Bonjour à tous! Pas de honte à le dire, j'ai failli oublier de publier le petit chapitre du dimanche, mais heureusement je m'en suis rappelée à la dernière minute XD
Donc le voilà, j'espère qu'il vous plaira et je vous souhaite une bonne lecture. N'oubliez pas, si vous avez des remarques à faire, positives ou négatives, une petite review ça fait toujours plaisir!
Enjoy ;)-Summer
CHAPITRE 4 :
Je réussis enfin à faire entrer Deucalion dans sa cage. Ces trois jours de liberté au Chaudron Baveur l'avaient rendus un peu trop rebel à mon goût, et j'allais devoir y remédier. Dans tous les cas, j'avais décrété qu'il ferait le voyage jusqu'à la gare dans une cage, alors il ferait le voyage jusqu'à la gare dans une cage.
Alors que nous nous dirigions vers la sortie, valises en mains, j'entendis les jumeaux discuter à vive voix, visiblement toujours étonnés que leur père ait réussi à obtenir des voitures du ministère de la magie pour les escorter jusqu'à la gare. En effet, c'était la grande classe, tout le monde n'avait pas droit à ce privilège. Il se pouvait bien que j'aie envoyé une lettre à mon grand-père pour lui raconter mes vacances, tout en lui précisant que je les finissais sur le Chemin de Traverse avec Harry et les Weasley avant la rentrée. Leyna semblait d'ailleurs l'avoir compris, et, alors qu'elle nous rejoignait, et comprenait que Fred et George n'avaient pas changé de sujet depuis le début de la matinée, elle soupira d'un air théâtral.
« Bon sang, mais vous êtes bêtes, ou quoi ? Si Fudge nous a envoyé des voitures, c'était juste histoire de pouvoir y glisser des Aurors, afin qu'on ait un cortège sécurisé jusqu'à la gare. Et pourquoi il aurait fait ça si Harry n'avait pas été avec nous ? Vous croyez vraiment qu'il se préoccupe autant que ça de tous ses électeurs ?
-Ben, papa travaille pour lui, fit remarquer George, l'air de moins en moins convaincu.
-Et rappelle moi dans quel département du ministère ton père travaille ? », lui demanda Leyna en croisant les bras.
George sembla se dégonfler comme un ballon, alors que Fred affichait l'expression d'une personne touchée par un éclair de compréhension divin. Finalement, c'est sans faire plus d'histoires qu'ils entrèrent dans les voitures mises à leur disposition, après en avoir garni le coffre (elles étaient ensorcelées, sans quoi les affaires de la famille ne seraient jamais entrées dans seulement deux voitures différentes).
Les Aurors chargés de notre sécurité n'étaient pas bien bavards. Ils avaient l'air taciturne, comme s'ils étaient à l'affut de tout fait suspect qui requerrait une intervention de leur part. Heureusement, le trajet jusqu'à la gare, et même jusqu'au train, se déroula sans encombres, et Leyna et moi réussîmes à nous débarrasser de notre Auror en le perdant dans la foule. Résultat, nous fûmes les premières à monter dans le train, et réservâmes un compartiment presque vide afin que les autres aient tout le loisir de nous rejoindre. Seul s'y trouvait un homme à l'aspect miteux, endormi.
Une fois que Ronald passa les portes, il poussa un grognement et se laissa lourdement tomber sur la banquette, alors qu'Hermione, optant pour une approche plus délicate, dépoussiéra ladite banquette avant d'y poser délicatement son postérieur. Harry, quant à lui, s'assit à côté de la fenêtre et y appuya son front, l'air épuisé. Visiblement, il était agacé par toute l'attention que le ministère lui portait, alors je lui fis remarquer que s'il n'était pas le chouchou du ministère, son retour à Poudlard après l'incident de la tante-ballon aurait pu être beaucoup plus discuté. Il accueillit ma remarque d'un grognement, avec l'air d'acquiescer vaguement. Il avait l'air morose, mais il retrouva assez rapidement le sourire, semblant se rendre compte que nous retournions enfin à Poudlard. Après tout, il y avait pire, comme endroit. Certes, les trois derniers jours nous avaient donné un avant-goût du paradis, et désormais nous devions nous confronter à la dure réalité: la rentrée. Mais il y avait pire que de faire sa rentrée dans la plus prestigieuse école de sorcellerie du monde.
Alors que le train s'ébranlait, j'entendis un feulement mécontent provenant de la cage que j'avais posée sur mes genoux, et, soupirant, je consentis à l'ouvrir, laissant ainsi Deucalion en bondir avec une grâce féline et s'étirer tel un pacha sur la banquette se trouvant en face de moi. Il me lança un regard plein de mépris, et, boudeur, se dirigea vers Ginny afin qu'elle le gratouille derrière les oreilles, comme si je n'étais même plus digne de le faire. Mais après tout, j'étais habituée à ses crises, je n'avais pas l'intention de m'enflammer. Ce chat pouvait se montrer extrêmement capricieux.
