Would you love me… ?
On change de registre pour ce nouveau chapitre! Et sachant que j'ai lu hier le tout dernier chapitre (132) du manga, qu'est ce que je me retiens de faire du spoil, la vache… Fyyyye ! (l) Ahem.
J'ai véritablement halluciné en voyant arriver toutes ces reviews, une par une peu après avoir posté le chapitre ! Vraiment, merci les gens, vous pouvez pas savoir comme ça me fait plaisir que vous aimiez ! ) Alors comme promis, réponse aux reviews à la fin ! ;) See U !
Nb : comme vous avez pu le remarquer, les chapitres ne viennent pas vite. Ce n'est qu'un manque de temps à côté du lycée, et un besoin de terminer un chapitre pour One Piece avant de me remettre à Tsubasa :s
XxX … When I don't wanna be closer … XxX
Mokona pencha ses oreilles sur le côté d'un air perplexe.
Les choses n'allaient pas vraiment dans le bon sens ce soir ! Il fit une petite moue attristée en jetant un regard à un ninja plus que taciturne dans un coin, bras croisés et adossé au mur du salon.
Non, vraiment pas dans le bon sens.
La petite boule de poils s'approcha presque timidement de Syaoran, qui lisait tranquillement sur la table aux côtés de Sakura.
- Dis Syaoran, dit il doucement pour que Kurogané ne fasse pas attention à lui.
Le jeune garçon releva le nez de son livre, pour sourire gentiment au petit mage.
- Oui Mokona ? fit il. Que se passe-t-il ? Tu as l'air triste…
- Mokona est triste, répondit la bestiole en hochant la tête. Mokona est triste, parce que à cause de Mokona, Kurorin et Fye ne se parlent plus.
- Comment ça ? demanda Syaoran, tandis que la jeune princesse, surprise elle aussi, s'intéressait à la conversation.
Les deux jeunes gens suivirent le regard d'un Mokona tout penaud, et virent le ninja au fond de la pièce, sourcils plus que jamais froncés, et paraissant ruminer une sombre colère, ou comme de la rancœur.
- C'est vrai que Kurogane-san avait l'air très fâché en entrant, murmura Sakura. Que s'est il passé Moko-chan ? Il s'est disputé avec Fye-san ?
Le petit mage baissa la tête, triste et honteux.
- Moui…
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Flashback – Une fin d'après-midi dans une petite maison prêtée au petit groupe.
- Kuuuro-rin ! Joue avec Mokona et moii !
Le ninja grogna alors qu'une tête blonde jaillissait sur le fauteuil où il aspirait quelques secondes auparavant à la tranquillité. Un second grognement lui échappa quand une boule de poils blanche surgit à son tour, pour sauter sur ladite tête blonde, tout sourire.
- Kuro-wan dort ! Kuro-wan dort ! s'écria la boule de poils. Kuro-wanwan passe son temps à dormir depuis qu'on est arrivé dans ce nouveau monde !
- A qui la faute ? marmonna Kurogané en ôtant « délicatement » les deux intrus de ses genoux. Si tu étais foutu de mieux localiser la plume, on en serait pas là !
Mokona prit un air faussement boudeur tandis que Fye – sur la tête duquel le petit mage se tenait toujours - se relevait en riant.
- Ce n'est pas la faute de Mokona ! Mokona ne peut pas localiser la plume si on ne peut pas sortir, et Mokona sait que même Kurorin trouve qu'il y a trop de neige et qu'il fait trop froid pour sortir maintenant !
- Et puis Sakura-chan paraît encore un peu faible, appuya à son tour le blond en attaquant le ninja par derrière pour lui passer les bras autour des épaules.
Et ça y est, il les avait encore sur le dos… Kurogané laissa échapper un soupir d'exaspération, mêlant peut-être en même temps l'espèce d'indéfinissable sentiment que lui procuraient les perpétuels attouchements du magicien.
Il se débarrassa prestement de la présence chaude, plus par habitude que par nécessité ou envie, tout en songeant amèrement que ce magicien qui se vautrait sur son dos ou ses genoux en permanence n'avait pas la moindre réelle attention pour lui.
Ce sentiment se conforta lorsqu'il vit l'habituel sourire faux du blond.
Tout ça pour être proche sans jamais l'être. Le ninja se tordait la cervelle comme un vulgaire chiffon à essayer de comprendre ce satané magicien. Mais comment comprendre quelqu'un, quand celui-ci passe son temps à fuir toutes conversations lorsque celles ci deviennent plus sérieuses qu'un jeu ponctué de « Kuro-woof » ou autres surnoms stupides…
- Alooors ? Kurorin joue ou pas ?
