Que ce fut long pour ce chapitre^^Le 6 est deja écrit et le 5 en grande partie ENJOY

OU IL EST QUESTION D'EPREUVES...

Rapidement, le trio nouvellement reformé sortit de la salle et se dirigea vers les premiers escaliers qu'il trouvèrent. Charles s'étonna rapidement que les dits-escaliers ne soient pas mouvant. Ce à quoi on lui répondit qu'en fait, ces escaliers-là recevaient un sort pour les rendre incapables de bouger pour la semaine en cours. Ainsi, les premières années pouvaient se balader sans risques dans l'ensemble des salles du château. Devisant sur le château, les trois jeunes gens arrivèrent mine de rien assez vite en haut des escaliers où leur chemin leur fut indiquer par une pancarte flottant à hauteur d'yeux. Ils prirent donc sur la droite en haut de l'escalier et suivirent un couloir passant devant quelques portes ouvertes ou ils purent voir des salles de cours, vides bien évidemment. Ils finirent par trouver une porte closes auprès de laquelle flottait un autre panneau : « salle de l'artefact ». Ils s'assirent à même le sol, attendant qu'un groupe qui les avaient précédés ressorte.

-« Et donc, le château est magique, mais est-il magiquement défendu ou non ? S'interrogea Charles.

-Et bien oui, il est défendu, premièrement par ses remparts qui peuvent recevoir des améliorations botaniques, puis le donjon en lui même est protégé. Enfin, les nombreux sorciers du château sont une défenses surpuissante, lui expliqua Gwendoline.

- Et est-ce qu'il n'y a qu'une seule école magique en France ou il y en a plusieurs, demanda le plus jeune.

- Il y a …. ».

Cependant la réponse de la jeune fille fut coupée par l'ouverture de la porte devant laquelle ils attendaient. Un enfant brun et relativement musclé en sorti, l'air plongé dans ses pensées, et disparut sur la droite, alors que l'escalier se trouvait plutôt sur la gauche. Haussant les épaules Gwen poussa gentiment les deux autres à entrer devant elle. Une fois les deux autres entrés, elle ferma la porte et se retourna, et se retrouva bouche bée devant la vision qu'elle voyait. Ses deux amis n'en menaient pas beaucoup plus large qu'elle, debout devant le paysage, ils restaient bouches bées, semblant avoir du mal à accepter ce qu'il y avait devant eux. Juste après la porte, il y avait une plaine immense qui s'étendait à perte de vue. Il faisait nuit et un joli feu crépitait à une dizaine de mètres d'eux. Autour du feu, deux bancs, et déjà quatre personnes sur l'un de deux bancs. En levant la tête, les trois enfants purent voir la voûte étoilée, parfaite comme toujours, juste au dessus d'eux, Cassiopée étendait son magnifique W. Un peu plus loin, on distinguait les deux ourses, puis aux deux extrêmes, Orion et son éternel ennemi, le scorpion d'Héra. Finalement, malgré la vision qui s'affichait devant eux, les jeunes enfants s'approchèrent du feu, et par la même, des quatre personnes assises autour. Ces 4 là semblaient plongés dans une conversation qu'ils interrompirent avec l'arrivé des enfants. Souriant, un premier homme se tourna vers, et, regardant tour à tour les yeux de chacun des enfants, leur parla :

- « Magnifique n'est-ce pas ? C'est la grande particularité de cette salle. Un sort est posé sur la porte, quand vous passez, la salle vous ''sonde'' et se met sous une forme qui vous plaira et vous fera sentir à votre aise. Votre vision est agréable à mes yeux, simple, belle, et très chaleureuses. Cependant, je doute qu'elle plaise à Dame Viviane et à Miss Morgane. Merlin appréciera sûrement plus. »

Tandis qu'il parlai, les enfants le regardèrent de haut en bas. L'homme était grand, réellement grand, et sa prestance et son port était incontestablement noble. Cet homme avait été éduqué dans un château, et à la manière des Grands. Il portait des bottes de cheval, ainsi qu'un costume d'apparat sur lequel apparaissaient des fleurs de Lys, fleur que l'on retrouvaient sur sa cape bleue, retenue par un brocard d'or au niveau du cou. En regardant en détail, une fine cote de maille apparaissaient juste en dessous de l'épaule. A son flanc, battait une épée dans un fourreau magnifique, orné de nombreuses pierres précieuses. De plus,sur son épaule se tenait une colombe d'un blanc immaculé, qui fixait chacun des enfants l'un après l'autre. Enfin, sur sa tête, comme un très léger bandeau, il portait une couronne très fine, comportant une croix au milieu de laquelle tronait un rubis d'un rouge sang prononcé, seul réel symbole du coté princier de l'homme en face d'eux. Se retournant, il s'adressa à eux dans un sourire.
-« Au fait, je suis Louis de France, l'un des fondateurs de cette magnifique institution, enchanté de vous voir enfin. Approchez donc, et asseyez vous près du feu, je crois que mes mais sont impatients de discuter avec vous. Et si j'en juge par vos visages, vous l'êtes tout autant qu'eux. »