C'est à cet instant que Fred et George passèrent leur tête dans l'embrasure de la porte du compartiment, tous deux tournés vers Leyna.
« Quoi ? leur demanda-t-elle, enfoncée dans son fauteuil, la tête penchée de côté.
-On va voir Lee, il s'est installé à la tête du train. Tu viens ? demanda Fred.
-Je vous rejoindrai, répondit Leyna. Je suis trop fatiguée pour me lever pour l'instant, j'ai perdu l'habitude de me lever aussi tôt...
-Okay, répondit George. Ce sera répété.
-Et amplifié, ajouta Fred.
-Et s'il lui en prend l'envie on ne l'empêchera pas de venir te traîner par la peau des fesses, conclut George.
-Qu'il essaie, pour voir ! ricana Leyna. Et s'il l'idée lui vient vraiment de le faire, rappelez lui ce qui s'est passé la dernière fois qu'il a essayé de me faire lever de force.
-Il s'est passé quoi ? demanda Fred en fronçant les sourcils.
-Contentez-vous de lui dire ça, il comprendra », lui répondit Leyna avec un clin d'œil.
Leyna m'épaterait toujours. Elle avait un véritable don pour faire en sorte que les jumeaux oublient leur préoccupation première. En même temps, elle passait ses journées avec eux, elle avait l'habitude d'inventer toutes sortes de combines pour qu'ils lui fichent la paix.
« C'est qui ce type ? ».
La voix de Ronald me fit descendre de mon petit nuage, et je tournai de nouveau la tête vers l'homme, qui n'avait pas donné signe de vie depuis notre entrée dans le compartiment. Avant que je n'ouvre la bouche pour émettre une hypothèse, Hermione décréta qu'il s'agissait d'un professeur : c'était écrit sur sa valise, difficile de se tromper. Mais étant donné que ladite valise se trouvait juste au dessus de ma tête, je n'y avais pas franchement fait attention.
« Il est mort ou bien ? demanda Leyna. Emy ? Vérifie !
-Mais oui, bien sûr ! ricanai-je. Je fais comment ? Je lui enfonce un doigt dans la joue, ou je lui demande, pour que ce soit plus simple ? Hey, monsieur, vous êtes vivant ? ».
Soudain, l'homme émit un ronflement étouffé qui me fit sursauter, et quelques instants plus tard j'étais installée sur les genoux d'Hermione, qui semblait se demander comment j'étais arrivée là sans qu'elle ne remarque rien.
« T'es vraiment une trouillarde, rit Leyna. Il suffisait de mettre ta main devant sa bouche pour voir si du souffle en sortait, y'avait rien de compliqué.
-Tu plaisantes ? Peut-être qu'il mord dans son sommeil, qu'est-que t'en sais ? répliquai-je. Dans tous les cas, t'as ta réponse, il est vivant. Heureusement, il paraît que ça devient difficile de trouver un prof de Défense contre les Forces du Mal.
-Et comment tu sais qu'il enseignera cette matière ? demanda Harry.
-Facile, répliquai-je. Quel prof a fini amnésique à la fin de l'année dernière ?
-C'est pas ma faute ! s'offusqua Ron. Ma baguette était cassée, et d'ailleurs c'est lui qui a lancé le sort.
-Personne t'accuse, le rouquin, détends-toi, répondit Leyna avec un sourire. Mais Emy a raison : y'a fort à parier que ce type soit notre nouveau prof de Défense contre les Forces du Mal. Sauf si Rogue a obtenu sa promotion ...
-Ah non, pas moyen ! répliqua catégoriquement Harry. Je ne connais pas encore cet homme mais je suis certain qu'il sera bien meilleur prof que Rogue. Même Lockhart était meilleur prof que Rogue ! ».
Même moi, j'étais forcée d'admettre que Rogue n'était pas un super prof. Certes, il était passionné par ce qu'il faisait (un peu trop d'ailleurs, il en devenait assez flippant quand il parlait des poisons), mais il était très partial, surtout quand des élèves de sa maison causaient des soucis. En tant que directeur de Serpentard, il faisait tout pour valoriser ses élèves afin de gagner la coupe des Quatre Maisons à la fin de l'année, et, cela se tenait, pour enfoncer les élèves des autres maisons, notamment ceux de Gryffondor, d'après les rumeurs qui nous parvenaient.
Alors que le train avançait, Leyna finit par aller rejoindre les jumeaux comme prévu. En attendant, je restai avec le trio d'inséparables et Ginny, discutant de tout et de rien, profitant de ce qui serait sans doute ma dernière journée tranquille et sans soucis de l'année.
