Bien évidemment tous les personnages appartiennent à J.K. Rowling.

Informations importantes:

Premièrement, je sais que certains lecteurs trouvent ma version de Harry vraiment exagérée. Mais c'est réellement utile pour faire avancer l'histoire. Vous le découvrirez à ce nouveau chapitre de mon Dramione.

Secondement, je voudrais vous faire part du contexte parce que je viens de voir que je ne l'ai pas encore fait (désolée...). Ma fiction se situe après le tome 7, donc contient tous les éléments des sept tomes de J.K. Rowling. Il reste deux semaines avant la rentrée scolaire de Poudlard. Les couples sont DM/HG, HP/GW, RW/PP et BZ/TN. Il y aura un ou deux triangles amoureux.

Voilà, en espérant avoir éclairci certains points.

Bonne Lecture !


Beside the talking trees of Parkinson's garden

Chapitre 4 : Courage, courage

Le temps semblait s'être figé. Comme si, soudain, le Tic Tac régulier de toutes les montres, de toutes les horloges, de toutes les pendules du monde entier – de l'Univers dans son intégralité – s'était tu. Hermione serrait si fort sa baguette dans sa main que le bâton avait dû marquer sa peau de l'empreinte de son bois. Face à elle, se tenait un Voldemort encore plus livide qu'avant, presque transparent, qui l'inspectait de ses yeux d'un rouge flamboyant. Bien qu'il ne bougea pas, sa faiblesse fut flagrante, ses yeux étaient dévêtus de rage et soulignés de grosses cernes pourpres. La jeune sorcière ne parvenait à agir, pétrifiée par l'effroi. Toutes sortes de scénarios (*) se mettaient en place dans sa tête. Mais elle était incapable d'exécuter ne serait-ce que le plus simple des mouvements, la peur de voir toute l'histoire recommencer comme un cercle vicieux, un cycle sans issue, la paralysait. Se jouaient en boucle dans sa mémoire, l'atroce souvenir du meurtre de ses parents et la douloureuse réminiscence des cadavres de ses amis allongés sur le sol froid de la Grande Salle de Poudlard le jour de la Grande Bataille. Doucement, son bras levé commença à trembler, suivi de son autre bras, de son buste, et de ses jambes. Lentement, la Gryffondor, qui s'était toujours battue sans jamais renoncer, s'affala, laissant tomber ses bras au sol. Sa baguette roula au sol, déclenchant une crise d'hystérie. Hermione hurla, déchirant le silence. Tout était déclenché. Elle pleurait. Le temps repartait. Et elle sut ce qu'était le désespoir. Elle sombra.

Au même moment, sur le Chemin de Traverse, dans une chambre du Chaudron Baveur.

« Tu crois que j'ai bien fait, Ginny ? » la questionna Harry, alors que sa fiancée lisait un autre roman à l'eau de rose écrit par Gilderoy Lockhart. Sans lever les yeux de son livre, elle soupira.

« Je pense qu'il y avait d'autres manières de le faire, qui l'auraient moins blessée. » avoua-t-elle, un soupçon de reproche dans la voix. « Maintenant, elle doit te détester, nous détester. » Elle soupira encore une fois. « Mais c'est pour le bien de tous, n'est-ce pas ? » Elle essayait de se rassurer elle-même. Le Survivant le remarqua. Il se leva du lit où il s'était assis pour rejoindre sa bien-aimée sur le canapé. Il caressa délicatement ses soyeux cheveux de feu. À ce geste elle le regarda dans les yeux. « Ne t'inquiètes pas, tu n'y peux rien, c'est la décision de l'Ordre. » le rassura la jeune fille.

