Blabla de la traductrice : Voici le chap 4, je dois avouer que j'ai quelques chapitres d'avances dans ma traduction, pour être sûr de vous livrer régulièrement des uptades et combler d'éventuelles périodes de vide dans mon envie de traduire. Puis je voudrais m'excuser pour les fautes, lourdeurs de traductions que vous rencontrerez tout au long de toutes mes traductions. Je m'en rends compte parfois et tente de les corrigerà d'autres moments ça me passe sous le nez , ou je n'arrive tout simplement pas à trouver une expression plus légère et convenable . J'espère que vous appréciez tout de même cette jolie histoire.

Bonne lecture.


Blue Bottled Belly Dancers and other fine myths
Part 4

J'étais en train de prendre une autre tasse d'un fort et dense café turque quand je réalisai qu' Heero mangeait aussi . Je le regardai par dessus la fine tasse de chine . Il était en train de prendre délicatement des tranches de fruits d'un bol, il semblait apprécier goûter à chaque genre. J'avais pensé qu'il ne mangerait pas, même s'il ne l'avait jamais actuellement dit . Est-ce que ça voulait dire qu'il dormait aussi ? Etait-il plus humain que je ne l'avais en premier réalisé " Qu'es-tu au juste "

Il leva les yeux, recontrant mon regard. " Un Djiinn."

" Oui, mais qu'est-ce qu' exactement un Djiinn"

" Une créature de la nature, du désert. Avant nous n'avions pas d'âmes..." Il s'arrêta, et sembla distant, puis il pris une tasse de café qui apparu sur la table et la but avec une expression pensive.

Si je ne savais vraiment pas mieux, j'aurais dit qu'il était timide. Mais je savais mieux que ça, je devais. J'avais recherché dans ma mémoire des vagues morceaux d'info et des faits sur les Djiinns, depuis la nuit dernière, mettant petit à petit les pièces ensembles . Avec eux, c'était toujours oeil pour oeil , c'était comment ils vous traitaient. Si vous étiez gentils, alors ils l'étaient aussi. Les mauvais tours étaient joués à ceux qui le méritaient vraiment. Alors la question était, comment ce Djiin jugerait-il mes actions ? Je levai les yeux de mon examen minutieux de la nappe et notai qu'il était en train de me regarder à nouveau. " Tu restes avec moi jusqu'à ce que je fasse tous mes souhaits, pas vrai ? Tu ne peux pas me quitter jusque là ." Il hocha la tête, et je pouvais dire, que maintenant il était en train de se demander ce que je pensais.

La table disparut et je posai presque ma tasse dans l'air vide. Je lui lançai un regard surpris, et je me retrouvai assis sur le lit, la tasse de café toujours à la main.

" Pourrais-tu au moins me prévenir quand tu vas faire ça " C'était un choc pour mon système et je ne savais pas combien de fois je pourrais le prendre. Ce n'était pas que ça me dérangeait d'être bougé comme une poupée , mais un avertissement aurait été sympa. Je réalisai alors que j'étais assis là, la tasse reposant sur ma cuisse, que je ne savais pas ce que j'allais faire.

Quand j'étais arrivé à Istanbul j'avais eu un plan, mais tout mes plans semblaient être passés par la fenêtre avec l'ouverture de la bouteille d'Heero. J'avais seulement deux semaines ici, et malgré tout, tout ce que je voulais faire était resté à l'hôtel et en découvrir plus sur mon Djiinn. C'était un dilemme. Explorer la ville, ou explorer le Djiinn. Et je me demandai s'il y avait un moyen de faire les deux.

" Tu peux créer des choses à partir de rien." Je dis finalement, le statuant comme un fait. " Peux-tu aussi créer des vetêments" Je levai un main, craignant de me retrouver portant quelque chose que je ne portais pas un instant auparavent. " Ce que je veux dire c'est, peux-tu mettre quelque chose qui soit un peu moins..." Je fis un geste vers son pantalon presque transparent, qui se changèrent sous mes yeux en quelque chose de défintivement moins transparent . " Beaucoup mieux, que dirais-tu d'une chemise " Sa poitrine se couvrit d'un t-shirt noir serré qui se glissa sous son pantalon kaki . " Chaussures" Je regardai ses pieds pour découvrir qu'il portait déjà une paire de sandales.Des sandales ? Bien, j'eu un haussement d'épaule mental, n'importe quoi dans lequel il était confortable.

