A quoi devait-il s'attendre ? Enfin, il entendit qu'on toquait à une porte et une voix lui parvint. Ce n'était pas la même que celle au téléphone. Clairement pas.

On lui retira le bandeau des yeux. Il était dans un bureau très spacieux et assis derrière le meuble, dans une grande chaise en cuir, se tenait le Boss. Celui que tout le monde idéalisait. Celui dont on soufflait des légendes, celui qui avait le don de soumettre une ville en si peu de temps et qui allait s'attaquer au pays entier. Il resta sans voix devant lui. Il ne savait pas quoi dire. Il ne se l'était pas imaginé ainsi, si … normal.

Et en même temps on sentait qu'il n'était pas banal comme type. Ses cheveux rose-orange en témoignaient, assortis à ses yeux troublants voire terrifiants. Il n'osait pas le regarder dans les yeux ! Et la terrible aura que l'homme possédait ! Il aperçut alors le deuxième homme debout à côté du bureau.

Aomine Daïki ! Encore une légende dont on racontait tellement de choses ! Il était plus proche de ses hommes, alors plusieurs avaient eu le privilège de le voir et il était comme on le décrivait. Obscur et menaçant.

Son regard revint vers le chef suprême que si peu de gens avaient le privilège de voir. Ce dernier ouvrit la bouche de sa voix assez particulière.

— Tu as demandé à parler à Aomine, alors vas-y ! Je veux savoir tout ce que tu sais sur Kagami et l'équipe. Le nombre qu'ils sont et si l'équipe fonctionne entre eux. Et comment tu t'es fait prendre !

Le dealer bientôt promu s'exécuta après un « oui monsieur ». Il raconta son histoire, ce qu'il avait pu remarqué, le travail en équipe de la paire qui l'avait arrêté - un homme et une femme. Ils étaient donc plutôt bien organisés et apparemment ils faisaient des descentes tous les jours ce qui commençait à perturber leur trafic !

Le boss et Aomine échangèrent un regard et le bleu hocha la tête. Il s'avança vers le dealer qui leur avait donné les informations. Ce dernier se tendit : allait-on lui faire du mal ? Non… après tout : il avait été fidèle et leur avait donné tout ce qu'ils voulaient !

Mais le bleu se contenta de tendre la main vers lui. Il la serra, tout fier, et les yeux obscurs se firent foudroyants.

— Ton portable, du con !

Il fut confus et jeta un regard vers le patron es espérant que ce dernier sourit au moins de son erreur. Mais le visage du chef de la mafia était froid, pas une once d'amusement dedans. Le dealer avala avec difficulté et sortit son téléphone de sa poche arrière. Il le tendit alors à celui qui décourageait normalement leurs opposants.

Ce dernier ouvrit le petit objet dans un craquement, cassant ce dernier. Le dealer ne fit aucun son : c'était qu'une antiquité qu'ils changeaient tout le temps pour ne pas être tracés par les flics - même si ces derniers étaient passés de leur côté, le boss ne plaisantait pas avec la sécurité. Aomine repéra alors un petit objet quasiment indétectable posé entre la batterie qu'il venait d'enlever. Le regard menaçant se posa sur leur larbin. Il avala avec difficulté, comprenant plus ou moins que ce n'était pas bon signe.

L'homme qui était habitué à ce genre de choses le montra alors à son patron. Le regard qu'ils s'échangèrent fut bref et net. Ils comprirent ce que tout cela signifiait.

Akashi s'adressa de nouveau à celui qui leur avait fourni les informations.

— Je suis d'accord que normalement les flics sont tous avec nous, mais est-ce qu'un moment tu as réfléchi que te relâcher pouvait être un piège qui les mènerait à nous ?! Tu sais ce que c'est ? (il désigna du menton le bidule noir devant lui, ses yeux étaient plus menaçants que jamais.) Un dispositif d'écoute et de traçage. Dernière génération. Tous tes numéros ont été tracés, enregistrés et tes mouvements, suivis. Heureusement que je possède un système de brouillage contre ce genre de bidules…

L'homme tenta de nouveau d'avaler. Il sentait les sueurs froides couler le long de sa colonne, produisant un chatouillement désagréable… il se raidit et tenta de bafouiller des excuses et des explications. Mais le regard foudroyant du Boss l'arrêta aussitôt : il n'y avait pas d'excuses à donner.