« Je sais... » souffla-t-il. Il ferma ses paupières, dissimulant ses pupilles émeraudes. Fronçant les sourcils, il était pris dans une profonde réflexion. Il se demandait s'il avait eu raison de suivre les ordres de la vieille Mcgo. Certes c'était un professeur qu'il respectait, elle possédait de parfaites connaissances sur la métamorphose. Toutefois, il doutait de ses capacités à diriger une organisation telle que l'Ordre du Phœnix. Elle lui avait quand même ordonné de passer pour un ignoble égocentrique afin de contraindre Hermione de s'éloigner de lui. Il se sentait tel un véritable monstre. Il avait dit des choses d'une horreur qui dépassait l'entendement. Il l'avait poussée avec ses mots blessants et ses paroles abjectes, dans un nid de mangemorts. Dans le nid de Voldemort. Pourtant, il voulait se rassurer. Il souhaitait se convaincre de la bonté et de la sagesse de son action. Sa raison lui hurlait que c'était pour sauver définitivement le monde sorcier. Sauf que le lion représentatif de instinct rugissait, encore et encore, lui témoignant son désaccord envers le plan.

Harry ouvrit subitement les yeux, faisant sursauter une Ginny qui l'avait contemplé tout au long de sa réflexion. Elle se détourna, les joues cramoisies d'embarras.

« Il faut que j'écrive une lettre à Hermione. Où est Coquecigrue ? » demanda-t-il.

« Coq ? Euh... Je pense qu'il est perché à une des fenêtres du dernier étage. » répondit la rousse. Mais elle n'avait pas fini sa phrase, que le Survivant se précipita dehors, oubliant de fermer la porte de leur chambre.

Au manoir Parkinson.

Sombre, fut le premier mot qui vint à l'esprit d'Hermione lorsqu'elle fut de nouveau consciente. Elle souhaitait que tout ce qui lui était arrivé depuis la fin de la guerre fut un long cauchemar. Mais, même dans l'état de torpeur dans lequel elle était, elle savait que tout cela n'était on ne pouvait plus réel. Notamment à cause de cette obscurité, quoique moins sibyllin qu'auparavant, qui l'environnait. Un lustre avait dû être allumé pendant sa défaillance. Cette lumière ne la dérangea pas, elle était faible. Quelqu'un lui caressait les cheveux. C'était agréable. Comme si elle était enfermée dans une bulle hermétique aux malheurs, à la misère et aux sentiments négatifs. Elle se sentit aimée. Ayant l'impression que dès lors tout irait pour le mieux, elle voulu savoir qui était la personne à l'aura si sincère, si aimante, comptant la remercier de tout son cœur. Seulement lorsqu'elle tourna sa tête, elle fut confrontée à une Katherina Parkinson au regard bienveillant et tendre. Pour la première fois depuis qu'elle était arrivée dans ce manoir, Hermione vit en cette femme une mère. Peut-être pas la sienne. Ou peut-être...

« Bonjour, Hermione, ma chérie. Est-ce que ça va ? » murmura la sorcière d'une voix mélodieuse, interrompant le cour de ses pensées. La belle femme sourit. Soudain, la Gryffondor s'aperçut de la mince ressemblance entre elles. Sa mère biologique avait une crinière de capricieuses boucles châtain foncé qui encadrait un visage rond - bien qu'un peu maigre et fatigué - arborant des yeux d'un chocolat expressif, soulignés de cils épais et bruns. Leurs nez et leurs bouches étaient très peu similaires.

« Vous... ! » s'exclama sans conviction Hermione quand elle se rendit compte que cela faisait un moment qu'elle observait la femme. S'attendant à ce que cette dernière recommence à se moquer d'elle, la jeune sorcière voulu se lever et partir. Néanmoins, Katherina s'en aperçut, et retint son poignet - il semblait que les gens s'en étaient donné le mot. Ainsi, elle s'affala de nouveau sur le lit. Surprise de la force de sa génitrice, elle bouda et évita son regard beaucoup trop bienfaisant. La quarantenaire soupira.

« Tu as tant grandi. » confia-t-elle. En effet, elle avait beaucoup observé sa fille. Elle avait remarqué leur folle ressemblance. « Tu es splendide, mon sucre. » avoua-t-elle. Il fallait dire qu'elle était un peu jalouse de sa jeunesse, elle qui vieillissait et faiblissait, encore et encore. Elle souleva une mèche rebelle qui barrait le front de son enfant.

