4_ Quelques rayons de soleil

Enfin la porte du Van fut libérée. Spy et Sniper sortirent et subirent les accolades de leurs compagnons heureux de les revoir. Ils n'avaient pas l'air d'avoir mal vécu cette tempête coincé tous les deux dans le véhicule et Soldier se permit d'ailleurs de faire ça remarque :

-Vous n'avez pas des choses à nous dire ?

-Pardon ? demanda Spy sans comprendre.

-Allons, Solly, fit l'ingénieur compatissant, laisse les don' rentrer et prend' un verre avant d'les emmerder avec ça…

Le militaire n'eut pas son mot à dire, le groupe repartait déjà sans lui à travers le chemin creusé dans la neige. Une fois au chaud et à table, les deux rescapés racontèrent à l'équipe leurs impressions dans le Van lors de la tempête. Ils avaient surtout eut peur mais ils s'étaient fait quelques plaisanterie pour se rassurer en se serrant l'un contre l'autre. L'Australien raconta même que l'espion s'était mis à paniqué et avait tout renversé dans sa voiture.
Ils rirent tous, à l'exception du soldat :

-Et j'crois que vous avez fait d'autre truc pour vous rassurer, non ?

-Hm ? fit Sniper qui ne comprenait toujours pas.

Engineer s'empressa de les défendre :

-Rah, y t'ont dit qu'ils faisaient des plaisanteries ! C'qu'on a entendu à la radio n'avait rien de réel ! Pas vrai les garçons ?

-Ohho ! Je vois que notre petite blague a fonctionné alors ! Et bien Soldier tu es tombé dans notre piège ! Je t'avais dit Sniper que l'un d'eux y croirait ! s'exclama l'espion qui comprenait le petit jeu de l'ingénieur.

-Ça va, ça va, ronchonna Soldier heureusement assez crédule, j'vais faire un tour pour voir si les autres reviennent !

Il mit son manteau, suivit de Scout et claqua la porte d'entrée derrière eux. Le Texan se tourna alors vers les deux grands hommes et leur accorda un sourire :

-Par contre, moi j'veux bien savoir ! Spy tu n'm'en avais jamais parlé d'ça !

-Que… commença le tireur d'élite.

-Visibl'ment, vous avez touché les boutons d'radio émetteur et… on a r'çu quelques passage de vos ébats, héhé !

-Mais… commença le Français avec un regard méfiant vers le pyromane.

-N't'en fais pas, part'naire, Pyro est un bon garçon, ça reste ent' nous.

-Très bien, l'ami… Nous avons couché ensemble si tu tiens tant à le savoir ! avoua Spy en bougonnant.

-Et tu dis ça comme ça, wanka ? s'exclama Sniper.

-Appelons un chat un chat, écoute !

Le mécano se mit à rire gentiment et arrêta la dispute :

-Ferriez mieux d'faire gaffe la prochaine fois quand même, Solly est pas très… ouvert sur ces choses-là.

-Ça on avait r'marqué ! grogna l'Australien.

Spy appuyait son front contre sa main, l'air embarrassé. Pyro vint auprès de lui pour lui tapoter gentiment l'épaule en marmonnant pour le rassurer.

-N'en parlons plus, je n'aime vraiment pas parler de cet incident, c'est gênant !

-Ouais… fit l'homme au chapeau en rougissant.

-Bien, bien, n'vous en faites pas ! Reprenons nos occupations habituelles ! T'viens Pyro ? J'vais travailler à l'atelier.

-Uh-uh !

Le pyromane se précipita joyeusement vers l'ingénieur et ils descendirent tous deux à l'atelier, laissant là le couple perplexe. Les deux hommes se regardèrent en haussant les sourcils puis ils vaquèrent à leurs occupations. C'est-à-dire : se remémorer les quelques moments exaltants de la nuit précédente, juste entre eux.
Au sous-sol, l'incendiaire embêtait l'ingénieur qui riait, incapable de travailler sur quoi que ce soit. L'autre n'arrêtait pas de l'étreindre jusqu'à ce que le mécano le soulève du sol et le porte comme l'une des caisses qu'il transportait sur le champ de bataille.