Maintenant il n'y avait plus qu'un problème . Aucune des personnes que j'avais rencontré avait des yeux comme les siens, c'était simplement une couleur qui n'existait pas dans la nature, ou même dans des lentilles de contact. C'était un bleu cobalt qui s'apparentait au pot de Vicks vapor rub, un bleu qui miroitait avec un fil de lumière ajouté .

" Sais-tu ce que sont des lunettes de soleil " Et une paire de lunettes avec des petites verres ovales couvrirent ses yeux , même si les étranges verres semblaient d'un siècle trop vieux. J'allais à mon sac à dos et extirpai ma propre paire, les tenant pour qu'il puissent les voir. " Peutêtre une paire qui ressemble un peu plus à celle-ci " Il hocha la tête, et les verres classiques se changèrent légèrement, devenant d'un style plus Lennon-esque ( John Lennon ? lol ) . Je le parcourus de la tête aux pieds . Il semblait aussi humain qu'il pourrait jamais l'être. Même s'il semblait toujours avoir une présence plus large que son corps actuel . Je haussai des épaules, peutêtre que ça garderait la foule au loin .

" Ca devra aller, maintenant mes propres vêtements" Je sortis un t-shirt et une paire de jeans pour la journée. Ce ne fut qu à demi-chemin de la sallle de bains que je notai que je tenais mon short et t-shirt et que j'étais habillé des vêtements que je portais quelques minutes auparavent à la main. Ca allait définitivement prendre quelque temps avant que je ne m'habitue.


Heero était étrangement silencieux alors que nous marchions au milieu des stands et de la foule du grand bazar. Ce dernier ne semblait pas contenir la même excitation qu'il avait contenu pour moi avant. Certainement, rien en Istanbul avait changé. C'était ce que je ressentais pour l'endroit qui avait changé. Après tout, qu'est ce qu'un endroit simplement exotique, alors que j'avais Heero ?

Le soleil était en train de se coucher trop rapidement à mon goût, même si en fait j'avais passé la plupart de la journée au lit. La journée semblait néanmoins s'être passée trop vite. Je tournai le dos à un autre stand vendant des objets turques rares, et prenant la main d'Heero, le poussait vers l'hôtel avec moi. Je me sentais le besoin d'une douche et d'un peu de relaxation. C'était le Djiinn, il me rendait nerveux et excité tout à la fois, incapable de faire face aux choses comme je le faisais normalement.Il y avait une solution, je savais qu'il devait en avoir une, mais quelle était-elle ?

L'hôtel se dressait devant moi et je m'arrêtai, tenant encore sa main dans la mienne. Je levai le regard vers les fenêtres, puis à la rue pendant un moment. Je regardai par dessus mon épaule, et rencontrai les yeux d'Heero à travers les sombres verres qu'il portait toujours. " Dis-moi", je le tirai plus près, jusqu'à ce que quelques centimètres à peine séparent nos visages dans la poussière qui s'accumulait . " Quand es-tu sorti pour la dernière fois pour manger?"


Je nous trouvai un restaurant avec vue sur le Bosphore, la vue au dessus de l'eau sombre était intensifié par les rayons de lumière. Puis je fis l'erreur de demander quelques bouteilles de vin avec le dîner. Je ne pense pas que ça ait atténué les saveurs en aucune façon , mais ça réussit à me rendre étourdi pour le reste de la soirée. La première chose que j'ordonnai après le vin fut quelques mezes, ou apéritifs. Dans notre cas, ce fut du pain au vin, de la pita avec de l'hummus , des olives noires et des petits canapés avec différentes farces.