Puis il retourna s'asseoir à droite des deux femmes et à gauche de l'homme. Cédant à l'ordre implicite, les trois enfants s'asseyèrent en face d'eux, séparés par le feu. L'une des femmes se leva. Elle était vêtue d'une très longue robe blanche, très ample au niveau des bras, à la manière des aubes. Tout en bas de la robe, proche de sa sandale, une dague d'argent scintillait, son fourreau accroché a la sandale. Une ceinture d'or serrait sa taille fine, tandis qu'à son index droit brillait une discrète bague surmontée d'un saphir bleu nuit. A son front était ceint un anneau d'or. Viviane, Dame Protectrice du Lac se tenait droit et belle devant les trois enfants. Elle leur parla, et sa voix était douce et agréable aux oreilles des enfants.

« -Soyez les bienvenus en ces lieux jeunes enfants. Je sais que ça peut paraître impressionnant, surtout pour toi jeune Couraud, mais ce n'est pas une grande magie qui est à l'oeuvre dans cette salle. Je suis Viviane, on me nomme aussi de temps en temps la Dame du lac pour le château que j'avais dans un vallon protégé par un lac d'illusion. Mon ami Louis avait raison, je ne goute que peu aux charmes des vœux de vos cœurs, je préfère, tout comme Morgane les chateaux de pierre et leurs chaleurs plus confortables. Cependant, ce que je vois en vous me plait. Puissiez-vous trouver votre bonheur dans cette salle, ainsi que le chemin que vous voulez suivre. »

Après ces quelques agréables paroles, la belle Viviane reprit sa place sur la gauche de Louis, tandis que la femme a sa gauche se levait à son tour. Son habit était tout aussi simple que celui de Viviane, tranchant sur certains points avec la Dame du Lac. Ainsi, sa robe était noir et la ceinture d'argent. Et elle portait non pas une bague mais un bracelet de platine sur lequel scintillait une émeraude d'un vert aussi bleu que la mer des yeux de Louis. Elle tendit les bras vers eux :

« - Jeunes enfants, votre apprentissage commence en ce lieu, et finira en ce lieu comme tous avant vous, et tous après vous. C'est ici que se joue votre avenir, et ici qu'il trouvera son dénouement. Puisse nos paroles et nos décisions vous mener vers le chemin que vous devez suivre. Quelles que soient les difficultés de vos vies, n'oubliez jamais de suivre votre cœur et votre raison. »

Après ces très courtes phrases la femme en noir alla se rasseoir, en leur tournant le dos, dévoilant deux épées courtes accrochées sur l'arrière de sa ceinture d'argent et poussant le vieillard au passage. Vieillard qui sembla enfin s'éveiller. Et se leva en s'appuyant sur un bâton brun taillé dans un arbre à en juger par sa physionomie. L'homme avait une longue barbe taillée au niveau des épaules. Il portait d'amples manteaux de couleur bleue nuit. Son regard d'acier était vif et semblait transpercer la chair et les cœurs. Quand il se mit debout, il ne restait rien du vieillard décati mal assis sur son banc. A la place, se tint un homme en pleine possession de ses moyens malgré son grand age, et prêt à renverser de nouvelles montagnes. Son port de tête était encore plus noble que celui du roi Louis et il s'approcha des enfants à une vitesse bien trop rapide pour son age. Le mouvement permit au jeune d'apercevoir une épée courte pendant le long de sa jambe droite. Enfin, en haut du bâton du mage, on pouvait voir un diamant étinceler de mille feux. Les regardant, puis regardant les cieux, puis le feu, et enfin le terrain où ils étaient, il éclata de rire avant de s'adresser aux trois jeunes.

