Auteur: CleaMlafoy1810

Titre: Après la concurrence vient la passion

Paring: M

Warning: Cette histoire est un slash, c'est à dire qu'elle contient des relations sexuelles entre deux hommes. Homophobes, passez votre chemin.

Disclaimer: Rien est de moi, tout est à J.K Rowling, sauf l'histoire qui vient de moi

Réponse aux reviews:

Pouika: Je t'en pris! J'espère vraiment que ce chapitre va te plaire! Merci pour ton soutien.

brigitte26: Oh que oui il en a besoin! Merci pour tes reviews!

kymaniwu: Et ce n'est que le début... La suite est là! Espérant qu'elle te plaise!

Note de l'auteur:

Aujourd'hui je vous présente un chapitre qui me tient beaucoup à coeur comme le chapitre précédent. J'espère qu'il vous plaira.

Je m'excuse également pour le temps que j'ai mis à publier ce chapitre.

Merci d'avance, bonne lecture à vous.

CHAPITRE CORRIGÉ. Merci à ma Bêta.


Draco se leva difficilement, ce matin-là. A peine s'était-il levé qu'il entra directement dans la douche. Ce matin là, il s'était vêtit d'un simple pantalon noir et d'une chemise bleue. Il aimait ce genre de vêtement. C'était assez classe et l'on ne voyait pas son corps.

Il n'était pas allé déjeuner, il n'avait pas faim. L'épisode d'hier lui restait toujours en travers de la gorge. Il chercha dans sa veste un paquet de cigarette, mais il se souvint qu'il avait fini son dernier paquet hier soir. Quelqu'un toqua à la porte de sa chambre. En soupirant, il alla ouvrir et vit Blaise, en costume, entrer dans sa chambre sans dire un mot. Draco ferma la porte et regarda Blaise qui commençait à fouiller sa chambre.

« - Je n'ai pris que des cigarettes, rien d'autre Blaise. Je n'ai même plus de cigarette, en plus! » S'agaça Draco en voyant son ami retourner tout les tiroirs possibles.

Son ami Serpentard scruta les moindre recoins de la chambre de l'héritier Malfoy. Blaise le savait: son ami avait plus d'un tour dans son sac. Depuis que le métisse avait trouvé un sachet de cocaïne dans le Manoir Malfoy, Draco avait dû trouver un autre moyen pour s'autodétruire. Autre que la cigarette, bien sûr. C'était la seule drogue qu'il l'autorisait à consommer.

« - Tu dois bien cacher quelque chose dans ta chambre, non? Tu caches toujours tout.

- Parce que tu mets toujours tes sales pattes partout! Blaise, je te promets que je n'ai rien pris.

- Je me disais juste que, le métisse fit une pause, je pensais juste qu'après ce qu'il s'est passé hier soir, tu aurais peut-être voulu oublier…

- Hier soir?

- Potter m'a dit, Draco. Répondit Blaise en s'approchant de Draco.

- Pour qui se prend-il, celui-là?

- Il t'a aidé, tu pourrais le remercier. »

Remercier le brun à lunette? Pourquoi? Il l'avait peut-être défendu, mais Draco ne lui avait rien demandé! C'est le Grand Harry Potter qui voulait encore jouer au héros planétaire.

« - Sans lui, tu te serais fait violer à nouveau.

- Ne dis pas ce mot! Cria Draco en lançant un regard noir à son ami.

- Le mot 'souillé' est encore pire. Je veux que ton bien, je veux pas te voir te détruire.

- Blaise, je suis déjà détruis depuis un bon bout de temps. Je ne fais que rester en vie pour mon fils, rien de plus. » Répondit calment le blond.

Blaise avait tellement de peine pour Draco. A 20 ans, il avait déjà vécu plus de chose que des personnes de son âge. Plus les années passaient, plus Draco se détruisait à petit feu, même à 37 ans. Il ne se supportait plus, et ça, Blaise le savait.

Le métisse avait déjà amené son ami voir des psychologues, qu'ils soient sorciers ou moldus, et le verdict était toujours le même: le blond était entré dans la spirale infernale de la dépression sévère, et ce, depuis maintenant quinze ans, voire même plus. Il n'arrivait pas à s'en sortir, mais le blond ne faisait pas grand-chose pour s'en sortir non plus. Malgré tout, Blaise trouvait Draco très courageux de réussir à vivre une vie plus ou moins normale. Il était allé mieux depuis certains temps, mais il était retombé dans son état d'avant depuis la mort d'Astoria.

Le blond avait tenu un carnet dans lequel il écrivait ses humeurs, ses pensées, ses sentiments. Personne n'avait le droit de le lire, pas même Blaise. Draco avait toujours ce carnet sur lui, il ne le quittait jamais.

« - Tu as pris ton carnet? Demanda Blaise.

- Comme toujours.

- Je veux le lire.

- Hors de question. Tu ne le liras jamais. Répondit froidement le blond.