Heero semblait apprécier la nourriture à fond, et cela me fit me demander encore une fois, exactement jusqu'à quel point je l'avais mal jugé. Cela me faisait me demander aussi s'il m'avait mal jugé ou pas de la même manière. Je l'avais regardé comme un Djiiinn, pas un homme. Et peutêtre qu'il m'avait vu comme un simple humain. " Dis m'en plus sur ta vie " Je demandai à travers le bruit du restaurant.

Il y avait un divertissement en live durant notre repas, de la musique et des chansons qui empêchaient toute forme de conversation. Les gens semblaient donner de l'argent au chanteur pour qu'il arrête de chanter. Je sortis quelques billets juste au cas où, puis je retournai mon attention vers Heero.

"Qu'est-ce que tu veux savoir ? Veux-tu que je parle de mes nombreux maitres ? Des années passées dans la bouteille " Il regarda un des hors d'oeuvres fourrés - je n'étais toujours pas sûr de ce qu'il y avait à l'intérieur - puis il en mangea un, ses yeux fixés sur mon visage.

" Ok, bien, je suppose que je veux juste en savoir plus sur toi. Je veux dire qu' est-ce qu'il y a à l'intérieur de ta bouteille ? Je mourrai de curiosité de savoir." Je pris une autre gorgée de vin. Il n'attaquait pas la nourriture, c'était plus comme s'il lui faisait la cour.Il ne se jettait pas dessus, c'était dur de décrire ce qu'il faisait exactement. C'était comme s'il n'avait pas mangé depuis un long moment, mais qu'il trouvait toujours qu'il n'avait pas faim, et malgré tout il voulait tout goûter même sans appétit.

" La bouteille ." Il renifla" la bouteille est vide, même quand je suis dedans." Il me pencha à travers la table et me fixa . " Il y a une raison pour laquelle j'en parle comme de l'oubli. Il n'y a rien à l'intérieur de cette chose sauf la mort . Quand je suis là, je suis mort. C'est ce qu'il y a dans la bouteille." Il grinça les derniers mots à travers des dents serrées.

Ca expliquait quelques petites choses, okça expliquait presque tout. " Rien d'étonnant ." Je dis doucement, et me reposant contre mon siège, je vidai le reste de mon verre. Quel enfer il doit vivre là dedans. Mais sans le répit que même l'enfer peut donner , juste un oubli et une vie qui ne finissait jamais. D'une certaine manièreça devait être comme la réincarnation, seulement vous ne changiez jamais, mais tout autour le faisait. " Tout est mieux que ça huh "

"Presque."

"Qu-est-ce qui pourrait être pire que la mort "

"La vie."

"Mais comment? Ce n'est pas comme si tu étais humain. Est-ce que tu ressens la douleur ? Quand tu te coupes,est-ce que tu saignes ? Il doit y avoir une raison pour laquelle tu essayes constamment de séparer ton existence de la mienne en m'appelant humain, comme si tu étais différent ou meilleur que je ne suis ."

" Je saigne, je ressens la douleur, les émotions. La seule différence je suppose, c'est que tout semble plus distant. C'est comme si je sentais les choses à travers un mur."

Je lui remplis un verre de vin et le lui tendit, puis je remplis un autre verre pour moi." Quel est le point alors ? Si tu ne peux rien ressentir complètement "

Il se reposa contre sa chaise, son verre à la main. " Essayer de le ressentir. Je ne saurai jamais quand le mur tombera et que je pourrai tout ressentir. Alors je dois essayer tout le temps, c'est comme une quête, un agenda, une mission que je dois remplir. Le prix est de tout ressentir complètement."

" Mais comment " C'était comme si nous étions en train de partager quelques grands secrets. Nichés tout les deux contre la table, parlant par des murmures à travers elle. " As-tu déjà réussi à sentir sans ton "mur" auparavent"

" Oh oui, il y a quelques siècles. C'est comme si j'avais été taquiné par le cosmos. Comme si on m'avait donné un morceau." Il s'arrêta et choisit avec précaution un autre canapé. " Mais jamais le repas tout entier." Il engloutit le petit canapé dans sa bouche et mâcha pour un moment . " Ceux là sont aux moutons au fait ."