— Donc là… une partie de mes sous-fifres ont dû être découverts… Dont au minimum ton boss direct… Mais tu comprends que je ne peux pas prendre le risque que ton supérieur au 2e rang et donc le subordonné direct d'Aomine puisse être pris ? Donc tu sais ce que je vais devoir faire ?

Il se saisit de l'arme à côté que le dealer bien trop enthousiaste n'avait pas remarquée. Il arma ensuite et descendit le cran de sécurité. Son regard froid et bicolore se posa dans celui de sa proie maintenant paniquée. Au moins avait-il le cran de regarder la mort en face. Il pressa la détente, la balle se ficha pleine tête et l'homme tomba à la renverse. Heureusement, il prévoyait toujours que ce genre d'incidents pouvaient arriver lorsqu'il recevait un sous-fifre… Une bâche en plastique avait été tendue sur le sol. Pas de tâche désagréable de sang, un travail propre.

Il regarda l'homme qui était son poing et hocha la tête. Il devait maintenant éliminer son subordonné et celui du dessous. Pas question que ces flics puissent remonter à lui. Et bien-sûr il savait que le basané allait se charger du flic écarlate. Il en faisait désormais une affaire personnelle.

Toutefois le rose-orangé plissa les yeux et posa sa tête sur ses mains jointes, coudes posés sur son bureau. Cette nouvelle brigade commençait vraiment à le déranger… Ils étaient vraiment déterminés et ils n'acceptaient pas les pots de vin ! Il fallait vraiment que son espion lui ramène des informations pour les faire tomber. Il voulait leur peau maintenant !


~X~


Le groupe de coéquipiers suivait avec attention le marqueur indiquant la localisation de leur ancien détenu qui devenait maintenant leur cheval de Troie. Mais soudain, le point cessa de clignoter. Ils froncèrent les sourcils, et leur camarade muet se mit au travail sur l'ordinateur, pianotant frénétiquement sur le clavier. Mais rien, il secoua la tête. Son équipier leur expliqua qu'il devait sans doute y avoir un dispositif de brouillage avancé. Le point s'était arrêté alors qu'il devait sans doute être monté dans une voiture. Voilà qui ne les avançait pas beaucoup plus.

De l'autre côté, la deuxième partie de la brigade s'occupait de récolter les informations sur ses appels et les contacts. Ils devaient en savoir le plus possible afin d'intervenir le plus rapidement ! Si leur plan était dénoué, ils auraient fait ça en vain alors qu'ils tenaient une bonne piste !

Enfin, ils eurent les informations concernant le boss direct du dealer relâché ! Ils montèrent l'opération et partirent rapidement du poste. Ils défoncèrent la porte d'un bâtiment à l'aspect délabré où se déroulaient pas mal de choses illégales - vu le bruit et la tronche de défoncé des gens qui étaient là. Les habitants du taudis les regardaient mal et ils comprenaient qu'ils allaient peut-être avoir du mal de mettre à bien cette mission !

Pourtant, ils continuèrent, pas question que seul des types louches et pas accueillants puissent les détourner de leur objectif ! Ils montèrent groupés les escaliers jusqu'au quatrième étage où était censé se trouver le type. Ils défoncèrent de nouveau la porte d'un grand coup de pied de Kagami tandis que Hyuga pénétrait en premier dans l'appartement.

Il se figea alors. Au sol, un homme avec une balle qui avait transpercé son crâne de part en part. La balle devait avoir été tirée à bout portant sur l'oreille. Les autres équipiers grimacèrent en voyant la scène. Du sang avait giclé sur les murs sales. Le capitaine s'approcha alors et se saisit d'une note posée sur le corps.

« Vous croyez vraiment pouvoir faire quelque chose contre nous ? Teiko ne va pas se laisser abattre ainsi »

Alors ils avaient été devancés… Kyoshi fit alors un tour du studio et appela ses camarades : dans la salle de bain, un autre corps. Celui du dealer. Sa bouche était ouverte et il tenait un couteau dans sa main sur lequel était transpercée un bout de chair sanguinolent. Sa langue. Une balle avait aussi marqué l'entrée de son crâne, sans doute la raison de sa mort. Le policier eut un haut le coeur de dégoût.