« Kurorin » foudroya Mokona du regard. Cette boule de poils l'énervait déjà suffisamment en troublant sa quiétude, il fallait encore qu'elle trouble ses réflexions…
Mais c'était sans compter que le magicien de ses pensées était toujours le compagnon de jeu de la boule de poils. Le blond plaqua joyeusement Kurogané contre le dossier du fauteuil, pour l'empêcher de les virer une nouvelle fois de ses genoux.
- Kuro-woof va rester un bon chien ! fit il.
- JE SUIS PAS TON CHIEN ! s'énerva définitivement le ninja malgré tous ses efforts de self-control.
Et c'était gagné. Les deux troubles paix se bidonnaient comme deux imbéciles sur ses genoux. Le ninja hésita entre laisser exploser sa colère pour leur courir après, et rester de marbre sur le fauteuil en les ignorant superbement – autant que cela était possible d'ignorer deux poids mobiles sur ses genoux.
Pourtant sans trop qu'il sache pourquoi, il choisit, malgré son taux de difficulté plus élevé, la seconde proposition.
Que le magicien y reste, sur ses genoux tiens.
Non mais.
…
Mais quand même.
- Pourquoi vous allez pas jouer avec les gamins si c'est ce que vous voulez ? soupira presque le ninja.
- Mais Kuro-pii ! s'écria Fye. Sakura-chan se repose et son brave Syaoran-kun veille sur lui ! Il faut les laisser tous les deux !
- Et pourquoi vous pouvez pas, MOI, me laisser tout seul tranquille ?
- Mais parce que Kuro-pon s'ennuie, répondit malicieusement le magicien en se penchant vers son compagnon.
- Ouii ! Kuro-pon s'ennuie sans nous, Kuro-pon s'ennuie ! bondit joyeusement la bestiole.
Irrité, le ninja l'attrapa au vol par les oreilles, à défaut de pouvoir le faire pour le magicien – quoique…
- Arrête de sauter partout, espèce de lapin dégénéré, grogna-t-il. Je ne m'ennuyais pas, j'avais la PAIX, nuance !
- Hyuu, Kuro-sama rêvassait tout seul !
- Hyuu, hyuu ! répéta Mokona, pas traumatisé pour un sou.
- Je ne rêvassais pas. Et ARRETE DE FAIRE SEMBLANT DE SAVOIR SIFFLER MAGICIEN STUPIDE!
- Je ne fais pas semblant, je ne sais pas siffler, Kuro-pii !
- Raison de plus pour ne pas essayer !
- Mais c'est toi qui dis que si on n'essaie pas, on n'arrive jamais à rien, Kuuurorin !
- Oui, il l'a diiit ! soutint Mokona en reprenant ses petits bonds.
Les mains du ninja se crispaient dangereusement sur les rebords du fauteuil, témoignant avec le rouge vif de ses yeux, du volcan qui s'était réveillé et qui contenait difficilement sa lave à l'intérieur de sa tête.
Cela aurait dû inquiéter les deux compagnons, mais comme d'habitude, il n'en fut strictement rien. Tous deux savaient pertinemment à partir de quel moment ils avaient suffisamment poussé le ninja à bout pour qu'il les poursuive dans toute la maison en étant ensommeillé.
- Depuis quand tu écoutes ce que je te dis ? marmonna soudain ledit ninja à l'adresse du blond.
- Mais depuis toujours, Kuro-sama, répondit l'interpellé en ponctuant ses paroles d'un sourire étincelant.
Mokona arrêta un instant de sauter pour se poser sur un bord du fauteuil, observant ses deux amis qui se toisaient chacun à sa manière, Fye toujours confortablement installé sur les genoux du brun. Le petit mage rit encore en remarquant une rougeur apparaître sur les joues de ce dernier alors que Fye se penchait un peu plus vers lui. Imperceptible rougeur.
Pourtant, le ton du ninja resta dur.
- Depuis toujours, hein ? répéta-t-il en un grognement qui était typique de sa personne.
Le magicien leva un sourcil surpris, sans se départir de son sourire.
- Mais oui Kuro-wan, fit il.
- Tiens donc. Tu m'écoutes quand je te parle sérieusement alors ?
Un blanc.
Pas Mokona, mais un blanc.