- Comment veux-tu que je t'aides si tu ne me parles pas, aussi? Tu me dis toujours que tu vas bien, mais je sais, tout le monde sait que c'est faux! Je veux que tu me dises ce que tu ressens, à quoi tu penses et pourquoi! S'expliqua le métisse en s'approchant doucement du blond qui venait de s'installer sur une chaise.

- Tu veux savoir? Tu veux savoir quoi? A quel point je me sens mal? A quel point je suis sale? A quel point j'ai honte de moi? Tu crois que c'est facile de parler de ça? Tu ne sais pas ce que ça fait! S'énerva le blond.

- Je veux que tu m'expliques Draco, c'est pas compliqué, merde!

- Blaise, sors! Je veux pas me disputer, je n'ai pas la tête à ça…

- Comment veux-tu t'en sortir si tu ne t'en donnes pas les moyens?

- Ça va bientôt faire vingt putain d'années que j'essaie d'aller mieux, tu crois qu'après tout ce temps, je réussirais à être heureux? Et je t'ai dis de sortir, j'ai envie d'être seul.

- Très bien, soupira l'ami du blond, tu vas faire quoi aujourd'hui?

- Je vais aller acheter des cigarettes.

- Et?

- C'est tout.

- Si tu as bes…

- Oui oui, Blaise je sais, tu es là, tu me le répètes tout le temps, alors sors maintenant! Tu dois bien avoir un truc à faire avec ta femme. »

Blaise sourit légèrement et sortit de la chambre de son ami. Draco avait vraiment besoin d'aide.

o0O0o

Harry était en ville avec Ron et Hermione. Hermione avait tenu à emmener Harry s'acheter de nouveaux habits. C'est vrai qu'Harry n'avait pas vraiment le don d'assortir ses vêtements...

Les pensées de l'ancien Gryffondor tournaient autour de Malfoy. Il voulait savoir le pourquoi du comment. Il voulait savoir tout ce que l'ancien Serpentard avait fait après être parti d'Angleterre. Il voulait savoir pourquoi le blond avait tant changé. Il voulait savoir pourquoi avait-il été si terrifié hier soir…

Il avait parlé de ce qu'il s'était passé hier à Hermione. Le brunette avait été sceptique face à la déclaration de ce ami. Elle avait aussi dit à Harry qu'elle pensait qu'il avait des sentiments pour Malfoy. Harry lui avait répondu en toute honnêteté qu'il trouvait le blond attirant, mais qu'il était loin d'avoir de véritables sentiments pour lui. Hermione lui avait conseillé de parler d'avantage avec l'ancien Serpentard et d'essayer de gagner sa confiance, même si toutefois, Draco ne ferait sûrement jamais confiance à Harry. Hermione lui avait encore répété que, qui ne tente rien n'a rien. Qu'est-ce qu'elle était agaçante, parfois.

Harry sortit de ses pensées lorsqu'il sentit le coude d'Hermione au niveau de ses côtes. Le jeune femme lui montra un bar. Il fronça les sourcils et vit Draco Malfoy s'acheter deux paquets de cigarettes. L'homme rangea ses paquets dans la poche de son manteau et sortit du bar. Il leva la tête et vit les trois Gryffondors. Il leur adressa un vaste signe de tête et s'engouffra dans la foule.

« - Tu savez qu'il fumait? Demanda Ron.

- Oui, je l'ai vu hier.

- Et tu ne ne l'a pas dit? S'agaça Hermione.

- Ce n'est pas super important. On parle toujours de Malfoy en ce moment, vous êtes pénibles! S'énerva le brun.

- Bien sur que si c'est important! Interrompit le rouquin.

- En quoi ça l'est, Ron? Fit Hermione.

- Laissez tomber, j'ai rien dis.

- Je préfère ça. Harry, tu veux aller quelque part? Questionna la brunette.

- Je vais rentrer à l'hôtel. Vous allez faire quoi, vous?

- On va continuer à faire notre petit tour. A tout à l'heure, Harry. » Termina-t-elle en prenant la main de son mari.

Ainsi, Harry rentra à l'hôtel comme il l'avait dit à ses amis. Il était en train de ranger les vêtements qu'il avait acheté quand une idée lui vint à l'esprit. Lui qui voulait tant savoir ce qui rendait Draco Malfoy différent, pourquoi ne pas suivre le conseil d'Hermione? Le blond lui avait bien parlé de son orientation sexuelle la veille, il pouvait peut-être continuer à se confier ainsi.

L'ancien Gryffindor abandonna ses achats et sortit de sa chambre. Il marcha dans l'hôtel et s'arrêta net. Où était la chambre de Malfoy? Harry se donna mentalement des claques. Il arriva soudain à un étage ou il vit un homme devant la porte d'une chambre. L'homme en question parlait à un autre homme.

« - Allez, laisse-toi faire.

- Je t'ai dis non! J'en ai pas envie!

- Bien sûr que si tu en as envie.

- Qu'est-ce que tu ne comprends dans « je n'ai pas envie »? C'est pas compliqué, non? S'il y a une négation dans ma phrase, c'est ce que je ne suis pas d'accord. »

Harry entendit une porte se claquer, puis, plus rien. Le brun s'avança dans le couloir. Il s'approcha de la porte qui venait d'être fermée et écouta les deux hommes.