-Hmmf ! s'agitait Pyro.

-Tu l'as cherché, petit !

Mais le pyromane ne se laissa pas faire : il donna une claque sus les fesses du Texan pour l'obliger à le faire descendre. Sa manœuvre marcha. Ou presque il se retrouva coincé entre des étagères et le corps imposant de l'ingénieur. Celui-ci souriait malgré les reproches qu'il faisait au jeune homme qu'il caressait.

-Qu'est-c'que t'as aujourd'hui à êt' excité comme ça là…

Pyro tira son masque et le laissa tomber par terre, offrant un regard pétillant à son amant :

-T'aimer me rend heureux c'est tout !

Et sur ses mots, il embrassa l'homme qui le retenait prisonnier. Engineer enlaça l'adorable jeune homme dans ses bras puis il brisa leur baiser.

-Ce soir, mon garçon, ce soir, lui murmura-t-il avec un clin d'œil.

Un sourire démesuré illumina le visage brûlé. Puis le démarreur de feu s'empressa de reprendre son masque en annonçant qu'il allait jouer et sortit de l'atelier. Le mécano ne put s'empêcher de rire et se remit enfin à son travail.

Pyro avait joué tout l'après-midi avec Scout dans la neige. Le soleil était revenu mais ses rayons n'étaient pas assez forts pour faire vraiment fondre la glace. Cela avait permis aux deux jeunes gens de faire la plus grande bataille de boule de neige en compagnie de Soldier et de Sniper qui les avaient finalement rejoints. Ils avaient carrément crée des tranchés comme pour une vraie guerre. Le militaire prenait ce jeu presque à cœur et il était bon de le voir enfin sourire. Il oublia même le petit incident du matin et mangea avec appétit au diner sans lancer le moindre reproche aux deux « fautifs ».
Scout se pencha vers Pyro et lui dit discrètement :

-Faut plus souvent jouer avec lui, mec, il est moins chiant !

Ils rirent tous les deux, éveillant quelques soupçons mais ils ne furent pas réprimandé.
Enfin, tout le monde partit se coucher dans la bonne humeur. Sniper rejoignait le Spy dans sa chambre et croisa au passage l'incendiaire dans le couloir :

-Encore debout, mon pote ?

-Hmm… mwhi… hm…

Le plus petit baissa la tête timidement et se glissa rapidement dans la chambre de l'ingénieur sans même frapper avant. Le Sniper le regarda s'enfuir d'un air surpris. Puis il eut un sourire.

-Tiens, tiens, Pyro, j'te savais pas comme ça ! J'comprends mieux c'qui se passe entre vous hmhm, marmonnait-il pour lui-même avec un sourire.

Enfin il entra dans la chambre de son compagnon en toute discrétion.
De l'autre côté, Engineer riait en apprenant que Pyro avait perdu son contrôle en croisant leur collègue. Ils n'avaient rien à craindre, ils savaient tous les deux que ni le tireur d'élite ni l'espion irait dire quoi que ce soit de leur relation.
Le mécano se rapprocha de l'incendiaire et l'enlaça tendrement. Celui-ci leva la tête vers lui, doucement pris par surprise et laissa la grande main de l'ingénieur tirer son masque en arrière. Leurs lèvres se frôlèrent et ils s'embrassèrent. Le masque tomba par terre. Les mains gantées du pyromane s'accrochèrent timidement aux hanches de son partenaire quand ce dernier brisa le baiser :

-J'vais honorer t'a d'mande d'hier soir, petit.