La vice-capitaine décida alors d'appeler la morgue. De toute façon, il n'y aurait pas plus de preuves et rien de plus à chercher : ils savaient qui étaient les responsables. Ils prirent le mot, attendirent les renforts auxquels il ne faisaient de toute façon pas confiance et partirent.

Le capitaine colla alors le mot sur le tableau où ils amassaient les preuves, en faisant une grosse croix sur leur plus grosse piste depuis le début. Cette partie était foutue. Ils consultèrent leur montre et décidèrent de faire un rapport avant de rentrer.

Enfin, quand tous l'eurent rendu, l'équipe donna alors un petit traceur à l'américain. Il n'avait qu'à appuyer sur l'unique bouton pour que cela sonne et déclenche un signal sur le téléphone de tout le monde. Bien-sûr s'ils étaient surveillés, ils ne devaient pas donner l'impression de s'attendre à quoique ce soit, alors ils allaient rentrer chez eux.

L'écarlate hocha la tête. Il était prêt de toute façon, ces derniers jours d'entraînement l'avaient rendu plus fort et il était plus déterminé que jamais à se venger. Pas question que ce connard lui foute une dérouillée sans qu'il puisse répliquer !

Il marcha à grands pas jusqu'à chez lui. Une silhouette était adossée au pilier du muret qui entourait son immeuble. Il appuya discrètement sur le petit dispositif dans sa poche afin de prévenir son équipe. Si jamais il n'était pas assez fort, il devait retenir Aomine suffisamment longtemps pour que ses camarades débarquent et le foutent en cellule. Cette opportunité ne se représenterait sans doute jamais !

La silhouette obscure se décolla du muret et s'avança vers lui. Ses yeux de la même couleur que ses cheveux étincelaient dans ce début de soirée. Mais Kagami ne ferait pas demi-tour.

— Alors, t'es encore sur pieds ? C'est surprenant vu ce que je t'ai mis l'autre jour ! Et puis t'as même pas réussi à me contrattaquer, c'était vraiment pitoyable !

Son adversaire rigola, pour le provoquer. C'était le meilleur moyen de perdre son self-control et de l'attaquer droit dedans sans aucune stratégie… Il combattit donc en lui pour garder son sang froid et rester de marbre. Il ne devait pas tomber dans ses piques stupides et puériles. Il serra les mâchoires et serra les poings.

Il se mit ensuite en position et fit signe à son adversaire de se ramener. Le sourire de ce dernier se fit cruel et satisfait. Jamais on ne lui avait encore résisté. Chaque fois c'était la même chose : quand l'adversaire semblait un peu fort il se donnait à fond et à chaque fois il en venait à bout en moins de deux minutes avec au mieux un coquard… Tellement décevant.

Il balança alors son poing vers sa proie qui la dernière fois avait été décevante. Ce poing était juste pour le tester, car comme il lui avait semblé, il avait progressé. Le rouge écarta simplement la tête sans autre mouvement superflus. Un sourire se traça sur le visage du mafieux. Mieux… nettement mieux ! Plus intéressant aussi. Sa défense était bonne mais il semblait être trop « fair-play ». Ce n'était pas un combat loyal, les coups bas étaient admis. Il allait s'en servir.

Mais alors qu'il allait décocher un coup de pied pour le prendre là où il avait tapé plus tôt - la zone devait encore être sensible; sa cible s'avança vers lui et réussit à rentrer son poing dans sa garde et frapper son plexus. Il cracha l'air contenu dans ses poumons en même temps qu'il faisait un bond en arrière pour éviter de prendre d'autres coups. Il sourit de plus belle. Alors l'américain non plus ne jouait pas réglo ?

Le jeune policier suivait les conseils de Riko : faire genre qu'on était réglo pour ensuite taper par surprise hors règles. Et son premier coup venait de toucher le centre de la cible. Le plexus. Il fallait qu'il en profite car le souffle pouvait être long à retrouver quand on frappait cet endroit, il le savait d'expérience personnelle. Il tourna alors autour de la panthère, cernant son adversaire et le forçant à bouger pour voir comme il se déplaçait. Il était souple sur ses appuis, prêt à tout. Mais en même temps beaucoup trop confiant.