Enfin, tranquille et sans soucis, ça restait à voir : Je sentis le train s'ébranler, puis ralentir doucement sa course. Je tentai d'apercevoir la gare de Préaulard, bien que me doutant que nous n'étions pas encore arrivés. Malheureusement, la pluie tombait si fort que je n'arrivais pas à distinguer quoi que ce soit.
J'entendis la porte du compartiment se refermer, et me tournai vers Leyna, qui venait tout juste de faire son entrée.
« Il se passe quoi ? lui demandai-je.
-Je sais pas trop, répondit mon amie. Je pensais que c'était une panne, mais j'ai entendu le machiniste discuter, vous croyez qu'on pourrait embarquer quelqu'un ?
-Y'a pas de quai d'embarquement dans le coin, logiquement, fit remarquer Ronald.
-Bah qui sait, répondit Leyna d'un air malicieux. Peut-être qu'un retardataire a rattrapé le train en voiture volante, et...
-Ouais, c'est bon, pas la peine de continuer », marmonna Ron alors que Harry éclatait de rire.
Soudain, les lampes de notre compartiment se mirent à clignoter, puis s'éteignirent totalement. Moi qui craignais le froid, je fus la première à remarquer que quelque-chose clochait, et, par pur réflexe, j'attrapai Deucalion et le serrai contre moi, alors qu'il semblait à peine comprendre ce qui se passait.
« J'ai froid, sifflai-je. J'ai très très... c'est du givre ?! ».
Je poussai soudain un hurlement en sentant quelqu'un me saisir l'épaule par derrière. Ladite personne me plaqua une main sur la bouche avant que je puisse réagir, et, me retournant, je me rendis compte qu'il s'agissait du professeur, qui semblait aussi alerte que s'il ne s'était jamais réellement endormi. Il ne faisait pas semblant de dormir, quand même ?!
Comme Deucalion lui donnait des coups de patte, il finit par me lâcher, et par me faire le signe d'arrêter de crier. Leyna lui fit remarquer que la meilleure façon d'empêcher une personne de crier n'était certainement pas de la prendre par derrière (surtout quand cette personne était moi), et le professeur lui répondit qu'elle avait tout à fait raison. Néanmoins, il semblait assez tendu, comme si, contrairement à nous, il savait parfaitement ce qui était en train de se passer.
J'entendis soudain un râle en provenance du couloir, et, me tournant vers la vitre du compartiment, je fus frappée par une vision d'horreur telle que mon hurlement resta coincé au fond de ma gorge, une sensation franchement désagréable. Mais pas aussi désagréable que la sensation que j'eus lorsque cette créature immonde passa la porte du compartiment. J'eus l'impression que, quoi qu'il arrive, je serais incapable de redevenir heureuse un jour. Pourtant, la créature ne s'en prit pas à moi directement. Elle ne s'en prit qu'à Harry. J'avais envie de faire quelque-chose pour l'aider, de sortir ma baguette, d'envoyer un coup de pied vers le monstre, mais j'avais l'impression d'être incapable de faire le moindre mouvement, comme si le froid avait figé tous mes membres et que j'étais en train de geler sur place.
Je sentis Deucalion sauter de mes genoux, et, avant que je puisse l'en empêcher, il sauta sur la créature dans un feulement furieux. C'est cet instant que choisit le professeur pour faire un mouvement de sa baguette. Une immense forme argentée en surgit, et la créature, déstabilisée, recula et finit par sortir du compartiment.
Deucalion était tombé à terre, l'air plutôt sonné, et ce n'est qu'après l'avoir ramassé et pris dans mes bras que je me rendis compte que Harry avait perdu connaissance. Le professeur nous intima de nous écarter pour le laisser respirer, et, quelques secondes plus tard, Harry était de retour parmi nous. Je fus soulagée, j'avais vraiment eu peur que cette créature démoniaque lui ait fait du mal.
Lorsque le professeur nous expliqua qu'il s'agissait d'un Détraqueur, je me sentis infiniment idiote. J'avais souvent entendu parler de ces choses, et papy en avait parlé lorsqu'il était venu nous voir deux semaines plus tôt. D'ailleurs, il n'avait pas semblé très enthousiaste à leur évocation, et je commençais à comprendre pourquoi : Comment le ministère pouvait-il s'allier à des créatures aussi horribles ? Et qu'est-ce qui leur avait pris de s'en prendre à Harry ? Elles étaient censées rechercher Sirius Black !
« Je dois avouer que cela reste un mystère, me répondit le professeur avec un sourire qui se voulait rassurant. Mais je suis certain que le ministère va régler ce petit contretemps. Sur ce, excusez-moi, mais je dois aller dire un mot au machiniste ».