Il dirigea Pyro vers son lit et l'y fit asseoir avant de lui enlever son pull et le tee shirt qu'il portait par-dessous. Il dénuda également son propre torse sous les yeux admiratif du démarreur de feu. Lorsqu'il jeta ses vêtements au sol, il prit l'adorable visage dans ses mains et l'embrassa de nouveau, se penchant sur lui pour le faire basculer sur le matelas. Le mécano pouvait sentir les mains à présent dénudées de son partenaire glisser dans son dos pour l'enlacer amoureusement. Il devait se tenir sur ses bras pour ne pas écraser le jeune homme sous lui qui le rapprochait de plus en plus de son corps.
Engineer embrassait doucement la joue torturée puis il s'attarda sur le lobe d'oreille du pyromane. Il promena l'une de ses mains sur le torse contre le sien, le sentit frissonner et sourit, descendant ses doigts jusqu'au pantalon qu'il déboutonna.
Pyro fit de même d'une main, réservant l'autre pour quelques caresses un peu maladroite. Il était encore intimidé par cet homme au-dessus de lui qui lui mordillait à présent la lèvre. Alors qu'il lui caressait son membre durcissant à travers son caleçon, il sentit le souffle de l'ingénieur lui réchauffer son visage. La virilité de l'homme au-dessus de lui palpitait sous ses doigts et il lui sourit, prenant peu à peu confiance en lui. Il l'excita un petit moment ainsi avant de glisser ses fines phalanges dans le sous-vêtement pour attraper délicatement le pénis dur et de le caresser avec amour.
L'ingénieur n'arrivait plus à bouger il se maintenait sur l'incendiaire, sa joue collée contre la sienne, répandant son souffle fort et chaud dans son cou frissonnant. Il eut un petit grognement et se reprit, tirant d'un coup sec sur le pantalon de son pyromane. Il le dénuda entièrement et lui mordilla l'épaule comme une bête affamée, se délectant des petits gémissements de surprise poussés par son partenaire. Il descendit ensuite ses lèvres sur le jeune torse, titillant au passage l'un des mamelons du timide pyromane. Celui-ci n'osait plus le regarder, soupirant de plaisir, les yeux fermés pour ne plus que sentir ces nouvelles sensations. Il entendit le pantalon du mécano tomber alors que les fines lèvres embrassaient doucement son sexe. Il sentait la chaleur grandir en lui, se déverser dans son bas ventre. Il soupira de nouveau, produisant un faible gémissement qui amusa son amant.
Les deux grosses mains remontèrent sur les jambes de l'incendiaire et poussèrent les cuisses ouvertes vers le torse partiellement balafré. Là, Engineer se pencha sur son partenaire pour l'embrasser et attraper au passage un tube de lubrifiant qu'il avait posé là juste avant. Sans même décoller leurs lèvres, il parvint à obtenir du gel sur ses doigts qu'il dirigea aussitôt entre les fesses du pyromane. Celui-ci tressaillit au contact et le mécano lui chuchota :

-Tout va bien, Pyro, tout doux...

Le démarreur de feu se calma un peu, mordillant un peu plus les lèvres de l'homme plus âgé en guise de réponse. Il émit un bruissement aigu lorsqu'il sentit un doigt rentrer en lui et serra plus fort les épaules robustes qu'il avait entourées de ses bras. Cela lui faisait mal mais heureusement, le Texan s'avait s'y prendre il était plutôt habile et précis dans ses gestes, ouvrant son délicieux passage. Puis il retira ses doigts du corps de l'incendiaire et le regarda avec un regard bienveillant.

-Pyro… Tu m'laisse entrer en toi ? s'assura l'ingénieur.

-Je suis tout à toi, Engie, soupira l'autre.

-Très bien, mon chéri.

Il lui sourit et glissa son pénis dans la chair brûlante. Pyro écarquilla les yeux :

-Hm !

-Shhhh… détend toi, disait-il l'autre en lui caressant les jambes.