« - Si je te laisse faire, tu me laisses tranquille?

- Promis, mon beau. »

Après ça, Harry n'entendit plus rien. Saloperie de sortilège à la con…

o0O0o

« - Si je te laisse faire, tu me laisses tranquille?

- Promis, mon beau. Répondit Justin tout en lançant des sorts d'insonorisation dans la chambre de Draco.

- Ne m'appelle pas comme ça. Fit Draco d'un ton glacial.

- Je t'appelle comme je veux, blondinet.

- Dépêche-toi, j'ai pas toute la journée.

- Tu vas prendre ton pied comme jamais tu ne l'as pris avant. S'approcha Justin en mordillant le lobe d'oreille de Draco.

- J'ai hâte… » Répondit le blond avec une fausse joie dans la voix.

Malfoy fut aussitôt basculé sur son lit. Il sentit Justin se mettre sur lui pour l'embrasser sur les lèvres. Les lèvres de l'ex-Poufsouffle étaient rugueuses et pleines de baves. Draco dû prendre sur lui pour ne pas vomir sur place.

Les mains du brun déboutonnaient sa chemise. Justin observait Draco avec intensité. Il ôta son maillot et déboutonna son pantalon pour finir boxer. Draco se retrouva très vite vêtu uniquement d'un caleçon lui aussi. Justin se leva et invita Draco a se lever également. L'ancien Serpentard pouvait sentir l'érection du brun contre sa cuisse pendant que lui l'embrasser avec passion.

La petite voix habituelle de Draco lui disait qu'il était dégoûtant, qu'il ferait mieux de se tuer, que son fils aurait honte de lui, si cela n'était pas déjà le cas.

« - On t'as déjà dit à quel point tu es beau et sexy, Malfoy?

- Hum… Merci… »

Soudain, Justin poussa la tête de Draco vers son érection.

« - Non, pas ça, je t'en prie.

- Chut, tais-toi !

- Je veux pas faire ça…

- Fais moi une pipe ou j'te jure que je vais raconter que de la merde sur toi !

- Tu veux dire quoi?

- Fais moi une pipe !

- Non. »

Draco se prit une énorme claque sur la joue, si bien qu'il tomba à la renverse sur le lit. Il vit Justin le mettre sur le dos, le corps contre le matelas et la tête dans le vide. L'ancien Poufsouffle retira son boxer et ouvrit la bouche du Serpentard. Draco ferma les yeux et sentant le membre de Justin entrée et sortir de sa bouche. L'envie de vomir le reprit en sentant le membre aller plus loin dans sa bouche pour finalement aller cogner au fond de sa gorge.

« - Tu vois Malfoy, je gagne toujours. Tu aimes? J'espère bien. »

Il détestait ça…

Justin le retourna pour le mettre sur le ventre. Il le prit par les hanches pour le ramener vers lui. Après lui avoir retiré son sous-vêtement, le brun frotta son érection contre les fesses du blond. Sans même être préparé, Draco sentit le membre imposant de son interlocuteur lui déchirer les entrailles à.

Pendant que Justin gémissait, Draco luttait pour ne pas hurler tellement la douleur était ardente. De petites larmes coulaient sur ses joues pales.

Après de longues minutes qui semblaient être des heures, Justin jouit en Draco. Il s'écarta du blond et lui caressa le dos.

« - Tu es une sacrée chienne, Malfoy.

- Content que tu me le dise. Murmura froidement Draco tout en essayant de se relever.

- Je pourrais te sauter tous les jours, si je le pouvais.

- On a dit une seule fois…

- Toi tu l'as dit, pas moi.

- Tu as promis.

- C'est vrai.

- Tu vas allé sauter Potter, maintenant?

- Il ne veut plus me voir après ce que j'ai fait hier. Répondit doucement Justin une fois rhabillé. Merci de m'avoir vider les couilles.

- Tout le plaisir était pour moi…

- Vraiment?

- Non, abruti ! Maintenant barres-toi!

- A ce soir, petit blondinet. » Conclut le brun en embrassant le blond.

Une fois qu'il fut dehors, Draco s'habilla et enleva les sortilèges que le brun avait lancé précédemment.

o0O0o

Harry s'était mis dans un coin sombre dans le couloir. Il attendait depuis plusieurs minutes. Il vit la porte s'ouvrir pour faire face à un Justin Finch-Fletchley avec des cheveux en bataille. Harry le regarda partir et se rapprocha à nouveau de la porte. Il venait de faire l'amour, mais avec qui? Ça, le brun l'ignorait.

Harry frappa doucement à la porte. Aucune réponse. Il toqua à nouveau avec un peu plus de force lorsqu'un Draco énervé ouvrit:

« - Putain, je t'ai dis de te barrer Finch… Potter? Demanda Draco, les yeux rouges.

- Hum…Malfoy… Je… Je te dérange? Bafouilla Harry.

- Non… non, j'allais prendre une douche. Qu'est-ce que tu veux?