Le magicien ne répondit rien, souriant toujours. Mokona se demanda ce qui était en train de se passer.
- Remarque, continua le ninja sans paraître se soucier du silence de son compagnon, en retour je n'ai pas à t'écouter. Vu que tu ne dis jamais rien de sérieux.
- C'est que je n'ai rien à dire, Kurorin…
Mokona fut frappé par le ton qu'avait prit Fye pour répondre, encore et toujours son sourire fixé sur ses lèvres comme une étiquette. Un ton fatigué, à la limite du froid, contrastant avec son expression chaleureuse et adorable. Le petit mage voulut s'immiscer dans la conversation, faire en sorte que la bulle froide qui se créait autour de ses deux compagnons éclate, mais…
- Rien à dire hein ?
Le ton de Kurogané, lui, était devenu carrément amer, presque acerbe.
- Pourquoi tu parles si t'as rien à dire alors ? Pourquoi tu restes si tu veux pas être avec… Nous ? T'as rien à faire ici.
Les yeux bleus du magicien s'ouvrirent enfin brusquement à ces paroles, tout comme son sourire tomba. Immobile sur les genoux de celui qui le toisait, il l'observa en retour avec stupeur et… Douleur. Mokona ne savait plus quoi dire, de peur que tout explose si cela n'avait pas déjà commencé, et observait encore, malheureux. Comme si ses mots durs n'avaient pas suffit, le ninja chassa le magicien de ses genoux en perturbant l'équilibre que celui-ci avait dessus, sans décroiser les bras.
Pourquoi Kurogané disait il cela à Fye ? Fye était déjà triste, même s'il essayait de ne pas le montrer, alors pourquoi Kurogané se montrait si… Différent avec lui, maintenant ?
Mais le blond se reprit rapidement, peut-être pour le pire ou le meilleur…
Un nouveau sourire prit possession de ses lèvres, mais cette fois, un sourire plus faible que jamais, un sourire… Froid.
- Je ne reste pas alors, fit il doucement.
Et il se leva pour sortir, doucement, lentement, sans un regard pour le ninja qui avait également détourné le sien d'un air morose.
- Fye ! s'écria enfin Mokona.
Mais Fye était sorti. De la maison.
Fin du flashback.
--
Syaoran et Sakura échangèrent un regard contrit.
- ça s'est vraiment passé comme ça ? demanda Syaoran à un Mokona déconfit, qui hocha la tête. Où est Fye-san maintenant alors ?
- Mokona ne sait pas… Et Kurogané n'a même pas essayé de le chercher…
La princesse le prit alors dans ses bras pour le consoler.
- Mais ce n'est pas à cause de toi, Moko-chan, dit elle doucement.
- Si, c'est la faute à Mokona, répondit la bestiole. C'est Mokona qui a proposé à Fye d'aller embêter Kurogané alors qu'il dormait. Et c'est aussi Mokona qui a insisté !
Syaoran se pencha vers la boule de poils avec un gentil sourire.
- Mais la princesse a raison, dit il. Ce n'est pas à cause de toi si Fye-san et Kurogané-san ont quelques… Tensions.
- Mais ils n'ont jamais été aussi froids l'un envers l'autre ! Mokona a peur qu'ils se soient disputés pour toujours ! Et… Et Mokona a peur que Fye ne revienne pas !
- Dis pas de conneries, lapin stupide…
Les trois se retournèrent brusquement. Pris dans leur discussion, ils n'avaient pas entendu le ninja se lever, et celui-ci se tenait maintenant debout à quelques mètres d'eux, appuyé contre un mur.
- Kurogané ! s'écria Mokona. Fye…
- Fye va revenir, le coupa le ninja. Pas de quoi en faire tout un plat.
- Mais il fait très froid dehors ! observa le petit mage.
- Et alors ? Il est habitué au froid.
- Mais ça va faire longtemps qu'il est parti ! s'obstina Mokona. Et Mokona n'aime pas voir ses amis tristes !
Devant les regards insistants, presque suppliants de la bestiole et même des deux gamins, Kurogané se passa une main fatiguée dans les cheveux. Il avait déjà eu assez de mal à se répéter à lui-même qu'il n'était pas inquiet ni qu'il n'avait pas le moindre remord d'avoir été… Direct avec le magicien. Pas la peine d'en rajouter.
- Personne n'est triste, tenta-t-il.
- Si, Fye est triste. Et Kurogané aussi.
