Thème Sexy
Sucette
Hannibal cuisinait tout lui-même, généralement de la haute gastronomie, et Will avait été surpris lorsqu'il lui avait annoncé qu'il confectionnerait les bonbons qu'ils donneraient aux enfants à Halloween. Cependant, la veille de ladite soirée, il ne fut pas surpris de trouver une boîte mise à part des autres, et qui leur était réservée. Il pris une sucette d'un beau rouge rubis, demanda si elle ne contenait aucun ingrédient « spécial », et devant le sourire de chat du psychiatre, compris qu'il n'obtiendrait pas de réponse. Cela lui importait peu. Le regard que ce dernier posait sur lui alors qu'il léchait de façon délibérément lente la sucrerie, était bien plus intéressant.
Ceinture
Hannibal n'était vraiment pas du genre à penser avec ce qu'il avait entre les jambes, mais ce soir-là, lors de son cours de modèle vivant hebdomadaire, son cerveau répondit aux abonnés absents. Le nouveau modèle était un superbe jeune homme à la tenue légèrement négligée, aux cheveux bouclés et de carrure plus imposante que la sienne. Ce dernier se dénuda derrière un paravent, mais sa silhouette resta visible et le chirurgien déglutit lorsque ses mains arrivèrent au niveau de sa ceinture. Il détourna le regard de l'éphèbe pour le découvrir dans sa glorieuse nudité quelques minutes plus tard, et il songea aussitôt à mille et uns moyens de l'inviter à dîner au plus vite.
Soie
Will était habitué à vivre simplement, et il n'était pas le plus soigné des hommes. Il avait souvent les mains couvertes d'huile de moteur, les cheveux en désordre et une barbe de trois jours. Lorsqu'il se couchait le soir, les chiens le rejoignaient parfois, semant joyeusement leurs poils sur ses couvertures. Cela lui convenait parfaitement, et s'il appréciait de temps à autre un mode de vie plus raffiné, il n'aurait pas pensé être sensible à l'attrait des draps de soie. Mais voir son psychiatre allongé nu sur ceux-ci avait changé la donne. Et il n'y avait que les idiots qui ne changeaient pas d'avis, pas vrai ?
Chocolat
La nourriture était presque sacrée pour le psychiatre. On ne jouait pas avec la nourriture, sauf quand elle était encore vivante et si possible, capable de courir, ce qui n'était pas le cas de la bouteille de chocolat liquide. Pourtant, il céda lorsque Will insista. Et lorsque sa langue humide et chaude lécha la traînée sombre et sucrée entre ses jambes, il songea qu'il avait bien fait de se prêter au jeu. Après tout, Will avait accepté de manger les pralines confectionnées par ses soins à base de ganache à la vanille et de journaliste, en toute connaissance de cause. Il pouvait bien faire un petit effort. Surtout de cet ordre-là.
Jasmin
L'odorat était, parmi les cinq sens, celui qu'Hannibal Lecter avait de plus développé. Il l'avait prouvé en sentant chez son amant l'odeur de la maladie à peine développée, et grâce à cela, Will avait pu être soigné à temps. Will par contre, n'avait pas un odorat exceptionnel, et il supportait des odeurs que le psychiatre avait en horreur, comme celle des chiens mouillés ou son abominable after-shave. Pour le familiariser à de plus douces fragrances, Hannibal avait instauré un petit jeu entre eux. Il lui bandait les yeux lorsqu'ils faisaient l'amour et lui faisait sentir un parfum qu'il devait identifier. S'il donnait la bonne réponse, Hannibal le récompensait avec la langue. S'il lui donnait une mauvaise réponse, il le punissait avec les dents. Ce soir, trois traces ornaient déjà l'intérieur de la cuisse droite du profiler, et il gémit :
— Rose ! Aoutch ! Jasmin ! Jasmin, aaah...
Orthodoxe
Will savait que Hannibal Lecter avait des méthodes bien peu orthodoxes pour soigner ses patients, mais lorsque le psychiatre lui proposa de le masser pour détendre aussi bien son corps que son esprit, il pensa qu'il devait avoir mal entendu. Néanmoins, il s'assit sur le canapé que le médecin lui désignait et enleva son haut avec des gestes hésitants. Dès que le médecin commença à le masser, il soupira d'aise, se détendant suffisamment par la suite pour presque s'assoupir. Puis il sentit les lèvres et la langue de l'homme contre sa gorge, et vu l'effet que ça lui faisait, il voulait bien croire que cela soit également thérapeutique.
Drap
Il en avait assez de changer les draps encore et encore à cause de ses cauchemars qui le faisaient suer, et à présent, il étendait une serviette de bain sur ceux-ci avant de se coucher. Il revoyait encore et encore les mêmes sombres images quand il dormait, ainsi que cette créature mi-homme mi-cerf qui semblait le poursuivre. Aujourd'hui, il pouvait voir son visage alors qu'elle approchait, et c'était celui du docteur Lecter. Elle allait le mordre, et il se réveillerait en sursaut, comme souvent. Tout son corps se tendit, puis se relâcha alors que la créature posait ses lèvres sur les siennes. Sans réfléchir, il lui rendit son baiser, puis la laissa le retourner avant de s'abandonner à ses caresses. Lorsqu'il s'éveilla, il était en sueur, et tout aussi effrayé que par ses cauchemars habituels. Il ne savait que faire de cet aveu qu'il s'était fait à lui-même, par le biais du rêve.
Couverture
Allongé confortablement, Will se laissait aller et profitait des caresses d'Hannibal qui enflammaient doucement ses sens. L'homme aimait dominer dans toutes sortes de situations, mais il ne l'avait jamais autant en son pouvoir qu'entre les draps. Les barrières tombaient, les faux-semblants, les mensonges, la peur...Tout disparaissait sous les couvertures. Oui, entre les mains du psychiatre, il n'était plus qu'instinct animal, une petite chose brûlante de désir prête à tout pour obtenir satisfaction.
Jacuzzi
Will n'avait plus savouré le luxe de se baigner dans de l'eau chaude depuis un moment, à cause de leur fuite, et il avait l'impression de toucher le paradis du bout des doigts en entrant dans le jacuzzi de leur dernière victime. Il se laissa aller à somnoler, puis son regard se posa sur la silhouette d'Hannibal en train de se dévêtir pour le rejoindre, et son envie de dormir s'envola aussitôt. Malgré les cicatrices, et les quelques signes visibles de l'âge, il était infiniment désirable
Effort
Hannibal avait deviné la musculature importante de Will, même si elle était plus ou moins dissimulée sous ses chemises à carreaux : ses larges épaules étaient un indice, ainsi que le volume de ses biceps. Régulièrement, alors qu'il allait se coucher, le psychiatre imaginait la masse imposante de son corps le dominer, ses mains se resserrer autour de sa trachée ou s'égarer sous la fine couche de tissu de son pyjama. La lutte entre eux prenait alors des allures de jeu, et il laissait tomber le masque alors que son amant le chevauchait, les muscles tendus par l'effort.