- Je veux parler. Avec toi. Et pourquoi Justin était dans ta chambre.

- Tu m'espionnes, maintenant? S'agaça le blond. Tu te prends pour qui?

- Il t'as forcé… Murmura doucement Harry, mais suffisamment fort pour que son interlocuteur l'entende.

- Rentre avant que je change d'avis. Touche à rien et attends-moi là. Je vais prendre une douche. » Conclut Draco tout en se dirigeant dans le salle de bain.

Harry regarda la chambre de Malfoy. Elle était impeccablement rangée. Il vit les fameux paquets de cigarettes que le blond avait achetés plus tôt. Mais un objet attira l'action d'Harry plus que les autres. Sur sa table de chevet se trouvait un carnet vert. Vert tel la couleur de Serpentard. Il prit le carnet entre ses mains et le scruta attentivement.

Ignorant les instructions du blond qui lui avait dit de ne toucher à rien, il ouvrit le carnet. Plus de la moitié des pages étaient remplies. Sans hésiter, Harry se plongea dans sa lecture.

13 Mai.

Je trouve ça totalement stupide, mais bon…Peut être cela m'aidera. Pour la petite histoire, Blaise m'a emmené voir un psychologue moldus pour la énième fois. Celui-ci m'a conseillé de retranscrire dans un carnet mes sentiments, mes émotions, mes humeurs et mes petits tracas de la vie. Il m'a dit qu'une fois prêt, je devais lui faire lire ce foutu carnet. Le pauvre, je l'ai tellement laissé espérer.

Encore une fois, je trouve ça vraiment ridicule. Comme si des putain de mots dans un putain de carnet pouvaient m'aider dans ma « dépression sévère ».

En plus de ça, Blaise pense que je vais lui faire lire aussi! Il a beau être mon meilleur ami et m'aider comme personne ne pourrait le faire, je ne lui ferais jamais lire ces lignes. Personne ne lira ce carnet, je le jure sur ma vie.

Je ne sais pas vraiment comment commencer ce carnet. Je n'ai pas envie de dire le comment du pourquoi. Ça ne regarde personne sauf moi.

Enfin bref, j'ai eu deux clients, ce soir. Ils n'étaient particulièrement pas tendres avec moi. Mais, le plus important, c'est que j'ai de quoi me payer un minimum de nourriture et mon loyer.

Il est 3h00 du matin et je n'ai pas sommeil. J'ai pris une très longue douche, comme à mon habitude. Je commence à me lasser de la cigarette. Je crois que je vais essayer autre chose. Je ne sais pas encore. Mais là dans l'absolu, je vais m'ouvrir une bouteille de vodka et la boire. La semaine dernière, c'était du cognac, cette semaine c'est de la vodka.

Des clients? Des clients de quoi? Que pouvait-il bien faire avec des clients le soir ? Il était alcoolique? Et il se droguait? Comme la cigarette le lassait…

1er juin.

Putain fait chier! Je suis dans une sacrée merde.

Ça fait quelques jours que je vomissais tous les matins. Je ne me sens pas bien, je me sens mal. J'ai toujours faim, je suis toujours fatigué, j'ai des crampes, je m'énerve pour un rien (quoique, je suis constamment comme ça), j'ai des maux de tête et j'en passe.

Blaise m'a dit d'aller chez un médicomage, il pensait que j'avais une grippe. Je n'y suis pas aller, bien évidemment. Donc ce salopard a fait venir un médicomage chez moi.

Le médicomage m'a ausculté et il m'a demandé si j'avais eu des rapports sexuels récemment. Je lui ai répondu que mes rapports étaient réguliers. Il m'a demandé si j'avais des rapports avec des hommes. Pour qui il se prend, ce mec? J'ai dû lui dire que oui. Je ne pouvais pas mentir, Blaise était là et Blaise savait à peu près tout.

Le médicomage a donc commencé à m'expliquer que certains sorciers avaient un taux d'oestrogènes plus élevés que d'autres. Ces hormones sont présents chez les femmes, mais aussi chez les hommes. Les oestrogènes sont produites par le développement des follicules des ovaires. Il m'a expliqué que ces hormones favorisaient chez la femme la production d'une poitrine et qu'ils sont impliquées dans le contrôle du cycle menstruel plus communément appelé les règles.

Les sorciers avec ce taux plus élevé pouvaient donc avoir une légère poitrine, des règles et donc, tomber enceinte, mais c'était un cas très rare.

Au début, je ne comprenais pas vraiment pourquoi il me parlait de ça. Blaise semblait comprendre car il me regardait avec tristesse.

Ce n'est que lorsque le médicomage m'a tendu une boîte qui contenait un test de grossesse que j'ai compris. J'ai pris le test de grossesse et je suis parti aux toilettes pour le faire. J'ai donc pissé sur le truc et une fois fini, je me suis rhabillé sans faire attention au test. Je l'ai donné au médicomage qui ne le quittait pas des yeux. Nous avons attendus trois bonnes minutes avant que le verdict ne tombe.