« -J'aime beaucoup ce lieu. Très calme, apaisé plutôt, comme s'il y avait eu une lutte et que ce petit mont était un endroit sauvegardé du dit-combat. Il est légèrement en hauteur pour ne pas risquer d'être surpris par un ennemi qui, je vous rassure, n'existe pas ici. Cependant, je sens autre chose en ce lieu, il y a une grande force magique en ce lieu. Ce n'est pas voulu, mais votre cœur a parlé pour vous. Oui, je viens de relire vos cœurs. Je suis maintenant convaincu de la Loge dans laquelle nous comptions placer chacun de vous. Ne vous inquiétez pas pour ce premier point jeune Charles, oui, vous resterez avec vos deux amies. Que voulais-je vous dire d'autre déjà ? Demanda-t-il en se tournant vers ses 3 collègues. Ah oui, je me souviens, n'oubliez pas que chaque rencontre est une opportunité, la vie réserve souvent des surprises dans les rencontres que nous faisons, n'oubliez pas de voir le bien, mais aussi le mal. Enfin, un dernier point important, vous ne le savez pas, parce que vous avez été remarquablement protégé du monde extérieur pour le moment, mais le monde est en guerre. Et aussi bête que cela puisse paraître de le dire, la guerre, c'est moche, horrible, on y laisse tous quelque chose . Cependant, mon conseil n'est pas de vous dire cela, mais plutôt de vous expliquer que le plus important, c'est toujours de savoir pourquoi l'on se bat. Trouvez-ous une cause, une idée, une valeur, un truc qui vous tient particulièrement à cœur, et battez vous pour cela, toute votre vie. Je ne vous dis pas non plus de ne pas combattre, car tout les combats ne sont pas un mal. Je vous dis juste de ne pas transformer votre vie en un combat de tout les instants. Ne cherchez pas le combat, subissez-le, comme on subit ce qui est dur à vivre. Maintenant, vous pouvez sortir, je vois que je vous ai déjà donné à réfléchir, comme à tout ceux qui sont venus avant vous et beaucoup de ceux qui viendront après. Veuillez pardonner la longue et inutile sur-éloquence du vieil homme que je suis, et dire à l'élève qui attend dehors d'attendre encore quelque peu. »

Suivant les ordres implicites, les trois se relevèrent et sortirent, constatant avec étonnement que déjà une heure s'était écoulée. Juste après être sorti, ils redescendirent dans le hall puis sortirent vers le stade. Entrant, ils comprirent vite qu'il leur faudrait faire du balai devant le professeur Floyd qui leur glissa un mot leur demandant de repasser une demie-heure plus tard. Les 3 amis allèrent donc s'asseoir dans le parc à l'extérieur du stade, devisant de ce qu'il s'était passé avant jusqu'à ce que Charles s'aperçoive qu'il ne trouvait plus sa baguette. S'excusant auprès de ses amies, il remonta rapidement dans les étages cherchant le dit artefact. Il regarda partout jusqu'à percuter un jeune homme qui était penché et qu'il n'avait pas vu...

Juste après la sortie des trois enfants, un étrange conciliabule se tint dans la pièce, toujours décorée comme la plaine vue et voulue par les jeunes. Sans un regard pour les trois autres anciens, Merlin était allé se rasseoir et s'appuya sur son baton, ses yeux s'en allant dans le vague, loin, très loin des trois autres qui se mirent à deviser entre eux :

- « Ce sont eux. Enfin, après tant d'années, ils sont enfin venus, s'exclama Morgane qui semblait heureuse.

- Cela sera eux si, et seulement si, les Cinq arrivent après, tempéra un Louis plus réservé.

- Cela ne devrait pas nous réjouir mes amis. Rappelez vous que leurs destins est d'être des chefs de guerre, très très jeunes, beaucoup trop jeune pour n'importe quel homme ou femme, répondit avec tristesse une Viviane dont les yeux semblaient ne plus avoir aucun éclat

- Mais ils vaincront définitivement le mal à eux trois. Ils seront les Sauveurs, ceux que la Magie attend depuis si longtemps. Ceux que nous n'avons pas pu, pas su être nous trois ma chère.

- Cependant, ils devront éviter de suivre les voies que vous avez suivi vous trois, contra Louis en désignant les trois autres, s'attardant sur un Merlin silencieux

- Ils ont quelques années encore pour être formé, nous nous occuperons d'eux, nous ferons fructifier leurs capacités et nous les rendrons de grands, braves et fiers Mages, termina Morgane »

Viviane s'était tue depuis longtemps, ses yeux éteint et son port reflétant sa tristesse, tandis que les deux autres continuaient leur débat, discutant des nombreuses choses que les huit devraient faire durant les prochaines années, réfléchissant déjà à des plans pour faire des huit, mais surtout des six leurs dignes héritiers. Finalement, elle se força à reprendre part au débat, fortement et avec vigueur. Elle se leva, et dans toute sa force et sa beauté elle rappela que les fondateurs ne devaient pas bloquer les vies des enfants qu'ils devaient protéger, à n'importe quel prix.

