Et voilààààà le chapitre 4 ! :D plus que deux après ça !

Bonne lecture et merci infiniment pour les reviews, je vous réponds vite.

Des coeurs partout à tous les lecteurs !


La prochaine fois qu'ils se voient, ce n'est effectivement pas dans cet ascenseur, mais ils n'en sont pas loin.

Erik en sort pour se rendre à la réunion qu'il doit avoir avec Stark et les principaux investisseurs des recherches de Stark Industries. C'est vendredi, et il est fatigué de sa semaine. Il aimerait ne pas traîner pour aller s'affaler dans son lit sitôt rentré. Le dossier sur lequel il travaille en ce moment lui bouffe tout son temps, et il lui est arrivé une fois cette semaine de dormir sur le sol de son bureau pour économiser du temps sur le trajet. Sans compter sur les nuits courtes qu'il a fait les autres jours. Ses yeux sont rouges à cause des vaisseaux qui ont éclaté à trop rester devant son écran, et des cernes se creusent sous ses paupières. Il est d'humeur exécrable à cause de Tony, pour changer, qui est encore venu le gêner dans la matinée. Alors il ne s'attend vraiment pas, lorsqu'il entre dans la salle et après avoir refermé la porte, à tomber sur Charles, assis parmi les costard-cravates qui sont là pour l'écouter déblatérer des termes beaucoup trop techniques pour eux sur une supposée innovation qui est censée révolutionner l'armure de Stark. Bêtement, il reste figé là un instant à le regarder, jusqu'à ce que Stark s'éclaircisse la gorge et qu'Erik pense enfin à baisser les yeux sur son dossier avant de le poser sur la table.

Charles le regarde, également, et même si son visage ne montre pas l'ombre d'un sourire dans toute son attitude sérieuse, ses yeux pétillent. Son dos est appuyé nonchalamment contre le dossier de son fauteuil, un bras relevé alors que sa main serre l'accoudoir de cuir. Son costume bleu marine, couvrant une chemise blanche, épouse ses épaules comme s'il avait été fait pour lui. Non, en fait, il a certainement été fait pour lui. Sa cravate, elle, est une nuance plus foncée que ses yeux, toujours ses yeux, qu'Erik ne semble pas pouvoir oublier. Qu'il ne semble pas vouloir oublier, non plus.

L'homme l'intrigue d'autant plus depuis la discussion qu'Erik a eue avec Stark juste après leur troisième rencontre dans l'ascenseur. Le génie cinglé l'attendait déjà dans son bureau quand il était arrivé à son étage, et il lui avait fallu son regard le plus noir pour que l'homme ne se lance pas dans une nouvelle diatribe interminable. Il avait pu alors lui poser quelques questions. Et l'enfoiré de Stark avait bien essayé de lui mentir, de lui faire croire qu'il avait une relation sexuelle suivie avec Charles, jusqu'à ce qu'Erik se sente rougir jusqu'à la pointe des oreilles, mais il avait fini par dire que de ce qu'il en savait, celui-ci était libre comme l'air, et certainement pas intéressé par la secrétaire à l'accueil ou par n'importe quelle bombe atomique présente dans la tour. Et que Charles avait même mentionné le nom d'Erik lors d'un de leurs dîners. Mais qu'il n'en dirait pas plus, parce que c'était bien trop drôle de voir son Ingénieur Responsable, réputé de glace, se languir de quelqu'un. Erik ne se languissait pas. Il avait seulement exprimé un intérêt pour Charles, de la simple curiosité, rien de plus. Alors il avait flanqué son patron dehors avec la menace de le défenestrer en maintenant sagement son armure dans l'appartement, pour voir s'il s'en sortirait aussi bien sans elle.

Et Erik se trouve maintenant dans la même pièce que les deux hommes. Fantastique. Et les deux l'observent. Toute l'assemblée, en fait.

Bien, pense Erik. Il s'est fait remarquer. Encore.

Il rassemble ses porte-documents, les tape deux fois contre la table pour les aligner et lui donner une excuse de ne pas lever les yeux, puis commence son exposé.

Il ne regarde pas une seule fois Charles, parce qu'il sait très bien qu'il s'arrêterait alors de parler suffisamment longtemps pour que même Tony, qui n'écoute pas un traître mot de ce qu'il explique, le remarque.

Lorsque la réunion se termine, alors que la soirée est déjà bien entamée, Charles est escorté vers la sortie par les autres investisseurs qui semblent tous vouloir son attention.

Erik leur tient patiemment la porte, mais ils semblent tous vouloir passer en même temps et il se fait bousculer. Il fait un pas en arrière pour garder son équilibre en même temps qu'une main se pose sur sa taille. La chaleur du contact se diffuse presque immédiatement à travers le tissu fin de son pantalon, et un simple coup d'oeil lui fait voir que c'est Charles qui se tient là, qui le touche comme s'il avait voulu le rattraper.

Leurs yeux s'accrochent et s'ancrent l'espace d'un trop court instant, et Charles, lorsqu'il se glisse doucement vers la porte, laisse descendre légèrement sa main sur la protubérance de sa hanche, ses doigts englobant le haut de sa fesse. Erik ne sait pas s'il a rêvé la légère pression appliquée au muscle, mais ça n'empêche pas Charles de tourner la tête dans sa direction et de lui lancer un nouveau clin d'œil, avant de disparaître. Je te l'avais dit.

Et Erik en oublie presque la fatigue.