Le test affichait deux traits. Je suis donc enceinte.

Je ne sais même pas comment on doit le dire. On dit «enceint» pour un garçon ou comme pour les filles?

Lorsque le médecin m'a montré le résultat, j'ai eu un haut de coeur et je suis parti vomir aux toilettes. Ce n'était tout bonnement pas possible... Je ne pouvais pas... Pas moi... (peut-être des points de suspension pour donner un aspect plus dramatique)

Quand je suis revenu, le médicomage m'a demandé ce que je voulais faire. J'ai simplement répondu que je voulais être seul.

Ça fait maintenant quatre jours que je sais que je porte cet enfant. Je ne peux pas le garder. C'est pourquoi j'ai demandé à Blaise de m'amener me faire avorter demain.

Je vais devoir dire aux clients de mettre des préservatifs maintenant…

Mais après tout, je l'ai bien mérité, ça m'apprendra à ne pas écouter Blaise. Et en y pensant bien, j'ai sûrement des IST. Ça ne m'étonnerai même pas...

« - Je peux savoir ce que tu fais là! Hurla Draco alors qu'il prit son carnet des mains d'Harry.

- Je…je suis désolé…je…

- Vous êtes tous les mêmes de toute façon! Casse-toi Potter ou je te jures que je vais te tuer.

- Je voulais pas le lire, je t'assure, c'est parce que je veux…

- Tu veux quoi alors!

- Je…Je… »

Soudain, il vit Draco Malfoy se déshabiller devant lui. Harry fronça les sourcils en voyant le corps maigre, nu et pâle de son interlocuteur.

« - C'est ce que tu veux? Vas y, baise-moi. Murmura Draco, les larmes aux yeux.

- Non, non, arrêtes, je ne veux pas ça… rhabille-toi, Draco. » Bafouilla Harry tout en regardant ses pieds.

Le blond était en train de se rhabiller devant lui. Harry se sentait mal, très mal.

« - Qu'est-ce que tu as lu ? Demande Draco, froidement.

- Rien…

- Répond avant que je te refasse le portrait.

- La première page… et… où tu apprends que tu es…

- Ça va, j'ai compris. Je t'avais dit de ne toucher à rien! Continua sèchement le blond.

- Excuse-moi, je veux juste savoir pourquoi t'es comme ça…. S'excusa encore et encore Harry, ne sachant pas vraiment quoi dire.

- Pourquoi je suis comment? Tu veux jouer ta petite commère pour pouvoir aller dire à tout le monde: « Oh écoutez ça, Draco Malfoy est dépressif, il fume, il se drogue, il boit, il s'est prostitué pour gagner de l'argent et il a avorté! » Vas-y Potter! Fais-le, je sais que tu en as envie!

- Mais non, merde! C'est pas mon intention!

- DIS-MOI CE QUE TU VEUX À LA FIN! » Hurla Draco à plein poumon.

Harry ne sut pas quoi répondre à ça. Il observa Draco s'asseoir sur son lit et mettant sa tête dans ses mains.

« - Pourquoi faut-il que tout le monde se mêle de mes affaires… Marmonna le blond.

- Peut-être parce que t'es à deux doigts de crever…

- Je ne t'ai rien demandé. Le Grand Harry Potter, Héros national, encore là pour sauver un pauvre abruti. Tu te prends pour qui, sérieux? T'es pas le roi du monde. T'es le roi des cons par contre.

- Excuse-moi de vouloir t'aider.

- M'aider? Tu es drôle… On ne s'est pas vu depuis une paire d'années et tu veux m'aider? On est ennemi depuis des années et des années et tu veux m'aider? J'en crois pas un traître mot. Et je ne veux pas d'aide, surtout pas de la tienne.

- Que veux-tu alors? Continuer à vendre ton cul pour de l'argent? Continuer à faire semblant?

- Après la guerre et le procès, personne n'aurait rien voulu à faire avec moi! Je suis parti et j'ai vendu mon cul comme tu le dis! Je faisais ça pour gagner de l'argent pour pouvoir avoir un appartement et de quoi manger! Mais évidemment, tu ne sais pas ce que ça fait d'être rejeté, si bien que la seule solution que tu as, c'est de faire la pute! Tout le monde n'avait d'yeux que pour toi et moi, j'ai essayer d'expliquer la situation au Ministre! Et tu sais ce qu'il m'a dit? Que je n'avais qu'à eut à faire le bon choix. MAIS SAUF QUE LE CHOIX, JE NE L'AI PAS EU!

- Mais il y a d'autres solutions! Tu aurais très bien pu aller du côté moldu ! Et où es-tu parti ? J'aurais pu t'aider!

- Mais arrête un peu! Tu m'énerves à toujours croire que tu es un héros, Potter! Tu peux certes sauver des gens, mais il y en a où tu ne peux rien pour eux! Accepte-le! Ce n'est pas maintenant qu'il fallait m'aider, c'était avant qu'il aurait fallu le faire! Maintenant c'est trop tard! Mais à quoi bon? Le parfait Gryffondor en toi a dû bien se foutre de ma gueule après le procès, je me trompes? Oh, bien fait pour ce bâtard! Il l'a bien mérité!