Le ninja releva des yeux surpris vers la boule de poils, qui continua.
- Kurogané est triste d'avoir fait du mal à Fye. Pourquoi ne va-t-il pas le chercher ?
Aucune réponse.
- Fye est triste parce que même s'il s'interdit d'être très proche de nous, il aimerait beaucoup, insista Mokona. Surtout pour Kurogané !
- Moko-chan a raison… immisça timidement la petite princesse. Fye-san est toujours très gentil avec nous, il fait toujours tout pour nous… Même s'il se met à l'écart.
Toujours aucune réponse. Les trois petits compagnons observaient le ninja, encore appuyé contre le mur, mais regardant obstinément ailleurs. Syaoran allait ajouter quelque chose sur le fait qu'il était inquiet pour le magicien, quand son aîné sortit brusquement de son mutisme.
- Raaah ! Foutu magicien ! s'écria-t-il en se dirigeant vers la porte.
Il se tourna vers les trois autres avant d'ouvrir.
- Vous, vous restez là, fit il d'un air autoritaire. Je reviens tout à l'heure.
- Avec Fye ? demanda Mokona plein d'espoir.
Un grognement lui répondit.
- Avec Fye.
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Foutu magicien.
C'était le thème récurrent des pensées actuelles du ninja, alors qu'il marchait à grandes enjambés dans la neige dense. Il ne neigeait plus, c'était déjà ça. Et puis avec tout ce qui était déjà tombé, c'était pas dommage. Mais qu'est ce qu'il faisait froid ! Un froid mordant et impitoyable, aussi agressif qu'un violent blizzard.
Sauf que Kurogané ne connaissait pas le blizzard. Et ça ne l'intéressait pas plus que ça, à vrai dire.
Tout ce que ce froid lui inspirait, c'était encore et toujours des pensées sur le magicien. Bon, en même temps il était en train de le chercher, donc c'était plutôt normal qu'il pense à lui non ? Mais oui c'était normal… Foutu magicien. De toute façon, même quand il n'avait pas à le chercher, il pensait à lui. Comme un parasite sur sa longueur d'onde. Foutu magicien.
Et là, il faisait froid, alors le ninja pensait que ce climat devait sûrement rappeler à Fye son pays. De quoi lui rabaisser encore le moral, sûrement. Foutue neige.
Kurogané émit un grognement irrité en sortant d'un terrain vague, où ses recherches s'étaient encore une fois avérées infructueuses. Où donc était il allé ? Foutu magicien. Maintenant il s'inquiétait vraiment pour lui. Foutu, foutu magicien.
Mais tandis qu'il essayait vainement de reporter ses pensées stériles sur de plus utiles, comme « où a-t-il bien pu aller ? », certaines restaient en place, inébranlables. Des pensées pleines de remords.
Kurogané revoyait le regard blessé du blond, et la soudaine froideur que celui-ci avait adopté en guise de nouvelle carapace, pour une nouvelle défense.
Il soupira.
Au fond, est-ce qu'il avait vraiment voulu signifier cela ? Que le magicien n'avait rien à faire avec eux s'il ne se montrait pas davantage ?
Non, bien sûr que non. Kurogané avait toujours respecté son silence, en fin de compte… Il ne tenait pas à savoir tout de son passé si celui-ci ne voulait résolument pas en parler. Respect. Juste du respect. Un froid respect.
Les yeux sang et fatigués du ninja regardaient autour de lui sans trop voir, ne s'attendant plus à trouver le magicien.
Non, il n'avait pas voulu signifier cela. S'il avait été plus doué avec les mots, avec le relationnel, et plus particulièrement… - le ninja grogna – avec le relationnel affectif, il aurait réussi à faire comprendre au blond qu'il souffrait presque de ne presque rien savoir de lui.
De le voir perpétuellement faire semblant d'être avec eux. Il avait dit avec « eux » ? Il pensait plutôt « avec lui »… Le ninja percevait comme un manque de confiance le fait que le magicien ne se confiait jamais sur ses douleurs.
Foutu… Magicien.
Magicien nulle part.
Pourquoi le cherchait il ?
… Parce que les gosses s'inquiétaient … Et peut-être un peu lui aussi.
Foutu magicien.
Mais pourquoi occupait il autant ses pensées ? Pourquoi ce besoin d'être proche de lui ? Bordel, un ninja quasi-dépendant d'une personne, c'était n'importe quoi… Et d'un foutu magicien en plus.