Le mécano s'enfonçait doucement à l'intérieur de lui, puis il recula ses hanches avant de s'introduire de nouveau un peu plus loin. Le jeune homme respirait fort et se cramponnait à son amant, subissant la douleur qui bientôt fit place au plaisir. Les mouvements de hanches étaient doux et lent pour laisser au pyromane le temps de s'habituer.
Puis le rythme s'accéléra peu à peu. Pyro masquait sa bouche de ses mains pour éviter de faire trop de bruit car de temps en temps, sans pouvoir se contrôler, il laissait échapper un petit cri suraigu. Lorsque cela arrivait, l'ingénieur riait doucement, attendrit par son aimé. Puis il se remettait à pousser quelques soupirs rauques pénétrant un peu plus fort le corps sous lui. Il se sentait transpirer sous l'effort et la chaleur qui brûlait dans son ventre. Il savait qu'il allait bientôt jouir mais il tentait de se contenir, essayant de faire durer le plaisir pour contempler encore un peu plus le visage heureux devant lui des larmes coulaient le long des joues empourprées du jeune homme.
Pyro ne savait pas pourquoi il pleurait. L'émotion peut-être ? Car il se sentait bien, si bien. Un grand sourire heureux s'étendait sur son visage.
Il approcha sa tête de celle de son amant et lui marmonna :

-Plus fort s'il te plait, plus fort encore.

-Tes d'sirs sont des ordres !

Il entendit le corps du mécano claquer contre le sien et le sentit glisser plus profondément en lui. Il gémit. Une grosse main moite s'aventura sur sa jambe gauche et la leva un peu plus afin l'homme trapu puisse le pénétré plus aisément. Le pyromane s'accrochait cette fois-ci aux draps éparpillés sous lui, tentant de contrôler son corps tremblant. Puis enfin un liquide chaud emplit son rectum.

-Hmpff… fit l'ingénieur.

-Oh Dieu… gémit Pyro.

-C'est comme ça qu'tu m'appelles maint'nant ? plaisanta l'autre.

L'incendiaire répondit par un petit rire épuisé, imaginant le sperme qu'il sentait dégouliner entre ses cuisses lorsqu'Engineer se retira. Ce dernier se laissa tomber sur le matelas à côté de son amant et le contempla.

-Tu as l'air d'avoir aimé ça, mon garçon, dit-il en désignant le bas ventre du pyromane.

Pyro baissa les yeux et constata qu'il avait également éjaculé. Il soupira puis il tourna son doux regard vers l'homme qu'il aimait :

-Ouais… T'es un dieu.

Il lui sourit et reçu une caresse sur la joue. Il se tira alors vers lui pour se blottir contre son corps encore moite de sueur. Le mécano l'entoura de ses bras forts pour le serrer et l'embrasser tendrement.

-C'est toi qui m'rend comme ça, petit.

-Shhh…

Engineer rit. Il se leva pour éteindre la lumière et revint vers le lit. Là il aida son adorable pyromane à s'installer sous les draps et l'y rejoignit. Le bras encore tremblant de l'incendiaire vint entourer son torse viril et ils sombrèrent tous les deux dans un agréable sommeil.

Le lendemain, le reste de l'équipe arriva avec les secours de bonne heure. Ils s'acharnèrent à libérer le chalet de toute cette neige qui encombrait les fenêtres et les portes, ainsi que du pauvre Van abandonné. Ils furent également ravitaillés en nourriture et matériel.
Et alors que le plus gros de l'équipe discutait avec leurs sauveurs, Engineer et Pyro s'étaient éloignées pour profiter du soleil ensemble.
Ils étaient assez loin tous les deux pour que personne ne les voie et l'ingénieur en profita pour tirer le masque vers le haut et embrasser son jeune amant. Ce dernier frissonna et remit son masque avant de se blottir dans les bras fort en grommelant.

-Héhéhé, t'es adorable, j'pourrais pas arrêter, tu l'sais.

-Mhè frrrwa ftou ! gémissait l'incendiaire pour sa défense.

-Hm… Je t'aime Pyro, lui répondit-il alors d'une voix si douce.

Le jeune pyromane releva la tête et se figea pendant quelques secondes avant de sauter au cou de l'ingénieur. Sa joie fut si vive qu'ils tombèrent tous les deux dans la neige, soulevant avec eux une multitude de petits flocons qui scintillaient sous les doux rayons du soleil.

FIN