NdT : Tout est à la BBC et à Itar94. Merci à tous ceux qui suivent ce recueil et/ou qui prennent le temps de laisser un commentaire ! ça me fait toujours très plaisir de les lire ^^ L'OS de cette semaine est assez court, mais le suivant sera plus long, alors je suppose que ça compense ;) Si ça vous a plu, n'hésitez pas à laisser une review !


Ce que Merlin n'a pas le droit de faire (selon le Prince Arthur)

Chapitre 4 : Livrer des robes à Morgana ou à Gwen

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Ce n'est pas de sa faute ! Vraiment pas !

Mais l'imbécile ne le croit pas. C'était peu probable, de toute façon. Ou peut-être qu'il le croit et qu'il choisit de prétendre le contraire, juste pour plaisanter.

« C'est pour Morgana ! dit Merlin pour la nième fois. Gwen m'a demandé de la lui apporter, elle vient juste de finir de la coudre… je le jure !

— J'ai toujours su que tu étais une fille, Merlin. Je ne crois pas que ça soit la première fois que ça arrive, et non, je ne crois pas que ce soit pour Gaius cette fois-ci. Il n'y a aucune raison d'avoir honte. Allez », dit Arthur avec un rictus étrange et un geste vers le paravent.

Un conseil : ne livrez jamais de vêtements féminins dans un château qui a un tel imbécile pour prince (si vous n'êtes pas une femme vous-même), même si une bonne amie vous le demande. Cela ne fera que vous mettre dans des situations étranges et gênantes dont vous ne pourrez pas vous extirper.

« Arthur, gémit Merlin, c'est ridicule ! »

Le prince se contente de rire, puis il met une main dans le dos de son serviteur et le pousse derrière le fin mur mobile. Avec un soupir, Merlin se résigne à son inévitable destin.

Finalement, Merlin ne doit pas être aussi ridicule qu'il le pensait, car lorsqu'il apparaît à la lueur des bougies (douze minutes et au moins cent lacets plus tard), Arthur se contente de le fixer, les yeux écarquillés, bouche bée. Merlin admet que l'étoffe de soie froide qui glisse contre sa peau n'est pas si difficile à supporter, pas plus que d'être vu dans cette situation. C'est plutôt… euh… c'est plutôt agréable.

« Je… Je devrais probablement… vous savez. »

Son visage et sa peau semblent être en feu, tout comme d'autres parties de son corps, et est-ce qu'il peut partir avant de se transformer en une flaque visqueuse parce qu'Arthur le regarde comme ça ?

Merlin fait un geste pathétique et faible en direction du paravent.

Arthur continue à le fixer, et sa voix est un peu trop aiguë quand il retrouve le contrôle.

« Ce n'est pas… ce n'est pas peu flatteur, Merlin. Vraiment pas. »

Le sorcier a un petit rire nerveux. « Pour une fois qu'on me fait un compliment, c'est seulement parce que je porte la robe de Morgana.

— C'est vraiment la robe de Morgana ? » demande Arthur en le détaillant de haut en bas et en se mordant sa lèvre ; le pouls de Merlin s'accélère un peu. Arthur ne peut pas vraiment le regarder ainsi, n'est-ce pas ? Oh, Dieu, si, si, et oh mon dieu, Gwen et Morgana vont le tuer s'il abîme la robe.

Le prince se lève doucement de sa chaise en bois finement gravée, avance de trois pas et laisse une main caresser l'ourlet de la robe. L'étoffe est douce, comme la peau de Merlin, bien que cette dernière soit chaude et luise à la lueur des bougies ; il a soudainement la brusque envie de révéler lentement cette peau douce, de la regarder, peut-être de la goûter.

« Je ferais mieux de lui parler, alors. De lui dire de s'en commander une autre… pour elle. »

Quoi ? se demande Merlin, étonné, et alors, Oh, tandis qu'Arthur se penche vers lui, prend le sorcier dans ses bras et se met à l'embrasser comme s'il voulait que l'un d'entre eux s'évanouisse.


C'est étrange, pense Gwen ce soir-là en rangeant la penderie de sa maitresse. Je ne trouve la robe rouge et or nulle part… je suis pourtant certaine d'avoir demandé à Merlin de la livrer…