De plus, ajouta-t-elle, rien n'est sur. Ils sont tous des potentiels, mais n'oubliez pas nos désillusions passés. Et rappelez vous aussi que certains potentiels du passé sont encore en vie et par conséquent, il se peut que ceux-là ne servent à rien . De plus, ils ne sont que trois et il devraient être 6. Et puis...

Pendant ce temps, et tandis que ses deux amies se lançaient dans leurs passe-temps préféré, le jeune Charles remontait tranquillement dans les étages, cherchant sa baguette autour de lui sur le chemin qu'il pensait avoir emprunté, sans prendre réellement garde aux autres élèves circulant dans le château, que ce soit pour le découvrir ou pour aller aux différentes taches qui étaient leurs pendant ces deux jours. Mais le destin est un être capricieux. Arrivant à l'étage qui avait vu leurs rencontres avec les fondateurs, et complètement perdu dans ses pensées, il ne vit pas le garçon, légèrement plus grand que lui pourtant, au niveau du tournant de l'escalier, ce qui occasionna une collision entre les deux, qui se retrouvèrent par terre sans trop savoir ni pourquoi n comment. Se relevant Charles proposa son aide à son condisciple :

-« Hum, désolé, je ne t'avais pas vu, je cherchais ma baguette et du coup je n'ai pas fait attention.

- Aucun souci, tu veux un coup de main ? Le château est grand, et je connais pas du tout, tu pourras me montrer un peu

- J'ai rien contre, mais tu sais, je suis un moldu à la base donc les mystères du château, je ne les connais pas du tout … du moins pour le moment. Mais j'accepte l'offre. J'imagine que tu es moldu ?

- Oui, je viens d'une petite ville près de Paris, ça s'appelle Saint-Germain-en-Laye, c'est dans les Yvelines, je ne sais pas si ça te parle ?
- Tu plaisantes ? Bien sur que ça me parle, j'habite le Vésinet, juste en bas de Saint-Ger. Et je devais faire mon collège à Saint-Germain justement. Au fait, je m'appelle Charles, Charles Couraud.
- Guillaume Perain. C'est marrant ce que tu me racontes, tu devais aller dans quel collège ?

- Institut Notre-Dame, dans le privé, mais j'ai reçu la visite du professeur...hum, je crois que c'est le professeur Delcourt, j'étais avec ma famille et mes cousins près de La Rochelle et il a débarqué un matin après que ma cousine, que tu rencontreras surement, et moi ayons reçu une lettre bizarre. Il nous a tout expliqué, s'est enfermé 4h avec nos parents dans le salon et ensuite nous a laissé le choix et pouf nous voilà.
- Pareil pour moi, à ceci près que j'étais à Toulon. C'est sympa d'avoir du monde qui vient de pas loin de chez moi. Je craignais de n'avoir personne dans ce cas là.
- Oh, répondit Charles avec une grimace, crois-moi, on est pas les seules des Yvelines, et tous ne sont pas recommandables. Enfin bref, on doit aller au stade avec deux amies à moi, du moins quand j'aurai récupéré ma baguette. Tu veux te joindre à nous ? Plus on est de fous...
- Plus on rit, ce sera avec plaisir. Allons-y. »

Les deux se mirent donc à la recherche de la baguette récalcitrante qu'ils finirent finalement par retrouver dans un couloir, sûrement tombé de la poche du plus jeune. A la suite de cela, ils se rendirent tout deux au stade pour rejoindre les deux jeunes filles. Les présentations ffurent rapidement faites et le groupe, comptant désormais quatre entités, se mit en marche vers l'entrée du stade, où le professeur Floyd finissait de discuter avec un groupe de jeunes qui repartit, tout guilleret, vers le château en devisant de la séance précédente.

Désolé pour le coté très court du chapitre, mais je l'aime pas du tout, donc j'ai du mal à le développer. Le chapitre 6 est, je vous préviens, très très court alors voilà. Entre temps, le cinq devrait combler vos attentes de tailles.

La meilleure chose que vous puissiez faire ? Le bouton en bas, pour les reviews, merci à tous

Un dernier point, je me cherche un ou une beta reader...