- Je n'ai jamais dis de tel! Qu'est-ce que tu sais de moi?

- Et toi, qu'est-ce que tu sais de moi?

- C'est pour ça que je veux t'aider! Je veux savoir des choses sur toi…

- Mais pourquoi? Explique-moi pourquoi d'un coup tu te dis ça!

- Mais ne cherches pas à comprendre, merde! Pourquoi tu veux toujours des réponses à tout? Tu veux la vérité? La vérité, c'est que je ne sais pas pourquoi je veux t'aider, mais je veux le faire quand même.

- Je comprends pas trop…Tu me donnes mal à la tête.

- Il n'y a rien à comprendre. Moi non plus, je n'arrive pas à comprendre. »

Harry regarda le blond à présent face à lui. Le visage du blond était pâle et creusé. Il semblait épuisé. Il était épuisé. Le brun ressentait de la pitié pour l'homme face à lui.

« - Tu voudrais pas… tout recommencer? Proposa Harry au blond face à lui.

- Pourquoi?

- C'est ridicule cette guerre entre nous, nous ne sommes plus des adolescents… Passons outre nos différents.

- Écoute Potter, c'est un très bon plan, mais ça ne marche pas avec moi. Je te fais pitié alors tu veux être gentil et tu veux qu'on oublie le passé. Tu vas essayer d'avoir ma confiance et quand je te dirais tout, tu iras le dire sur tous les toits. Vous avez tous la même disquette…

- Je suis pas comme les autres, je peux te le prouver si tu le veux bien.

- Bah voyons! Et moi, je suis un Hyppogriffe! Ironisa Draco.

- Pourquoi tu ne veux pas accepter de faire la paix avec moi? Je ne te demandes pas d'être les meilleurs amis du monde, mais juste d'avoir une relation neutre. Déclara le brun tout en tendant son bras au blond.

- Si tu n'avais pas lu mon putain de carnet, j'aurais directement accepter. Mais si accepter ta proposition est la seule solution pour que tu te taises alors, je ne peux qu'accepter. Répondit Draco en serrant la main d'Harry.

o0O0o

La seconde soirée battait son plein depuis deux heures. Harry était installé à la table des Gryffondor; il était en plein débat avec Ron et Seamus sur la prochaine Coupe du Monde de Quidditch. Que cela était bon de retrouver ces veilles conversations de dortoir ! Il leva les yeux et vit Draco Malfoy parler avec Pansy Parkinson.

Harry se rendit compte que Draco Malfoy était vraiment magnifique dans sa tenue. Il avait laissé ses cheveux en bataille, il portait un chemise bleue nuit avec un pantalon de costume noir basique. Il avait aussi ces chaussures à la mode dont tous les jeunes raffolaient, les Stan Smith, c'était ça?

Enfin bref, le blond était vraiment sublime dans cette tenue.

Harry n'arrêtait pas de se remémorer l'après-midi qu'il avait passé. Il s'inquiétait réellement pour le blond. Il voulait lire le carnet en entier. Il voulait découvrir ce qu'avait vécu Draco Malfoy. Il voulait savoir qui était Draco Malfoy derrière son masque…

Harry commençait sérieusement à se demander s'il n'avait pas de véritables sentiments pour le blond. Cela faisait plus de vingt-quatre heures qu'il l'avait revu et son esprit était tout chamboulé. Il était heureux que le blond accepte d'enterrer la hache de guerre avec lui.

En vingt-quatre heures, il avait commencé à éprouver des sentiments envers le blond. Il avait des sentiment pour lui, Harry en était presque sûr. En fait, Harry avait réalisé que ses sentiments étaient là depuis sa sixième année à Poudlard. Cette année où Draco avait eu pour ordre de tuer Dumbledore. Cette année où Dumbledore avait péri sous le sortilège de la mort lancé par Severus Rogue.

Le brun suivit le blond qui se dirigeait vers la piste de danse en compagnie de ses amis Serpentard du regard. Il se mit à bouger les hanches de gauche à droite, en rythme avec la mélodie.

Harry crut exploser en quelques instants. Il était hypnotisé par le mouvement des hanches de Draco. Il serait bien venu se mettre juste derrière le blond pour sentir ses fesses sur son membre gonflé… Gonflé?

L'ancien Gryffondor baissa le regard sur son pantalon déformé. Voilà qu'il bandait sur un Malfoy en train de danser… Il bandait sur lui après s'était passé cet après-midi…

« - Alors Hermione avait raison… » Lança Ron en voyant Harry qui semblait paniqué.

Il croisa ses jambes pour cacher son érection. Harry se rendit très vite compte que cela était une très mauvaise idée, la bosse lui faisait un mal de chien…Il priait pour que son ami n'ait rien vu…

« - Quoi? Demanda Harry en essayant de paraître le plus naturel possible.

- Que tu en pince pour Malfoy.

- Quoi? Non mais pas du tout! Tu te trompes totalement.