" Uh, merci. Je me demandais ce que c'était." Je pris un autre morceau . " Je pense que ceux -ci sont juste du riz avec des épices. Alors dans toute cette quête ou mission que tu as, est-ce personne n'a jamais voulu te relâcher ? Ou t'aider à en sortir d'une manière ou d'une autre "

" Non."

Je cillai et grignotai. " Pourquoi pas ? Tu ne sembles pas si mauvais. Je suis sûr que quelqu'un a dû te vouloir pour lui tout seul à un moment."

" Ils me voulaient, mais pas pour moi-même. Ils me voulaient pour le sexe, ou comme une arme, un outil à utiliser simplement. Personne ne m'a jamais voulu pour rien du tout ."

Pour quelqu'un qui affirmait ne ressentir les choses qu'à travers une barrière, il savait vraiment comment sembler triste. S'il ressentait seulement à demi, je pouvais seulement imaginer combien il était capable de ressentir vraiment. " Je t'aime bien."

Il rit. Il jeta sa tête en arrière et me rit au nez. Des larmes glissaient de ses yeux alors qu'il riait fort, et quelques clients s'arrêtèrent de manger pour nous regarder.

" Je le pense vraiment " Je dis avec sincérité, essayant d'arrêter ce rire sans joie.

" T-tu peux le penser , mais est-c-ce v-vraiment vrai " Il réussit à haleter.

J'ouvris la bouche pour dire que oui bien sûr , quand je m'arrêtai et réflichissait à ce qu'il venait juste de demander . Je l'avais vraiment pensé, mais est-ce je l'aimais à cause de ce qu'il pouvait faire pour moi ? Ou est-ce que je l'aimais pour lui-même ?Et est-ce qu'une part de cette appréciation était à cause de ses pouvoirs ? Il y avait juste trop de questions sans réponses. " Je pense que je t'aime bien , parce que tu es qui tu es."

Il se calma jusqu'il ait seulement quelques légers gloussements, même si ses yeux à travers les lunettes de soleil, semblaient briller d'un rire caché . " Est-ce que tu ne veux pas la gloire, la fortune, et l'amour ? Ne veux-tu pas ce que tout les humains veulent ? Oses me dire que tu es si différent du reste de la race humaine "

" J'ai de l'argent, et j'ai la gloire, pour l'amour, je l'aurai quand le temps viendra. Alors, je n'ai pas besoin de ce que tout le monde veux, parce que je suis déjà parti et je l'ai gagné par moi-même."

"Bien, tu es peutêtre d'une plus rare ligne. Quels sont tes souhaits alors " Il me regarda à travers son verre de vin, ses lèvres se contractant toujours .

" Je souhaite... hey, n'essaye pas de me rouler comme ça " Je lui lançai un regard mauvais, gesturant avec un morceau de pita. " C'était un mauvais tour, je pensais que tu n'allais plus essayer de me rouler comme ça ."

"Oui maitre." Il hocha la tête, cette joie secrète dansant toujours dans ses yeux." Comment se fait-il que tu aies déjà ce que la plupart des gens ne font que rêver "

C'était une question inattendue. Jusque là j'avais toujours été celui qui allait à la pêche, posant des questions personnelles. Une question de lui était quelque chose de nouveau. " J'ai travaillé pour les avoir. Je suis écrivain."

" De tous les arts dans lesquels les sages excellentécrire bien est le chef d'oeuvre de la nature" Il cita.

" Oui, je ne dirais pas que je suis aussi bien, mais ça m'a rapporté ce que je voulais." Je haussai des épaule et lançai un regard à mon verre de vin vide surpris. Je pris la bouteille de vin et la secouai avec affliction, elle était vide aussi . " Ca m'a même rapporté le droit de me saouler dans d'étranges pays, vois-tu notre serveur quelque part "