Kurogané parut brusquement se réveiller comme les lampadaires de la ville gelée et déserte s'allumaient. La nuit était en train de tomber. Et toujours pas de magicien.
- Merde, lâcha le ninja pour lui-même.
Ça devenait réellement préoccupant. Autant ne plus se voiler la face. Ça reviendrait à agir comme ce foutu magicien.
Il marchait vite, et de manière peu réfléchie, courant presque en regardant partout à la fois, n'osant pas appeler en imaginant que le blond ne répondrait pas. Et ainsi faisant, au bout de quelques minutes, il remarqua qu'il était revenu au point de départ. Face à la maison qu'ils occupaient.
Il soupira.
Peut-être aurait il fallu le torturer pendant des années pour qu'il l'admette enfin, ou peut-être que ce n'était plus nécessaire… Il était vraiment, vraiment inquiet. Et si ce foutu magicien était réellement parti ? Où serait il allé ?
Le ninja se secoua et avisa un terrain abandonné juste à côté de la maison, qu'il n'avait pas pensé à aller explorer. Au point où il en était…
- Foutu magicien, marmonna-t-il, ses pensées se faisant trop fortes pour qu'il puisse les garder en lui. T'as pas intérêt à avoir fait une connerie.
Mais alors qu'il franchissait la palissade encadrant le terrain vague, et que la neige se remettait à tomber en légers flocons, il le vit.
Tout simplement, là. Une forme claire assise sous un arbre blanc, au fond du terrain, non loin de la maison.
Depuis combien de temps était il là, seul, à fixer le vide sans bouger ?
Sans bouger dans ce froid.
Finalement, le ninja réagit brusquement.
- FYE ! cria-t-il.
Le magicien sursauta violemment, se tournant vers le ninja qui se précipitait déjà vers lui.
- Espèce d'imbécile ! s'écria ce dernier en arrivant à sa hauteur. Ça fait combien de temps que…
Il s'interrompit brusquement, venant de croiser le regard bleu du magicien. Ses yeux étaient humides, et des larmes, qui maintenant étaient peut-être gelées, avaient coulées sur ses joues.
Malgré cela, le regard s'était fermé. Fye regardait son compagnon comme si celui-ci n'était qu'un étranger, et un sourire sans âme retrouva sa route sur les lèvres gercées par le froid.
- Longtemps, je crois, Kurogané, répondit le blond d'une voix étrangement dure et fragile à la fois.
Incapable de faire le moindre mouvement, le ninja fixa le magicien, la peine et la colère se battant douloureusement sur son visage.
- Tu m'en veux ? fit il.
Fye remua doucement sa tête blonde.
- Non. Dommage peut-être. Tu devrais rentrer, il neige. Tu vas geler sur place.
- Et toi non peut-être ?
- Je suis habitué au froid.
- Mais pas à ETRE froid, hein…
- … Je n'en sais rien. Et toi ?
- Peut-être que je ne sais pas plus. Mais je sais que ce n'était pas ce que je voulais.
Une émotion se trahit enfin dans le regard profond du jeune magicien ; stupeur, peine, abandon, honte, colère… ?
Le ninja n'aurait pas su le dire.
Alors il se contenta de se laisser tomber sur la neige aux côtés de son compagnon. De laisser tomber ses pensées qui remuaient dans tous les sens sans parvenir nulle part. Et d'attraper le magicien dans ses bras pour le serrer contre lui. Très fort. De peur qu'encore une fois, il ne s'enfuit.
Un million de mots, de phrases, de bribes de tout échevelées lui tournait autour. Mais il ne pu articuler que deux mots. Deux seuls mots qui n'auraient pas exprimé assez ce qu'il voulait faire passer s'il n'y avait pas eu ce ton de voix…
- Excuse moi.
Une main vint caresser doucement la chevelure blonde alors que son propriétaire se détendait enfin dans les bras du ninja, mais fixant toujours le vide plein de neige devant lui.
Kurogané le serra un peu plus fort contre lui, mais de manière plus tendre, comme il n'aurait jamais cru en être capable un jour. Son propre regard suivit celui cobalt du magicien par-dessus l'épaule de ce dernier.
- Tu ne partiras pas, n'est ce pas ? murmura-t-il presque sans bouger davantage.
Il entendit le blond soupirer doucement, mais qui posa de la même manière une main sur celle du ninja qui traînait sur son épaule.