- Il te reste de la bave sur la joue Harry… »

Le susnommé posa sa main sur sa joue et, effectivement, il y avait de la bave… Harry se gifla mentalement.

« - Ça ne fait rien mon pote, tu peux aimer qui tu veux, mais bon… c'est Malfoy, quoi.

- Je ne regardais pas Malfoy, gros malin… Justifia Harry du mieux qu'il put.

- Oh que si, tu fixais Draco Malfoy, tu ne l'as même pas vu te regarder en souriant. Cet homme pourrait rendre un hétérosexuel gay… Intervint Seamus qui n'avait rien loupé de la scène.

- Il est vraiment, vraiment pas mal, tu as mis la barre haute, mon pote… Continua Dean.

- Dean! Sérieusement! S'énerva Seamus.

- Quoi? Tu ne peux pas me dire le contraire?

- C'est vrai, mais ne dit pas ça devant moi…

- Excuse moi, chéri. » S'excusa Dean tout en embrassant Seamus sur les lèvres.

Ces deux-là s'étaient mis ensemble juste après la guerre. Ils se cherchaient depuis un certain temps et avaient donc décider de commencer une relation. 19 ans que ça durait, entre ces jeunes tourtereaux.

« - Si j'étais toi Harry, j'irais parler à Malfoy. Drague-le, ou chauffe-le. Pris juste pour ne pas qu'il t'envoie son poing en pleine tête. Proposa Seamus.

- Ne vous inquiétez pas, les gars, Harry et Malfoy ont déjà bien parlé… Intervint Ronald en rigolant.

- Raison de plus pour y retourner ! S'exclama Seamus.

- Pas maintenant, plus tard dans la soirée peut-être… »

Il n'avait pas vraiment envie de voir le blond, surtout depuis qu'il l'avait vu nu. Il était un peu gêné malgré le fait qu'il n'avait pas vraiment regarder son corps. Que devait-il dire à Malfoy? Il n'avait pas de sujet de conversation.

Soudain, il sentit Dean le prendre par le bras et l'emmener vers la piste de danse accompagné de Seamus et Ronald. Harry n'aimait pas vraiment danser, il dansait surtout très mal.

Le brun observa ses amis danser et se mit à faire de même. Il essayait de bouger au rythme de la musique entraînante. Il tourna la tête vers Draco Malfoy qui était dos à lui. Harry vit Pansy Parkinson chuchoter dans l'oreille du blond quand celui-ci se retourna et lui adressa un léger sourire qui lui suffit pour avoir le cœur réchauffé.

Harry commençait à se poser de réel questions. Il ne pouvait pas tomber amoureux en si peu de temps, c'était impossible? Le brun n'avait jamais ressenti ce genre de chose avant. Il fallait qu'il ait le blond dans son champ de vision pour se sentir bien. Il avait besoin.

Peut être qu'il était tombé amoureux, finalement.

C'était le monde à l'envers…

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Draco était, comment dire…troublé et gêné. Harry Potter ne faisait que le fixer. Ayant un peu chaud, le blond prit la direction des toilettes pour se rafraîchir le visage.

Il aspergea légèrement son visage d'eau froide et se regarda dans le miroir. Merlin qu'il se dégoûtait…

Il s'était laissé faire baiser par Justin Finch-Fletchley, Harry Potter avait lu son carnet et il s'était mis nu devant lui…

Pourquoi avait-il fait ça, d'ailleurs? Même Draco ne le savait pas; il était tellement habitué à ce que les hommes ne lui parlent juste pour son cul…

Il avait pensé que le Grand Harry Potter ne voulait que le baiser…

C'était ridicule…

Et quel imbécile d'avoir laissé son carnet à la vue de tout le monde. Pourquoi ne pas l'avoir ranger dans sa valise?

Il n'aurait jamais dû venir, Blaise avait eu tort sur ce coup-là. Pour une fois que Draco avait raison…

Il ne pensait qu'à Potter et sa demande de paix. C'était pour les enfants? Pourtant, hier soir, il s'était comporté comme un connard. Ou alors c'était bien pour son cul? Pour les petits potins?

Étonnant qu'il n'ait pas encore dit à tout le monde ce qu'il avait découvert sur le blond…

Ou alors peut-être que le brun était sincère et qu'il voulait simplement avoir une relation neutre?

Il regardait avec attention son visage fin et amaigri. L'autodestruction ne lui faisait vraiment pas du bien. Que devait penser son fils, Scorpius ? Avait-il honte de lui?

Scorpius devait sûrement comprendre que son père n'était pas vraiment normal. Après tout, son fils avait onze ans, il avait l'âge de comprendre certaines choses.

Draco s'en voulait d'avoir donner une telle vie à son fils. Un enfant de 11 ans ne mérite pas de vivre sans sa mère et d'avoir un père dépressif.

Draco venait d'entrer dans la chambre d'hôpital d'Astoria accompagné de son fils. Scorpius prit sa mère dans ses bras et Astoria regarda Draco avec beaucoup d'intensité et de tristesse.