« Ne... Ne me touchez pas. » ordonna Hermione, en se levant brusquement. Elle se précipita hors de la pièce non sans avoir récupéré sa baguette, ignorant de son mieux le regard éploré de Katherina.

Hermione courrait. Encore. Elle s'enfuyait de nouveau. A croire qu'elle n'était pas si Gryffondor que ça. Elle était essoufflée. Elle s'arrêta. Sa migraine était revenue. Elle s'assit sur une marche de l'escalier enchanté. Dans sa tête, tout était si confus... Tout se mélangeait. Pourtant, la sorcière savait qu'il fallait agir. Voldemort était de retour, et elle ne voulait pas que toute l'histoire recommence. Voilà pourquoi elle devait élaborer un plan. Elle devait mettre au point une stratégie. S'organiser comme elle avait toujours sut le faire, mais cette fois-ci elle aurait un but - autre qu'obtenir un Optimal à son devoir de métamorphose - un but bien plus grand. Détruire à jamais le Seigneur des Ténèbres et ses mangemorts. Tandis que les rouages de son cerveau tournaient, les idées s'enchaînèrent et bientôt composèrent un plan infaillible. Et la première étape de celui-ci était de... Un Crac ! sonore avait sorti la sorcière de son intense concentration. Elle leva les yeux et vit un Kreattur complètement paniqué devant elle.

« Maîtresse Hermione, vous êtes là, Kreattur vous a cherché partout... Il est même retourné à votre ancienne maison... Il a rapporté vos affaires que vous aviez demandé. » expliqua-t-il, la respiration saccadée, ce qui était assez singulier pour un Elfe de Maison. Le pauvre avait dû courir dans tout le manoir dans le but de la retrouver. Il poussa soupir imperceptible de soulagement. Il tendit vers sa maîtresse un amoncellement d'objets qu'il essayait de contenir dans ses maigres bras. Celle-ci jeta un sortilège de lévitation sur les objets avec sa baguette, qu'elle avait gardé à la main, permettant de libérer l'être de leur poids.

« Merci beaucoup, Kreattur. » dit-elle. « J'aimerais que tu dises à Père, que j'ai décidé de rester, s'il-te-plaît. » Ainsi, Hermione déclencha la phase une de son plan machiavéliquement parfait. Dans peu de temps, le mage noir sera retourné manger les coquelicots par la racine.

« Bien Maîtresse. Kreattur y va de ce pas. » s'exclama l'elfe, si heureux qu'il fit une révérence digne d'un contorsionniste.

Quelques secondes plus tard, Kreattur s'était volatilisé en un Crac ! sonore.

Grâce à la récente apparition de l'elfe et l'élaboration d'une stratégie, la Gryffondor avait réussit à mettre de l'ordre dans ses idées de façon à ce qu'elle put retrouver son chemin dans cet immense château et arriver dans sa chambre sans encombres. Elle déposa ses affaires - qu'elle avait fait léviter jusque-là - sur le sofa. Elle s'allongea sur son lit à baldaquins en se remémorant, précisément, une à une, les étapes de son plan. Elle eut voulu les écrire, mais elle était trop fatiguée. En conséquence, elle le répéta à plusieurs reprises dans sa tête. Une fois qu'elle eut fini, elle se demanda ce qu'Harry Potter aurait fait à sa place. Parce que malgré tout, c'était son meilleur ami. Et il était connu pour avoir sauvé le monde magique plus d'une fois...

Doucement, Hermione sombra dans une torpeur profonde, et marquée par de nombreux rêves.


(*) D'après moi le pluriel de scénario est bien scénarios. Bien qu'il vienne de l'Italien, et que le pluriel est scenarii dans cette langue. Nous parlons français. Et en français, comme on ne dirait pas pianii (pour plusieurs pianos) ou lavabii (pour plusieurs lavabos), on ne dira pas scénarii.

Note de l'auteureuse: Voilà pour le nouveau chapitre ! Le prochain sera pour après demain, je pense. Je suis vraiment désolée de ne pas être très régulière... Bref, donnez-moi votre avis.

Bisous !