Dès qu'il fut sorti, nous convergeâmes tous vers Harry, qui grignotait le chocolat que le professeur lui avait donné d'un air morose. Il avait l'air de se demander pourquoi il avait été le seul à tomber dans les pommes, et, lorsqu'il exprima son inquiétude à haute voix, Leyna soupira.
« Quoi, qu'est-ce qu'il y a ? lui demanda Harry en fronçant les sourcils.
-Vous les garçons, avec votre fierté mal placée ! marmonna Leyna. Sincèrement, n'importe qui serait tombé dans les pommes si ce Détraqueur s'en était pris à lui ! Rien que de voir ses mains croûtées ça m'a donné la nausée ! Alors arrête de te plaindre, bon sang, ce soir tu prendras un bon bol de porridge et ça passera ! ».
Les autres eurent un petit rire, mais même l'air décontracté de Leyna quant à ce qui venait de se passer ne suffit pas à détendre l'atmosphère. Alors que le train était reparti, c'était comme si le froid amené par le Détraqueur s'était attardé dans le compartiment.
La pluie tombait dru, dehors, et j'avais une horreur sainte de la pluie. J'avais à peine passé le bout du nez hors du train que j'avais bondi en arrière, et Ronald, agacé, m'avait poussée dans le dos ce qui m'avait fait sauter dans une grosse flaque d'eau sur le quai. Résultat : j'étais trempée jusqu'aux os, et bien que Ron se confonde en excuses (il riait à moitié donc ça ne compte pas), je ne cessais de lui jurer qu'il me le paierait tôt ou tard. Mais en réalité, je n'eus même pas besoin de mettre ma menace à exécution, Peeves s'en chargea pour moi dès que nous arrivâmes au château. Peeves était l'esprit frappeur de notre chère école, et il rendait la vie impossible aux élèves, notamment aux nouveaux apeurés. Mais bizarrement, il semblait avoir développé une certaine affection à notre égard, à Leyna et moi. Sans doute parce-que nous traînions avec Fred et George, qui avaient la 2ème place des meilleurs troubles fêtes de Poudlard de l'Histoire.
En tout cas, constatant que j'étais trempée et de passable humeur, il s'arrêta dans les airs devant moi, arborant un sourire moqueur. C'est à cet instant que je pointai Ronald du doigt, et quelques secondes plus tard ce dernier se prit une bombe à eau sur la tête. Tout dégoulinant d'eau, il se tourna lentement vers Peeves, et commença à lui hurler des injures alors que l'esprit frappeur s'envolait en caquetant.
Alors que Ron me lançait un regard suspicieux, j'arborai l'air de l'innocence même, pendant que Leyna se retenait à grand peine d'éclater de rire en voyant la tête du rouquin, aussi dégoulinant qu'un œuf au plat. C'est donc trempés que nous fîmes notre entrée dans la Grande Salle, et, après avoir adressé un grand signe à mes amis, je suivis Hannah Abbott jusqu'à la table des Poufsouffle, et m'y installai, attendant avec impatience la fin de la Répartition, car comme d'habitude, je mourrais de faim. Leyna se plaisait à dire que j'étais un véritable ventre sur pattes, et Hermione, qui avait toujours répliqué que je ne pouvais pas être pire que Ron, avait remis en cause son jugement la veille au Chaudron Baveur, alors que nous partagions un repas tous ensemble.
Alors que certaines filles de mon âge faisaient attention à ce qu'elles mangeaient, je refusais de me priver de quoi que ce soit : si j'avais faim, je mangeais. Et en l'occurrence, j'étais en pleine crise d'hypoglycémie. C'est pourquoi, lorsque les plats d'argent apparurent sur les tables, garnis de mets succulents, je me dirigeai machinalement vers mon plat préféré, et l'un des plus consistants : le bœuf carottes. D'autant plus que la sauce au vin rouge des cuisines était excellente et très peu alcoolisée, à la demande d'Albus Dumbledore.
Je passai donc un repas excellent, discutant avec mes amis, reprenant deux fois du plat, ainsi qu'un gros morceau de glace pour le dessert, demandant à Susan comment s'étaient passées ses vacances en Italie, et à Ernie si son père avait obtenu la promotion qu'il avait tant attendue.
Finalement, repue, je suivis les élèves de ma maison en direction de notre salle commune. Alors que j'avançais, je faillis me heurter à deux jeunes Poufsouffle fraîchement réparties, qui avaient l'air franchement effrayé. Aussi, avec un sourire, je leur indiquai qu'elles allaient pouvoir découvrir notre salle commune, qui était une salle vraiment chaleureuse. Elles me regardèrent avec de grands yeux, me demandant si j'étais la préfète. Evidemment que non, j'étais trop jeune. Mais si l'occasion se présentait un jour ? Pourquoi pas, après tout. De toute manière, si j'étais nommée, je n'aurais pas tellement le choix de refuser, à mon humble avis.