Ce dernier comprit son manège et décida de passer à l'attaque. Les coups furent rapides et violents. C'était à celui qui tapait le plus et au meilleur endroit. Kagami prit un coup dans l'arcade sourcilière tandis qu'Aomine en prit un puissant dans la mâchoire qui la fit craquer.

Le souffle était court chez les deux adversaires. Le visage du bleu marine jubilait d'une joie féroce. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas pris de coups qui faisaient vraiment mal. Et il avait aussi pris un coup de pied dans les côtes assez douloureux ! Il aimait ça !

— Bah t'as progressé dis donc ! T'aime pas le goût de l'humiliation ? C'est bête parce que j'arrête de jouer maintenant, tu vas prendre encore plus cher que la dernière fois je te le promets ! Aussi parce que tu m'as forcé à tuer mes subordonnés qui faisaient pourtant du bon boulot !

Kagami jubila, il avait une preuve de plus contre le gars de la Génération des Miracles ! Il venait d'avouer des crimes devant un policier ! C'était maintenant temps de mettre fin à ce combat et de gagner.

Au même moment, Kuroko arriva dans le dos de leur cible. Il ne fit aucun geste pour ne pas déranger son camarade. Mais il était prêt à intervenir s'il le devait. Il devait faire en sorte qu'Aomine se fasse capturer pour que l'équipe ait encore plus confiance et se soude. Tant pis si Akashi serait furieux.

Le combat continua, et alors que Kagami allait se prendre un uppercut - il connaissait les méthodes de son ancien camarade qu'était Aomine - il l'appela, détournant l'attention des deux adversaires. Ceci permit au policier de prendre l'avantage et il décocha un violent direct dans la tempe, mettant le membre de Teiko au sol, groggy.

Il hocha la tête vers son équipier qui se rapprochait. Ce dernier sortit ses menottes et retourna son ancien équipier. Il tira ses bras dans son dos et accrocha fermement le métal sur ses poignets. Il n'était pas question qu'il s'échappe. Enfin, juste après, le reste de l'équipe débarqua. Heureusement Izuki avait sa voiture et ils montèrent le captif dedans, entouré de Kuroko et Kagami.

Au poste, ils l'enfermèrent dans une cellule. L'équipe l'observa se réveiller lentement et regarder où il se trouvait. Quand il comprit, ses yeux lancèrent des éclairs mauvais.

— Tsss… C'est comme ça que vous procédez alors ? Si vous croyez que je vais vous dire quelque chose vous vous foutez le doigt dans l'oeil et jusqu'au coude. Plutôt crever, je suis loyal, moi !

Kuroko ne tiqua pas, c'était bien trop dangereux d'essayer de répondre quelque chose. Il s'expliquerait avec lui et Akashi seul à seul.

Riko eut un sourire mesquin et haussa les épaules. De toute façon une partie de la mafia allait s'effondrer s'il ne donnait plus d'ordres : ils savaient tous que chacun avait suffisamment à faire pour ne pas pouvoir prendre la part de l'autre.

Le bleu marine serra les dents. Bien-sûr qu'ils savaient cela, eh merde ! Ce serait le boss qui serait furieux ! Il s'était fait avoir comme un bleu au lieu de se mettre à fond dans le combat et mettre leur proie au sol directement ! Il avait voulu profiter d'une des rares fois où on arrivait et on osait lui tenir tête. Il s'assit alors sur le lit extrêmement inconfortable et appuya sa tête sur le mur. Il ferma les yeux et attendit.

Kagami se tourna alors vers Kuroko et le remercia : sans lui, il aurait été au tapis et adieu les chances de le capturer ! Toute l'équipe se félicita et se tapa dans la main avant de décider qu'ils allaient boire un verre. De toute façon, ils procéderaient le lendemain à l'interrogatoire : il n'allait pas pouvoir s'échapper !

C'était le début de leur victoire ! Il n'y en avait plus que quatre et le boss à attraper ! Mais le plus difficile était le début, n'est-ce pas ?


Voici pour le chapitre 4, quand-même assez long ! :)

je compte sur vous pour me mettre un petit commentaire svp ! :D

la bise keep in touch