- J'en suis incapable, dit il, et il tourna légèrement la tête vers son compagnon, un doux, très doux et très triste sourire aux lèvres, sans qu'il soit faux. Et tu me tiens bien…
Kurogané comprit très bien le sens de ces mots.
Et toujours tendrement, il se pencha pour embrasser furtivement Fye.
Baiser furtif, hésitant, mais pas volé.
- Tout comme tu me tiens, je crois… fit il.
Un court instant hésitant, le magicien se tourna enfin complètement vers le brun pour le regarder dans les yeux. Aucun sourire, aucune autre expression qu'un vague espoir inexplicable ne perturbait son beau visage.
Il passa ses bras autour du cou du ninja pour se blottir contre lui, ce dernier répondant à son geste en l'enlaçant à nouveau.
- Je veux être avec toi, Kuro. Ce n'est pas un mensonge. Mais j'en ai peur.
Kurogané ne répondit pas, les mots n'étant plus si utiles à côté du regard qu'ils échangeaient.
A plusieurs mètres de là, deux enfants et une petite boule de poils observaient une tendre scène derrière une fenêtre, rayonnant de joie.
Face à un magicien et un ninja qui se tenaient l'un à l'autre comme s'ils avaient peur que quelque chose les sépare.
Un blond et un brun.
Serment sous la neige.
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Musique écoutée en boucle pour l'écriture de ce One shot : The way we are (acoustique) – Lene Marlin
Un peu de piano et de la neige, et le romantisme me touche. Est-ce bien sérieux ?
XxX RaR XxX
Raikov9 : T'as vu, t'as vu ! Ils sont mignons, même Kuro-toutou quand il veut ! Ouaiiis, c'est une crème lui en vrai, il veut pas le dire, c'est tout. /évite un sabre/ Ahem. Mais y a que Fye qui peut le voir /évite un Fye volant/ … mais faut pas le dire non plus. Bref, tu as eu la suite, j'espère qu'elle t'a plu elle aussi ! Merci ! )
Roxanne Black : Uhuhu mais qui te dit que tu n'as pas été vue ? T'en fais pas va, notre Kuro-Kuro aussi, il sourit bêtement des fois. /met un gilet pare-balles et pare-sabres/ Mais vraiment des fois en fait. Vraiment ravie que tu aimes mes histoires miss ! J'espère ne pas te décevoir !
Maeve Fantaisie : Wa… Waouh aussi ! Je sais pas quoi dire ! Et en plus c'est toi qui me dis merci ! Raah, mais j'ai plus qu'à rougir sur place sans savoir où me mettre c'est ça hun ? Mes bijoux à moi, ce sont Kuro, Fye et vos reviews ) (et Mokona aussi, Puu !) Merci miss, tes jolis mots me motivent
Yatsuko la Fleur des Enfers : Alors je suis une femme heureuse parmi les autres (si c'est pas la classe de dire ça. Non ? Bon. Mais quand même.) J'espère que celui-ci t'a plu aussi )
Bloody's soul : Ouaiiis, le bisou, le bisou ! Ouiii ! Venant d'une fan de lemon (j'ai le droit de le dire hun :p), ça ne m'étonne pas héhé. Merci pour ton commentaire enthousiaste ! )
EyPi : Hyuu, pas de problème miss, Kurorin et Fyeou retournent en scène très prochainement ! Ils sont très heureux que tu les aimes (et moi aussi – un peu moins Kuro mais lui il arrête de faire la gueule que pour Fyeou). Merci beaucoup )
Anonyme107 : Aaaah ! Aaaaaah ! Une autre ! Une sœur ! Dans mes bras ! Sur mon cœur ! Toi aussi t'as chialé hun ! Alors je suis pas un cas désespéré, merci grands dieux ! Ahlàlà… La vie réserve de ces surprises hun… (Tolkien, enfoiré !) Et en plus, tu aimes ma fic. Mais je t'aime décidemment !
Lalou : Ben cette fois, je te réponds alors ! ) Hé oui, ils ont besoin l'un de l'autre nos héros nationaux Même et surtout dans le manga, suffit de les voir… Ton commentaire très doux me fait également très plaisir (tout comme ton précédent d'ailleurs !), merci miss )
Barbotine : Merci… )
Kaola-chan : Voici la suite ) J'espère que tu n'es pas déçue !
Allez, c'est fini pour ce chapitre… Mes RaR vont finir par être plus longues que le chapitre ahem. (même si ça ne me dérange pas le moins du monde héhé )