Voilà deux semaines que sa femme se battait contre le cancer. « Foutu maladie moldue » songea Draco et se plaçant de l'autre côté du lit. Il prit une chaise et s'installa en prenant la main d'Astoria.

« - Comment tu te sens aujourd'hui? Demanda Draco calmement.

- Ça va, mieux qu'hier. » Répondit Astoria dans un murmure.

Elle n'arrivait presque plus à parler, elle ne bougeait plus, avait perdu beaucoup trop de poids, elle ressemblait à un cadavre…

Draco savait qu'elle allait bientôt partir rejoindre son père et sa mère… Il regarda Scorpius serrer la main de sa mère. Draco ne savait pas si son fils se rendait bien compte de la situation. Il ne voulait pas lui dire, il n'y arriverait pas.

« - Tu pourras venir avec moi et papa à la gare, maman? Demanda le petit garçon blond à sa maman.

- Je…Je ne sais pas…si je serais guérie, mon ange… » Lui expliqua doucement sa mère.

L'enfant sembla déçu, mais se reprit vite en main en se disant que la santé de sa mère était plus important.

Draco embrassa le front d'Astoria. Elle était gelée.

« - Les médecins t'ont parlé ?

- Oui, le cancer a presque tout pris…

- Il a pris quoi? Questionna Scorpius avec des petits yeux brillants.

- Ma cage thoracique, mon foie, un rein et bientôt mes deux poumons… » Répondit Astoria en regardant Draco.

Le sang de Draco ne fit qu'un tour. Alors c'était pour bientôt. Draco n'était pas sûr qu'elle tienne la semaine.

« - Ça veut dire quoi? Tu vas mourir? Fit le petit blond en commençant à pleurer.

- Je… Je… Ne pleure pas… Balbutia Astoria ne sachant pas quoi répondre.

- Oui Scorpius, maman va mourir. Avoua Draco en regardant son fils pleurer silencieusement. Mais elle ne souffrira plus, et elle veillera sur toi.

- J'ai pas envie que tu partes. » Répondit Scorpius en éclatant en sanglot et en mettant sa tête dans le cou de sa mère.

Draco dû prendre sur lui pour ne pas pleurer lui aussi. Il regardait Astoria qui caressait comme elle pouvait les cheveux de son enfant. Astoria lui adressa un sourire désolé et Draco l'embrassa sur les lèvres dans un baiser chaste.

Soudain, les médecins arrivèrent dans la chambre et demandèrent à voir Draco sans Scorpius. L'enfant fit un câlin à sa mère.

« - Je t'aime maman.

- Moi aussi mon ange. Je suis fier de toi. »

Cette scène fendit le cœur de Draco. Il sentit les larmes arriver. Il détourna la tête et renifla légèrement.

Draco accompagna Scorpius dans la salle d'attente. Son fils pleurait à côté de lui.

« - Ils vont faire quoi? Questionna Scorpius.

- Je ne sais pas. Tu as faim? Tu veux boire quelque chose? »

Le petit blond hocha la tête et son père lui donna un billet en lui disant d'aller au distributeur. Il lui embrassa le front, puis retourna dans la chambre. Il vit Astoria pleurer et fronça les sourcils.

« - Monsieur Malfoy, commença l'un des médecins, au vu de l'état de votre femme qui se dégrade chaque jour de plus en plus et de sa souffrance, ne….ne croyez-vous pas qu'il serait mieux de… de la laisser partir? »

C'était le moment qu'il redoutait. Qu'allait-il dire à Scorpius en le retrouvant?

Dans un triste soupir, Draco leur répondit qu'il était d'accord.

Astoria lui prit la main et sourit tristement. Draco s'installa à nouveau à côté d'elle.

« - Madame Malfoy, vous êtes prête?

- Oui. »

Le blond observa les médecins débrancher une à une les machines qui permettaient à sa femme de rester en vie.

« - Draco? Chuchota Astoria.

- Oui? Fit Draco sur le même ton.

- Je t'aime. Dis à notre fils que je l'aime plus que tout. Que je serais toujours là. Je suis désolée de te faire tout ça…. Pauvre Scorpius…

- Chut…Ça va aller…Je lui dirais, je te le promet. Je t'aime aussi. Tu vas te sentir mieux.

- Prend soin de Scorpius…

- Je te le promets. »

Draco caressait de sa main libre les cheveux de sa femme. Il embrassa une dernière fois Astoria sur les lèvres et la regarda.

Peu à peu, le visage de sa femme se détendit. Elle regarda les médecins, puis Draco. Le blond lui sourit légèrement, signe qu'elle pouvait enfin se libérer de ses souffrances.

L'épouse de Draco ferma les yeux et se laissa emporter dans un sommeil sans fin.

Le dernier souffle d'Astoria venait de résonner dans la salle et Draco se dit qu'elle avait enfin trouvé la paix après une longue et douloureuse bataille contre le cancer du poumon généralisé. Malheureusement, la maladie l'avait emporté à tout jamais…

Quand Draco reprit ses esprits, il était toujours en train de fixer son visage sur lequel ruisselait de fines larmes salées.